Samedi 28 mars 2009.
Le gouvernement brésilien a décidé de construire un mur autour de la favela Santa Marta à Rio de Janeiro, pour que celle-ci ne continue pas de s'étendre sur les hauteurs de cette ville, éminemment touristique. Reuters
Le gouvernement brésilien a décidé de construire un mur autour de la favela Santa Marta à Rio de Janeiro, pour que celle-ci ne continue pas de s'étendre sur les hauteurs de cette ville, éminemment touristique. Reuters
Novembre 2002.
Le « mur de sécurité » que le gouvernement israélien construit autour de la Cisjordanie et de Jérusalem va radicalement modifier le paysage géographique et politique du Proche-Orient. En édifiant une clôture trois fois plus haute et deux fois plus large que le mur de Berlin - que l’Allemagne de l’Est appelait « mur de la paix » et l’Allemagne de l’Ouest « mur de la honte » -, Israël va annexer unilatéralement une partie substantielle de la Cisjordanie et resserrer les barrages militaires autour des villes palestiniennes, en y enfermant ainsi efficacement les habitants.
Un premier mur avait été bâti autour de Gaza durant la première Intifada (1987-1993), lorsque l’Etat hébreu entoura cette bande de terre d’une barrière électrifiée hermétiquement close. Celle-ci lui permit de maintenir son autorité sur ses seize colonies ainsi que de contrôler les mouvements de Palestiniens. Actuellement, Israël maintient son contrôle sur 20 % de Gaza et confine ses 1,2 million d’habitants dans les trois cantons séparés de cet espace à peine deux fois plus grand que Washington DC.
Les Palestiniens de Cisjordanie vont connaître le même destin que ceux de Gaza. La première étape consiste à séparer Israël de la majeure partie du nord de la Cisjordanie. La clôture suit les frontières de 1967 tout en y annexant de nombreuses colonies ; elle entoure étroitement plusieurs territoires-clés palestiniens et en découpe d’autres. Des zones palestiniennes comme le village de Qaffin se voient privées de 60 % de leurs terres agricoles, tandis que d’autres, comme la ville de Kalkilya, ne sont pas seulement privées de leurs terres, mais la clôture les coupe et de la Cisjordanie et d’Israël. Cette portion du mur coûte au gouvernement israélien plus d’un million de dollars le kilomètre et il est fortifié par des parois de béton de 8 mètres, des tours de contrôle tous les 300 mètres, des tranchées profondes de 2 mètres, des fils barbelés et des routes de contournement.
La première partie de ce mur « du Nord » s’étend sur 95 kilomètres de Salem à Kafr Kassem et va aboutir de facto à une annexion de 1,6 % de la Cisjordanie incluant 11 colonies israéliennes et 10 000 Palestiniens. L’Etat hébreu projette d’incorporer cette zone à Israël de telle sorte que, lorsque les négociations sur le statut final reprendront, un retour en arrière coûterait tellement cher du point de vue politique que cette incorporation sera considérée comme irréversible. On est donc bien confronté à une stratégie pour déplacer la ligne verte.
Un premier mur avait été bâti autour de Gaza durant la première Intifada (1987-1993), lorsque l’Etat hébreu entoura cette bande de terre d’une barrière électrifiée hermétiquement close. Celle-ci lui permit de maintenir son autorité sur ses seize colonies ainsi que de contrôler les mouvements de Palestiniens. Actuellement, Israël maintient son contrôle sur 20 % de Gaza et confine ses 1,2 million d’habitants dans les trois cantons séparés de cet espace à peine deux fois plus grand que Washington DC.
Les Palestiniens de Cisjordanie vont connaître le même destin que ceux de Gaza. La première étape consiste à séparer Israël de la majeure partie du nord de la Cisjordanie. La clôture suit les frontières de 1967 tout en y annexant de nombreuses colonies ; elle entoure étroitement plusieurs territoires-clés palestiniens et en découpe d’autres. Des zones palestiniennes comme le village de Qaffin se voient privées de 60 % de leurs terres agricoles, tandis que d’autres, comme la ville de Kalkilya, ne sont pas seulement privées de leurs terres, mais la clôture les coupe et de la Cisjordanie et d’Israël. Cette portion du mur coûte au gouvernement israélien plus d’un million de dollars le kilomètre et il est fortifié par des parois de béton de 8 mètres, des tours de contrôle tous les 300 mètres, des tranchées profondes de 2 mètres, des fils barbelés et des routes de contournement.
La première partie de ce mur « du Nord » s’étend sur 95 kilomètres de Salem à Kafr Kassem et va aboutir de facto à une annexion de 1,6 % de la Cisjordanie incluant 11 colonies israéliennes et 10 000 Palestiniens. L’Etat hébreu projette d’incorporer cette zone à Israël de telle sorte que, lorsque les négociations sur le statut final reprendront, un retour en arrière coûterait tellement cher du point de vue politique que cette incorporation sera considérée comme irréversible. On est donc bien confronté à une stratégie pour déplacer la ligne verte.
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Commentaires
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concupiscent
07-04-2009 - 17:30
Les murs de la honte ...
Honte à l'humanité ...
de ne pas retenir les leçons du passé ...
Elle
Honte à l'humanité ...
de ne pas retenir les leçons du passé ...
Elle
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1 Commentaire(s) :
