Tout a basculé lorsque je suis arrivé sur le seuil de sa demeure, à l'heure convenue, à 9 heures. Une petite enveloppe à mon nom m'invitait curieusement à pousser la porte à peine enclenchée, et à grimper directement dans la petite pièce qu'elle avait intégralement, et magnifiquement, rénovée. Ce n'est quand même pas évident de pénétrer ainsi chez les gens, même chez des amis … Un sentiment d'impudeur m'envahissait, teintée de vague inquiétude – je la savais capable de tout.
L'escalier est relativement sombre.. Je gravis les marches avec prudence, Un autre message scotché sur la porte de la pièce m'appelle à y entrer … J'entre là dans un univers déjanté où tout est possible, j'en suis tout à fait conscient … Mais par où va arriver ce « tout est possible » ?
Je l'aperçois à un mètre de moi, nonchalamment appuyée sur le mur qui me fait face. Elle est en sous-vêtements et me fixe d'un oeil inquiet, sans mot dire … Ces sous-vêtements, je les connais, ils me connaissent, nous sommes en quelque sorte apprivoisés lors de cette journée inoubliable …
Je me souviens de ma gaucherie lorsqu'elle s'était déshabillée et blottie contre moi …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque mes mains avaient dégrafé son soutien-gorge et libéré ces seins menus et puissants, sur lesquels s'étaient égarés mes doigts et ma bouche …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque je lui avais longuement caressé ce ventre magnifique, lorsque mon désir libéré s'est acheminé vers la ceinture de son jean, vers la braguette de son jean, vers sa culotte mouillée d'impatience, vers sa fente frémissante, vers sa caverne tremblante de spasmes sous mes doigts définitivement irrespectueux …
Je me souviens de ce souffle qui s'accélérait alors que mon sexe ne cessait de gonfler et de suinter …
Et ces tissus se souviennent de ma hardiesse brusquement retrouvée...
Je jette sur le sol mon blouson et m'approche, cherchant à déceler dans son regard grave les attentes les plus folles. Je me colle à ce corps et m'y accroche à l'en étouffer , à en fusionner ...
Fièvreusement, ma bouche, mon souffle, mes mains parcourent sa chevelure, son visage, son cou, alors qu'une érection incontrôlable pousse mon bas-ventre vers son entrejambe écartée.
Je la retourne soudain contre la cloison, baisse sa culotte, sors mon sexe durci , lui en caresse les lèvres . Elle pivote face à moi, habille avec délicatesse cette colonne de chair tant espérée et me tend ses fesses. « Prends-moi ! Comme ça ! Tout de suite ! Je n'en peux plus ...Cela fait si longtemps que je veux te sentir en moi, te mouvoir en moi, te fracasser en moi , te ... » La suite s'évapore dans un petit gémissement lorsque je me glisse soudainement en elle. Combien de temps nous restons ainsi collés corps contre corps ? Je ne le sais exactement, mais ce que je sais en revanche, c'est que tout bascule dans mon esprit, dans mon âme. Je ne suis pas sûr qu'il s'agit d'un acte matériellement sexuel, nous sommes loin, très loin, au-delà du monde matériel, au-delà du monde des corps enfiévrés , dans l'univers euphorique si particulier des improbables qui se concrétisent en certitudes incontestables …
Collés l'un à l'autre, nous prenons le temps de nous découvrir au plus intime, de nous explorer au plus intime, de saisir nos sensibilités réciproques... Je suis bien, je n'ose bouger en elle, il faut que mon sexe s'habitue à sa cavité mystérieuse, en parcourt les parois, et il faut que sa cavité mystérieuse s'habitue à cette chair qui entre en elle, qu'elle l'apprivoise, qu'elle apprenne à en jouer, à en jouir...
La fièvre corporelle ne tarde pas à nous détacher l'un de l'autre, à nous conduire instinctivement vers le canapé. Elle s'y affale, impudique, offrant à mon regard affolé la vue obscène de son sexe entrouvert. J'y plonge le visage et entreprends de le déguster de ma bouche, de ma langue; des soubresauts désarticulés parcourent son corps qui se tord et se tord sous le plaisir....mes doigts s'enfoncent, un deux, trois et s'agitent entre les parois ruisselantes qui cherchent à les emprisonner...
Je veux la conduire loin, très loin,encore plus loin, par le jeu de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, je veux qu'elle jouisse , je veux qu'elle se livre, qu'elle me livre sa jouissance, qu'elle n'a jusqu'à présent livré qu'à quelques mâles privilégiés...Je veux qu'elle s'abandonne, contrainte et forcée, à ma masturbation frénétique, qu'elle en perde les derniers vestiges de sa pudeur, qu'elle retrouve la sauvagerie bestiale de la jouissance primale... Je veux l'anéantir …
Sur le point d'exploser, elle se redresse brusquement et embouche brutalement cette colonne de chair qui n'en peut plus.... Elle me lèche, me mâchouille, me grignote avec ferveur... Ne pas me lâcher … Surtout ne pas me lâcher … Me retenir … Me retenir pour la besogner encore et encore …
Elle envahit soudainement l'esprit, cette "Ballad of Lucy Jordan", sur laquelle ont si souvent expiré mes pulsions... Elle m'envahit en boucle, cette ballade, elle prend possession de ma chair, de mon âme alors que, soudainement, je la pénètre, haletante, pour l'offrande ultime, sur la voix irréelle de Marianne Faithfull … L'acte sexuel est un acte sacré, une danse sacré, une mélodie sacrée, qui conduit l'homme à s'unir à la divinité du Chaos, à la Féminité, à la fois Vierge et Salope, Soie et Knout, Caresse et Morsure... Les Anciens racontaient aux machos téméraires et inconscients les affres terrifiants des amants tombés entre les griffes de leurs maîtresses des noires forêts, qui après en avoir joui les déchiraient vivants... Ce vagin chaud et humide, hanté de spasmes brutaux, qui s'enroule autour de mon sexe, qui l'étouffe, qui l'étrangle, aspire tout mon être, et je sais qu'il ne le relâchera qu'après avoir atteint le point de non-retour … Qui pilonne l'autre ? Est-ce moi ? Est-ce elle ? Assise sur mes genoux, elle entend accorder sa jouissance à la mienne ; les yeux plongés au plus profond des miens, au coeur de mon âme, cherchent à en déceler le tempo; ses fesses se soulèvent, retombent, se soulèvent, retombent, s'immobilisent quelques secondes , reprennent de plus bel leur dynamique orgasmique … Le souffle et les gémissements ont déjà quitté le monde des hommes … Je vais jouir, je le sais, je sens monter ma semence … Encore quelques coups et je pars … Elle le sait, elle le lit, mais pas tout de suite, pas comme ça... Decrescendo … Elle se dégage et me repousse d'un coup brusque contre les coussins...Elle me chevauche cette fois, accélérant le tempo … Je vais jouir, cette fois … Sa retenue sonore, dernier vestige d'une pudeur depuis longtemps jetée à terre, explose en une longue plainte, alors que ses ongles sauvagement plantés dans mes côtes anéantissent mes dernières préventions … Nous nous affalons, rassasiés …
http://www.youtube.com/v/cfWGrJ9ySYM?version=3&hl=fr_FR"
L'escalier est relativement sombre.. Je gravis les marches avec prudence, Un autre message scotché sur la porte de la pièce m'appelle à y entrer … J'entre là dans un univers déjanté où tout est possible, j'en suis tout à fait conscient … Mais par où va arriver ce « tout est possible » ?
Je l'aperçois à un mètre de moi, nonchalamment appuyée sur le mur qui me fait face. Elle est en sous-vêtements et me fixe d'un oeil inquiet, sans mot dire … Ces sous-vêtements, je les connais, ils me connaissent, nous sommes en quelque sorte apprivoisés lors de cette journée inoubliable …
Je me souviens de ma gaucherie lorsqu'elle s'était déshabillée et blottie contre moi …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque mes mains avaient dégrafé son soutien-gorge et libéré ces seins menus et puissants, sur lesquels s'étaient égarés mes doigts et ma bouche …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque je lui avais longuement caressé ce ventre magnifique, lorsque mon désir libéré s'est acheminé vers la ceinture de son jean, vers la braguette de son jean, vers sa culotte mouillée d'impatience, vers sa fente frémissante, vers sa caverne tremblante de spasmes sous mes doigts définitivement irrespectueux …
Je me souviens de ce souffle qui s'accélérait alors que mon sexe ne cessait de gonfler et de suinter …
Et ces tissus se souviennent de ma hardiesse brusquement retrouvée...
Je jette sur le sol mon blouson et m'approche, cherchant à déceler dans son regard grave les attentes les plus folles. Je me colle à ce corps et m'y accroche à l'en étouffer , à en fusionner ...
Fièvreusement, ma bouche, mon souffle, mes mains parcourent sa chevelure, son visage, son cou, alors qu'une érection incontrôlable pousse mon bas-ventre vers son entrejambe écartée.
Je la retourne soudain contre la cloison, baisse sa culotte, sors mon sexe durci , lui en caresse les lèvres . Elle pivote face à moi, habille avec délicatesse cette colonne de chair tant espérée et me tend ses fesses. « Prends-moi ! Comme ça ! Tout de suite ! Je n'en peux plus ...Cela fait si longtemps que je veux te sentir en moi, te mouvoir en moi, te fracasser en moi , te ... » La suite s'évapore dans un petit gémissement lorsque je me glisse soudainement en elle. Combien de temps nous restons ainsi collés corps contre corps ? Je ne le sais exactement, mais ce que je sais en revanche, c'est que tout bascule dans mon esprit, dans mon âme. Je ne suis pas sûr qu'il s'agit d'un acte matériellement sexuel, nous sommes loin, très loin, au-delà du monde matériel, au-delà du monde des corps enfiévrés , dans l'univers euphorique si particulier des improbables qui se concrétisent en certitudes incontestables …
Collés l'un à l'autre, nous prenons le temps de nous découvrir au plus intime, de nous explorer au plus intime, de saisir nos sensibilités réciproques... Je suis bien, je n'ose bouger en elle, il faut que mon sexe s'habitue à sa cavité mystérieuse, en parcourt les parois, et il faut que sa cavité mystérieuse s'habitue à cette chair qui entre en elle, qu'elle l'apprivoise, qu'elle apprenne à en jouer, à en jouir...
La fièvre corporelle ne tarde pas à nous détacher l'un de l'autre, à nous conduire instinctivement vers le canapé. Elle s'y affale, impudique, offrant à mon regard affolé la vue obscène de son sexe entrouvert. J'y plonge le visage et entreprends de le déguster de ma bouche, de ma langue; des soubresauts désarticulés parcourent son corps qui se tord et se tord sous le plaisir....mes doigts s'enfoncent, un deux, trois et s'agitent entre les parois ruisselantes qui cherchent à les emprisonner...
Je veux la conduire loin, très loin,encore plus loin, par le jeu de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, je veux qu'elle jouisse , je veux qu'elle se livre, qu'elle me livre sa jouissance, qu'elle n'a jusqu'à présent livré qu'à quelques mâles privilégiés...Je veux qu'elle s'abandonne, contrainte et forcée, à ma masturbation frénétique, qu'elle en perde les derniers vestiges de sa pudeur, qu'elle retrouve la sauvagerie bestiale de la jouissance primale... Je veux l'anéantir …
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