Voissa.com, source d'épanouissement sexuel depuis 1999

Participez au concours des Super Héros de Voissa - Infos & participations

Aller au contenu


Photo

LE RÊVEUR...

Posté par VeinHaineuse, 04-07-2018 · 3 488 visite(s) · 23 commentaire(s)

- « Rêver suffisamment grand pour ne pas perdre de vue qu’un rêve peut devenir une réalité » …


Nous étions là, assis à même ce parquet digne de CAILLEBOTTE, au coin de l’âtre, dont les flammes habillaient la pièce de leurs lueurs chaudes, de leurs formes fantasmagoriques.

Ses mots résonnaient de sa voix grave, accompagnés du flow de Chet BAKER, avec son entêtant « You go to my head » en écho.

Il venait à peine de prendre possession de son nouvel appartement, encore épuré, pour ne pas dire vide. Un sac de voyage posé là devant la porte de sa chambre. Un carton débordant de livres, où la NRF concurrence sauvagement la Pléiade, trônant au milieu du salon. Un élégant lampadaire époque Art Déco, fut de bronze et vasque en albâtre, accolé de son ombre à l’un des murs de ce vaste salon. Et puis un antique Chesterfield, aux accoudoirs élimés, abandonné contre le mur d’en face. Il n’a jamais eu l’instinct de propriété ni de possession, mais son besoin d’espace est impérieux, dévorant.

Rêver…Il en connaissait un rayon en la matière. Lui, qui avait conjugué ce verbe à tous les modes, à tous les temps. Il était parvenu ainsi, à force de perpétuelle détermination, d’inconscience parfois, à en faire sa réalité. Une réalité en perspectives, aux sentiers lumineux, parcourue de chemins de traverse, tissée en sombres méandres aussi. Mais ni ses rêves ni ses réalités n’avaient été nourris ou bâties seulement pour lui. Il avait une vision collectiviste pour les uns comme pour les autres.

Je le regardais. Je redécouvrais le vert profond et rieur de ses iris, l’espièglerie de son sourire, l’élégance de ses mains, lorsque la droite fuse mécaniquement dans cette mèche poivre et sel, soyeuse, qui mord amoureusement son front, son inséparable chemise blanche en popeline, son pantalon en toile kaki. Le baroudeur formule chic.

Et pourtant, ce portait de lui, aussi fidèle soit-il, n’est qu’une part infime de tout ce qu’il est. De ce leurre savamment entretenu, il trompe son monde, par modestie, pudeur, réserve. Seuls les membres de son cercle savent, et il se trouve que j’en fais partie. Oui, son baroud à lui, le véritable, est tout autre, insoupçonnable, insoupçonné, au premier abord.

Je l’écoutais religieusement et distraitement à la fois. Il me vantait, une fois encore, le rêve et le champ de ses possibles qu’il laboure inlassablement. Mais, en définitive, je ne pensais qu’aux enfers par lui franchis. A cet incessant aller-retour qu’il s’imposait le long des rives du Styx, avant de parvenir à moi, dans l’écrin de ce luxueux salon, dont il ne jouirait évidemment qu’un temps, impénitent adepte de l’éphémère qu’il est.

Il me suffisait de poser les yeux sur le mur face à moi, habillé de son dernier trophée, pour tressaillir imperceptiblement. Car, j’avais face à moi son précieux butin. Car j’admirais un voleur, « un voleur d’âme ». C’est ainsi que les membres de certaines tribus du cœur de l’Afrique surnomment le photographe, pour refuser de se soumettre à son objectif, redoutant d’être dépossédés de leur bien le plus précieux.

Mon ami de toujours parcourait le monde, en quête d’âmes. Non pour les voler, évidemment. Seulement pour tenter de les capter, au fond d’un regard, au bord d’un sourire, sur l’échine d’un corps qui ploie, en des lieux que la main de l’homme n’a jamais profanés. Les capter pour les graver sur la pellicule d’abord puis dorénavant sur son écran.

- « Sacha…Sacha… »…


Ce n’est que sur son interpellation que je m’extirpais de mes pensées, pour me tourner vers lui, laisser ses mots devenir à nouveau intelligibles et lui répondre :

« -Pardonne-moi. Je la regardais et, une fois de plus, malgré l’indicible douleur qu’elle contient, j’ai du mal à m’en détourner. Finalement le mal fascine tellement plus que le bien.


- Crois moi, il n’y a là aucun mal. Seulement une émotion rare, pour qui sait la recevoir, la comprendre », me répond-t-il d’un ton teinté de reproche.


Je n’objectais rien. Il était bien le seul qui, d’une phrase, parvenait à forcer mon silence. Quelle légitimité pouvais-je avoir pour le contredire ? Aucune.

Son rêve à lui c’est son engagement, son combat, sans arme mais avec art, ses tripes. Sa profession de foi, de son objectif toujours saisir ; l’imperceptible lueur d’humanité, là où ne rôde que la mort ; l’évanescente beauté, lorsque la laideur diffuse ses sombres vapeurs ; arrêter, enfermer le temps dans le bocal de ses pensées, alors qu’il s’égrène inexorablement.

Il raconte, sans trahison aucune, les histoires dont il sait que, sans lui, elles ne seraient jamais révélées, oubliées avant même d’avoir été sues. Et s’il a été témoin de bien des joliesses, de bien des beautés, en lui rampent toujours les cauchemars menaçants, torturent les souvenirs atroces, taraudent les questions sans réponse. Plus que ne peut en supporter le commun des mortels.

Surtout, il est l’artisan de son œuvre, une œuvre réalisée de poussière mortifère. Figeant entre le clair et l’obscur des larmes aujourd’hui asséchées. Récitant en noir et blanc le conte d’une peau qui ne connaîtra jamais plus la caresse.

Alors que, silencieuse et perdue, je me noie dans son regard accueillant, sa voix s’élève à nouveau, assurée mais non sentencieuse, dans un murmure profond, apaisant :

- «La vie est belleParfois, la mort aussi tu sais…».


Poursuivant de cette gravité empreinte de l’incomparable bonté qui est la sienne, il me raconte l’histoire :

«Elle s’est éteinte là où elle souhaitait finir son existence, dans les bras de son aimé, tendrement bercée contre son cœur, au son des prières par eux deux partagées, jusqu’à son dernier souffle, faisant presque oublier le grondement déchirant des bombes.


Je crois pouvoir t’affirmer, qu’en cet instant, qu’ils m’ont offert de partager avec eux, dont j’ai plus que tout souhaité immortaliser l’essence, j’ai ressenti pour la première fois toute la force du verbe aimer ».


Le silence qui s’était emparé alors de moi ne me quittait plus. Je le regardais toujours, interdite, ébahie.

« Aimer »…


Je peux à mon tour affirmer que, pour la première fois, j’entendais ces cinq lettres assemblées franchir ses lèvres. Après toutes ces années, j’étais parvenue à la conclusion qu’il avait définitivement banni de son vocabulaire, comme de la grille de ses émotions, ce mot et ses déclinaisons. Il excellait d’ailleurs dans la maîtrise de tous ses synonymes que la langue française peut receler.

Soudainement, son index frôle ma joue, force mes yeux à quitter ce point au-delà de son épaule, à le regarder, pour me déclarer : « Cette photo, contrairement à toutes les autres, je ne l’exposerai pas. Elle est pour toi, seulement pour toi».

Nous ne parlons pas seulement la même langue, surtout le même langage, sans philtre aucun. A ce moment précis, lorsque ses mots parviennent à mon oreille, je perçois qu’un bouleversement s’opère. Ce que je sais de lui, de notre relation, de notre histoire, déjà longue, allait désormais se nourrir d’une dimension toute autre.

Je comprends que nos corps allaient s’écrire tout ce qu’ils avaient à se dire, à s’offrir, depuis si longtemps, braver ces non-dits, ces mots jusqu’alors scrupuleusement tus, par l’un, par l’autre, sous le sceau de l’amitié déclarée, comme un serment indéfectible, une frontière infranchissable.

Il se relève, après que sa main eut quitté ma joue pour s’emparer de la mienne, pour m’attirer à lui. Je suis là, toute petite contre lui. Instantanément, il me chavire le regard de ses yeux souriant aux miens, embrume mon esprit de son désir palpable, incendie mon corps dominé du sien.

Au cœur de cette nuit, au gré de prémisses incomparables, il m’a ouvert la porte de son sanctuaire. Il m’a enivrée de son invincible parfum, pris la main, guidée, initiée à son art sensuel et subtil, ajouré du raffiné, baigné du sulfureux. De ses yeux, de ses mains, de sa bouche. Soufflant l’incandescence à mon intimité, distillant sa sève diable sous mon derme, criblant mon cerveau de sa poudre.

De cette étreinte, lui et moi en goûtons le miel, le fiel.

Mes souffles lui disent cette tendresse en mon for depuis toujours. Mes gémissements lui dévoilent ce moi, doux et féroce, animal et tendre, subtil et brut.

Ses doigts virils, à la lisière de chacun de mes vêtements, dénudent mon corps, en frémissements et bruissements, rompent le silence profond qui nous entoure, leur donnent une résonance à nulle autre pareille. Mon corps enfin nu, totalement nu, se livre au sien, le rencontre, pour ne plus vouloir le quitter, rivé à sa chaleur irradiante, à son indescriptible pouvoir, aux vibrations qu’il propage en moi en roulis impétueux.

Ses mains impressionnistes tendent les miennes au dessus de ma tête, loin au dessus. Sa fièvre, là dans son regard charnel, charrie sa quête effrénée du désir. Un leitmotiv sans fin de nos peaux, ruisselantes, aimantées, plonge nos plaisirs en abyme, telle ma paume plongeant sur sa peau intime, fière, douce.

La brûlure de son sexe, vive des battements de son sang, rougeoyante dans le verrou de mes cuisses. Ses meurtrissures, moites, palpitantes, coulissent, serpentent en mon creux, y impriment leur sillon déchaîné. Et je lâche prise, aux confins de mes lèvres scellées à sa bouche, toutes mes lèvres.

Ses mots tendres en réalités, crus en trouble, président à notre suite, font de moi cette chair indolente, incandescente, qu’il attise et pénètre sans trêve.

Et ce fut tout dans l’adoration des corps, l’accord du touché. Parfait dans l’exaltation des sens. Aimant dans les soupirs. Langoureux dans les caresses. Doux dans les baisers. Ardent dans l’aveu. Pressant dans le silence. Violent dans la possession. Dévastateur dans l’assouvissement. Tremblant de ce plaisir qui n’a pas de nom, seulement une odeur, forte, surtout une couleur, rouge sang.

Jamais je n’avais joui d’une telle intensité, sismique. Mon corps submergé, envahi, transcendé. Il m’offrait cette jouissance de son corps en fureur, me faisant stationner sur ses rives ombrageuses et ravageantes, pour mieux me faire sombrer aux pieds de sa passion vertigineuse. Je n’étais plus alors que jouissance à mon tour, de chaque fibre de ma peau, de chaque organe de mon corps, avec ce flux qui bute, bat, cogne, frappe aussi fort contre mes tempes, sous mon sein, qu’entre mes cuisses.

Ma jouissance n’a vécu que de la sienne, de sa course dansante et affolée, en allées et venues au coeur de mon écume, au rythme de cette mélodie originelle, brute, née d’une indécente partition.

De sa jouissance à lui, je garde l’empreinte sonore de sa voix étranglée par le tumulte du plaisir, la résonance de ce big-bang qui fait mourir dans un cri et renaître d’un souffle.

Oui, nous avons joui, encore et encore. Puissants, ensemble, sur les arêtes périlleuses de l’avidité pour nous y perdre à l’unisson. Notre sexualité nous engageant tant physiquement qu’idéologiquement. Nous avons joui de la liberté de se donner, joui en excès d’odeurs, de fluides de chair, seulement pour le plaisir du plaisir, victorieux sur tous nos désirs, sans limite ni tourment.

Si tout au long de ces années, nous étions parvenus à préserver la sphère de nos mystères respectifs, il m’a suffi d’une seule nuit pour lui abandonner tous les miens, sans retenue, parce qu’il devait en être le gardien, parce que dans la jungle de ses pensées, baignée de clarté, ombrée de noirceurs, j’avais l’intime conviction qu’ils y seraient plus vivants que jamais.

Il a ainsi surgi dans ma nuit, tout d’airain, comme une lune aveuglante et fauve. Oui, une nuit de ma vie, une éternité du présent, une intensité de l’instant, injuriant le futur de toute son insolence, le défiant avec panache, pour mieux le terrasser de toute son idéalité.

Mais à la pointe de l’aurore, délivrés de nos enfers, ma respiration encore haletante bat mon pouls, ma joue dérive au gré de ses ouragans que j’aime tant, goûtant toujours à la saveur de son for, passionné et fiévreux, sa paume apposée sur mon cœur, sur mon sein, me vint alors ce : « Tu es celle que je veux aimer ».

Depuis que sa bouche avait épousé la mienne, pour ne quasiment plus la quitter, ce furent ses premiers mots autres que ceux du désir, apposés de sa voix teintée d’un rauque tendre et suave.

Je n’y répondais qu’intérieurement de ces vers en interrogation de Rimbaud, qui revinrent naturellement à la mémoire de mes lèvres : « Est-elle aimée ?... Aux premières heures bleues, se détruira-t-elle comme les fleurs feues... ?».

Conscients d’être à la croisée des chemins, celle qui impose le choix, convoque le cœur autant que l’esprit, ne souffre aucune tiédeur, emporte souvent au-delà de soi-même, nous apparaissait alors un autre rêve. Pour mieux respirer et faire déborder nos vies. Ce rêve jusqu’alors sacré, nous nous autorisions à en faire une réalité profane. Certes complexe, imprévisible, indomptable, mais peut-être atteignable. Et un « peut-être » nous suffisait.

Bien que nous tentions de l’étirer, de le retenir, notre temps s’écoulait, inlassablement. Je ne vous dirai ni les jours ni les nuits qui le firent. Nous n’étions qu’aux premières lettres de notre alphabet pour se le dire, se le rappeler, se l’écrire, le crier, encore et encore, jusqu’aux vestiges des heures.

Il allait repartir. Sans qu’il eut besoin de le dire, porté par son énigme, sa liberté folle, vécue, aventureuse. Sans pour autant faire la part trop belle au hasard, lui qui ne croit qu’au destin et à cette fatalité, qui en est l’essence, l’encre.

J’aurais dû éprouver des craintes, être hantée d’interrogations, tremblante du manque qui allait inévitablement m’enserrer, mais de la fatalité j’ai toujours été baignée, tant en pensées qu’en philosophie.

Si les sentiments s’étreignent à la ferveur de l’instant, se boivent au regard si beau de l’autre, ils sont exclusifs de l’emprise comme du stratagème. Toute espérance devient vaine lorsque le cœur doute, se retient et s’endort. Je n’avais donc qu’à laisser mon cœur continuer à battre ainsi, de ce battement tambour, consciente de cet avenir dont je ne savais évidemment rien, mais qui se nourrirait de notre présent déjà passé, au grain de l’éternité. Me laisser hanter par sa griffure, son empreinte, voilées à l’œil mais gravées en moi, de son encre vénéneuse, qui se rappellerait toujours à moi, narguerait mes anticorps. Je le savais.

Exceptionnellement, j’ai pu l’accompagner jusqu’au check-point, parcourir un peu de sa route, caillouteuse et ingrate, au cœur de cette Asie Centrale, d’hier et d’aujourd’hui, intemporelle. Sous un ciel nu, rapace. Une terre éloignée de toutes les mers, aride et béante, tantôt noire, tantôt rouge. Là où il goûte à cette plénitude, dangereuse, addictive, gorgée de moments aussi exaltants que violents. Lui, le Premier Homme, l’éternel Etranger, d’ici comme d’ailleurs, mais pourtant dans son plus essentiel élément. Intime et confidentiel. Sensible et singulier.

Nous atteignons cette séparation prévisible mais mouvante, cette ligne qui n’était visible que de lui et moi, déjà lourde de l’attente mais aérienne de nos certitudes, combative de toute notre lucidité.

En descendant de la moto, abandonnant sa taille de mes mains, son dos de ma poitrine, son épaule de ma joue, le vent sec soulève mes cheveux, m’enveloppe, me rassure. Je suis enfin telle qu’en moi-même.

Je ferme les yeux un instant, le temps d’entendre le bruit de son éloignement. Je patiente encore avant d’oser les ouvrir enfin. Il n’est plus là. Il avait déjà franchi très vite la ligne d’horizon, vers la direction du soleil, au-delà de cette limite qui me demeure inaccessible. Mes paupières s’abaissent alors à nouveau et, dans leur noir, m’assaillent les nuances de nos nuits grèges, m’entête le parfum de sa peau sommeillante après l’amour, me frôle la morsure de ses lèvres tièdes, me berce la vague de nos corps prisonniers de leur ancre.

En partant de moi, il me plongeât, instantanément et pour le reste de ma vie, dans notre rêve, entre l’eau des rivages, le sable des dunes et la poussière de l’espace.

Où qu’il puisse être, tout le temps où il y serait, j’allais le lui écrire, transcrire une légende sous cette photo de lui et moi, jamais prise, onirique, mais qui règne à perpétuité sur notre mémoire.

Il le savait. Il l’a toujours su.



Je reste sans voix. Qui êtes-vous donc, pour décrire cette relation avec tant d'intensité et de justesse?
Les mots sont à eux seuls une aventure passionnante , joliment écrit ;)

Ma VeinPrecieuse, mon ÉcritVeine,
Je suis définitivement amoureux de tes mots, de ton style sans cesse renouvelé, tu me transportes .
Avec ce texte magnifiquement conté, tu te dévoiles un peu plus, mais rassures toi, tu gardes tes mystères...
Une réalité devenue rêve ...
Une passion dévorante qui entre des mots et des corps croise la vie de deux personnes dans l’amour irraisonné ..

Une belle langue, des mots et un style ...
On reste à lire suivant ces émotions qui ne laissent pas indifférent..

Suivre la vie des deux amants bientôt..
Ta façon de jouer avec les phrases et mots font parvenir aux lectrices et lecteurs une vrai intensité.. J'en suis très sensible.. Vraiment bravo pour ce texte... Il est aussi vivant que toi   je t'embrasse fort.. Prends soins de toi.
Aaaaaaah....
   Et encore je ne te dis pas tout...
Plus tard peut-être...
Cet étranger, tout premier homme qu'il est, à moto, ne risque-t-il pas la chute ?
Sourire camusien...
un écho quelque part pour ces mots qui jouent toujours aussi bien sur le fil de la pudeur.
bravo bien sûr.
et merci, tu le sais.
  • Éditer
Un don peut-être, du talent c'est sûr, un travail acharné indéniablement. Je reçois tes mots telle une mélodie qui me transporte. J'en suis ému, troublé, bouleversé, frissonant presque. Tu sais faire chanter les mots comme personne. Je dois me résoudre à quitter cette page et les prochains mots que je risque de lire seront "ou avez vous ejaculé pour la dernière fois". Le constraste et la chute seront douloureux.

Je tembrasse

Alain
Je me suis plongé dans la lecture de ce magnifique texte au son des notes feutrées de Chet Baker et je t’avoue qu’encore une fois tes mots m’ont encore transportés....
tu es décidément très douée Vein...
"ce battement tambour,"
"narguerait mes anticorps"

De biens jolies trouvailles...ma Veine
De doux mots qui trouvent écho en moi, en mon esprit, qui remuent mes émotions et flirtent avec un émoi difficilement dissimulable.

Un talent incandescent brûle en vous ma chère, nourrissez-le, chérissez-le, partagez-le...
Quel talent pour manier les mots! Magnifique, magique ! J'adore ! Tu es belle .... et tu m'emmène avec toi dans ce rêve....
Toute la beauté du geste , d'une écriture sensuel et charnel au bout de tes doigts ne fond que de magnifique chose...
C'est très beau.
Vraiment.
C'est joliment raconté ... Bravo et Merci .
Un si bel amour, passionné mais étrangement raisonnable...comment pouvoir, accepter cette séparation, à peine ces deux corps, ces deux âmes s'avouant leur amour ?  
Quelle plume, quel regard, quelle générosité ...Merci
quel talent. En plus on sent du vécu
Écrire de cette façon c’est simplement de l’art , digne d’un écrivain ou d’une écrivaine , mais pas de l’amateurisme, bravo bravo , ce n’est pas ce que l’on attend sur ce site , et je me demande si vous aviez envie de vous défouler et d’être plus hard , si vous auriez autant de qualificatifs , de comparaisons , de synonymes , de citations etccccc pour nous en mettre plein la vue ,l’ouie ,l’odorat ,le goût ,le toucher et le sexe . (C’est un nouveau sens , mais pas pour moi)    Merci pr cette belle lecture . Vous publiez quand ?
Je n'ai pas les mots, mais cette plume est des plus belles et troublantes.
Te lire ce n'est pas seulement faire preuve de style, ce n'est pas juste raconter une histoire, c'est la vivre avec cette sensation de l'avoir vécu soi même.... merci
Dîtes-moi, qu'y a-t-il de plus fort que le désir que vous provoquez?

Étiquettes

    Catégories