Quelques mots offerts par Achilles
Les lumières et les ombres s'entremêlent
Et ornent l'écorce charnelle
Qui parcourt les bois tendus où affleure
Un collier d'envies épineuses et à-faunes
En funambule agrippant les arborés sens,
Il suffit de quelques pas de danse
Qui chassent, effleurent, et posent
L'impudeur
Comme se dépose
En douce et aux creux les incitantes lueurs.
De façon claire
S'éveiller d'un sommeil touffu
Pour se rêver légère,
Et nue
Achilles


Fragments d’été, écume des jours évanouis,
Le soleil pour témoin, les vagues en clapotis.
Eclats sur la grève de perles mordorées,
Nos peaux, de fantaisies saupoudrées.
Rires en cascade sur nos jeux défendus
Les cheveux collés, salés et confondus
Dans l’azur infini de nos étés
Se baignent, secrets et pour l’éternité
De fugaces éclats de voluptés…

Te souviens-tu ?
Je veux bien être ta haute mer, ton doux paysage, ton grand vent…
Avec mon air de rien,
Mon air d’aventure.
Je veux être le souffle. Tu seras la vague
Je veux être la dune et tu seras le sable
Et si j’étais l’écume ? tu serais le roc…
Ou alors, toi le mat et moi la voile
Dansante au loin…
Et murmurant doucement l’inconcevable désir
Je veux bien être ta haute mer, ton doux paysage, ton grand vent…
Avec mon air de rien,
Mon air d’aventure.
Je veux être le souffle. Tu seras la vague
Je veux être la dune et tu seras le sable
Et si j’étais l’écume ? tu serais le roc…
Ou alors, toi le mat et moi la voile
Dansante au loin…
Et murmurant doucement l’inconcevable désir
L'érotisme exige une obscénité légèrement sublimée,
une obscénité poétique.
Boris Vian
une obscénité poétique.
Boris Vian

La pierre a un cœur, des veines, ses faiblesses et ses lignes secrètes.
Le poète le sait qui la caresse et la voit entière, nue et muette.
C’est d’abord un regard tactile, qui la fait naître tel le désir de ce jour de foule, de bruit, d’éclat et de soleil.
Une façon d’éprouver le vide et le plein, la matière et l’espace. Douceur polie de la pierre, femme en marbre lézardé.
Effleurements, et mains dansantes, elle imagine. Elle devine sa façon, sa manière, ses gestes, sa main ferme et sensible.
Elle sait ce regard fait de désir, de violence teintée d’infinie douceur.
Des formes il fait naître la beauté et l’harmonie.
De sa sueur, il accouche la matière. Il l’arrache à son immobilité et révèle le vide tout autour.
Il extirpe l’âme d’un bloc muet pour finir dans une caresse longue et précise.
Il cherche sans se lasser. Il cherche un secret bien gardé, un désir à révéler.
Elle songe.
Cheveux défaits immobile, le soir est tombé. La lune opaline dessine les contours de la chambre crépusculaire.
Femme damnée, minérale, en bloc susurré, effleuré.
Tentatrice démesurée, silène au ventre d’argile.
Chimère ingénue, silhouette épurée.
Viens apprivoiser mes boucles châtaigne et ma bouche carmine
Viens ourler le grain nacré de ma poitrine
Viens me prendre et me pétrir
Viens façonner mes hanches et mes fesses rondes.
Viens te perdre dans mes fentes et mes replis, dans l’origine du monde…
Le poète le sait qui la caresse et la voit entière, nue et muette.
C’est d’abord un regard tactile, qui la fait naître tel le désir de ce jour de foule, de bruit, d’éclat et de soleil.
Une façon d’éprouver le vide et le plein, la matière et l’espace. Douceur polie de la pierre, femme en marbre lézardé.
Effleurements, et mains dansantes, elle imagine. Elle devine sa façon, sa manière, ses gestes, sa main ferme et sensible.
Elle sait ce regard fait de désir, de violence teintée d’infinie douceur.
Des formes il fait naître la beauté et l’harmonie.
De sa sueur, il accouche la matière. Il l’arrache à son immobilité et révèle le vide tout autour.
Il extirpe l’âme d’un bloc muet pour finir dans une caresse longue et précise.
Il cherche sans se lasser. Il cherche un secret bien gardé, un désir à révéler.
Elle songe.
Cheveux défaits immobile, le soir est tombé. La lune opaline dessine les contours de la chambre crépusculaire.
Femme damnée, minérale, en bloc susurré, effleuré.
Tentatrice démesurée, silène au ventre d’argile.
Chimère ingénue, silhouette épurée.
Viens apprivoiser mes boucles châtaigne et ma bouche carmine
Viens ourler le grain nacré de ma poitrine
Viens me prendre et me pétrir
Viens façonner mes hanches et mes fesses rondes.
Viens te perdre dans mes fentes et mes replis, dans l’origine du monde…

Dernière petite touche avant de partir vers de sulfureux mystères,
Mes bottines pour parcourir le monde, et le noir pour la clandestinité
les jambes habillées de résilles, les chevilles enserrées prisonnières
Me délivreras-tu tout à l'heure de toutes ces malignes frivolités ?
La taille aussi qu'entortille le lacet savant de la guêpière
Sauras-tu m'enlacer, me délacer ? Me délecter ?
Démarche fluide vers toi, légère j'accours je trottine, je vole
Sans un regard en arrière, je cours éphémère, amante frivole
C'est ainsi que dans un souffle je t'apparais les cheveux défais
A mes pieds fous ainsi lacés, tu tombes et te complais
Délicat frôlement de ton souffle, ainsi prosterné
un frisson le long de ma jambe subordonnée
Quoi c'est mon pied qui t'intéresse ?
Mon talon d'Achille ta faiblesse ?
Tu t'attardes et avec les dents me défais
ôtés mes bottines complices de bien des forfaits
Alors tu t'attarde , me goûte, me hume me mordille
Tandis que las, ma fierté se consume, se fendille
Mes jambes longues qui s'ouvrent sous ton souffle
T'aspirent vers le vertigineux gouffre
Viens, je te supplies, monte encore, s'il te plais
Viens et tu verras le secret que je te gardais
Un peu plus haut encore, un dernier petit effort
Délace moi, enlace moi et je te jetterai un sort...
Mes bottines pour parcourir le monde, et le noir pour la clandestinité
les jambes habillées de résilles, les chevilles enserrées prisonnières
Me délivreras-tu tout à l'heure de toutes ces malignes frivolités ?
La taille aussi qu'entortille le lacet savant de la guêpière
Sauras-tu m'enlacer, me délacer ? Me délecter ?
Démarche fluide vers toi, légère j'accours je trottine, je vole
Sans un regard en arrière, je cours éphémère, amante frivole
C'est ainsi que dans un souffle je t'apparais les cheveux défais
A mes pieds fous ainsi lacés, tu tombes et te complais
Délicat frôlement de ton souffle, ainsi prosterné
un frisson le long de ma jambe subordonnée
Quoi c'est mon pied qui t'intéresse ?
Mon talon d'Achille ta faiblesse ?
Tu t'attardes et avec les dents me défais
ôtés mes bottines complices de bien des forfaits
Alors tu t'attarde , me goûte, me hume me mordille
Tandis que las, ma fierté se consume, se fendille
Mes jambes longues qui s'ouvrent sous ton souffle
T'aspirent vers le vertigineux gouffre
Viens, je te supplies, monte encore, s'il te plais
Viens et tu verras le secret que je te gardais
Un peu plus haut encore, un dernier petit effort
Délace moi, enlace moi et je te jetterai un sort...

Il y a des choses inéluctables
Des gestes, après l’attente.
Ne pas résister
Il y a des moments précis
Impatients
Des secondes qui s’affolent
Une silhouette qui se découpe
Dans une porte entr’ouverte…
Il y a des frissons
Comme des réminiscences
Maintes et maintes fois renouvelées

Il y a des goûts chevillés
Des goûts agenouillés
Devant lui
Il y a de grandes faims
De loup
Alléchés
Et des étreintes voluptueuses
Et licencieuses
Il y a l’impertinence
Un brin de perversité
Et de pudeur…
Il y a le souffle qui s’emballe
Les peaux qui s’émeuvent
Sa voie rauque
Mes cris
Et sa queue.
Des gestes, après l’attente.
Ne pas résister
Il y a des moments précis
Impatients
Des secondes qui s’affolent
Une silhouette qui se découpe
Dans une porte entr’ouverte…
Il y a des frissons
Comme des réminiscences
Maintes et maintes fois renouvelées
Il y a des goûts chevillés
Des goûts agenouillés
Devant lui
Il y a de grandes faims
De loup
Alléchés
Et des étreintes voluptueuses
Et licencieuses
Il y a l’impertinence
Un brin de perversité
Et de pudeur…
Il y a le souffle qui s’emballe
Les peaux qui s’émeuvent
Sa voie rauque
Mes cris
Et sa queue.

"La vie du désir n'a aucune raison de vieillir"
Philippe Sollers
Philippe Sollers
« Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes… Promis »
Ces quelques mots déferlent de mon esprit à mon corps et m’enchaînent sans rémission à la volupté qui m’attend. Me savoir à ta merci, sans défense m’affole. Face à face, dans ton immobilité je m’emballe, dans ton regard je vacille… L’attente s’égrène en délicieux et cruels frissons. Suspendue à ta volonté, à ton désir, à ton souffle. Concentrée sur le temps, sur ton sexe en moi, sur tes yeux ta voix. Abandonnant toute réserve, sans bouger je me laisse envahir par la brûlure, qui part de ta queue, presque lancinante à force d’immobilité, qui oscille, se propage et me terrasse une nouvelle fois. Encore recluse en mon propre corps je me retrouve amollie et pourtant cul tendu langoureusement offert à vos vices et sévices…

Je me cambre encore davantage, ouverte autant que je peux l’être sous votre regard impénétrable mais vissé en mon intimité, laquelle vacante et suintante attend d’être remplie à nouveau…
Je sais qu’ainsi je m’expose à d’autres turpitudes et le moment qui précède votre intromission entre mes reins enflamme tous mes sens impatients.
J’espère autant que je redoute votre verge vaillante et volontaire s’insinuant entre mes fesses. Mais pour l’instant vous vous contentez de pétrir mes rondeurs, d’enfouir puis d’exhiber mes béances. Vos doigts se font plus précis. Obscènes ils aiguillonnent mon anus, le pénètrent, le façonnent.
Assiégée, éperonnée, enchaînée au désir, soumise à vos caprices, je demande grâce ! « Prends moi ! Encule moi !» Alors, je sens votre bite qui lentement, doucement mais irrésistiblement fraye son chemin. Elle n’en finit plus de m’écarter et de me fendre, de s’introduire et de me transpercer.
Immobile d’abord c’est moi qui entame le mouvement le long du vit enserré. C’est insupportable de volupté. Clouée à vous, entièrement centrée sur votre axe robuste et tendre, la belle mécanique s’emballe. Vous me saisissez alors par les hanches et imprimez votre mouvement, votre violence en me susurrant des mots crus auxquels je réponds par un long cri…
(Il y aurait bien une suite mais je crois que c’est suffisant !

Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. « Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes... Promis »
Ces quelques mots déferlent de mon esprit à mon corps et m’enchaînent sans rémission à la volupté qui m’attend. Me savoir à ta merci, sans défense m’affole. Face à face, dans ton immobilité je m’emballe, dans ton regard je vacille…
L’attente s’égrène en délicieux et cruels frissons. Suspendue à ta volonté, à ton désir, à ton souffle. Concentrée sur le temps, sur ton sexe en moi, sur tes yeux ta voix.
Abandonnant toute réserve, sans bouger je me laisse envahir par la brulure, qui part de ta queue presque lancinante à force d’immobilité et qui oscille, se propage et me terrasse une nouvelle fois.
Encore recluse en mon propre corps je me retrouve amollie et pourtant cul tendu langoureusement offert à vos vices et sévices…

A suivre (peut être)...

Un bref sms, à votre habitude. Un peu laconique tel hôtel, telle heure telle chambre.
Je ne réponds pas. A mon habitude j’y serai…
Je ne peux vous résister et quand je m’échappe vous savez me convaincre de revenir. Toujours.
Mais vous ne me résistez pas non plus. Je lis votre désir. Votre impatience comme la première fois où vous m’avez prise. Où je me suis soumise n’écoutant plus rien que mon ventre avide, le désir sauvage coulant entre mes jambes. Pure baise, pure folie et récidive.
Vous me baisez, je vous défie et je ne veux être que celle là. Cette salope qui en se donnant éperdument ne vous donne rien. Rien que cet instant capiteux de sueurs mêlées dans un combat perdu d’avance. Vos bras m’enserrent me retiennent, vainement. Tentative échouée. Inlassablement, brusquement vous revenez à l’assaut cherchant l’abandon. Vous l’obtenez, je cède à cette fulgurance, dans un sanglot de joie. La douceur succède, la lenteur de vos mouvements, les mots susurrés. Oui c’est vrai, j’aime quand tu me remplies, j’aime ta queue partout, oui oui oui. Vous me promettez de bien me baiser encore, encore quelques minutes suaves à sentir le reflux de la jouissance qui s’évanouit et les flux et du désir qui remonte. «Encore deux minutes de douceur et je te baise, comme tu aimes, promis »
A suivre...

Dans mon fleuve intranquille dort le Drac, serpent farfadet qui se transforme en beau jeune homme pour séduire et emporter les jeunes filles innocentes…
Innocente, bien heureusement je ne le suis plus et c’est le pas hardi que je franchis une nouvelle fois le pont. Je viens croquer la pomme, enfin l’arbre entier. Le feuillage bruissant, la lune opale, tout l’univers, en rondeur et dans un rire. Tu m’attends à cette table qui surplombe le fleuve. Tu es avec ton ami, et moi doucement je pénètre dans votre univers…Dans votre démesure.
Reflets dans l’eau, du soleil, qui dans un dernier clin d’œil brulant nous sourit.
Connivence nous liant dans un battement d’ailes, dans un battement de cils. Douceur d’un soir d’été. La nuit est à nous.
L’ami nous laisse, face à face, face au fleuve. Confidences et chuchotements vite emportés au loin vers la mer, rien n’est grave. Il faut reconstruire inlassablement et entretenir la cohérence, le sens. Que l’esquisse devienne une œuvre intime dans une conscience réflexive…. Bref on s’en fout ! Le lecteur s’en fout !
Le désir est tapis là… Si si, il est là sur cette péniche, il est pudique, il attend son heure ! D’abord se retrouver, chuchoter, chalouper, dériver…
Enfin nos pas sur la rive, notre fuite incertaine. S’éloigner du cœur de la ville, s’échapper en gardant le cap, en suivant l’onde pailletée. Nuit et herbes, folies de vert et d'eau. Feuillage bruissant, palpitation. L’origine du monde, là rien que pour toi. Regarde moi à foison, palpe, chiffonne, lutine moi. Doigts et langue par petites touches impressionniste. Jardin d’été. Menthe fraiche sur la langue. A moi de t’enserrer, de m’agripper de m’engorger, bien au fond. Plus rien n’existe alors que le désir. Le désir bruissant, dans le ciel autour. Le désir gonflé palpitant dans ma main dans ma gorge. Le désir enfourné dans mon ventre. Brulure. Encore, encore ENCORE ….S’il te plait encore !
Ton vol est annoncé. Quand nous reverrons nous ?
Souvenir d'une soirée d'été entre amis...
L'orage gronde dehors... coupure d'électricité...
Douceur d'un soir obscur et étrangement calme.
Bien à l'abri.
Les esprits vacillent à la lueur des bougies.
les contours se diluent, les frontières s'amenuisent...

L'orage gronde dehors... coupure d'électricité...
Douceur d'un soir obscur et étrangement calme.
Bien à l'abri.
Les esprits vacillent à la lueur des bougies.
les contours se diluent, les frontières s'amenuisent...
Alors, je me mets à nu
Et je pose devant eux, dans le silence.
Le désir affleure en interstice puis vite se rhabille...
Pourtant je sens l'étincelle désormais ravivée.
Dans l'attente d'un souffle de folie,
d'un soupçon de légèreté...

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