Voissa: Flamenca Acte 3 - On The Sunny Side Of The Street - Voissa

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Flamenca Acte 3 - On The Sunny Side Of The Street

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A son invitation, je l'avais raccompagnée à son petit appartement.

Aucun incident n'avait pimenté notre retour. Sans y prêter garde, la conversation s'était néanmoins faite plus légère … Elle m'avait abandonné quelques confidences … Son copain l'avait quitté... Dans sa candeur encore juvénile, elle y avait cru, au grand Amour; au « je ne te quitterai jamais » … « La page est tournée … De toute façon ... »
Un silence qui semblait en dire long sur la profondeur de la déception.
« La seule chose qui l'intéressait, c'était de me sauter. »
La crudité du propos me surpris chez cette fille si réservée, au langage habituellement si posée . « En plus, il n' y en avait que pour lui »
Elle continuait à se confier, en toute innocence, à me livrer des pans de sa vie intime .
« Et en vitesse, en plus » avoua-t-elle dans un grand éclat de rire, se rendant peut-être brusquement compte de la signification de ses paroles.
« Effectivement, ça ne devait pas être l'idéal....» Et, spontanément, moi de lui de vanter les mérites des préliminaires – sans oser en préciser le sens exact à mes yeux.
« Oui, mais toi t'es un mec bien ! »
Je dois dire que ces échanges ne m'avaient point laisser indifférent, d'autant plus que de temps en temps une main se posait sur mon bras... Et le spectacle du matin me revenait incessamment l'esprit.


Je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer en train de se caresser, ce soir même, à peine rentrée. Retirant rapidement sa tunique, effleurant involontairement sa poitrine, dégrafant un peu plus lentement son soutien-gorge, se passant une main sur les seins, jouant machinalement avec les tétons, y repassant et s'y attardant, basculant brutalement dans une détermination qu'elle n'avait même pas envisagée en sortant de mon véhicule, ôtant cette fois avec une frénésie contenue son pantalon noir, soulignant le léger galbe de son pubis d'un doigt glissant sur son slip, de haut en bas, de bas en haut, enfin engloutissant toute sa main en dessous du tissu, tortillant sa fine toison savamment entretenue, avant de faire disparaître d'un jeu de jambe impatient le vêtement devenu le dernier obstacle à sa quête du plaisir.
Et je l'imaginais se masturber avec une grâce toute naturelle et se fondre doucement dans la jouissance chaude et humide, par le seul jeu de ses mains et de ses doigts...

La violence de ce qui allait se passer dépassa tout ce que mon esprit soudainement tourneboulé pouvait entrevoir … Flamenca elle-même semblait dépassée par ce qu'elle allait initier … Elle se jeta sauvagement sur mes lèvres interloquées … Puis se reculant en douceur, elle plongea les yeux dans les miens, cherchant à y déceler ce qui allait se passer : il est un moment où tout bascule, où le minimum de retenue s'effondre sous la pression de pulsions trop longtemps réfrénées … ces quelques secondes délicieusement effroyables au cours desquelles on se demande ce qu'il faut lire dans ce regard d'une intensité insupportable. Ce que je crus lire dans celui de Flamenca, c'était un embrasement de tous ses sens que je ne savais que trop comment soulager … Et là, on se retrouve avec la trouille du puceau face à celle qui allait le déniaiser... Et chaque rencontre nouvelle est un dépucelage … Et il ne s'agit pas de se planter … Et même si l'on a dépassé le demi-siècle, on n'a guère le coeur de fanfaronner, même avec une pute, sauf si l'alcool a bloqué toute vos facultés de penser … Et j'éprouvais un profond et tendre respect pour Flamenca, qui avait l'âge de mon fils aîné … J'entrepris d'une main hésitante de l'aider à se débarrasser de sa tunique ... Nouveau temps mort ...avant d'aller plus loin, avant de saisir sa poitrine, de la libérer de son écrin, de la baiser délicatement, puis plus fougueusement dès que les premiers frissons lui firent tressaillir la peau … Impatiente, elle descendait maintenant mes mains vers son pantalon. … Je l'entrouvrit fort maladroitement et plongeai mes doigts dans sa toison qui suintait le plaisir … J'explorai son intimité à l'aveugle, touchant avec mille précautions cette fente qui se livrait peu à peu.... Chaque effleurement provoquait des secousses saccadées et ébranlait un corps qui sombrait peu à peu dans l'abandon... L'index s'aventurait maintenant entre les chairs … Le souffle se fit plus rapide … Je bandais, douloureusement dans cette cuirasse de tissu encore intacte... Délicatement, je la débarrassait de son dernier et dérisoire rempart de coton imprimé et la couchai sur le petit canapé de son mini-salon … Son désir quasi animal d'effacer tant d'occasions espérées et à chaque fois déçues prenait inconsciemment le pas sur le partage de la jouissance ...C'était, enfin, son moment, sa masturbation, sauf que là ses propres instruments du plaisir étaient remplacées par ceux d'un autre, de l'Autre, de celui qui était devenu bien involontairement son confident, et quelque part son protecteur du moment …. Il fallait donner, sans nécessairement recevoir ...Pour l'instant … Situation inconfortable où celui qui donne s'approprie d'une certaine façon le sexe, et la sexualité, de celle qui reçoit ….L'emboitement des corps ne soulève pas ce genre d'interrogation ...Là, Flamenca voulait jouir, jouir, jouir,jouir, jouir, à corps perdu, à corps débridé, sans la moindre retenue ni pudeur, et c'est par moi qu'elle voulait jouir, par mes mains, par mes doigts, par ma bouche, par ma langue, peut-être par ma tige de chair qui n'en pouvait plus …

Il me coucha sur le canapé … Ce canapé à l'histoire déjà bien tourmentée … Eric...Julia … Eric et Julia ...Avec moi... Sans moi … Aurélien le furtif … Je crois avoir par une sorte de réflexe enserré sa tête entre mes jambes tremblantes … Sa langue... Son doigt … Ses doigts … Sa langue et ses doigts … Essayer de garder pied …Pour lui ... Ne pas perdre la face ...Essayer de se contenir alors que les sens s'affolent … Que va-t-il penser de moi ??? Je suis une salope, une pute, sa salope, sa pute … Tenir encore malgré ces gémissements désormais incontrôlables … Malgré ces fulgurances qui vrillent un corps que je sens m'échapper …
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, teniiiiiiiiir


Je brûle !... Des feux inconnus
En moi courent de veine en veine...
Je n’entends rien... je ne vois plus...
Je suis tremblante et sans haleine...


(deuxième Ode de Sapho)

Ma bouche hésitante se posa sur ses lèvres gonflées. Mes mains passées sous ses fesses tentaient désespérément de tenir ce corps, qui se braqua brusquement lorsque j'introduisis ma langue dans sa fente ruisselante. Dès lors, toute retenue n'avait plus sens …. J'entrepris d'explorer sa caverne avec méticulosité, lapant avec une curiosité avide le nectar qui s'en échappait abondamment, avant de remonter lentement vers ce délicat bourgeon de chair brûlante que je décapuchonnai de deux doigts malhabiles … Flamenca savait que l'achèvement était proche … A ce moment précis, nos regards angoissés se croisèrent et s'interrogèrent … Le moment, tant attendu, tant redouté, était venu … Flamenca explosa dans ma bouche au moment où un doigt pénétrait son anus préalablement préparé par nos salives mêlées.

Un peu plus tard, dans me tête encore abasourdie résonnait la voix éraillée du vieux Louis

And I think to myself,
What a wonderful world …
What a wonderful world …

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