...ET,
de l'intégrisme ou des fanatismes, quelques soient les formes qu'ils revêtent.
de l'intégrisme ou des fanatismes, quelques soient les formes qu'ils revêtent.
_ Je suis juif, et aujourd'hui j'ai honte.
_ Je suis juif et j'entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui
hurlent. C'est l'histoire qui me revient pour m'éclater à la face.
L'histoire que mes parents m'ont légué pour honnir la guerre honteuse.
Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme
à Guernica. Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre
l'étouffement et la famine du ghetto de Varsovie. Je sais l'indifférence
absolue qui précédait, comme à Gaza.
_ Je suis juif et je suis frère de racine et d'histoire de ces hommes
d'Israël. Ces fils de victimes adossant aujourd'hui l'armure des
bourreaux. Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant
souffert, qui ont été tant terrorisés n'engendrer de leur passé qu'un
abomineux dédain pour l'âme humaine !
_ C'est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d'Hitler que cette
sauvagerie distillée ? Est-ce sa victoire que ce reniement de
l'humanisme ? Ah ma mère ! Je me souviens lors qu'enfant tu me fis
l'apprentissage de ce gardien d'immeuble qui vous avait averti, il était
communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d'un Paris devenu
trop dangereux. Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d'Aragon où le
résistant arménien avait pour derniers mots « vive le peuple allemand »
devant les Nazis qui allaient l'achever. Ma mère, où se cache
aujourd'hui la dignité de nos frères d'Israël ou de notre famille
aveuglée de haine et de conquête ? Ma mère, il était dur de naître en
portant les souffrances de vos vies, mais les enfants d'aujourd'hui vont
devoir affronter bien pire : la honte !
_ Gaza martyr, Liban martyr, Jenine martyr et rien d'autre ne vibre
dans leur âme qu'un énervement et une volonté de soumettre ! Que leur
demeure t il de sens humain ? N'auraient ils plus qu'un Bush dans les os ?
_ Les palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.
_ Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l'État d'Israël.
_ L'horreur s'ajoute à l'horreur sans jamais permettre qu'émerge une
étincelle d'intelligence. L'intelligence, la bonne intelligence…. La
Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science : celle du
respect partagé. Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.
_Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant, en
excluant, en dominant. Ce déni qui légitime la rage et fait monter les
haines. Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances.
Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n'a plus la
valeur d'une vie.
_Le respect, c'est le Droit, partout dans le monde. Le respect, c'est
Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde. La Loi du
monde délimite des frontières depuis 40 ans. Au-delà de ces frontières
rien n'est à régenter, à occuper. Des frontières où commence la liberté
des autres. Des frontières, tout simplement, comme partout dans le
monde. Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout
premier pas des humains.
_ Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les
frontières soient une invitation amicale aux rencontres.
- Serge Grossvak 07/01/09-
Qu'estce que le "Hamas"?
Histoire d'Israel.
Judaïsme
Fatah
Shlomo Sand historien polémiste ?
Le judaïsme, religion prosélyte 00:34 13/01/09
Comment fut inventé le peuple juif.
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle.
Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives
en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient.
Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de
David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
Par Shlomo SandTout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï,
et qu’il en est le descendant direct et exclusif.
Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon,
partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël.
De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C.,
puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.
S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne,
en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées.
Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie.
Sans le génocide na.zi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.
Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir.
Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard.
Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ;
et criminelle l’opposition violente de la population locale.
D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé,
dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne,
un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif.
L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches.
Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho.
L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant.
Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif »,
séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie.
Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.
Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens »,
engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines
ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs
en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste.
On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger.
Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte
Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance.
Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.
La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz,
dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie
constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple.
Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible :
ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon
en récits d’un passé authentiquement national.
Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.
Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs.
Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère.
De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci...
était aux mains des Egyptiens.
On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.
Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon.
Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes :
Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée.
Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone.
De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.
L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs,
d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche.
Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée.
A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.
Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle.
La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat,
l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne.
Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).
A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ?
Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique.
De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte.
Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ».
Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen.
Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène,
qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.
Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs.
D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte.
La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante
du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.
La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif
aux marges du monde culturel chrétien.
Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar,
dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes.
De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées :
face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer.
Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière
entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.
La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne :
elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés,
que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe.
Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).
Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ;
ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David,
en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères
ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.
Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire :
ils convoquent également la biologie.
Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier.
La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire,
tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».
Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse !
Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des
non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens.
Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur.
En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens
de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident.
Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en
invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».
Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée.
La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées,
le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde :
elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.
Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation.
Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe.
La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser.
Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux,
et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé.
Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité.
A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
Shlomo Sand.
YHWH
Au 5 janvier 2009,
voici ce qu’on pouvait lire dans la presse :
Ci-dessous des chiffres qui synthétisent les agressions subies par Israël (source : Ministère des Affaires Etrangères, Jérusalem)
L'opération israélienne à Gaza: quelques chiffres clé
• Plus de 9400 missiles et roquettes tirés sur Israël à partir de la Bande de Gaza depuis 2003 (plus de 5 missiles par jour en moyenne).
• Plus de 3200 missiles et roquettes tirés sur Israël à partir de la Bande de Gaza pour la seule année 2008 –malgré les 6 mois de "trêve", c'est à dire une moyenne de près de 9 missiles par jour.
• Plus de 6500 missiles et roquettes tirés sur Israël à partir de la Bande de Gaza depuis l'été 2005 –date à laquelle Israël a totalement évacué la Bande de Gaza.
• Plus de 647 missiles et roquettes tirés sur Israël à partir de la Bande de Gaza depuis 19 décembre 2008 date à laquelle la "trêve" a pris fin jusqu'au début de l'opération "Plomb durci".
• Plus de 400 missiles et roquettes ont été tirés depuis le début de l'opération "Plomb durci".
• 750.000 civils israéliens vivent sous la menace des tirs du Hamas.
• Plus de 1000 blesses et 34 morts civils israéliens depuis 2003 victimes des tirs du Hamas à partir de la Bande de Gaza.
• 15 secondes seulement : c’est le temps dont disposent les civils israéliens pour trouver un abri pour tenter de se protéger lorsque la siréne annonçant un tir de roquette est déclenchée !
• 8 années de retenue et de modération au cours desquelles Israël a exploré et essayé toutes les options pour mettre un terme aux tirs aveugles du Hamas contre la population civile du Sud d'Israël.
Salafisme
ou
Wahhabisme.
Frères musulmans
Articles connexes : (réactualisés selon le temps).
Les "tunnels" de la bande de Gaza.(1)
Les "tunnels" de la bande de Gaza.(2)
Les "tunnels" de la bande de Gaza.(3)
A propos du blocus de Gaza.
A propos du blocus de Gaza. (2)
On en parle:
Il y a quelque jours, je pointais sous un billet de Lifou,
et s'en est suivi un échange tout à fait agréable,
(comme je m'y attendais) dont nous sommes convenus de vous faire part:
Bonsoir Dionysos,
voici la contribution que tu peux relayer sur ton billet du 29 décembre dernier.
C'est une version corrigée et légèrement augmentée de mon premier MP, empruntant aussi quelques passages au second.
Je n'irai pas poster moi-même ce commentaire (pour les raisons que je t'ai exposées dans mon MP précédent)
mais je suis d'accord que tu le publies sous la forme que tu as suggérée toi-même,
à savoir en tant que contenu d'un MP que tu publies avec l'accord de son auteur.
Par ailleurs, sans toi libre aussi de, finalement, ne pas publier cette contribution si, toi-même,
tu crains d'initier par là une foire d'empoignes sur ton propre bloc.
Au plaisir de te lire.
LiFou
___________________________________________________________________
Contribution publiable :
En réponse à ce sinistre volet statistique introduit par ces mots : Au 5 janvier 2009, voici ce qu’on pouvait lire dans la presse.
Cette présentation est horriblement unilatérale. Pour être "équilibré," il faudrait y adosser la statistique de tous les morts et blessés
palestiniens depuis la signature des accords d'Oslo (1993), le tonnage des obus tirés par les chars israéliens, le nombre de balles
de snipers qui dégomment les gamins comme à la fête foraine, les malades décédés dans leur ambulance bloquée au check-point,
les morts et malades de la malnutrition due au blocus des zones palestiniennes, les personnes dégommées non pas par l'armée
mais par des colons israéliens (des civils, tiens), les troubles psychologiques majeurs des enfants (et des adultes) qui vivent dans
la rumeurs quotidienne des chars et les tirs des patrouilles,...
Cela aussi, on peut le lire dans la presse, et je ne fais là qu'esquisser une parcelle du tableau.
Les statistiques que tu as relayées ici seront plus contrastées et n'auront pas la même portée.
S'il fallait oser une approche statistique, il faudrait adosser les statistiques des victimes palestiniennes et, là, l'horreur bien réelle
des victimes des Kassam apparaîtrait comme de la petite bière par rapport à celle de la violence de masse et froidement organisée pratiquée par l'état israélien.
Les déséquilibres numériques de la guerre de Gaza, qui n'est malheureusement peut-être pas terminée, est à l'image de ce qui se passe depuis la 1ère Intifada :
déséquilibre du nombre de morts, de blessés, de victimes civiles versus victimes militaires, du nombre de sites civils touchés, voire détruit,
déséquilibre des conséquences à long terme sur la vie quotidienne, la vie économique, la santé physique et la santé mentale des populations,
... Personnellement, je ne suis pas partisans des statistiques macabres, encore moins de la concurrence entre elles
(l'horreur de la mort d'un enfant, victime d'un Kassam ou d'un sniper israélien devrait suffire pour nous sensibiliser).
Ne te méprends pas, je ne suis pas un unilatéraliste pro-palestinien.
Je soutiens ceux qui, des deux côtés, cherchent à établir une paix juste.
Je fais partie d'une organisation juive belge qui milite pour cette paix, et avec laquelle je suis parti en mission civile en juin 2002,
quelques mois après l'opération "Rempart", qui avait dévasté certaines localités palestiniennes, dont Jenine
(c'est d'ailleurs de ce contexte qu'est né mon avatar — ce n'est pas inutile d'aller jeter un coup d'œil à l'explication que j'en donne sur mon blog : ici et ici).
J'ai pu y mesurer l'horreur des situations vécues depuis 1948, le caractère planifié de la domination et de l'extension
mise en œuvre par les gouvernements israéliens successifs (de gauche comme de droite, ceux de droite ne s'étant pas montrés les pires — je le dis, moi qui me situe à gauche).
J'ai heureusement pu mesurer aussi la vitalité des mouvements civiques juifs israéliens militant pour une paix juste, tels que Gush Shalom,
Physicians for Human Rights, Taayush, Shalom Arshav et d'autres, et en regard, une majorité de palestiniens croyant encore à la paix
et prêts à la conclure, reconnaissant le droit à l'existence du peuple juif, à l'existence d'Israël, dans le respect de leurs propres droits,
dans ou hors des frontières d'Israël (d'avant 1967), tout cela en dépit de ce que chacun d'eux a souffert personnellement.
Et je ne parle pas là de discussions de salon mais de témoignages directs de personnes qui ont vécu l'expulsion de leur village en 1948
(et qui, habitant aujourd'hui non loin de là, se voient interdire de venir se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres),
de personnes qui ont perdus des leurs dans la répression de manifestations, de personnes qui ont perdu leur enfant, qui ont perdu l'usage de leurs
membres, qui ont vu des ambulances exploser sous les obus,…. C'est d'ailleurs poignant d'entendre ceux-là dire qu'il n'y a qu'une issue :
la paix des braves et le droit à l'existence des deux peuples, certains osant même croire au "vivre ensemble",
… pour l'avoir vécu avant 1948 (il y avait des zones mixtes et encore aujourd'hui, certaines villes d'Israël mêlent les deux populations).
Je pourrais remplir des pages entières de mon témoignage de mission (peut-être un jour, sur mon blog, je reproduirai mon carnet de bord).
Cela ne veut pas dire que du côté palestinien, il n'y a que des partisans de la paix. Je le sais bien mais dans la population palestinienne,
dans une majorité de ses représentants au Conseil National Palestinien, au sein du Fatah, les partisans de la paix sont nombreux et le sont
depuis longtemps, en dépit de la désinformation faite lors du sommet de Camp David en 2001, où Yasser Arafat aurait refusé le "généreuse"
offre de Ehud Barak (on a heureusement aujourd'hui beaucoup plus facilement accès aux informations qui montrent comment cette offre
était inacceptable et Arafat des plus sensés en la refusant en l'état).
Enfin, veuille me pardonner pour le caractère brutal de mon affirmation mais quand tu écrits ou cite "8 années de retenue et de modération
au cours desquelles Israël a exploré et essayé toutes les options pour mettre un terme aux tirs aveugles du Hamas contre la population civile du Sud d'Israël.",
tu diffuses une contrevérité monumentale.
Le gouvernement a été tout sauf dans la retenue au cours de ces années.
"Retenue et modération" ?... en faisant de Gaza une prison à ciel ouvert, en mettant à genoux sa population par le blocus,
en déployant le "mur de séparation", en harassant la population par les checks points, en s'appropriant les terres, détruisant le oliveraies,
en faisant du bulldozer une arme de guerre,… ?
Du reste, c'est le gouvernement israélien qui a porté le Hamas au pouvoir en décridibilisant totalement Yasser Arafat et le Fatah,
en faisant échouer en permanence le "processus de paix" et en tournant ainsi en ridicule, face à son peuple, la politique de la main tendue de l'Autorité Palestinienne.
Le Hamas n'aurait jamais connu sa croissance politique si Arafat avait pu engranger des victoires politiques par une progression réelle vers des
accords de paix justes et définitifs et vers la création d'un état palestinien viable.
De même, le gouvernement Israélien maintient le Hamas au pouvoir en tournant en ridicule Mahmoud Abas,
perpétuel preneur de négociations de paix (mais peut-on encore les appeler ainsi ?) dont il revient inexorablement bredouille.
De même, le gouvernement israélien a, ô combien, renforcé le Hamas par sa "guerre de Gaza".
Le but de ce gouvernement n'est manifestement pas la paix mais une poursuite du conflit qui lui permet d'engranger le plus d'acquis d'ici à ce qu'advienne
un accord de paix (ceci est d'ailleurs dans une logique inscrite dès la création d'Israël en 1948, visible aussi dans le déroulement de la guerre-éclair de 1967,
ou dans l'application des accords d'Oslo : ne jamais fixer de frontière qui limiteraient l'état d'Israël et repousser aussi longtemps que possible
un cessez-le-feu de façon à pousser aussi loin que possible son avantage, à savoir l'extension du territoire occupé militairement ou via les "colonies",
de manière à créer des situations difficilement réversibles).
Tu as raison, je crois, quand tu présentes le Hamas, en tout cas une partie de ses représentant, comme sacrifiant son propre peuple...
(pourquoi continuent-ils à lancer ces missiles qui leurs apportent rien sur le plan militaire et qui expose le peuple aux ripostes les plus féroces que l'on puisse imaginer)
mais, malheureusement, c'est exactement ce que fait, aussi, le gouvernement israélien : sacrifier son propre peuple.
Plus un seul missile ne tomberait sur Sderot si un accord de paix juste était signé et respecté par Israël
(les accords d'Oslo n'ont jamais été pleinement appliqués et ce qu'Israël a réellement concrétisé de ses engagements,
il l'a fait généralement avec beaucoup de retard et sans pleinement tenir ses engagements).
Beaucoup de gens semblent l'ignorer, mais des personnes haut placées du Hamas ont signifié, il y a plus d'un an déjà, que le Hamas était prêt à reconnaître Israël.
C'était presqu'incroyable. Israël a dédaigné cette main tendue.
Marek Halter vient de rapporter un témoignage récent concordant, remontant à quelques semaines, suite à une rencontre avec Khaled Mechaal
et qui montre que cette potentialité de paix n'est pas éteinte (mais il ne semble pas du tout que le gouvernement veuille s'en saisir).
En te remerciant pour ton ouverture au dialogue et en te faisant part de l'estime que je te porte.
Cordialement.
LiFou
P.S. : Je ne ressens pas ton billet comme unilatéral, car il commence par ce "je suis juif et j'ai honte".
Je n'ai pas encore lu le long article qui suit et qui précède les "statistiques", mais je n'y manquerai pas.
Cependant, tu n'en as peut-être pas mesuré la portée mais, selon moi, inconsciemment, pour plus d'un qui lira l'ensemble du billet,
le témoignage d'un unique juif qui a honte pèse bien moins lourd que la somme des statistiques qui termine ton billet.
Question de "quantitatif versus qualitatif", de "subjectivité d'un témoignage versus «objectivité» des statistiques".
En ce sens, selon moi, à ton corps défendant, ton billet désinforme (ce qui n'est certainement pas ton intention, j'en suis persuadé).
Dont acte.
D.
260
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