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Les bonheurs de Sophie : chapitre 1

Création littéraire Découverte Vie estudiantine

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3191 réponses à ce sujet

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  • Voissanautes
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Posté 03-12-2014 - 16:17





Chapitre 1 : Une conversation et une nuisette


Je tremblais en raccrochant le téléphone. Je tremble toujours tout en étant un peu excitée. Voire beaucoup et sans comprendre pourquoi.

Nous avons rendez-vous demain, 11h00, dans l’hôtel Mercure du centre-ville. Sa voix m’a rassuré et a confirmé la confiance que j’ai placée en lui au fil de nos échanges sur l’internet. Le lieu du rendez-vous me rassure. Je tremble tout de même des cheveux jusqu’aux pieds, tout au long de mon dos comme au plus intime de mon bas ventre. J’ai tellement de questions. J’en plus que de réponses, encore beaucoup de doutes et si peu de certitudes. J’ai jeté les dés, il me faut ne plus me dérober.

J’ai donc raccroché le combiné et me suis jeté sur l’ordinateur pour consulter l’historique de nos conversations. Mes yeux accrochent certains mots, amplifiant mon tremblement et mon excitation. Imperceptiblement.
Il est 10h00. Nous avons cessé de discuter sur l’internet il y a 6 heures. J’ai l’historique de notre conversation sous les yeux.


Pascal35 : Et pourquoi t’es-tu décidée ?


Sophie21: Sais pas. Le pognon pour un peu. Ou une forme de défi à moi-même


Pascal35 : N’espère pas beaucoup d’argent non plus.


Sophie21 : J Ton pas beaucoup est énorme pour une étudiante comme moi.


Pascal35 : J. Tu m’en vois heureux … pour toi.


Sophie21 : C’est ma deuxième année et j’ai déjà épuisé tous mon crédit bancaire pour les trois années !!! Sans compter que j’ai un séjour obligatoire aux USA qui va coûter lui aussi.


Pascal35 : Ca coûte cher de faire des études qui vont te faire devenir riche J


Sophie21 : Le devenir riche est un avenir, la vie chère est mon quotidien. L


Pascal35 : Tu réussiras. Tu as le tempérament pour.


Sophie21 : Merci. Ca fait du bien à lire. J


Pascal35 : J’essayerai de t’aider. Sans être un mécène quand même.


Sophie21 : Tu m’as donné les tarifs. Ils me semblent corrects. Je ne sais pas jusqu’où je serai capable d’aller.


Pascal35 : Ne te mets pas la pression. Nous ferons les choses à ton allure.


Sophie21 : Merci. Ca me rassure un peu. J’espère ne pas être trop timorée et de te décevoir.


Pascal35 : Tu ne me décevras pas, je n’en doute pas. Tu as du tempérament et le succès chevillée au corps. Au demeurant très beau.


Sophie21 : Je rougis.


Pascal35 : Tu dois être belle comme tout.


Sophie21 : Tu veux voir ?


Pascal 35 : Je veux bien.


Sophie 21 : Regarde ta boite de réception je viens de me prendre en photo.


Pascal35 : En effet, très jolie joues rouges. J. Très belle nuisette aussi. Enfin ça à l’air d’être une nuisette.


Sophie21 : C’en est une. C’est mon ex qui me l’avait offerte. Quand je la portais, il était fou de désir.


Pascal35 : A ce point ???


Sophie21 : Regarde. Allez zou, je me lance.


Pascal35 : Wouah. A oui, carrément. Tu es super sexy et tu captes la lumière c’est génial. Superbe la photo.


Sophie21 : Merci. Je rougis encore.


Pascal35 : Je peux te poser une question indiscrète ?


Sophie21 : Oui. Il faut bien commencer à me dévoiler J


Pascal35 : Pas de soutien-gorge si j’en crois la photo (pas de bretelle visible). Et la culotte ?


Sophie21 : J Ni l’un ni l’autre. C’est ma tenue de nuit. Il faut que je sois à l’aise. C’est ça ta question indiscrète ?


Pascal35 : Oui.


Sophie21 : LOL. Elle est plutôt soft comme question indiscrète. La réponse est si évidente. Allez, je vais me coucher. Avant tu as droit à une dernière question et comme convenu tu m’appelles demain pour valider notre rendez-vous ?


Pascal35 : OK. Je réfléchis à être plus indiscret J. OK. Naturelle ? Maillot brésilien ? Ticket de métro ? Lisse ?


Sophie21 : Ca c’est indiscret. Tu verras par toi-même ou sans doute pas d’ailleurs.


Pascal35 : Oui peut-être. On avisera. Mais tu n’as pas répondu !!!!!


Sophie21 : Naturelle entretenue. Allez zou, je vais me coucher. A demain. Bonne nuit.



Pascal35 : Bonne nuit. Je t’appelle à 10h00.




A suivre .... Image IPB


NB : Si vous aimez, pensez à laisser un petit commentaire. Merci d'avance

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Modifié par Partager, 20-10-2016 - 15:49.


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  • Voissanautes
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Posté 04-12-2014 - 06:27



Chapitre 2 : Le premier pas



Chambre 111. L’invasion des 1. Ou des i. Droit comme un i. Bien droit. Qu’est-ce qui est plus droit qu’un i ? Un sexe d’homme c’est ça. Droit comme un sexe d’homme. La chambre 111 c’est la chambre des sexes d’hommes !!!

Le tintement de l’ascenseur me tire de ma rêverie. 2ème étage. Les portes s’ouvrent. Le couloir avec sa moquette rouge, ses éclairages muraux. Mon cœur accélère. J’ai les mains moites. Je les essuie contre ma jupe. J’ai mis deux heures à choisir mes vêtements. Trop ? Pas assez ? J’ai opté pour une jupe en lin qui tombe au-dessus des genoux, des bas couleur chair, un chemisier blanc le tout camouflé par un grand manteau rose, le fond de l’air restant frais malgré que nous soyons en avril.  

Nouveau tintement. Les portes se referment et j’entends la machinerie de l’ascenseur. Je n’ai pas avancé d’un mètre. Je respire profondément. Allez ma grande, lance-toi. Ca va bien se passer. Une porte s’ouvre. Un homme en sort et me sourit. Pascal. Il me parle. Je ne comprends pas ce qu’il me dit. Il me fait signe d’avancer. C’est parti. Allez ma Sophie, maintenant tu ne peux plus faire marche arrière. Je repars de l’avant. Pascal ne cesse de sourire. Son bras droit ouvert m’invite à approcher et je le fais. Il a l’air réglo. Oui mais tu ne le connais pas autrement que via internet. Il faut faire confiance dans la vie. Oui mais peut-être pas dans tous les domaines. De toute façon, je n’ai pas le choix. Ca c’est vrai. Donc ? Va-s-y.

- Bonjour, Sophie, tu es superbe.
- Merci. Merci.
- Entre, il fait froid dans ce couloir. J’ai pensé à toi. Le chauffage est à fond.
- Merci.
- Assied-toi.

La porte se referme.

Je sens ma transpiration mêlée à mon parfum. Mes oreilles bourdonnent. Les vitres. Le soleil gicle à travers les fenêtres. Je cligne des yeux. Ma tête tourne. J’agrippe le dossier d’une chaise et m’assois.

- Sophie, ça va ?
- ….
- Sophie ?
- Oui, oui ça va.

Les mots sortent malgré moi.

-   T u es pâle. Ne t’affole pas. Ca va bien se passer. Tu veux un petit remontant ?
- Oui je veux bien.
- OK, voyons ce qu’ils ont dans le minibar. Whisky ? Vin blanc ? martini ? Bière ? Vin rouge ? Rosé ? Rhum ?
- Rhum avec du jus de fruit, s’il te plait
- Mademoiselle est servie.

Pascal me tend le verre. Je m’en saisis et bois une gorgée. L’alcool me brule la gorge. La tête me tourne mais je me sens mieux. Je devine le rouge me monter au front. Pascal me parle je le sais mais aucun mot n’est intelligible. Des bribes. Confiance … rassure-toi … plus tard si tu veux

- Non !! Non, tout de suite.

Les mots m’ont échappé. Je les ai criés. A mon corps défendant ? A mon corps demandant ? A mon découvert bancaire exigeant ?

Pascal ne dis rien. Le silence s’installe. Je bois une deuxième gorgée de rhum, lui s’active. De dessous le lit, il retire un gros sac de sport noir, le pose sur les draps en sort des ustensiles plus gros les uns que les autres.

- Tu veux peut-être aller dans la salle de bain pour te préparer pendant que j’installe tout ce dont nous aurons besoin.

Je me lève, mécanique, les jambes tremblantes. La poignée de la porte glisse dans ma main moite. Pascal n’a rien remarqué de mon trouble. Je respire silencieusement une grande bouffée d’air et je pénètre la salle de bain trempée de sueur. Le miroir me renvoie l’image d’une jeune femme pale. Mon reflet semble projeter mes pensées. Elles se bousculent et me dessinent ; tantôt inquiète, tantôt résolue et je me surprends, un brin excitée.

De la pièce voisine des bruits me parviennent. Des cliquetis, des fermetures éclairs qui s’ouvrent ou se ferment puis le silence. Je sais que désormais je suis attendue. Maintenant, il faut retourner dans la chambre. Mes jambes s’y refusent mais mon esprit l’intime. Tu as un loyer à payer, ma petite Sophie.

Je balaie mes cheveux du plat de ma main, frotte vigoureusement mes joues pour leur rendre des couleurs, respire profondément puis déboutonne deux boutons de mon chemisier.

Allez, Sophie, c’est l’heure d’assumer tes choix. Et puis il te faut ce pognon.


Quand je reviens dans la chambre, bien en évidence, à côté de mon sac à main, Pascal a posé une enveloppe dont dépassent des billets. Réglo pense-je. La bouteille de rhum s’y trouve également. Je m’en saisis pour la porter à mes lèvres. L’alcool me brûle le gosier et réchauffe ma poitrine. Le nœud de mes entrailles semble se desserrer. Je me sens prête désormais.

Il a ôté sa veste. Je le détaille. Jusqu’ici, je crois que je ne l’avais pas regardé, les yeux occupés à regarder mes chaussures. A l’âge où la plupart des hommes commencent de prendre de la bedaine, Pascal est toujours svelte. On devine le sportif derrière l’artiste photographe. C’est un bel homme à la trentaine affirmée.  Musclé et pas forcément très grand, mesurant sans doute maximum un mètre soixante-quinze, il dégage une chaleur animale. Sa tignasse obsidienne lui cascade jusqu’au bas de la nuque et ondule légèrement. Une mèche, maligne et rebelle, lui retombe toujours sur le front comme si elle cherchait à fouetter son regard vert tourmaline qu’éclairent des lueurs de braise.  
Le visage gentiment buriné, encadre un nez qu’on devine avoir été cassé plusieurs fois. Il y a en Pascal un boxeur caché et si je n’avais vu ses clichés et œuvres photographiques, je pourrai douter de ce qu’il affirme être.

Il se penche pour refermer son sac de sport et je remarque combien son jean noir lui moule particulièrement bien les fesses. Hum, beau fessier.

Assis sur le lit, il me regarde avancer. Il semble serein, sûr de lui, un sourire accroché aux lèvres. Je stoppe ma marche à un mètre de lui.
- Si tu veux bien, on va commencer, doucement, par une petite mise en bouche sympa. Assieds-toi sur le bord du lit. Je vais me mettre face à toi. Tu lèveras les yeux vers moi et tu me regarderas fixement surtout.

Je suis ses consignes et m’assieds, les jambes croisées, les mains posées sur les genoux.

- Regarde-moi, Sophie. Tu veux voir le petit oiseau, il faut me regarder.

Je souris. L’humour est douteux mais demeure de l’humour tout de même. Petite fille espiègle je lève les yeux. Pascal est dressé devant moi. Il me semble terriblement grand. Tout me semble terriblement grand.

- Allez souris. Ouvre un peu cette jolie bouche pincée. Fais plaisir à voir.

Je souris, dessoude mes lèvres, dénude mes dents. Mon sourire est un peu forcé, mais semble tout de même lui convenir. Et le flash m’aveugle.

- J’ai l’impression que tu n’es pas très à l’aise. Sophie, nous sommes que tous les deux. Rassures-toi, on validera les photos ensemble et tu as un droit de véto sur celles qui ne te plaisent pas. D’ailleurs si tu veux, tu peux repartir. Je souhaite que tu sois à l’aise. Pour mon travail artistique comme pour toi c’est préférable.


Je me tais puis souris. Sans mot, ayant parfaitement intégré mon assentiment silencieux, Pascal reprend son travail de photographe. Et mon visage se décrispe, se réchauffe, finalement irradie une forme de joie et je me laisse porter par les mots de Pascal.

- C’est super… Penche la tête en arrière… Secoue tes cheveux… oui, super le sourire. Tu es craquante…

Pascal marque une pause et m’invite à venir contrôler son travail sur l’écran de l’appareil photo. Les images sont sublimes. Mon visage dégage chaleur et joie. Sublimée par son travail je me trouve presque belle. Moi qui ne cesse de douter de la beauté qu’on me prête, je dois bien reconnaitre que les photographies démentent mon opinion. Pascal fait défiler les photos les unes après les autres, lentement, attendant mon accord pour passer à la suivante. Il en commente certaines et j’écoute, flattée, rougissante sous l’effet des compliments. Pascal me sert un nouveau verre de rhum que je déguste cette fois. Il en boit également un.  La pause se prolonge jusqu’à ce que nos verres soient vidés. La voix suave de Pascal me tire de mes pensées.

- Prête pour poursuivre ?
- Oui, ai-je répondu sans hésiter
- Ca te dit d’être moins sage ?
- Moins sage ? Tu me fais peur.

Je me suis pétrifiée. Bien que je me sois préparée à tout, je me rends compte que malgré moi j’appréhendais ce moment précis ou de photographe portraitiste il se transformerait en sculpteur des images de mon corps. Le moment est mien et j’ai envie de reculer. Me retiennent mon orgueil, mon absolu volonté de me prouver que je ne suis plus une petite fille et surtout l’impérieuse nécessité de gagner cet argent que je dois à mon propriétaire. Et Pascal qui semblant avoir compris mon désarroi trouve une fois encre les mots justes et rassurants.

- Ne t’inquiète pas, tout sera fait selon ta volonté. C’est toi qui commande l’appareil. Moi je ne fais que déclencher le capteur de ta beauté.

- Je veux bien te faire confiance Pascal mais je m’autorise à cesser à tout moment. Si tu es d’accord, allons-y.

- Pas de problème Sophie, je donne des consignes et tu en fais ce que tu veux. Lève-toi maintenant… Viens vers moi… fière … lève le menton… sors les épaules et la poitrine… sois fière… et marche sur moi. Je vais m’allonger et tu te pencheras vers moi en secouant les cheveux, façon chanteuse de rock à la fin d’un concert… oui c’est cool… Maintenant sois féline, bestiale… Continue comme ça à quatre pattes. Rugit, oui rugit… Tu vas me dévorer. Va-s-y …   

Il me guide et je me laisse faire. Finalement, c’est presque rigolo et je m’en amuserai. Il veut que je sois rockeuse, je sors le bas de mon chemisier de ma jupe, j’ébouriffe mes cheveux, je me saisis d’un micro imaginaire et je deviens rockeuse. Il veut que je sois bestiale, je me mets à quatre pattes, secoue ma crinière et je crie. Il me demande de devenir féline, je viens me frotter contre son mollet, le regarde dans les yeux en ronronnant.

- C’est une jolie petite chatte ça, une jolie petite chatte… Pelotonne-toi et rentre la tête… Elle fait dodo la petite chatte maintenant.

Je marque l’arrêt dans mon mouvement mais mon cerveau s’est accéléré lui. Nous y sommes. J’ai bien saisi l’allusion subtilement amenée. C’est la seconde du stop ou encore, du j’ose ou pas, je suis grande ou petite, je gagne du pognon ou je continue de galérer.

Je me hisse sur le lit. Me love autour d’un oreiller, les paupières closes. Chatte endormie à sa demande. Le flash crépite. Chatte trop longtemps ensommeillée qui se réveille, sur ses consignes, m’étire telle une chatte, sur ses ordres. Ma jupe remonte le long de ma cuisse mais je continue de tendre les jambes, les fesses dressées vers le plafond, comme le ferait l’animal au réveil.


Il tourne autour du lit. De face mon visage doit emplir son cadre, mais de profil je n’ai aucune peine à imaginer quelle vue il peut avoir. Stop ou encore ? Pognon ou pas ?

- Bien Sophie, tu es la plus belle des chattes. On la caresserait cette petite chatte, oui on la caresserait.


Stop ou encore ? Pognon ou pas ? Stop … encore … stop. Allez stop… Oui mais pognon, oui pognon. Loyer payé et un petit plaisir que je pourrai m’offrir. La jolie jupe aperçue hier dans mon magasin préféré. Oui, encore. Ma décision est prise.

Et je m’allonge sur le dos, animal docile en quête de caresses. Pascal mitraille. Je sais mes cheveux être en désordre, je sens ma poitrine partiellement découverte et mes cuisses complétements à nue.

Un des boutons de mon chemisier a cédé et le bonnet de mon soutien-gorge est, je le sais, partiellement visible. Ma jupe, quant à elle, a glissé jusqu’à la taille et ma main s’y accroche. Mes sous-vêtements sont à nu. Pascal ne cesse de photographier.

- Oh oui, vraiment jolie. Tu es superbe, petite chatte.

Je me suis laissé emporter au-delà de ce que j’avais prévu mais ne fait rien pour aller à l’encontre de cette tempête de nouvelles sensations. Je suis joyeuse, démonstrative, un brin délurée et ça me plaît. Pascal ne cesse de s’activer autour de moi qui me tortille sur le lit. Je suis une chatte, je joue la chatte, je m’en convaincs et sa voix douce devient injonction tendre.

- Elle n’a pas chaud la petite chatte ?

Je m’immobilise. Mon cerveau turbine. Oh si qu’elle a chaud la petite chatte. Même très chaud. Je me raidis. Oui elle a trop chaud la petite chatte. Mais … Je me lève, réajuste ma jupe, reboutonne mon tailleur et le regard embué, je murmure.

- On va peut-être continuer dans un autre style si tu veux bien.  

Je mesure que ma réponse le contrarie mais il n’en montre rien ou presque. A peine un rictus. Monsieur sait maitriser ses émotions, me dis-je. Sa réponse ne tarde guère plus de cinq secondes (sans doute le temps de descendre de son nuage à délires) et me convient. Je m’assieds sur le lit, rassurée mais avec le remord, léger et diffus, de l’avoir coupé dans son élan créatif.

- OK. Peux-tu te déchausser et aller t’enrouler dans le rideau. Laisse juste la tête et les pieds visibles.

Décidément, cet homme ne reste pas longtemps désarçonné. Son aplomb me sidère. Et ces idées qui fusent par dizaines à la minute me séduisent. De nouveau je me laisse porter par ses consignes.

- Super. Reste enroulée dans le rideau mais sors une jambe nue et tends la vers moi. Oui, remonte un peu le rideau qu’on voit ta cuisse. Super. Oups, excuse-moi mais on voit ta culotte. Tu veux que j’efface la photo ?

Je me prends à rire, un rire sincère qui semble remonter du plus profond de mes entrailles, du plus loin de mes angoisses et inquiétudes. Un rire de petite fille qui deviendrait femme. Les pensées se percutent. Que n’ai-je été ridicule en fait. Je suis une femme, j’ai vingt ans, je sais ce que je veux faire, j’ai choisi de venir poser et pour ces poses photographiques j’ai donné mon accord tacite (je n’ai pas dit non) pour des séances de nu. Après tout, je fais ce que je veux de mon corps et mes pudeurs sont bien ridicules.

Et puis Pascal me respecte depuis que nous sommes en contact et me le prouve depuis une heure. En plus, je l’ai quelque peu brimé dans sa créativité. Je m’en veux presque. Presque. Après tout les hommes aiment qu’on leur résiste, non. Ca nous rend, nous les femmes, désirables. Et j’aime être désirée. Cerise sur le gâteau il me paye, et plutôt bien, pour ça.  

Je me désenroule du rideau, lentement, en silence, sans même avoir répondu à Pascal et je commence de défaire, bouton par bouton, mon chemisier. Le temps semble ralentir. Chaque chose est à sa place. La chambre d’hôtel devient un cocon pour mon exhibition. Les boutons glissent facilement entre mes doigts. Je joue mon rôle de modèle et Pascal le sien de photographe. Ce que je n’ai proposé que rarement à mes petits amis, je me l’offre à moi ou plutôt à la femme que je veux décider d’être. Le troisième bouton s’extraie de sa fente, dévoilant la jonction des deux bonnets de mon soutien-gorge. J’ai mis longtemps à le choisir et ai opté pour un qui soit raccord avec mes yeux : vert. Je le sais en dentelle transparente et je sens, à la turgescence de mes tétons, que la forme d’excitation qui me travaille va être visible et à jamais gravée sur la pellicule. Malgré cela, je défais le quatrième bouton, les mains tremblantes, et m’attaque aux suivants. Très vite, donc, je me trouve libérée de cette armatures de boutons, les deux pans de mon chemisier libérées, offrent au regard de Pascal mon ventre et une partie de ma poitrine. Pascal ne me donne plus aucune consigne. Elles sont désormais inutiles. Je suis une Sophie émancipée, une Sophie qui se libère de son chemisier sous l’œil mitrailleur de l’appareil photo, une Sophie assumée qui prend des poses suggestives, une Sophie téméraire qui fait glisser la fermeture éclair de sa jupe et laisse celle-ci descendre lentement le long de ses jambes. L’ancienne Sophie se considèrerait déjà nue mais la nouvelle connait les ultimes remparts qui lui restent même si elle ne se fait aucune illusion sur la capacité de camouflage de sous-vêtement transparents.

Pascal n’est plus un lapin de trois semaines. Je devine qu’il n’ignore rien de mon excitation. Un aveugle, à la rigueur, pourrait passer à côté. Mes seins sont gonflés et tendent le tissu tandis que mes tétons, irradiant le désir, cherchent à le transpercer. J’ai envie de les caresser mais je me retiens. Et que dire de mon sexe, humide je le sens, sous son buisson duveteux. Je voudrais glisser ma main dans mon tanga, laisser mes doigts parcourir mes poils pubiens soyeux, poils pubiens que mes quelques amants ont toujours qualifié des « plus doux du monde », mon secret résidant dans l’usage d’un après shampoing à chacune de mes douches. O oui, je voudrais laisser courir mes doigts dans la soie pileuse et les faire glisser vers mes lèvres humides et gonflées comme jamais. Je voudrais, je veux et finalement qu’est ce qui m’en empêche ?

Un reste de pudeur sans doute et une conviction qu’il ne faut pas faciliter la tâche de mon photographe aussi. Alors je me dandine sous les flashs et selon ses consignes tantôt sautant sur le lit, souvent allongée sur le dos, arborant des sourires qui allument mes lèvres tandis que mes autres lèvres brulent en secret. Je me soumets à son voyeurisme, troublée de constater l’excitation que provoque mon exhibitionnisme. La séance photo peut bien avoir duré trente minutes ou deux heures, je peux être allée (je ne m’en souviens plus) jusqu’à ôter mon soutien-gorge voire mon tanga (en fait il n’en a rien été), il se peut même que j’ai succombée à mon irrépressible envie et me soit caressée jusqu’à la jouissance devant Pascal (ça n’a pas plus été le cas si ce n’est dans ma fantasmagorie), toujours est-il que baignant dans un nuage irréel je suis désormais dans la salle de bain de cette chambre aux mystères érotiques, seule face au miroir, en sous-vêtements et le corps en transe. J’entends Pascal qui range son matériel.

La séance est finie mais mon corps réclame la jouissance que mon esprit s’est créée et que ni ma main, ni rien n’a su satisfaire.  

Pourtant, je ne suis pas à proprement parler une pasionaria de la masturbation. Certes, je comble les longues périodes d’abstinence par quelques séances d’onanisme qui me laissent à la fois satisfaite et honteuse, mais ma pratique est plus mensuelle qu’hebdomadaire.

Mais maintenant, dans cette salle de bain, ce n’est pas le manque qui me pousserait à me caresser mais bien l’envie qui s’est sournoisement, au fil de la séance photo, nichée au creux de mon ventre et ne cesse d’y chauffer mes sens. Oui j’ai cette envie impérieuse de me faire plaisir. Mes tétons sont douloureux de plaisir à force de pousser le tissu du soutien-gorge. Du coup, je le dégrafe et mon index commencer à tournoyer autour de l’auréole de mon sein gauche. Délicatement, je saisis le téton entre deux doigts et ce geste ne fait qu’amplifier le feu de mon entre-jambes. Je sens mon tanga trempé de mon désir et je l’enlève en tremblant, avide de plaquer ma main sur mon sexe dégoulinant, impatiente de faire glisser un doigt entre mes lèvres pour le faire remonter jusqu’à mon clitoris que je sais être sorti et dressé. Incapable de me retenir plus avant je commence de me caresser avec frénésie, maladroite au possible, pressée d’atteindre à la jouissance, sentant qu’elle n’est affaire que d’une minute.

- Sophie, ça va ?

Pascal vient de frapper doucement à la porte et a actionné la poignée. J’attrape celle-ci afin que la porte ne s’ouvre. Mon cœur s’affole. Je suis rouge de confusion et d’une jouissance en passe d’être atteinte mais qui m’est restée au bout du doigt. Je bafouille.

- Oui, oui ça va. Ca va. J’arrive.

- Je ne voudrais pas te bousculer mais il me semble t’avoir entendu dire que tu avais un rendez-vous.


Oups, en effet, mon rendez-vous chez le dentiste. Je me rhabille, affolée, en retard, enfilant ma jupe et mon chemisier, me recoiffant d’un revers de main, m’apprêtant à sortir et, apercevant mes sous-vêtements au sol, je m’en saisis, les roule en boule dans ma main, et sort de la salle de bain, balbutiant quelques vagues excuses, promettant à Pascal de le contacter au plus vite, attrapant mon sac à main et mon manteau. Je referme la porte de la chambre, je me retrouve pantelante d’émotions dans ce couloir sombre, activant mon pas vers l’ascenseur. J’ai raté, d’un doigt, l’ascension vers le 7ème ciel, désormais il me faut revenir sur terre. J’appuie sur le bouton « rez-de-chaussée ». L’ascenseur tinte, les portes s’activent. Je sursaute en voyant le reflet de cet homme dans le miroir appuyé contre la paroi en verre poli. Il me sourit. Les portes se ferment.



A suivre ... Image IPB

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#3 Guest_young69_*

Guest_young69_*
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Posté 06-12-2014 - 18:33

Sophie,
Tu m'as transporté. Au delà du plaisir que tu évoques et que l'on ressent, tu as une écriture fluide et sensuelle qui m'a permis d'imaginer la scène telle qu'elle a dû se dérouler. Restant excité, je t'en remercie et surtout ne t'arrête pas d'écrire et de te faire plaisir, tu le fais si bien. =)
Bisous

#4 Guest_BelleEtMechante_*

Guest_BelleEtMechante_*
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Posté 06-12-2014 - 18:47

joli récit

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Posté 08-12-2014 - 10:21

Voir le messageBelleEtMechante, le 06-12-2014 - 18:47, dit :

joli récit

Merci. J'essaye de poster un nouveau chapître ce soir.

Belle journée

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  • Voissanautes
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Posté 08-12-2014 - 10:22

Voir le messageyoung69, le 06-12-2014 - 18:33, dit :

Sophie,
Tu m'as transporté. Au delà du plaisir que tu évoques et que l'on ressent, tu as une écriture fluide et sensuelle qui m'a permis d'imaginer la scène telle qu'elle a dû se dérouler. Restant excité, je t'en remercie et surtout ne t'arrête pas d'écrire et de te faire plaisir, tu le fais si bien. =)
Bisous

Merci. Nouveau chapitre ce soir normalement.

Belle journée

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Posté 08-12-2014 - 20:36



Chapitre 3 : Enfin un bon bain


L’eau coule à gros bouillons, écumant la mousse, noyant la salle de bain dans des buées de vapeurs chaudes. Allongée dans l’eau, j’expire longuement. Quelle journée !!! Mon Dieu, quelle journée !!! Les images se bousculent dans ma tête. Celles de ma première séance photo évidement et le malaise sensuel ressenti, mais aussi de cet homme séduisant, costume cravate, regard de braise voix de velours (je verse dans la caricature mais il était vraiment ainsi ou du moins le reste-t-il dans mon imaginaire embué). Une minute de descente, son regard appuyé sur ma poitrine qui saille à travers le tissu, un compliment bien ajusté et cet incroyable culot de me laisser sa carte de visite. Je l’ai prise, suis restée coite, manquant de me faire enfermer de nouveau dans l’ascenseur et de partir pour une ascension involontaire. Je le vois partir comme si de rien n’était, se retourner au bout de dix mètres de marche et constatant que je l’observe, sourire avant de s’évanouir dans la rue.  

Oui quelle journée, vraiment. Ma course affolée vers le métro, l’heure de pointe et la promiscuité de ces hommes et femmes avec mon corps nu sous les vêtements. Le lieu ne s’y prêtait pas mais mon esprit y a succombé et j’ai fantasmé la rencontre de l’ascenseur, j’ai achevé dans ma tête mon acte solitaire dans la salle de bain et le contact des autres corps suffit à activer de nouveau la fonction « envie folle ». J’ai serré fortement les cuisses espérant atteindre à un ersatz d’orgasme mais n’en ai accru que la frustration.

Puis de nouveau les allées du métro, le retour à l’air libre, et ma marche rapide dans les rues ensoleillée pour une arrivée tardive à mon rendez-vous de torture et le dentiste qui me met en position horizontale sur son fauteuil, ma jupe relevée jusqu’à mi-cuisses, sa soufflerie de chauffage qui amène l’air chaud le long de mes jambes et finit sa dérive tiède dans le corridor de mon intimité brûlante et son fauteuil que, sous prétexte de mieux voir ma dentition, il incline encore, mes pieds ne se trouvant plus à l’horizontale parfaite avec ma tête mais bien une dizaine de centimètres au-dessus, et je sens bien qu’une partie du tissu de ma jupe glisse vers le haut des cuisses et je voudrais le remettre à sa place mais j’ai si peur de la douleur de l’intervention sur mes dents que je garde les mains crispées sur l’accoudoir, et le dentiste habituellement taiseux qui devient prolixe et ne cesse de me poser des questions sur mes études, mes loisirs, mes amours et la légèreté salutaire de la jeunesse.  

Oui mon Dieu quel journée. J’ai coupé l’arrivée d’eau. Quelques  gouttes résiduelles pianotent la surface étale. Je me suis servi un verre de vin blanc, un chenin sec, avant de me couler dans le bain. Posé sur une chaise à côté de la baignoire, je m’en saisis et le porte à mes lèvres. Ses notes florales dansent sur ma langue. Du salon me parvient du Mozart. Le DIES IRAE. J’ai accumulé tant de tensions aujourd’hui que je multiplie les exutoires. Je voudrais tant que quelqu’un me masse les épaules. Elles sont tellement nouées qu’elles en sont douloureuses. Je repose le verre et imagine ces mains douces posées sur mes épaules et le massage que les doigts entament. Je soupire.

Les images du jour s’incrustent dans ma tête, s’y installent, se mélangent. Le bel homme de l’ascenseur devient photographe. Il est sûr de lui, un vrai professionnel, directif, la voix chaude distillant consignes et ordres. Je m’y plie sans rechigner, complaisante, presque soumise, adoptant toutes les poses, presque impatience de me revêtir de nudité.

Je ferme les yeux pour mieux m’imprégner de mon imaginaire. Quel trouble que celui que j’ai ressenti lors de la séance photo. Jamais, ô non jamais, je n’ai ressenti une telle fusion dans mon ventre. A mesure qu’il me donnait ses consignes et m’imposait des positions, plus il exigeait de moi d’abandonner ma pudeur et de devenir frivole voire carrément provocatrice, plus je sentais irradier cette boule de chaleur, mes seins devenir durs et mon sexe s’humidifier.

Je soupire longuement. Mes mains répondent à ma rêverie. La droite s’est saisie du sein gauche et le caresse en décrivant des cercles concentriques de plus en plus appuyés. Deux de mes doigts tournent autour du téton sans le toucher encore. Je sais qu’il est dressé et dur. Je le sens même un brin douloureux. L’autre main glisse le long de mon ventre puis sous l’eau se pose sur mon pubis. Un doigt s’incruste entre les poils à la rencontre de mon clitoris. Mes pensées s’activent. Je revis la scène et l’aménage. Sans doute pour vivre encore plus intensément cet instant onirique, je murmure mes réponses apocryphes à mon photographe au diapason

Bien sûr que je peux enlever ma culotte. Tu es le photographe, fais de moi ce que tu veux.


Je suis humide de désir. Je n’ai patienté que trop tout au long de la journée. Ca y est, je me libère.



Que je me caresse devant l’appareil, bien sûr, c’est une bonne idée. J’adore le faire. Alors ici ou ailleurs, ça m’est égal.  


De la main droite, entre mes doigts, j’excite le téton de mon sein gauche tandis que le majeur de ma main gauche s’est insinué entre mes lèvres vaginales. Elles sont gonflées et trempées à la fois par l’eau du bain et par mon désir.

  Beau photographe, je te plais ainsi ?

Je glisse un second doigt et le duo infernal entame un va et vient de haut en bas, ne manquant jamais de venir appuyer sa course sur mon clitoris qui répond à chacune des simulations en accroissant exponentiellement mon envie de jouir. De l’électricité sexuelle se disperse dans l’eau chaude.


Que je jouisse pour faire une photo qu’on nommera « Orgasme » ô que oui, je n’ai envie que de ça.


Je cambre mon dos, sortant mon sexe de l’eau. Ma main s’active avec frénésie. Mes doigts stationnent au niveau du clitoris, entretenant le plaisir, activant la jouissance. Elle m’a échappée à l’hôtel, mais désormais, rien ne pourra me l’interdire.



Je viens, je sens que je viens, mon beau photographe. Vas-y fais toi plaisir, je vais jouir.


Mes doigts appuient fortement là où fut mon clitoris désormais replié dans son nid de chair. Je sais l’orgasme imminent. Personne ne me le volera cette fois, personne. Je presse pour une ultime simulation de mon bouton. Mon sexe commence de vibrer et par contagion le bassin, mon ventre et mes seins frissonnent.  Je n’y tiens plus, je plante deux doigts au plus profond de mon sexe et je jouis dans la seconde en un râle non retenu puis retombe, le corps tremblant, dans le bain bouillant de mon désir. Je demeure ainsi de longues minutes durant, le corps en pamoison, dans le liquide amniotique de mon orgasme. Sous mes yeux fermés s’impriment l’image de cet homme dans l’ascenseur.


A suivre .... Image IPB

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Posté 11-12-2014 - 06:26

Chap 4 : Hélène
Envoyé 08 10 2015 - 12:31


Chapitre 4 : Les quatre résolutions

J’ai dormi comme une enfant, d’un sommeil profond, d’un sommeil continu et d’un sommeil trouvé à peine installée sous la couette. Je n’avais pas dormi ainsi depuis les dernières vacances d’été. J’en ai même oublié, le temps de quelques heures, les prochains examens, mes factures en souffrance et la dispute avec mon dernier petit ami.


Je me suis éveillée, avec le soleil, le sourire aux lèvres. Je me plaisante à haute voix.

Résolution n°1 : se caresser jusqu’à la jouissance tous les soirs afin de dormir aussi bien que cette nuit.


Résolution n°2 : croiser chaque jour un bel inconnu pour être certaine de tenir la résolution n°1


Résolution n°3 : accepter plus souvent des séances photos pour être excitée à la vue du bel inconnu de la résolution numéro 2 et donc bien dormir suite à la résolution numéro 1.


Résolution n°4 : Ne pas porter de sous-vêtements pour mieux entretenir l’excitation née et à naître des trois autres résolutions.


Je me lève en riant, me vêts de culotte, soutien-gorge et tout le toutim. Adieu résolution numéro 4. J’oublie aussi vite que j’imagine.
J’allume mon smartphone. Aucun appel en absence. Juste deux courriels. Un de mes parents qui m’envoient des photos de leur nouveau chien. L’autre est de Pascal. Lui aussi avec des photos. Pas une petit chien cette fois-ci, pense-je mais une jolie petite chatte !!




Les photos sont superbes Sophie. Je t’en mets juste trois. Suis le lien pour voir les autres. Bravo, Sophie, tu captes la lumière comme personne. C’est quand tu veux qu’on remet ça. Bisous


Je me précipite sur mon ordinateur, active le lien, et me plonge dans la contemplation, fascinée je dois l’avouer, de mes propres représentations. Pascal a un réel savoir-faire. Je me trouve belle sur chacune des images. Presque séduisante même. Les photos, légèrement mordorées, dégagent une chaleur sensuelle troublante. Je les sauvegarde sur mon disque dur, les ouvre, zoome certains détails, je souris quand on aperçoit un peu trop de mon anatomie. Finalement je n’y trouve rien de choquant. Je ressens même quelques frissons plus je m’attarde sur les photos dénudées ou un peu osées. Je suis tirée de ma rêverie par la sonnerie de mon téléphone.


Sophie, c’est Hélène. Ne m’aurais-tu pas oubliée ? Eh oui, comme convenu, je suis attablée en terrasse avec mon café froid désormais, et je t’attends depuis dix minutes. Se faire attendre ma chérie c’est se faire désirer mais si tu tardes trop ma belle, je vais mouiller ma petite culotte pour toi. Plus sérieux, dépêche-toi de me rejoindre. Bisous


Comme d’habitude, je suis encore en retard et j’arrive à notre rendez-vous, ébouriffée, transpirante et le visage en feu d’avoir trop couru.  

Cachée derrière un rideau de plantes vertes, dans un coin de la terrasse de ce pub, Hélène est enfoncée dans son siège, les pieds posés sur une chaise en métal blanc, les jambes découvertes jusqu’au haut des cuisses au point que je vois le liséré en dentelle noire d’un bas.  Je marque l’arrêt. Elle m’épatera toujours, elle qui semble toujours si à l’aise avec son corps. Dire qu’elle est ma meilleure amie et que nous sommes si dissemblables. Elle primesautière, moi timide, elle impudique, moi réservée, elle riche fille à papa, moi obligée à poser ou bosser pour financer mes études, elle qui ne me cache rien, moi qui n’ose pas lui parler de mon intimité ou de mes amours.

- Salut ma belle, tu es contente je suppose ?
- Contente ?!!!
- Tu as oublié ce que ça me fait de trop t’attendre.


Et elle part dans un fou rire.

Je rougis et ne sais dire mot.

- Je .. je …

- Oui c’est bon n’en parlons plus. Tu veux un café ? Pas le choix, je viens d’en commander deux autres. Tu verrais le garçon de café. Il est mouillant.

Mon rouge aux joues s’accentue. Elle me désarçonne toujours autant, comme si pour elle c’était un jeu et pour moi un supplice volontairement consentis. Je souris, sourire pincé, et m’assied à ses côtés.

La journée rayonne de printemps. Le ciel céruléen s’habille de rares nuages qu’un vent léger effiloche. Pour la première fois depuis cinq mois j’ai chaussé mes lunettes de soleil. Hélène, ne cesse de parler de tout et de rien avec une propension particulière à s’étendre sur le rien. Ces conversations sont toujours futiles, comme si elle voulait parer sa culture et son intelligence d’un masque protecteur frivole. Cette phase de camouflage ne dure jamais vraiment quand nous sommes que toutes les deux, surtout après quelques verres. Pour l’heure elle tourne au café et moi, je l’écoute avec dans la tête ses réflexions précédentes.  

- Tu disais vrai tout à l’heure ?
- Tout à l’heure ?
- Tu sais bien sur … enfin … au téléphone quoi
- Au téléphone ?
- Mais si tu sais … l’attente… ta culotte. Enfin, tout ça quoi …


Le bruit de la ville et sa réponse semblent se suspendre à ses lèvres. Mon cœur s’emballe.

- Ah ça. Un, je n’en porte jamais. Deux, c’est une expression. Trois c’est vrai.

Je remets dans l’ordre mes souvenirs. Mes joues et oreilles me chauffent. Un gargouillis parcourt mon bas ventre. Hélène éclate d’un rire tonitruant.

- Tu me fais marrer ma belle. On dirait que tu découvres en moi une sainte alors que tu me sais être une séductrice assumée. Si c’est pour toi une surprise, désormais ça ne le sera plus. Oui, depuis deux ans, je ne porte plus de sous-vêtements. J’adore ce sentiment de liberté que m’offre mon corps robuste et jeune. Il sera bien temps de mettre ces artifices quand mes seins tomberont et que mon sexe ne servira qu’à la miction. Surtout que ne pas porter de soutien-gorge par exemple aide à maintenir les seins fermes.  Tu devrais même essayer surtout alors que viens l’été. Je t’assure ma chérie, c’est assez génial. Quant aux deux autres points, oui c’est une expression et assez connue. Pour le reste, si tu veux en être certaine, viens vérifier par toi-même.


Je reste coïte, paralysée par son aplomb, un rictus muet au bord des lèvres. Je marque un recul quand

Hélène se saisit de ma main droite et la pose sur son genou dénudé, me murmurant à l’oreille « et encore mes dires ne sont rien à côté des faits. Je suis en feu ». Sa main tient fermement la mienne qui du genou glisse sur sa cuisse et la remonte tandis qu’Hélène ne cesse de chuchoter à mon oreille.

Je frémis de son audace, ses mots résonnant dans mon esprit comme des interdits à oublier désormais, à oublier à mon âge et passive je laisse sa main guider la mienne, sentant sous ma paume la douceur du bas, la chaleur de sa peau, ma main à mi-cuisses basculant du dessus vers l’intérieur, Hélène souriant sans cesse et menant tout doucement ma main moite vers le haut de son bas, vers le liseré noir aperçu il y a cinq minutes. Ces cuisses s’entrouvrent lentement pour faciliter le passage de ma main et mimétisme ou pas les miennes le font également. Le rouge de mes joues gagne mon visage entier et le feu de ma peau s’insinue dans les pores jusqu’à faire bouillir mon cerveau.

Le temps semble s’être figé. Les images se bousculent. La séance photo, l’homme de l’ascenseur, ma propre déambulation dans les rues avec mes sous-vêtements dans le sac à main, le plaisir inédit ressenti quand je me suis masturbée hier soir. Je tremble dans l’immobilité qui est la mienne, soumise à la pression de ses doigts autour de mon poignet et la pression ascensionnelle imposée à ma main. Hélène souris toujours, ses yeux rivés dans les miens, poussant lentement ma main, prenant tout son temps (ou du moins est-ce ainsi que je le ressens), ne ménageant pas mon cœur et mes sens qui s’emballent. Que m’arrive-t-il ? Je me prends à désirer qu’Hélène ose me pousser dans mes retranchements.

Son sexe que je sais offert sous sa jupe semble agir comme un aimant pour mes doigts. J’ai envie d’accélérer le mouvement, de libérer mes doigts de son étreinte pour les obliger à jouer avec elle, avec ses lèvres que j’imagine gonflées d’un désir tiède et humide. Je, j’ai, je … mais que m’arrive-t-il ? Je penche légèrement ma tête, reprochant mes lèvres de sa bouche entrouverte. Soudain, relâchant son étreinte, libérant de fait ma main Hélène part dans un rire sonore (un son distordu me semble-t-il) et s’écrie : « mais c’est qu’elle se laisserait faire la coquine. »  

Ma main reste soudée à sa cuisse, mon majeur accroché au haut de son bas ma bouche ouverte en cul de poule. Je me sens la parfaite oie blanche et le rire de ma meilleure amie vrille mes tympans, pince mon amour-propre. Parfois elle m’énerve notamment par sa capacité à me bousculer et révéler mes limites, à accentuer mon côté petite fille. Nulle je suis nulle et sans savoir comment, sans comprendre pourquoi, malgré moi ma main se faufile entre les cuisses ouvertes d’Hélène, et poursuit son exploration jusqu’à se plaquer sur son sexe. Deux de mes doigts se trouvent entre ses lèvres vaginales que je découvre entièrement lisses, gonflées et suintantes de désir tiède. Hélène ne rit plus, ne parle plus mais l’humidité entre ses cuisses suffit à me renseigner sur ce qu’elle ressent. Après tout je suis une femme et rien n’est plus facile à comprendre pour une femme qu’une autre femme. Mes doigts, chargés de sa cyprine, remontent le long de son sillon intime jusqu’à son clitoris, tendu, que je titille quelques secondes avant de retirer mes doigts et de la regarder dans les yeux en lui disant : « Maintenant je sais ».

C’est Hélène qui balbutie désormais. « Tu, … tu,… je n’aurais jamais pensé que, … tu, …. mais tu ne peux pas me laisser dans cet état. J’ai trop envie là ».

« Savoir se faire attendre c’est se faire désirer » lui dis-je pas mécontente du tout de mon effet et l’embrassant d’un baiser chaste au coin des lèvres, je la prends par le coude, me lève et l’entraîne à ma suite. Bras dessus, bras dessous, je colle ma tête contre son épaule et éclate d’un rire libérateur qui couvre les battements de mon cœur lequel ne cesse, depuis deux minutes, de tambouriner.


A suivre ....

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#9 Altsex

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Posté 11-12-2014 - 09:22

clap ... clap ... clap ... clap ....

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Posté 11-12-2014 - 13:29

Voir le messageAltsex, le 11-12-2014 - 09:22, dit :

clap ... clap ... clap ... clap ....

merci de vos encouragements.

La suite arrive.

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Posté 11-12-2014 - 13:31

Chapitre 5 : Les secrets partagés


Sophie, comme tu m’y avais autorisé, j’ai publié tes photos sur un site internet dédié. Bien entendu, sur aucune d’entre elles tu ne peux être reconnue. Je t’écris pour te signaler que jamais mes travaux n’ont rencontré un tel succès. Les commentaires son élogieux. C’est quand tu veux qu’on remet ça. Bises. Pascal


Mon portable a vibré, le message passant inaperçu de l’ensemble des étudiants de l’amphithéâtre exception faite d’Hélène. Naturellement presque, elle qui est toujours à l’aguet, si vive à capter les ragots, à entendre les on-dit et à les colporter. Exception faites des miens pour lesquels  je la sais irrémédiablement muette et incapable de trahir la confiance que je place en elle. Et puis, le cours de mathématique financière étant particulièrement soporifique, je comprends qu’elle soit à la recherche de distractions. J’ai bien vu qu’elle s’est penchée pour essayer de le lire, j’imagine qu’elle a aperçu quelques mots et j’en ai la certitude quand elle me glisse un papier griffonné :

- Tu me caches des choses ma belle ?  

Bingo. La machine à curiosité est enclenchée. Sous son mot, je plaque les miens.

- Rien, c’est ma mère.

- Bien sûr et moi je suis ta sœur.

- De cœur, oui.

- Et ta mère publie tes photos sur internet ?

- T’es chiante Hélène !! J  Tu as une trop bonne vue.

- Hi, hi, hi J

- Tu as de la chance d’être ma meilleure amie et que je ne veuille et ne sache pas te cacher quoique ce soit.


Aussi simplement que cela, par des mots échangés sur une feuille à petits carreaux, voilà Hélène informée de ma première séance photo, de ma motivation pécuniaire et des émotions ressenties (enfin les plus sages). Je me suis bien gardée de lui parler des consignes enivrantes de Pascal, de mon excitation incontrôlable dans la salle de bain de l’hôtel, de ma déambulation sans sous-vêtements dans les rues de la ville, de mon désir ardent impossible à satisfaire pendant des heures et de la délivrance par une masturbation frénétique dans mon bain.

- Dis-donc, tu te dévergondes ma belle.

- Ce n’est pas être dévergondée que poser pour un photographe

- Bien sûr !!! Et il n’a pris que des photos de ta belle gueule.

- Oui… Presque

- C’est le presque qui m’intéresse.

- Tu ne penses qu’à ça J

- Non, mais là du coup, je sais quel genre de photos tu as pu faire J . Tu t’es grillée toute seule ma belle J Et là tu commences vraiment à exciter mon imagination et pas que… Allez raconte.


Ainsi se déroulent certains cours particulièrement rébarbatifs et sont distillées quelques confidences.

Sans que je m’étende sur l’excitation ressentie, par empathie ou coquinerie, Hélène m’interroge très vite à ce sujet. J’essaye de ne pas trop en dire, mais elle lit entre les lignes et a de toute façon décidé de m’entrainer sur son terrain de prédilection. Puis, jugeant sûrement en savoir assez, elle me glisse un nouveau papier avec ces mots.

- Tu lui réponds quoi ?

- Je ne sais pas. Tu ferais quoi toi ?

- Moi ? J’y retourne et plutôt deux fois qu’une. Non seulement c’est excitant, il a l’air sympa et en plus c’est payé. Le pied.

- Je lui mets quoi.

- Demande-lui une rallonge. Et puis moi aussi j’aimerai bien me faire de la maille. Ecrits lui : OK pour nouvelle séance mais 25 € de plus de l’heure. Je peux venir avec une amie qui poserait aussi.

Et ainsi parti le message.

Difficile de se replonger ensuite dans le cours de mathématique financière surtout quand on a décroché le fil des démonstrations ardues. Je ne cesse de consulter mon téléphone toutes les trente secondes. Hélène y jette également un œil mais, si elle semble concentrée et attentive, je la sais à l’affut.

Le portable n’a pas eu le temps de vibrer plus d’une seconde avant que je ne m’en saisisse et il ne sera pas resté dans ma main guère plus cinq secondes avant qu’Hélène ne me le chipe. Fausse alerte, il ne s’agit que (le que est tout relatif et je mesure combien il a pu changer ma vie) d’un rappel (le troisième cette semaine) de mon propriétaire de demandant instamment, de lui régler le loyer si je ne veux pas que mes parents soient prévenus.

Hélène, en faisant la moue, me rend donc très vite mon portable qui vibre de nouveau. Le message s’affiche alors qu’il passe d’une main à l’autre. C’est concomitamment que nous découvrons la réponse de Pascal :

« OK pour 25 € mais à ce prix-là, c’est photos de nu comprises. Mes conditions : Photos normales, 50 € de l’heure. Nu 75 €, coquineries, 125. Au-delà à discuter.  Pour ta copine OK aussi. Mêmes conditions. RV demain soir, 18h00, même chambre, même hôtel »

Interloquée, je demeure interdite. Hélène me tends un papier.

- Moi c’est OK pour tout y compris le à discuter. Et toi ?

Je mets quelques minutes avant de lui répondre. Mes doigts tremblent quand je griffonne .

- J’ai besoin de flouze mais je ne crois pas que j’oserai. Enfin pas autant que l’exigeraient mes finances.

-Tu as besoin de combien ? Tu es prête à aller jusqu’où ?

- J’ai besoin d’aller au-delà et je ne sais pas jusqu’où aller !!!

- Ben dis-donc tu as des sacré besoins quand moi j’ai des sacrée envies J   

- Tu serais prêtes à …

- Nu sans problème déjà fait avec tous mes copains. Coquineries aussi. Pornographie pareil. J’adore m’amuser à exciter mes mecs comme ça. Tu verrais mon book ma belle, on dirait Canal plus un samedi soir. Donc moi, je signe pour tout.


Je croyais connaitre Hélène comme un alpiniste connait son mur d’escalade et, sans prévenir, un pan de sa personnalité me tombe sur la tête. Je la savais sexuellement à l’aise, un brin délurée, souvent provocatrice et je la découvre totalement assumée. Ma meilleure amie est une salope comme on dit et elle revendique.

Je suis figée dans ma surprise et c’est d’un coup de coude qu’Hélène me sort de ma torpeur. Elle m’a glissé un autre mot.

Choisis ce que tu veux ma belle, je te suivrai jusqu’au bout du monde de toute façon et nous serons jumelles en tout. Pour le pognon, je n’en ai pas besoin. Tu prendras ma part.

Je relis le papier, lentement, parcourue d’un frisson givrant dans le dos. Chaque mot pénètre mon crâne et y explose comme un fortissimo de violon. Dans mon esprit les images se bousculent aux injonctions et mises en garde. Mon pied droit se met en mouvement tout seul sans que je puisse le maitriser. Mes mains se glacent de moiteur. Mes intestins tordus émettent des gargouillis. Des bulles de stress circulent dans mon sang et mon corps entier. Je les sens me piquer au niveau de l’aine. Je ne dis pas mot, je tourne doucement mon visage vers Hélène. Elle me regarde, les yeux nimbés de tendresse. Je lui souris. Mes lèvres s’entrouvrent et forment un « OUI » qui sort, presque malgré moi de ma bouche.

J’en suis sûre. Je mouille.  



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Posté 13-12-2014 - 11:23


Chapitre 6 : Une nuit agitée


Mets deux doigts s’il te plait Hélène, mets deux doigts. Je n’en peux plus.


Hélène, le regard de braise, sans mot dire, retire le doigt qu’elle avait introduit au plus profond de mes chairs, d’abord doucement puis complétement. J’ai l’impression que mes muqueuses irriguées de désir s’accrochent au doigt, laissant mon plaisir, en devenir, à l’arrêt.

Hélène, Hélène, s’il te plait, je t’en supplie, remets ton doigt. Remets-le s’il te plait. Je t’en conjure. Je ferais tout ce que tu voudras si tu mets un doigt de plus et que tu recommences à me lécher comme tout à l’heure.  



Elle ne semble pas m’entendre ou ne veut pas le faire. Elle porte le doigt chargé de mon intimité à sa bouche puis le pose sur sa langue gourmande. Elle prend à malin plaisir à le nettoyer de ma cyprine en me fixant dans le blanc des yeux.


Hélène. J’ai le sexe en feu. Tu m’as enflammé les sens, maintenant assume le. Moi je suis prête. A toi. A toi. Je suis à toi.



Je me réveille en sursaut, le corps en nage. Je viens de pousser un cri dans mon sommeil agité. J’écarquille les yeux, cherchant à me repérer dans le noir. Le silence nocturne pèse tant qu’il fait ressortir ma respiration rapide et jusqu’aux battements de mon cœur.

A tâtons ma main trouve mon téléphone sur la table de chevet. 5h30. Et merde. Bien la peine d’être extirpée d’un rêve si troublant. J’étais à quelques minutes d’un merveilleux orgasme onirique et je me retrouve incapable de me rendormir. J’aurai beau essayer, je n’y arriverai pas. Je me connais.

J’allume la lumière. Dans mon sommeil, j’ai rejeté la couverture. Les fins draps de soie blanche (cadeau de mes parents pour mes 18 ans), trempés de sueur, épousent mon corps. Je souris.


Mesdames, Messieurs, voici le clou de notre visite, le chef d’œuvre que vous connaissez tous, le fameux SAINT SUAIRE de Sophie. Ce SAINT SUAIRE de SOPHIE, aussi connu que celui de Turin, diffère de son ancêtre par sa modernité et par la vision du plaisir qu’il véhicule alors que celui du Christ laissait transparaître la passion et la souffrance. Observez les moulures de petits seins à la parfaite rotondité quasi juvénile dont les tétons de velours cherchent à percer le tissu. Admirez le ventre dont on devine les récentes palpitations, ventre creusé comme pour recevoir le plaisir, ventre surmonté par un léger buisson finement duveteux qui apert en transparence et surplombe le fin sillon du plaisir dont la moiteur a capté le tissus et l’a plaquée dans la fente légèrement entrouverte. Le sens du détail vous laissera deviner le clitoris récemment excité qui cherche à s’extraire de sa conque vaginale comme aimanté vers le doigt qui, quelques minutes avant que la scène ne soit figée, s’amusait avec.  


Mon sourire s’accentue.


Après tout, pourquoi mon corps ne serait-il pas un chef d’œuvre. Je ne suis pas en péril, bien loin de là même. Je serais plutôt en construction. Peau de marbre pour la couleur, de soie pour le toucher et ma main qui aime à s’y promener, à s’y attarder, à palper délicatement l’enveloppe de chairs. Ferme et souple que ce corps, vivant et vibrant, trop longtemps délaissé et pas assez sollicité. Merde quel mal y-at-il à me faire plaisir. Ce n’est pas quand il sera vieux, ce corps, que je devrai regretter de ne pas m’en être occupé. Toute jeune femme devrait avoir compris cela. Moi la première.


Je ferme les yeux et laisse ma tête retomber mollement sur l’oreiller. Ma mécanique digitale si souvent mise en oeuvre ces derniers jours se met en branle automatiquement. Ma main comme aspirée par ma peau qui rayonne de chaleur, glisse le long de l’épaule et immédiatement se plaque sur mon sein droit. Je passe mes doigts sur l’auréole et le téton dressé m’arrache un premier soupir de satisfaction. Je laisse mes doigts s’y attarder, jouant délicatement avec mon désir, s’employant à l’entretenir et le faire monter, vers l’inexorable que je cherche de plus en plus souvent et trouve de plus en plus facilement.

Les images de mon rêve me reviennent. Mon ventre se gazéifie, autant de désir que d’appréhension quant à l’origine de celui-ci : Hélène.

Je n’ai jamais eu de relation homosexuelle et cette nuit je me retrouve en nage d’excitation pour une femme qui plus est ma meilleure amie : Hélène.

Je viens de murmurer son prénom en me pinçant le téton. Mon index s’attarde à en faire le tour, lentement, méthodiquement, en augmentant à chaque passage l’érectilité et la sensibilité. Je soupire d’aise. Mon autre main, caresse mon flanc ô combien sensible et s’y électrise. Je tremble. Mes cuisses jointes se desserrent presqu’imperceptiblement mais irrémédiablement. Ma main s’y glisse, sans doute trop vite mais je ne sais la réfréner comme si, si habituée à ce geste depuis quelques jours, elle en activât la mécanique avec dextérité et célérité.

Je n’en suis pas surprise mais mes doigts pénètrent une fente humide et tiède. Et la sensation de la vulve trempée d’Hélène alors que je poussais mon audace nouvelle au-delà de toute expérience jamais connue, cette sensation étrange et enivrante de l’excitation provoquée, cette impression nouvelle de pouvoir susciter puis contrôler le désir, cette réminiscence de l’après-midi ne fait qu’accroitre exponentiellement mon propre désir.

Mes doigts se trouvent capturés par les chairs molles et suintantes de mes lèvres vaginales étrangement gonflées et inhabituellement particulièrement sensibles. Ma tête chavire sous les images, je me sens emportée dans un étrange tourbillon. Mes doigts coulissent entre mes lèvres, achevant leur course en butée sur mon clitoris, m’arrachant à chaque passage un soupir puis des murmures. « Hélène, Hélène, Hélène ».

Le tourbillon s’accélère au diapason du mouvement digital. Mon sang semble quitter mon cerveau et se concentrer, brûlant et accéléré, entre mes cuisses désormais largement ouvertes. Du fait de l’humidification absolue de mon vagin, le frottement des doigts sur mes muqueuses devenant moins marqué, j’accentue le mouvement, appuie fortement et de plus en plus rapidement sur les chairs, ramenant de fait l’excitation et provoquant un nouvel afflux de mouille. Je sais la spirale vertueuse de l’orgasme être enclenchée.

J’amplifie le mouvement, plaquant désormais ma main entière sur mon sexe clapotant de cyprine, puis deux doigts trempés de mon désir s’acharnent sur le clitoris et dans une succession de cris j’exulte ma jouissance : « Hélène, Hélène ».

Je mets quelques minutes avant que mon corps ne cesse de trembler et mon esprit se stabilise au centre de ce que fut son tourbillon. Ma respiration et mon cœur retrouvent leur rythme normal.


Mais que m’arrive-t-il ? Mon corps frémis quand mon esprit s’affole et s’emballe. La part sage de mon cerveau m’appelle à la raison quand la part, folle, jusqu’alors inconnue de moi, fantasme sur ma meilleure amie. Depuis quelques jours, depuis cette inaugurale séance photo, les rêveries érotiques m’assaillent et se bousculent et j’y réponds par d’intenses séances de masturbation.  

En quelques jours je me suis masturbé plus souvent qu’en un mois. Je souris, heureuse de la jouissance que je viens de me donner mais surtout du fait que je ne me sente pas coupable de l’avoir fait. Et telle est ma révélation.  


A suivre ....

NB : Si vous aimez, partagez, commentez, faites vivre ce récit. Merci

Modifié par Partager, 06-07-2016 - 17:43.


#13 Guest_young69_*

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Posté 13-12-2014 - 11:41

Merci pour ce moment

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Posté 14-12-2014 - 11:51

de rien. La suite arrive.

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Posté 15-12-2014 - 09:10



Chapitre 7 : Inversion des rôles


J’arrive, seule, au pied de l’hôtel vingt minutes avant notre rendez-vous. Je suis d’humeur badine et joyeuse depuis ce matin. Réveillée de bonne heure, totalement reposée et apaisée, j’ai, pour la première fois depuis des mois, enfilé une tenue de sport pour un footing matinal sous un revigorant soleil.

La journée, sans cours, a défilé dans le même état d’esprit primesautier y compris durant l’heure entière passée dans ma salle de bain à me laver jusqu’au moindre cm² de peau puis à m’épiler méthodiquement aisselles et jambes.

En débarrassant le haut de mes cuisses de quelques micro-poils rebelles, et observant dans le miroir l’aérienne touffe blonde de mon pubis, j’ai manqué de poursuivre plus avant mon épilation et de donner à mon sexe le même glabre qu’Hélène arborait. Je me suis ravisée quand mes doigts emmêlés dans mes poils ont constaté le soyeux qui plaît tant à mes quelques amants et que j’affectionne tout particulièrement quand je me caresse. Et puis, mes poils constituent mon ultime intimité, celle-qui me préserve de ressembler à une petite fille ou une actrice de films pornographiques. Avec cette légère toison onduleuse je me sens femme en devenir et j’oublie l’adolescente que je fus.

Devant mon miroir, le choix des vêtements m’occupa également une bonne heure, noyée dans mes anticipations des scénarios photographiques futurs et les fantasmes afférents.

Avec minutie et un brin de fébrilité, J’essayais plusieurs sous-vêtements coordonnés, m’imaginant même, face à mon incapacité à choisir, de pousser l’audace jusqu’à la nudité totale. Je me ravisais et optais pour un ensemble vert sapin composé d’un tanga en dentelle ma foi un brin trop transparent.

Pourtant, je le gardais sur moi.

La journée gagnant en chaleur au fil des heures, une jupe de lin aux motifs printaniers, fleurs de tournesol sur tissus blanc, m’arrivant à mi-cuisse et un chemisier de nylon blanc, moulant à la perfection ma silhouette, vinrent compléter ma panoplie de modèle amateur. Et rien de plus.

Ainsi habillée, je suis comme un printemps en goguette quand je m’attable au fond de la salle de restauration-bar de l’hôtel. Le serveur, la quarantaine, les cheveux poivre sel, le visage dépourvu de rides, sauf celles rieuses qui ornent les yeux des hommes qui croquent la vie, s’enquiert de ma commande dans un sourire diamant (Le meilleur ami des filles chantait Marylin MONROE). Je commande un vin blanc sec tendre, très vite amené, aussitôt porté à mes lèvres et à moitié vidé dans l’instant. Je me rends seulement compte en reposant mon verre du léger tremblement de ma main qui trahit la nervosité que mon entrain n’avait fait que masquer et retarder.  

J’en suis à mon troisième verre quand j’aperçois Pascal au seuil de la salle. Mon cœur s’emballe. Je me lève pour lui signaler ma présence et me ravise dans la seconde quand je me rends compte qu’il n’est pas seul. Un autre homme l’accompagne. Ils s’installent à la table la plus proche de la sortie. D’où je suis, partiellement masquée par une plante verte, je peux assez distinctement les voir sans être vue. L’homme assis en face de Pascal n’est autre que mon inconnu de l’ascenseur. Je frémis. Ils semblent se connaître assez bien si j’en crois leurs gestes un tantinet familiers. Je ne peux pas entendre leur conversation mais, ô que j’aimerai. Les observant attentivement, mes yeux s’employant à comprendre leur échange, j’en oublie de boire mon verre de vin. Je reste subjugué, par le spectacle d’un inconnu qui m’a terriblement excitée et d’un si peu connu qui m’a émoustillé.

Leur conversation se poursuit quelques minutes encore puis mon bel inconnu, aujourd’hui tout habillé de blanc, costume comme chemise, pose sur la table un petit sac noir avec une fine lanière. Il regarde Pascal en lui tapotant le dos de la main puis s’en va. Je me renfonce dans le siège, mon corps glissant presque sous la table et ne me redresse que quand je vois Pascal quitter à son tour la pièce. Mes tempes tambourinent à m’en faire mal. Je demeure immobile quelques minutes encore, le souffle court, avant que, pantelante presque mécanique, je me lève. Tout mon environnement me parait figé. J’avance, lentement, traversant les chambranles des portes, comme un défunt les portes du paradis encore surpris de la vie vécue et appréhendant l’éternité à venir. Je me vois encore, ombre errante dans les couloirs, fantôme frappant à la porte de la chambre où Pascal m’a donné rendez-vous, ectoplasme en franchissant le seuil. Je saisis le verre que Pascal me tend, me réchauffe avec l’alcool et au son de ses paroles de sollicitude.

- Es-tu sûr que ça aille Sophie, tu es blanche. Cela dit, tu es aussi resplendissante de beauté que de pâleur.  

Je souris, m’assieds sur le coin du lit, et m’entend encore répondre quelques banalités ponctuées d’une affirmative.

- Je vais très bien. J’ai sans doute juste oublié de mettre un peu de fonds de teint. Mais je t’assure, je pète la forme.

- Tant mieux, tant mieux. On se boit un petit verre en attendant ta copine ?

- Elle ne viendra pas.

J’ai répondu avec un aplomb qui n’autorise pas le questionnement. Pascal ne s’y risque pas mais me surprend tout de même.

- Je m’en doutais et du coup j’ai changé notre programme.

Interloquée, l’encolure du verre entre mes lèvres, je ne réponds rien et le laisse poursuivre.

- Je me rends compte que poser n’est pas forcément aisé et j’ai bien imaginé que tu n’allais pas le faire avec une copine sans être un minimum aguerrie. Je me suis mis aussi à ta place. Que ferai-je si je devais suivre les consignes d’un photographe ? Serai-je à l’aise ? Lui ferai-je confiance ? Aussi, si tu veux bien, et parce que j’ai envie que nous approfondissions notre relation modèle photographe, tant je la sens profitable à tous deux, aussi, si tu veux bien, pour aujourd’hui, je te propose que nous inversions les rôles. Je vais devenir ton modèle, tu seras ma photographe.

Avant que je ne puisse ouvrir la bouche, Pascal me tend un petit sac noir, celui-là même que lui a remis mon inconnu. Qu’est-ce donc ? Que vient faire ce bel homme dans notre séance photo ? Est-ce un de ses amis ?

- Voici un appareil photo. Je voudrais que tu diriges la séance comme tu le souhaites. Je me soumets à toutes tes consignes et directives.

L’appareil entre les mains, incrédule, je regarde Pascal. Il esquisse un sourire, s’assied sur une chaise en paille, pose son coude sur son genoux et fait reposer sa joue sur sa main.
Silencieuse, je l’observe. Il maintient sa pose, impassible, presque statufié.  


Je souris, puis éclate d’un rire aigrelet.

- Excuse-moi Pascal, mais sur cette chaise de paille, avec ta pose, on dirait le penseur de rotin.

Le visage de Pascal prend une légère teinte rosée.

- Je suis ridicule c’est ça ?

- Non, juste que j’ai eu un flash, un mélange de la sculpture de Rodin et du film Emmanuelle.

- Et tu préfères que je sois quoi ?

- Comme tu veux, mais ne me fais pas sœur Emmanuelle. Mes zygomatiques n’y résisteraient pas.

- Je me rends compte que ce n’est pas si simple de demeurer … comment dire d’être …de rester dans l’attente quand on est habitué à l’activité … disons frénétique.

- Du donneur d’ordre, c’est ça.

- Si tu veux, oui, on peut le dire ainsi.

Je souris.

- Bon ben si c’est comme ça, enlève ta chemise lentement, bouton par bouton, sans te presser puis caresse toi le torse en laissant tes doigts courir autour des tétons, puis allonge toi sur le lit dès lors glisse la main dans ton pantalon et caresse toi le sexe puis dégrafe ton jeans avec l’autre main, sors ta bite et masturbe toi avec vigueur jusqu’à la jouissance ultime. Je veux voir ton cri de jouissance quand gicleras ta laitance sur ton ventre. Et fais-moi un beau jet digne d’un homme.

Le souffle court, ayant balancé ma tirade d’une traite, les mots étant sortis malgré moi de ma bouche, je tremble de mon insolence. Ma bouche se trouve vides d’autres mots.

Pascal se lève de son fauteuil et commence de s’exécuter. Sans dire un mot, sans me moquer de ma fougue juvénile, lentement, il déboutonne sa chemise en commençant par libérer ses poignets puis, un bouton après l’autre, en découvrant un torse glabre et musclé. Son ventre plat gondole légèrement d’abdominaux saillants. L’homme est beau, je le savais déjà, mais son corps l’est encore plus. Sans verser dans le culturisme, il a les muscles développés et aucune forme de graisse n’est venue se loger sur les hanches ou dans un de ces petits bidons de bière que mes copines trouvent tendres et que les hommes acceptent de subir passée la trentaine. Je le regarde, comme au ralenti se défaire de sa chemise. Je n’ai nulle envie qu’il ne s’arrête. Après tout n’ai-je pas le droit moi aussi à mon spectacle revigorant ? Et Pascal continue selon mes consignes initiales et moi, toute de silence et d’émotions contenus, je l’observe à travers le viseur de l’appareil photo. Mon doigt déclenche, en accéléré, les photos que Pascal honore au ralenti. Le torse nu, il se caresse la poitrine. Pour un homme, il a les tétons particulièrement saillants et développés. Je me rappelle avoir entendu dire que c’est le signe des bons amants.  

Une boule de chaleur se niche dans mon ventre quand Pascal délasse sa ceinture puis défait, un à un, les boutons de son pantalon, et la boule ne cesse de grossir à mesure du strip-tease et gagne mon entre-jambe, comme si elle s’en évacuait sous forme de larve de désir, alors qu’il se retrouve devant moi uniquement habillé d’un boxer blanc qui ne cache rien d’une érection manifeste. Je cadre son bas ventre, et est-ce l’effet de la focale photographique, mais sous ce tissu blanc, son sexe semble encore grossir et s’allonger. Je sens mon trouble grandir en proportion et je ne peux retenir un murmure admiratif quand Pascal retire cet ultime rempart de pudeur et présente à mon regard un sexe fièrement dressé au centre d’une toison pubienne ébène.

Ma vie sexuelle se compose de plus de fantasmes que de partenaires et, de mon adolescence où je tins entre deux doigts le sexe fin de mon cousin qui ne mit pas deux secondes à éjaculer une sperme transparent et peu abondant  jusqu’à mon ultime partenaire, il y a cinq mois, qui me pénétrait sans aucun préliminaire et dont la bite devait être dans ce que je juge être la moyenne, je n’ai eu à voir que peu de sexes en érection, encore moins à en toucher, tout juste trois à me pénétrer et un seul sur lequel j’ai refermé mes lèvres et ma bouche.

Et devant ce sexe qui me parait bien plus gros que ceux qu’il m’a été donné de connaître, devant ce sexe qui irradie de raideur, devant ce sexe décalotté qui arbore fièrement un joli gland d’un rose étincelant, me vient l’envie de m’en saisir et de l’enfourner dans ma bouche.

Mais je demeure immobile, mon désarroi à moins que ce ne soit mon désir, caché derrière l’appareil photo, mitraillant cette main qui s’active, lentement, le long de cette tige de chair, me sentant mouillée entre les cuisses, brulant d’envie de remplacer le mouvement masturbatoire par un mouvement de succion, mais incapable de m’en expliquer les raisons.

Ma main applique une rotation à la bague focale de l’objectif de l’appareil photo, pour ne cadrer que le bas ventre puis le sexe et enfin le gland de Pascal, que vient, par intermittence recouvrir sa main

Il exerce sur moi une fascination étrange ce mouvement répété de la main, ce mouvement lent et assuré, ferme et doux à la fois, ce mouvement qui s’accélère progressivement et sûrement, ce mouvement maitrisé par un homme qui sait le conduire jusqu’à sa jouissance, ce mouvement que j’ai initiée par mes consignes.

Je ne sais pourquoi, mais quelque part, je me sens maitresse de son plaisir.

- Ralentis ton mouvement. Ralentis, je sens que tu vas jouir
- Ca ne devrait plus trop tarder en effet
- Alors ralentis le mouvement. Je t’interdis de gicler sans mon autorisation.


Pascal m’obéit sur le champ et j’en conçois une excitation inconnue. Mon ventre et mon sexe bouillonnent d’une lave de désir qui coule doucement depuis mes seins, fusionne en mon nombril et doit s’évacuer en un filet fluide par ma fente fluette.

Je me tiens immobile devant Pascal qui désormais masturbe mollement son sexe d’acier. Coïte d’admiration, les yeux rivés sur cette main qui va et vient et contient un plaisir en rétention, je lui murmure :

- Ne bouge surtout pas d’un millimètre

Pascal devient statue et mon filet de lave s’amplifie. Chacun de mes ordres accentue mon désir. Je suis maitresse de son éjaculation, de sa jouissance. Je le commande. Et j’aime ça.

A genoux, l’appareil photo vissé à l’œil, je me surprends à me rapprocher de Pascal jusqu’à une distance horizontale comparable à la verticale de son sexe en érection soit environ une petite vingtaine de centimètres,  

- Arrête maintenant ; et Pascal s’exécute.

Je n’ai pas vu beaucoup de sexes masculins dans ma jeune vie de femme mais celui-ci à l’heur de me plaire, avec sa raideur sans faille, son enveloppe de peau soyeuse et son gland d’un rose frais qui luit à une vingtaine de centimètres de ma bouche entrouverte

Ma main se lève, attrape le poignet de Pascal, fige son mouvement puis l’interdit. Nu, les bras le long du corps, son sexe défie les lois de la gravitation avec une vigueur excitante. Ma main se pose sur son genoux, remonte le long de sa cuisse, saisit et soupèse ses testicules très peu pileuses et aussi douces au toucher qu’elles me paraissent lourdes et tendues.

Mon autre main se saisit de sa queue et commence d’y imprimer le mouvement approprié à son envie. Ses soupirs me confirment mon emprise. Je sens ses couilles se contracter un peu plus, ce qui est le moins quand on est comme lui obligé à se masturber depuis plusieurs minutes. Sa bite semble encore avoir grandie et sur l’instant me paraît dépasser les standards habituels. Alors je maintiens, lentement et fermement, le mouvement masturbatoire puis, sans prévenir, sans me l’expliquer, comme par instinct et avec envie, alors que cette pratique ne m’est pas familière, j’approche son membre de mon visage et me frotte la joue avec son gland qui me fait comme une caresse. Je sens mes tétons irradier des frissons à mon corps entier quand je pose le gland de son sexe sur ma langue et mon clitoris qui me pique de désir quand ma bouche se referme sur ma prise.

Je laisse ma langue jouer avec sa bite quelques secondes durant puis imprime à ma bouche un mouvement de va et vient. Les grognements de Pascal confirment mon ascendance. J’accélère le mouvement et ses grognements s’amplifient. Dans ma main gauche ses couilles se contractent. Pascal murmure des « ô oui, ô oui, que c’est bon ».

Sans prévenir, aussi soudainement que je l’ai introduite je libère sa bite de ma bouche, prends un peu de recul et fixe son engin avec le mien.

- Sophie, Sophie, ne déconne pas. Tu ne peux pas me laisser comme ça.
- Tu es très beau au garde à vous. J’ai envie de te photographier maintenant


Et joignant le geste à la parole, je mitraille son sexe dolménique.

- Sophie, déconne pas. Tu m’as mis le feu là. Il faut finir ce que tu as commencé.
- C’est moi qui décide, non ? Alors finis-toi. Je veux voir ton geyser de plaisir  


D’avoir prononcé cette sentence d’une voix assurée me procure une bouffée d’orgueil dans la poitrine et déclenche un tsunami de chaleur dans mon ventre. Je suis trempée avec une envie irrépressible de plonger ma main dans ma culotte pour me masturber avec frénésie. Mais je résiste et tout en observant

Pascal qui désormais se branle franchement, je ne cesse de le photographier.

C’est dans un cri non retenu qu’il éjacule. Un puissant jet de sperme, que j’ai réussi à capturer en gros plan, jaillit de sa bite, suivi par deux autres saccades d’une intensité comparable, et s’écrasent sur son ventre puis retombe en un filet diaphane dans sa toison pubienne.  

Un éclair de chaleur fulgure mon sexe. Je me mors les lèvres pour ne pas crier. Je viens de jouir de le voir gicler.


A suivre ....

NB : Si vous aimez, partagez, commentez, faites vivre ce récit. Merci

Modifié par Partager, 07-07-2016 - 06:33.


#16 luke10001fr

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Posté 15-12-2014 - 14:52

merci, j'ai rarement pris autant de plaisir avec un texte érotique.....une maîtrise du texte sans pareil....
un régal, sans égal.....
merci

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Posté 15-12-2014 - 20:19

Voir le messageluke10001fr, le 15-12-2014 - 14:52, dit :

merci, j'ai rarement pris autant de plaisir avec un texte érotique.....une maîtrise du texte sans pareil....
un régal, sans égal.....
merci

Merci. Je vais essayer de l'alimenter régulièrement.

#18 Partager

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Posté 15-12-2014 - 20:42


Chapitre 8 : L'esprit divague, le corps se réveille et le désir survient



Il faut me l’avouer, j’ai pris, au cours de cette séance photo, un plaisir jamais connu. Si le strip-tease de Pascal a réveillé mes sens trop longtemps endormis du fait de mon absence de partenaire depuis des mois, c’est surtout l’autorité que j’avais sur lui qui a achevé de nourrir (est-ce vraiment le mot tant mon entre jambe était liquide) mon propre désir et ma jouissance.

J’ai complètement senti mes lèvres vaginales gonfler et s’emplir de chaleur à mesure que je lui intimais des ordres et carrément sourdre de cyprine quand je l’ai vu éjaculer. Jamais je n’avais vu une éjaculation masculine autrement qu’en fantasme ou de furtifs extraits pornographiques qu’entre copines nous regardions, moi faisant la vierge effarouchée non intéressée mais regardant tout de même entre mes doigts. Jamais-je n’avais vu à quelques centimètres de mes yeux, de mon nez, de ma bouche béate jaillir en saccades ce jet puissant de sirop gris diaphane.

Allongée sur le lit, les yeux noyés dans les entrelacs de plâtre au plafond, j’entends le bruit de fond de la douche. Pascal, après avoir épanché tout son plaisir sur son ventre, le jet atteignant jusqu’à son torse, preuve s’il en était que son plaisir à lui aussi avait été trop longtemps contenu, a bégayé un merci que sa voix enraillé masquait mal l’émotion puis un « bon, ben, je ferais mieux d’aller prendre une douche ». Et je reste là, plantée sur le lit, mon plaisir encore en suspension, scotché sur le plateau ultime avant son summum orgasmique, incapable de quitter ce nirvana, détendue et souriante.

Le flot des eaux glissant sur le corps de Pascal berce mon désir et mon esprit vagabonde, encore une fois, vers des contrées qui n’étaient pas les siennes il y a seulement un mois. Je m’imagine être cette goutte d’eau qui depuis le pommeau surplombe Pascal, le domine de sa hauteur, et attendant comme mes sœurs d’être projetée vers le bas, s’extasie de la musculature saillante recouverte d’une peau joliment bronzée. Je suis cette goutte, rouge de confusion, qui s’écrase sur son torse, dégouline autour du téton de son sein gauche, puis gonflée de mes consœurs m’écoule le long de son ventre, m’attarde dans le nombril puis s’en expulse pour se perdre dans ses poils pubiens sombres mais entretenus. J’en ressors, moi la goutte de désir, seule rescapée de notre fraternité, je glisse lentement le long de son sexe pas encore dégonflé de plaisir, suivant une veine turgescente, je m’enroule dans la peau du prépuce et finit ma course dans une chute interminable avec quelques gouttes rémanentes de sperme.

Je soupire d’aise, les yeux désormais fermés. Presque malgré moi, ma main a glissé le long de mon ventre et se tient à la lisière de la peau et du tissu, à l’aulne du contentement et pourtant encore dans la retenue, à la frontière de l’ancienne Sophie et de celle en devenir.

Le silence se fait. L’eau ne coule plus. Par contre le désir se fait liquide entre mes cuisses. Pascal chantonne en se séchant et j’imagine la serviette glissant sur son torse musclé, tamponnant avec vigueur ses fesses fermes et rebondies, nettoyant avec délicatesse un sexe que j’imagine s’être raffermi  

La serviette s’attarde entre son entre-jambes quand ma main s’y incruste. Pour l’avoir parcouru au moins une fois par jour ces derniers temps, mes doigts connaissent désormais par cœur le chemin. Mon majeur découvre un antre de chair et d’eaux. Sans surprise.

Les images se bousculent dans ma tête, des sexes en érection, mon inconnu de l’ascenseur, des pubis épilés ou entretenus, des photos sensuelles, mon inconnu de l’ascenseur, mes séances onanistes, Pascal qui se sèche nu à 10 mètres de moi.

Ainsi, lascive, ma main paressant entre mes cuisses, j’entends le cliquetis de la poignée et le bruit léger de la porte qui s’ouvre. Je ne marque aucun mouvement de surprise et, les yeux hermétiquement clos, la main dans mon tanga, mon majeur se glisse entre me lèvres gonflées comme des baudruches pour s’enduire de ma cyprine et venir m’en caresser le clitoris.


Je sais qu’il est dans la pièce mais je ne l’entends même pas respirer comme si son souffle restait suspendu à mon doigt. Ne voulant pas qu’il meure de manquer d’air, j’active mon doigt de façon ostentatoire, marquant bien avec ma main les mouvements soulevant le tissus du tanga et ceux d’aspiration de mes doigts dans ma chatte chaude. Je devine des pas feutrés que mes soupirs couvrent puis un clic qui ne me trompe pas. Pascal a sorti son gros matériel et je suis sa cible. N’était-ce ce que j’espérais quand je l’ai laissé m’observer ? Ne voulais-je lui montrer ma gratitude de s’être prêté au jeu du modèle ? Ayant tant joui d’être photographe d’un modèle coopératif ne veux-je lui procurer pareilles sensations ? Finalement, je me sens redevable.

Mon cerveau se déconnecte de toutes pensées. Le sang l’a quitté et s’est concentré autour de mon majeur qui se fraye un passage entre mes lèvres gondolées de plaisir.

Peu de bruits, juste quelques déclics que je sais être ceux de l’appareil photo. Je me déhanche pour enlever de ma main gauche ce tanga vert qui gêne mes mouvements digitaux, et dans le même mouvement me débarrasse de ma jupe. Me redressant sur le lit, dans un mouvement j’enlève mon chemisier et détache l’agrafe de mon soutien-gorge, m’en déleste l’épaule, le jette à la volée puis me laisse retomber sur le lit.

Voilà, nous y sommes. Je suis nue, devant Pascal, allongée, les cuisses serrées sur ma main qui masque mon sexe comme en un ultime geste de pudeur. Et il ne dit-rien. Depuis qu’il est sorti de la salle de bain je n’ai dit mot non plus et n’ai pas ouvert les yeux. Je suis nue, il est tout près de moi. Je n’entends rien que les clics de son appareil photo qui se multiplient, flashée que je suis en mode accéléré. S’il est pressé, je ne le suis pas. Après tout je suis maitresse de mon plaisir et donc du sien. Ma main s’active entre mes cuisses serrées, mon doigt chargée de ma mouille caressant mon clitoris. Je veux m’obliger à la lenteur mais mon corps s’y refuse. Ma main gauche malaxe avec vigueur mes seins, passant de l’un à l’autre, incapable de les soulager tous les deux.

Il me faudrait trois ou quatre mains pour satisfaire mon corps qui crie à la caresse, une main pour chacun de mes petits seins qui gonflés de désir sont devenus à la fois d’une dureté et tendresse inconnue, et une ou deux mains pour s’occuper de ma chatte, un doigt étant dédié au clitoris deux autres à la pénétration de mon vagin.

Le feu de mon sexe devenant volcanique, je ne résiste pas plus longtemps et renonce au mode ralenti. J’ouvre grandement les cuisses et ma main gauche vient au secours de la droite occupée à pénétrer, dans un clapotis obscène, de deux doigts mon sexe dégoulinant. Pascal s’active autour de moi. A travers mes paupières closes je devine les crépitements de flashs. Je sens le souffle chaud de la respiration de Pascal tantôt au niveau de ma nuque, tantôt de mes seins et jusqu’au haut de mes cuisses. Il me mitraille sous toutes les coutures que ce soit en plan large ou rapproché. C’est la première fois que je vis pareille expérience car jamais avant ce jour je n’ai été photographiée nue et encore moins à me masturber.

Je sens mon plaisir couler entre mes doigts et mes doigts se fondre dans mes chairs molles et tièdes. Ma respiration se précipite. Je capte l’air par la bouche en petites bouffées rapides. Mon bassin ondule malgré moi comme si mon sexe voulait aller à la rencontre de mes doigts pour leur faciliter la pénétration la plus profonde, mon pouce à chaque mouvement venant buter sur mon clitoris comme s’il s’agissait de la clé ouvrant droit les vannes de la jouissance. Un soupir s’échappe de ma bouche puis un autre. Je respire vite, mes seins se gonflant à chacune des inspirations. J’ai la jouissance en ligne de mire. Dans ma tête les images se chevauchent avec une prégnance du sexe de Pascal qui éjacule encore et encore sans qu’il ne puisse ou ne veuille s’arrêter. Sa semence explose à tous les coins de la pièce, éclaboussant son torse musclé, glissant le long de son sexe dressé, s’accrochant à sa toison pubienne, dégoulinant sur ses cuisses, bondissant jusque dans mes cheveux, jusqu’à percuter mon front et parer mon visage de tièdes larmes de sperme qui coulent doucement le long de mes joues et achèvement leur course dans ma bouche suffocante.

Je me tortille sur le lit avec comme unique point de fixation ma main qui clapote mon vagin. Ma fente ruisselle jusque qu’à tremper mes cuisses.

Mes fesses bien posées à même le lit, les jambes écartées relevées, comme je l’ai vu dans les films pornographiques mais surtout pour faciliter la pénétration digitale, j’ai désormais introduit 3 doigts dans mes chairs (jamais il ne m’était arrivé d’en introduire plus de deux mais mes lèvres sont si gonflées et je suis si trempée qu’il me faut cette circonférence digitale pour accroitre le plaisir) tandis que le majeur de ma main gauche tapote frénétiquement mon clitoris. J’ai la jouissance entre mes doigts, le plaisir montant seconde après seconde. Mes yeux révulsés sous mes paupières closes, je me mordille les lèvres au point de sentir le goût du sang dans ma bouche. Je frotte mon clitoris avec le pouce et fait aller les trois doigts en moi de plus en plus vite. Un cri s’expulse de ma bouche tordue de souffrance.  Je jouis, dans un râle profond et guttural. Les yeux fermés, je suis prise d’un vertige. Mon esprit s’envole vers un ciel céruléen dont les nuages ont la forme de sexes masculins et la lactescence de leurs semences.



A suivre ....

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Modifié par Partager, 07-07-2016 - 06:37.


#19 guill75010

guill75010

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Posté 16-12-2014 - 09:36

wow

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Posté 16-12-2014 - 09:45

Voir le messageguill75010, le 16-12-2014 - 09:36, dit :

wow

Merci. J'espère que ça vous plait




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