1, 2, 3 ... Romain
Il s'agit en fait d'une réponse à un texte tout à fait merveilleux que XVI a eu la bonne idée de remettre sur son blog
http://communaute.vo...-1-2-3-soledad/
Ce fut le départ d'une belle aventure toute en amitié, en fous rires, en complicité rafraîchissante :clindoeil:
Oh, je ne sais vraiment pourquoi j'avais ce jour-là poussé la porte du Bacchus . Ou je ne le savais que trop... Un coup de blues sans doute un peu plus douloureux que d'autres … Et il fallait qu'il le soit pour abattre les murailles de ma retenue habituelle …
Son souvenir m'obsédait. Je ne lui avais pas proposée de m'accompagner dans ce haut-lieu dédié aux « plaisirs de la chair » … Comme si la chair avait des plaisirs spécifiques . Comme si on devait compartimenter les plaisirs … Flamenca m'était inaccessible, malgré les jeux de bouche, de langue et de doigts auxquels elles m'avaient implicitement convié, au retour de cette fameuse réunion...
En m'introduisant, timidement, dans cet antre de la jouissance, j'abandonnais spontanément ma vie quotidienne . Ici, je serai Romain . Romain le jouisseur . La nature m'avait, à ce qu'il paraît, bien doté pour le genre d'activités que l'on y pratiquait . Je m'en foutais royalement … Que ma queue soit un instrument à faire jouir et à jouir, certes, mais là n'est pas l'essentiel . Il faut établir des connexions, il faut créer une bulle de tendresse, il faut découvrir la mécanique du corps dans lequel va officier cette queue. Il faut apprendre à troubler cette peau brûlante, à enflammer ces seins, à assoiffer cette fente, à exploser ce bouton si capricieux . Au final, la queue n'est que la cerise sur le gâteau . Enfin, c'est ce que je pensais, et c'est ce que je pense encore, avec de subtiles nuances …
Je m'étais retrouvé sur la piste de danse, entouré de corps impatients . Une blonde (évidemment, ce ne peut être qu'une blonde, dans cet univers de l'écriture rempli de clichés faciles …) opinait de la croupe qu'elle avait fort charnue; ses seins lourds se balançaient sur un rythme approximatif … Un mec frottait son impatience contre le ventre d'une jeune métisse (jolie, évidemment jolie – cliché numéro 2) … Le bombardement de sons, brusquement, fit place dans mon esprit en errance à ce sublime Caravan … Sublime Caravan qui avait accompagné nos jeux corporels, Flamenca et Arsenn … Le flash !!! Devant moi, là, à portée de mains baladeuses, Flamenca. Flamenca qui ondulait ses courbes. Elle me souriait, là, tout près de moi … Longue chevelure sombre, regard ténébreusement excitant, visage d'une douceur vigoureuse … Mais ce n'était pas Flamenca … Le choc, les connexions qui se mettent en mouvement … Ce frémissement très localisé que je connais si bien lorsque les sens endorment la raison …
« Bonjour ! Nous sommes nouveaux, ici » me lança-t-elle en me montrant d'un léger mouvement de tête son compagnon. « Moi, c'est Soledad, lui c'est Philippe … et toi ? » « Arss... Romain » corrigeais-je spontanément … Tiraillée entre le sourd appel de la raison et l'implacable mécanique des sens, Soledad me fascinait, m'ensorcelait, me vampirisait, encouragée par le sourire en coin de Philippe.. Elle colla son corps au mien en jetant un coup d'oeil entendu à mon entrejambe cambrée, frottant sa tête sur mon épaule, à la manière d'une chatte déterminée à obtenir quelques caresses. Instinctivement, mes lèvres se posèrent longuement sur sa nuque et mordillèrent doucement sa peau.. Un frémissement parcourut nos chairs rapprochées … Une main s'aventura le long de son dos
...Contact de mes doigts sur la peau dénudée par l'ample échancrure de sa robe noire … Prise de conscience embrasante qu'elle ne portait pas de soutien-gorge … Accélération de mon pouls … L'autre main parcourut son flanc et effleura imperceptiblement sa poitrine désincarcérée …Ne pas perdre un seul instant de ces moments si particuliers où la retenue commence à se fissurer …
Et toujours Caravan et sa rythmique diabolique … Le sax ténor caressait méthodiquement nos corps de plus en plus enfiévrés … Les touches-regards du Philippe-piano nous conduisaient irrésistiblement de plus en plus loin au travers des territoires inexplorés...
Le bombardement sonore s'arrêta. Elle me prit la main et me traina près de son compagnon, telle une panthère heureuse d'exhiber sa proie . Je pensais soudainement à ces pages magnifiques de Duby sur la fin'mor : le trio amoureux du XII° siècle, la Dame, l'Epoux, l'Amant; au final, c'était toujours l'Epoux qui tirait les ficelles … Obscène idée en de si délicieux moments, vite balayée par la conversation qui prenait corps, entre Elle, Lui et Moi .. Jouant le vieil habitué, malgré une trouille effroyable, je leur proposai de poursuivre nos échanges, pour l'instant verbaux, dans une petite pièce isolée, à l'étage, devant une bouteille de champagne … Romain le Jouisseur avait définitivement pris le pas sur Arsenn le Réservé. Un définitif que je savais éphémère …
Le théâtre de ce jeu si particulier était un cocon de tonalité violine, isolé du reste de la planète et de la communauté des autres jouisseurs par une porte à fenestrelle qui pouvait donner satisfaction aux instincts voyeurs . Cellule monacale d'un monastère fort singulier … Mobilier fonctionnel, monacalement fonctionnel … Ambiance colorée et musicale feutrée … C'est dans ce sanctuaire que devait se dérouler le rituel érotique … Que j'allais faire jouir Soledad devant les yeux de son époux aussi impressionné que moi … Et Soledad savait qu'elle allait s'abandonner à la jouissance par les doigts, par la langue, par le queue d'un autre, et que son époux allait en éprouver un plaisir inédit …Cette femme magnifique, encore enveloppée de ce tissu dérisoire qui, bientôt, ne cacherait plus rien de son corps enfiévré, cette femme magnifique , je le sentais, avait décidé de jeter aux orties sa retenue naturelle, sa douceur intérieure, et de m'offrir sa féminité la plus bestiale …
Je refermai doucement la porte . Certes, nous reprîmes notre conversation, assis sur le canapé, mais nous savions tous les trois que celle-ci n'était plus qu'un paravent provisoire destiné à masquer notre appréhension commune. Pour quelle raison Philippe l'interrompit-il brusquement en plaquant sa bouche à celle de son épouse et l'embrassant avec ferveur, comme on embrasse la bien-aimée qui va vous quitter pour une longue absence, comme j'avais embrassé Flamenca au moment de la quitter ? Je ne le sais, je ne le saurais jamais … Le scénario n'est jamais écrit … Dans ce jeu si particulier, l'inattendu se ménage une place de choix . Soledad avait peur de quitter ce lien charnel avec celui qui partageait sa vie et son intime. Elle se leva en même temps que Philippe … Je sentais que le rituel sacrificiel allait commencer … car il s'agissait bel et bien d'un acte sacré qui allait se dérouler entre nous trois … Un acte sacré dans lequel chacun avait son rôle ...Curieusement, je pris conscience que Caravan ne résonnait plus dans mon esprit... Ils se placèrent devant moi, qu'une sainte terreur clouait au canapé.. Elle plongea son regard dans le mien avec une gravité inattendue... Ce regard … Je ne l'oublierai jamais … Un regard d'impatience et de crainte mêlées … Une supplication muette de la conduire à cette jouissance si attendue, avec tendresse, avec respect, avec humanité … Sans le moindre désir de stopper le processus enclenché .
Philippe fit délicatement glisser les bretelles de la robe sur les épaules et dénuda la poitrine de son épouse. Elle ferma un court instant les yeux, peut-être envahie par la culpabilité d'être ainsi dévoilée à un inconnu, et les rouvrit dans un souffle saccadé … Des seins charnus, que je devinais fermes, et qui pointaient sous l'émotion … Le regard de l'époux m'invita à les caresser, d'une main d'abord malhabile, puis de plus en plus assurée au fur et à mesure que Soledad se troublait … Premier contact entre une main inconnue et une poitrine jusqu'alors réservée … Mon sexe raidi me faisait mal … Je ne sais exactement ce qui se passa au cours des minutes suivantes, mais j'avais maintenant devant le visage l'intimité offerte de cette femme magnifique … Une intimité qui se colla à ma bouche …
Mes dernières préventions s'évanouirent . Prendre son temps … Effleurer du bout des doigts … Faire monter lentement le plaisir … L'index commença par souligner cette fente suintante de désir qui tressaillit sous le contact. De haut en bas . A chaque fois avec un peu plus d'insistance. A chaque fois le souffle s'emballait, laissant peu à peu expirer quelques timides gémissements . Ces scansions sonores que l'on cherche à retenir, que la pudeur commande de garder pour soi, mais qui finissent par s'échapper par saccades lorsque le plaisir commence à s'insinuer au coeur de la respiration...
Les lèvres gonflées ne tardèrent pas à s'entrouvrir lorsque les doigts gagnèrent un peu plus haut le repli de chair qui encapuchonnait le clitoris … La langue s'y glissa, lapant avidement la liqueur intime qui mouillait de plus en plus abondamment la vagin impatient … Mes mains s'accrochèrent avec force à la chair de ses fesses lorsque le suçotement assidu de son bouton de chair brûlant la fit défaillir . Elle me quémanda dans un soupir quasi inintelligible une pause et reprit ses esprits en s'accrochant au canapé . J'aperçus alors le sexe de Philippe jaillir comme un diable du boxer qui l'emprisonnait … La main de Soledad s'agrippa sauvagement à mon entrejambe boursouflée et en libéra l'objet de sa convoitise . Mais pour le moment, son attention se portait sur la queue de son époux qu'elle suçait avec frénésie . Je ne pus résister très longtemps à l'envie de me masturber devant le spectacle insensé qui se déroulait devant moi . Comprenant que le réceptacle buccal n'allait pas tarder à vouloir me goûter, je saisis un préservatif dans la coupelle toute proche et en habillai ma verge raidie qu'elle s'apprêtait à engloutir . De fait, je fut poussé sur le lit tout proche et sentis ma queue gobée par sa bouche avide … Le duo buccal se mit au diapason … Les langues s'insinuaient ici et là, voltigeaient en une sarabande mystique, nous arrachant des râles de plaisir … Soledad jouissait le plus impudiquement du monde, devant son époux ébahi … Elle jouissait par ma langue dans des soubresauts de plus en plus sonores … Cette femme raffinée, élégante, toute en douceur et en réserve, s'abandonnait maintenant sans retenue... Comme la raffinée, élégante, douce et réservée Flamenca avait explosé sous cette même langue, il y a si longtemps …
Philippe s'était rapproché de son épouse en transe … L'idée d'avoir commis une maladresse fatale me tarauda l'esprit … Ces situations ne sont guère confortables … Le jeu auquel je participait avait d'évidence été convenu par les deux composantes du couple, mais il pouvait s'interrompre à tout moment ...D'ailleurs, peut-être devait-il se limiter à cet extraordinaire duo buccal … Aucune légitimité à demander quoi que ce soit … Accepter ce que l'on vous abandonne … Sans la moindre amertume … Le sexe du mari disparaissait maintenant dans le corps embrasée de la femme. De sa femme. Mais celle-ci m'attira d'une main ferme pour me reprendre en bouche … Les quelques moments de répit avaient laissé retomber la pression terrifiante de ses lèvres, de sa langue, sur mon gland qu'elle s'était évertué à titiller sans relâche, et éloigné provisoirement le spectre de l'éjaculation … Cette fois, le jeu buccal reprenait de plus belle , et avec lui une érection d'airain, et avec une érection d'airain ce frémissement si localisé qui laissait présager un épanchement incontrôlé ...Caravan réapparut dans mon esprit fébrile et l'occupa en de musicales errements … Le va et vient régulier de Philippe que je me surpris de contempler marquait cette fois un tempo grandiose et planant … Les râles d'un plaisir renouvelé me tirèrent de mes errements, et j'entendais bien accompagner à ma façon la partition jouée par l'époux besogneur. Je me penchai sur le corps de Soledad et repris mes caresses, sur ses tétons durcis, sur son bouton décapuchonné par le plaisir...Sa bouche se désintéressa de ma queue et laissa s'échapper un long et puissant gémissement … Soledad explosait pour la deuxième fois, anéantie par les deux mecs qui sublimaient son corps, le mari et l'amant de circonstances, par le vagin et le clitoris, par la verge durcie et le doigt agile .
A ce moment, je pensais que le jeu allait se terminer avec l'éjaculation de Philippe . Ma main s'empara de mon sexe surexcité et commença ses mouvements si familiers... Il était temps pour moi d'en terminer, en essayant de coordonner nos mâles jouissances … Il n'en fut rien. Le rituel sacré devait se poursuivre … Cette fois, le regard, à nouveau ce regard si particulier en ces moments si particuliers, m'invita à franchir un degré supplémentaire, l'ultime. J'allais pénétrer Soledad , là, devant celui à qui elle devait réserver ces prérogatives si intimes … On ne réfléchit guère lorsque, égoïstement, on reçoit l'encouragement de réaliser ce que l'on espérait secrètement, sans trop y croire … En douceur … Lentement … S'introduire avec mille délicatesses dans cette caverne ruisselante d'envies insatiables … Gouter chaque seconde du cheminement de sa queue à l'intérieur du vagin … Guetter chaque frémissement au fur et à mesure de l'accomplissement du rituel de pénétration … S'arrêter … Se laisser désirer … Se reculer … Sortir ...S'enfoncer à nouveau, alors que les doigts effleurent un clitoris douloureux … Accélérer le rythme … Accorder le tempo de chaque corps afin que son propre va et vient se calque sur les spasmes du vagin – à moins que ce ne soit l'inverse … Des spasmes qui m'enserraient le gland, qui m'invitaient à jouir, mais je ne voulait pas encore jouir .. c'est curieux, d'ailleurs, cette jouissance que l'on redoute et qui, comme par magie, ne vient pas, pas encore, afin de poursuivre le plus longtemps possible le frottement des sexes, l'un dans l'autre, enfoncé jusqu'à la garde, ventre contre ventre … Mais j'eus soudain l'impression que Philippe voudrait achever lui-même Soledad, recevoir par sa queue sa troisième jouissance … Je me retirai , heureux d'avoir réussi à réserver une fois de plus mon éjaculation ...Soledad sombrait à nouveau dans la féminine animalité, dans un feulement crescendo ...
Mon répit fut de courte durée... Il faut dire que les apparences les plus retenues laissent vite place au plus total déchainement des sens lorsque le contexte fait sauter un à un les verrous de la contenance … Soledad s'approcha à nouveau de moi et, les yeux plongés au plus profond de mon intime, mit en bouche ma queue à peine décroissante … La langue s'enroulait autour du gland , les lèvres se refermaient sur la tige … Je sentis dans ce réceptacle bouillant mon sexe reprendre une vigueur insoupçonnée … Cette queue, elle la voulait en elle, maintenant, elle la voulait pour jouir une fois de plus … Je ne crois pas qu'il y avait chez elle une vulgaire quête de la performance . Non, elle ne pouvait pas se résigner à ne pas jouir , encore et encore . Elle était prisonnière . Peut-être n'avait-elle jamais atteint auparavant la connaissance de son intime, de son autre elle-même, de son être sexuel ? Elle ne voulait pas mettre fin à cette quête , d'ailleurs,elle ne le pouvait sans doute plus … Maintenant, elle attendait de cette queue étrangère qu'elle lui ouvrât de nouvelles portes de son être sexuel . Et elle me chevaucha, les yeux pétillants de la fierté de celle qui s'emparait orgueilleusement de nouveaux territoires. Elle se coucha littéralement sur moi et en m'embrassant fougueusement, elle tendit instinctivement sa croupe vers son époux … Un petit cri de surprise révélait qu'un doigt venait de s'introduire dans son anus et le travaillait méthodiquement … Oh, la suite, je ne la devinais que trop bien …Philippe entreprenait avec mille tendres précautions de lui ouvrir son petit trou de l'arrière … Chaque avancée plaquait un peu plus Soledad contre moi... Nos bouches soudées l'une à l'autre entremêlaient nos souffles saccadés, et les spasmes qui secouaient à chaque avancée son vagin mettaient à rude épreuve une queue encore vierge de toute éjaculation...
Un cri rauque accompagna la lente introduction du sexe de l'époux dans l'anus dilaté de l'épouse ...Sensation physique réelle ou création fantasmée, les deux queues semblaient dialoguer de part et d'autre de la fine paroi des deux cavités … Je perdais pied … Je me noyais dans la jouissance d'une Soledad déchaînée, dont la bouche bondissait d'une bouche à l'autre … Je me retirai brusquement, trahi par une stupide crampe musculaire, et soulagé de ne pas avoir encore déchargé...
La curiosité de savoir comment Soledad allait me finir engendra dans mon esprit une foule de scénarios éphémères... Une peur panique interrompit mes cogitations, parce que, cette fois, Philippe m'invitait à sodomiser Soledad. J'appréhendais cet instant... La sodomie n'a jamais été mon truc... Toujours la trouille de faire mal, de violenter le corps et l'âme de la partenaire ...Et là, cette partenaire, c'était Soledad, une inconnue – enfin, l'était-elle encore vraiment pour moi, une inconnue, après la consommation de ce rituel interminable ? Il se passa quelque chose d'extraordinaire, qui nous conduisit tous les trois au degré ultime de la connexion sacrée. Je reste persuadé , à l'instar des peuples des lointaines et sauvages contrées, que l'acte sexuel plonge en effet l'être humain au coeur du Sacré . Et nous y étions arrivés. Les doigts de Philippe préparaient Soledad à une nouvelle jouissance; elle se tordait de plaisir , prête à se faire sodomiser par un calibre plus impressionnant … Le gland franchit doucement l'anneau de chair, la tige suivit , avec appréhension … Soledad redressait sa croupe en gémissant à chaque coup de rein … Les regards croisés des deux partenaires me firent comprendre que j'allais enfin soulager ma tension de cette façon. Je n'eus pas besoin d'exciter longtemps ma queue pour qu'elle abandonna, en jets saccadés et brûlants, toute la semence qu'elle avait accumulée … Anéanti, je contemplais le couple s'anéantir dans un orgasme inhumain.
Avant de quitter le Bacchus si bien nommé – si bien nommé parce que Bacchus présidait aux dérèglements des sens - à la demande de Soledad et de Philippe, nous échangeâmes nos numéros de téléphone . Au cas où ...
En rentrant dans mon véhicule, je déchirai sans hésitation le petit papier griffonné qu'ils venaient de me remettre ... Je leur avait donnés un numéro fictif …
Ne pas se retourner... Ne jamais regarder en arrière … Continuer sa route, droit devant … Sans regret … Sans vaine espérance …
Mais Flamenca, peut-être que ...
(Je n'ai pas retrouvé Flamenca, et je n'ai pas trouvé Soledad … Amors nos pais de bel nient "L'amour nous repaît de chimères" chantait le clerc inconnu qui donna vie à Flamenca autour des années 1275)
Il s'agit en fait d'une réponse à un texte tout à fait merveilleux que XVI a eu la bonne idée de remettre sur son blog
http://communaute.vo...-1-2-3-soledad/
Ce fut le départ d'une belle aventure toute en amitié, en fous rires, en complicité rafraîchissante :clindoeil:
Oh, je ne sais vraiment pourquoi j'avais ce jour-là poussé la porte du Bacchus . Ou je ne le savais que trop... Un coup de blues sans doute un peu plus douloureux que d'autres … Et il fallait qu'il le soit pour abattre les murailles de ma retenue habituelle …
Son souvenir m'obsédait. Je ne lui avais pas proposée de m'accompagner dans ce haut-lieu dédié aux « plaisirs de la chair » … Comme si la chair avait des plaisirs spécifiques . Comme si on devait compartimenter les plaisirs … Flamenca m'était inaccessible, malgré les jeux de bouche, de langue et de doigts auxquels elles m'avaient implicitement convié, au retour de cette fameuse réunion...
En m'introduisant, timidement, dans cet antre de la jouissance, j'abandonnais spontanément ma vie quotidienne . Ici, je serai Romain . Romain le jouisseur . La nature m'avait, à ce qu'il paraît, bien doté pour le genre d'activités que l'on y pratiquait . Je m'en foutais royalement … Que ma queue soit un instrument à faire jouir et à jouir, certes, mais là n'est pas l'essentiel . Il faut établir des connexions, il faut créer une bulle de tendresse, il faut découvrir la mécanique du corps dans lequel va officier cette queue. Il faut apprendre à troubler cette peau brûlante, à enflammer ces seins, à assoiffer cette fente, à exploser ce bouton si capricieux . Au final, la queue n'est que la cerise sur le gâteau . Enfin, c'est ce que je pensais, et c'est ce que je pense encore, avec de subtiles nuances …
Je m'étais retrouvé sur la piste de danse, entouré de corps impatients . Une blonde (évidemment, ce ne peut être qu'une blonde, dans cet univers de l'écriture rempli de clichés faciles …) opinait de la croupe qu'elle avait fort charnue; ses seins lourds se balançaient sur un rythme approximatif … Un mec frottait son impatience contre le ventre d'une jeune métisse (jolie, évidemment jolie – cliché numéro 2) … Le bombardement de sons, brusquement, fit place dans mon esprit en errance à ce sublime Caravan … Sublime Caravan qui avait accompagné nos jeux corporels, Flamenca et Arsenn … Le flash !!! Devant moi, là, à portée de mains baladeuses, Flamenca. Flamenca qui ondulait ses courbes. Elle me souriait, là, tout près de moi … Longue chevelure sombre, regard ténébreusement excitant, visage d'une douceur vigoureuse … Mais ce n'était pas Flamenca … Le choc, les connexions qui se mettent en mouvement … Ce frémissement très localisé que je connais si bien lorsque les sens endorment la raison …
« Bonjour ! Nous sommes nouveaux, ici » me lança-t-elle en me montrant d'un léger mouvement de tête son compagnon. « Moi, c'est Soledad, lui c'est Philippe … et toi ? » « Arss... Romain » corrigeais-je spontanément … Tiraillée entre le sourd appel de la raison et l'implacable mécanique des sens, Soledad me fascinait, m'ensorcelait, me vampirisait, encouragée par le sourire en coin de Philippe.. Elle colla son corps au mien en jetant un coup d'oeil entendu à mon entrejambe cambrée, frottant sa tête sur mon épaule, à la manière d'une chatte déterminée à obtenir quelques caresses. Instinctivement, mes lèvres se posèrent longuement sur sa nuque et mordillèrent doucement sa peau.. Un frémissement parcourut nos chairs rapprochées … Une main s'aventura le long de son dos
...Contact de mes doigts sur la peau dénudée par l'ample échancrure de sa robe noire … Prise de conscience embrasante qu'elle ne portait pas de soutien-gorge … Accélération de mon pouls … L'autre main parcourut son flanc et effleura imperceptiblement sa poitrine désincarcérée …Ne pas perdre un seul instant de ces moments si particuliers où la retenue commence à se fissurer …
Et toujours Caravan et sa rythmique diabolique … Le sax ténor caressait méthodiquement nos corps de plus en plus enfiévrés … Les touches-regards du Philippe-piano nous conduisaient irrésistiblement de plus en plus loin au travers des territoires inexplorés...
Le bombardement sonore s'arrêta. Elle me prit la main et me traina près de son compagnon, telle une panthère heureuse d'exhiber sa proie . Je pensais soudainement à ces pages magnifiques de Duby sur la fin'mor : le trio amoureux du XII° siècle, la Dame, l'Epoux, l'Amant; au final, c'était toujours l'Epoux qui tirait les ficelles … Obscène idée en de si délicieux moments, vite balayée par la conversation qui prenait corps, entre Elle, Lui et Moi .. Jouant le vieil habitué, malgré une trouille effroyable, je leur proposai de poursuivre nos échanges, pour l'instant verbaux, dans une petite pièce isolée, à l'étage, devant une bouteille de champagne … Romain le Jouisseur avait définitivement pris le pas sur Arsenn le Réservé. Un définitif que je savais éphémère …
Le théâtre de ce jeu si particulier était un cocon de tonalité violine, isolé du reste de la planète et de la communauté des autres jouisseurs par une porte à fenestrelle qui pouvait donner satisfaction aux instincts voyeurs . Cellule monacale d'un monastère fort singulier … Mobilier fonctionnel, monacalement fonctionnel … Ambiance colorée et musicale feutrée … C'est dans ce sanctuaire que devait se dérouler le rituel érotique … Que j'allais faire jouir Soledad devant les yeux de son époux aussi impressionné que moi … Et Soledad savait qu'elle allait s'abandonner à la jouissance par les doigts, par la langue, par le queue d'un autre, et que son époux allait en éprouver un plaisir inédit …Cette femme magnifique, encore enveloppée de ce tissu dérisoire qui, bientôt, ne cacherait plus rien de son corps enfiévré, cette femme magnifique , je le sentais, avait décidé de jeter aux orties sa retenue naturelle, sa douceur intérieure, et de m'offrir sa féminité la plus bestiale …
Je refermai doucement la porte . Certes, nous reprîmes notre conversation, assis sur le canapé, mais nous savions tous les trois que celle-ci n'était plus qu'un paravent provisoire destiné à masquer notre appréhension commune. Pour quelle raison Philippe l'interrompit-il brusquement en plaquant sa bouche à celle de son épouse et l'embrassant avec ferveur, comme on embrasse la bien-aimée qui va vous quitter pour une longue absence, comme j'avais embrassé Flamenca au moment de la quitter ? Je ne le sais, je ne le saurais jamais … Le scénario n'est jamais écrit … Dans ce jeu si particulier, l'inattendu se ménage une place de choix . Soledad avait peur de quitter ce lien charnel avec celui qui partageait sa vie et son intime. Elle se leva en même temps que Philippe … Je sentais que le rituel sacrificiel allait commencer … car il s'agissait bel et bien d'un acte sacré qui allait se dérouler entre nous trois … Un acte sacré dans lequel chacun avait son rôle ...Curieusement, je pris conscience que Caravan ne résonnait plus dans mon esprit... Ils se placèrent devant moi, qu'une sainte terreur clouait au canapé.. Elle plongea son regard dans le mien avec une gravité inattendue... Ce regard … Je ne l'oublierai jamais … Un regard d'impatience et de crainte mêlées … Une supplication muette de la conduire à cette jouissance si attendue, avec tendresse, avec respect, avec humanité … Sans le moindre désir de stopper le processus enclenché .
Philippe fit délicatement glisser les bretelles de la robe sur les épaules et dénuda la poitrine de son épouse. Elle ferma un court instant les yeux, peut-être envahie par la culpabilité d'être ainsi dévoilée à un inconnu, et les rouvrit dans un souffle saccadé … Des seins charnus, que je devinais fermes, et qui pointaient sous l'émotion … Le regard de l'époux m'invita à les caresser, d'une main d'abord malhabile, puis de plus en plus assurée au fur et à mesure que Soledad se troublait … Premier contact entre une main inconnue et une poitrine jusqu'alors réservée … Mon sexe raidi me faisait mal … Je ne sais exactement ce qui se passa au cours des minutes suivantes, mais j'avais maintenant devant le visage l'intimité offerte de cette femme magnifique … Une intimité qui se colla à ma bouche …
Mes dernières préventions s'évanouirent . Prendre son temps … Effleurer du bout des doigts … Faire monter lentement le plaisir … L'index commença par souligner cette fente suintante de désir qui tressaillit sous le contact. De haut en bas . A chaque fois avec un peu plus d'insistance. A chaque fois le souffle s'emballait, laissant peu à peu expirer quelques timides gémissements . Ces scansions sonores que l'on cherche à retenir, que la pudeur commande de garder pour soi, mais qui finissent par s'échapper par saccades lorsque le plaisir commence à s'insinuer au coeur de la respiration...
Les lèvres gonflées ne tardèrent pas à s'entrouvrir lorsque les doigts gagnèrent un peu plus haut le repli de chair qui encapuchonnait le clitoris … La langue s'y glissa, lapant avidement la liqueur intime qui mouillait de plus en plus abondamment la vagin impatient … Mes mains s'accrochèrent avec force à la chair de ses fesses lorsque le suçotement assidu de son bouton de chair brûlant la fit défaillir . Elle me quémanda dans un soupir quasi inintelligible une pause et reprit ses esprits en s'accrochant au canapé . J'aperçus alors le sexe de Philippe jaillir comme un diable du boxer qui l'emprisonnait … La main de Soledad s'agrippa sauvagement à mon entrejambe boursouflée et en libéra l'objet de sa convoitise . Mais pour le moment, son attention se portait sur la queue de son époux qu'elle suçait avec frénésie . Je ne pus résister très longtemps à l'envie de me masturber devant le spectacle insensé qui se déroulait devant moi . Comprenant que le réceptacle buccal n'allait pas tarder à vouloir me goûter, je saisis un préservatif dans la coupelle toute proche et en habillai ma verge raidie qu'elle s'apprêtait à engloutir . De fait, je fut poussé sur le lit tout proche et sentis ma queue gobée par sa bouche avide … Le duo buccal se mit au diapason … Les langues s'insinuaient ici et là, voltigeaient en une sarabande mystique, nous arrachant des râles de plaisir … Soledad jouissait le plus impudiquement du monde, devant son époux ébahi … Elle jouissait par ma langue dans des soubresauts de plus en plus sonores … Cette femme raffinée, élégante, toute en douceur et en réserve, s'abandonnait maintenant sans retenue... Comme la raffinée, élégante, douce et réservée Flamenca avait explosé sous cette même langue, il y a si longtemps …
Philippe s'était rapproché de son épouse en transe … L'idée d'avoir commis une maladresse fatale me tarauda l'esprit … Ces situations ne sont guère confortables … Le jeu auquel je participait avait d'évidence été convenu par les deux composantes du couple, mais il pouvait s'interrompre à tout moment ...D'ailleurs, peut-être devait-il se limiter à cet extraordinaire duo buccal … Aucune légitimité à demander quoi que ce soit … Accepter ce que l'on vous abandonne … Sans la moindre amertume … Le sexe du mari disparaissait maintenant dans le corps embrasée de la femme. De sa femme. Mais celle-ci m'attira d'une main ferme pour me reprendre en bouche … Les quelques moments de répit avaient laissé retomber la pression terrifiante de ses lèvres, de sa langue, sur mon gland qu'elle s'était évertué à titiller sans relâche, et éloigné provisoirement le spectre de l'éjaculation … Cette fois, le jeu buccal reprenait de plus belle , et avec lui une érection d'airain, et avec une érection d'airain ce frémissement si localisé qui laissait présager un épanchement incontrôlé ...Caravan réapparut dans mon esprit fébrile et l'occupa en de musicales errements … Le va et vient régulier de Philippe que je me surpris de contempler marquait cette fois un tempo grandiose et planant … Les râles d'un plaisir renouvelé me tirèrent de mes errements, et j'entendais bien accompagner à ma façon la partition jouée par l'époux besogneur. Je me penchai sur le corps de Soledad et repris mes caresses, sur ses tétons durcis, sur son bouton décapuchonné par le plaisir...Sa bouche se désintéressa de ma queue et laissa s'échapper un long et puissant gémissement … Soledad explosait pour la deuxième fois, anéantie par les deux mecs qui sublimaient son corps, le mari et l'amant de circonstances, par le vagin et le clitoris, par la verge durcie et le doigt agile .
A ce moment, je pensais que le jeu allait se terminer avec l'éjaculation de Philippe . Ma main s'empara de mon sexe surexcité et commença ses mouvements si familiers... Il était temps pour moi d'en terminer, en essayant de coordonner nos mâles jouissances … Il n'en fut rien. Le rituel sacré devait se poursuivre … Cette fois, le regard, à nouveau ce regard si particulier en ces moments si particuliers, m'invita à franchir un degré supplémentaire, l'ultime. J'allais pénétrer Soledad , là, devant celui à qui elle devait réserver ces prérogatives si intimes … On ne réfléchit guère lorsque, égoïstement, on reçoit l'encouragement de réaliser ce que l'on espérait secrètement, sans trop y croire … En douceur … Lentement … S'introduire avec mille délicatesses dans cette caverne ruisselante d'envies insatiables … Gouter chaque seconde du cheminement de sa queue à l'intérieur du vagin … Guetter chaque frémissement au fur et à mesure de l'accomplissement du rituel de pénétration … S'arrêter … Se laisser désirer … Se reculer … Sortir ...S'enfoncer à nouveau, alors que les doigts effleurent un clitoris douloureux … Accélérer le rythme … Accorder le tempo de chaque corps afin que son propre va et vient se calque sur les spasmes du vagin – à moins que ce ne soit l'inverse … Des spasmes qui m'enserraient le gland, qui m'invitaient à jouir, mais je ne voulait pas encore jouir .. c'est curieux, d'ailleurs, cette jouissance que l'on redoute et qui, comme par magie, ne vient pas, pas encore, afin de poursuivre le plus longtemps possible le frottement des sexes, l'un dans l'autre, enfoncé jusqu'à la garde, ventre contre ventre … Mais j'eus soudain l'impression que Philippe voudrait achever lui-même Soledad, recevoir par sa queue sa troisième jouissance … Je me retirai , heureux d'avoir réussi à réserver une fois de plus mon éjaculation ...Soledad sombrait à nouveau dans la féminine animalité, dans un feulement crescendo ...
Mon répit fut de courte durée... Il faut dire que les apparences les plus retenues laissent vite place au plus total déchainement des sens lorsque le contexte fait sauter un à un les verrous de la contenance … Soledad s'approcha à nouveau de moi et, les yeux plongés au plus profond de mon intime, mit en bouche ma queue à peine décroissante … La langue s'enroulait autour du gland , les lèvres se refermaient sur la tige … Je sentis dans ce réceptacle bouillant mon sexe reprendre une vigueur insoupçonnée … Cette queue, elle la voulait en elle, maintenant, elle la voulait pour jouir une fois de plus … Je ne crois pas qu'il y avait chez elle une vulgaire quête de la performance . Non, elle ne pouvait pas se résigner à ne pas jouir , encore et encore . Elle était prisonnière . Peut-être n'avait-elle jamais atteint auparavant la connaissance de son intime, de son autre elle-même, de son être sexuel ? Elle ne voulait pas mettre fin à cette quête , d'ailleurs,elle ne le pouvait sans doute plus … Maintenant, elle attendait de cette queue étrangère qu'elle lui ouvrât de nouvelles portes de son être sexuel . Et elle me chevaucha, les yeux pétillants de la fierté de celle qui s'emparait orgueilleusement de nouveaux territoires. Elle se coucha littéralement sur moi et en m'embrassant fougueusement, elle tendit instinctivement sa croupe vers son époux … Un petit cri de surprise révélait qu'un doigt venait de s'introduire dans son anus et le travaillait méthodiquement … Oh, la suite, je ne la devinais que trop bien …Philippe entreprenait avec mille tendres précautions de lui ouvrir son petit trou de l'arrière … Chaque avancée plaquait un peu plus Soledad contre moi... Nos bouches soudées l'une à l'autre entremêlaient nos souffles saccadés, et les spasmes qui secouaient à chaque avancée son vagin mettaient à rude épreuve une queue encore vierge de toute éjaculation...
Un cri rauque accompagna la lente introduction du sexe de l'époux dans l'anus dilaté de l'épouse ...Sensation physique réelle ou création fantasmée, les deux queues semblaient dialoguer de part et d'autre de la fine paroi des deux cavités … Je perdais pied … Je me noyais dans la jouissance d'une Soledad déchaînée, dont la bouche bondissait d'une bouche à l'autre … Je me retirai brusquement, trahi par une stupide crampe musculaire, et soulagé de ne pas avoir encore déchargé...
La curiosité de savoir comment Soledad allait me finir engendra dans mon esprit une foule de scénarios éphémères... Une peur panique interrompit mes cogitations, parce que, cette fois, Philippe m'invitait à sodomiser Soledad. J'appréhendais cet instant... La sodomie n'a jamais été mon truc... Toujours la trouille de faire mal, de violenter le corps et l'âme de la partenaire ...Et là, cette partenaire, c'était Soledad, une inconnue – enfin, l'était-elle encore vraiment pour moi, une inconnue, après la consommation de ce rituel interminable ? Il se passa quelque chose d'extraordinaire, qui nous conduisit tous les trois au degré ultime de la connexion sacrée. Je reste persuadé , à l'instar des peuples des lointaines et sauvages contrées, que l'acte sexuel plonge en effet l'être humain au coeur du Sacré . Et nous y étions arrivés. Les doigts de Philippe préparaient Soledad à une nouvelle jouissance; elle se tordait de plaisir , prête à se faire sodomiser par un calibre plus impressionnant … Le gland franchit doucement l'anneau de chair, la tige suivit , avec appréhension … Soledad redressait sa croupe en gémissant à chaque coup de rein … Les regards croisés des deux partenaires me firent comprendre que j'allais enfin soulager ma tension de cette façon. Je n'eus pas besoin d'exciter longtemps ma queue pour qu'elle abandonna, en jets saccadés et brûlants, toute la semence qu'elle avait accumulée … Anéanti, je contemplais le couple s'anéantir dans un orgasme inhumain.
Avant de quitter le Bacchus si bien nommé – si bien nommé parce que Bacchus présidait aux dérèglements des sens - à la demande de Soledad et de Philippe, nous échangeâmes nos numéros de téléphone . Au cas où ...
En rentrant dans mon véhicule, je déchirai sans hésitation le petit papier griffonné qu'ils venaient de me remettre ... Je leur avait donnés un numéro fictif …
Ne pas se retourner... Ne jamais regarder en arrière … Continuer sa route, droit devant … Sans regret … Sans vaine espérance …
Mais Flamenca, peut-être que ...
(Je n'ai pas retrouvé Flamenca, et je n'ai pas trouvé Soledad … Amors nos pais de bel nient "L'amour nous repaît de chimères" chantait le clerc inconnu qui donna vie à Flamenca autour des années 1275)
Commentaires
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XVI
15-11-2011 - 23:01
Merci encore, d'avoir éclairé la nuit coquine de Soledad avec ce Romain vaillant à souhait !
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2 Commentaire(s) :

