Voissa: Rivages d'Eros ...

Aller au contenu

S'abonner à Rivages d'Eros ...        Flux RSS
- - - - -

Une, deux , Troyes ... Flamenca

Laisser un commentaire
Une, deux , Troyes ... Flamenca


(Commençons par le commencement ... )

Depuis de longs mois, il n'avait pas revu Flamenca. De longs mois au cours desquels elle n'avait pourtant jamais cessé d'habiter son esprit, d'accaparer ses fantasmes.

Et là, par le plus pur des hasards, elle venait brusquement de le revoir, alors qu'elle sortait de la brasserie. Sa peau s'était mise à frissonner. Les souvenirs remontaient avec une violence qui la surprit ; oh, ses doigts, sa bouche, sa langue qui sarabandaient sur son cou, sur ses lèvres, sur ses seins, sur son ventre, sur sa fente offerte, les décharges qui électrisaient son bas ventre, le va et vient frénétique qui l'emplissait, l'incapacité physique à réprimer les gémissements, l'explosion salvatrice ...
Une fois de plus, elle prit l'initiative de l'aborder.
« Oh ! Arsenn ! Mais qu'est-ce que tu fais là ! »
Elle sentait monter en elle une irrépressible envie de faire l'amour ; plus exactement, l'envie que lui, lui fasse l'amour. Elle avait pourtant joué avec bien des corps depuis leur dernier accouplement, des corps de jeunes mâles prétentieux, et des corps de filles, soyeux et déchaînés. Certes, elle en avait retiré à chaque fois du plaisir, elle ne pouvait se mentir ; elle en avait aussi donné, un peu mécaniquement...
Et ce bourricot restait là, bouche bée, ne sachant si la Flamenca qui l'interpellait était Flamenca ou, comme à l'accoutumée, une matérialisation fugace de ses souvenirs.

L'apparition ne s'était pas évaporée... C'était bien elle ... Il perçut alors ce frémissement si localisé qui lui faisait clairement savoir que le batifolage venait de s'inscrire dans le domaine du possible. Et il lui semblait que la bise qu'elle venait de lui déposer sur la joue éternisait le chaud contact des lèvres sur la peau. La sensation de ces mêmes lèvres autour de sa queue durcie remontait lentement des tréfonds de sa mémoire sensitive. Et elle, elle commençait à percevoir de drôles de sensations ; elle avait l'impression que les rebords de sa vulve s'écartaient et laissaient sourdre un imperceptible suintement...

« Flamenca ??? Mais, c'est pas possible ! Ben , qu'est-ce que tu fais là, toi aussi ? »
« Euh ... Tu sembles oublier que j'habite à Troyes ! »

Non, il ne l'avait pas oublié. Disons qu'il avait occulté l'information lorsqu'il s'était rendu, ce matin, à l'Institut Rachi. Et puis ... l'info s'était volatilisée sous les effets de la consultation des ouvrages anciens.

« Ben oui ! Suis-je bête ! » bredouilla-t-il en rougissant.

Elle plongea son regard sans le sien, avant de l'embrasser à pleine bouche, avec une délicieuse indécence.
« Viens ! », lui souffla-t-elle dans l'oreille.
Elle saisit sa main et le tracta littéralement sur le trottoir opposé. Ils marchèrent en silence pendant une dizaine de minutes. Il bandait. Il bandait vraiment, cette fois ...

« C'est mon nouvel appart' ».
La lourde porte de l'immeuble du XVII° siècle se referma sur un étroit couloir aux peintures rajeunies. Il la plaqua contre le mur et colla ses lèvres aux siennes. Une main se hasarda sous la longue robe de velours noir et se fraya un chemin vers la féminité de sa compagne, alors que les cuisses s'écartaient insensiblement. Les doigts écartèrent le string et s'insinuèrent dans le sillon inondé.
« C'est au premier », expira-t-elle dans un souffle chaud.
La volée des marches tricentenaires parut, ce jour, interminable à Flamenca. Elle s'arrêta à mi-parcours, l'attira vers elle, dégrafa son pantalon et plongea sa main ; pouce et index jouèrent avec le gland qui perlait. Elle retira ses doigts et les suça avec une animalité qu'il ne lui connaissait pas.
Ils entrèrent dans l'appartement.

Depuis cette rencontre inopinée sur le trottoir de la brasserie, tout s'était enchaîné très vite. Trop vite. Il se prit à éprouver cette curieuse expérience dans laquelle il se dédoublait, devenait son propre spectateur ... Les facéties de l'esprit sont d'une richesse insoupçonnée ...A un détail près : tout s'ancrait, cette fois, dans la réalité, enfin, celle du quotidien. Et il avait une furieuse envie d'elle, ou, plus exactement, d'eux deux.

Il reconnut le canapé. Celui dans lequel, il y a une éternité, il;l'avait fait venir lentement, par les efforts conjugués de sa bouche, de ses lèvres, de sa langue, se sa main, de ses doigts, au retour de ce mémorable déplacement à Châlons. Ce fut leur premier contact physique. Il n'avait pas voulu, par timidité sans doute, ou par trouille, plus probablement, la pénétrer de son sexe. Mais sa mémoire à elle conservait-elle encore la trace de cette jouissance digito-bucale ? D'autres langues, d'autres index, l'avaient visitée depuis, avec des réponses sans doute inégales.

Il prit alors conscience que leur corps n'avaient dialogué qu'une seule fois. Le décomptage des transports de la chair n'avaient, à vrai dire, jamais retenu son attention. Et il n'avait jamais succombé à l'illusion si commune que l'orgasme constituait une porte d'accès à la plénitude, même s'ils le prétendait auprès de qui voulait l'entendre. C'était par une froide journée de solitude lotharingienne. Une fois encore, il l'avait raccompagnée chez elle ... peut-être l'excès de vin chaud ... Ils s'étaient découverts en train de faire l'amour sans bien savoir comment ce dialogue avait bien pu prendre corps. La soudaineté de leur jouissance n'avait guère permis de prolonger le jeu.

-------------------------------
(Cogitations arsenniennes...)

« Attends-moi ! » Deux mots. Deux simples mots à la puissance dévastatrice, capable de mettre en branle l'imagination assoupie, pensais-je.
« De quoi est-elle capable ??? »
Flamenca réapparut peu après, une écharpe de lourd tissu noir à la main.
« Ne triche pas, hein ! » Un sourire à la fois implorant et énigmatique illumine son regard avant qu'elle ne plonge le mien dans l'obscurité. Je sens sa main me guider fermement. Quelques dizaines de pas.
« Stop ! Ne bouge pas ! »
Des froissements feutrés, devant moi, un peu sur le côté. Mon coeur s'emballe. Tiens, mon érection s'est amollie ... Je ne sais ce que fait Flamenca, mais elle doit bien s'amuser de mon impatience !
« T'inquiète pas ! Le show va commencer »
??? A quoi dois-je m'attendre ?


----------------------------------

(Brève confession de Flamenca...)

Il m'amuse , cet Arsenn ! Il est là, campé devant moi, taraudé par ses fantasmes sans doute ... J'ai quand même un peu la trouille. Je ne sais pas comment il va réagir. J'aurais peut-être pas dû faire signe à Louise ...
Louise ? Oh, je l'avais rencontrée il y a 6 ou 7 mois, à l'Université. Blonde, silhouette svelte, cheveux courts, poitrine à peine saillante sous son ample pull en mohair ... Un charme magnétique ... Doigts et langue attentionnés... Tendrement attentionnés... Tendrement efficaces ... Putain, quand j'y repense ! Quel pied on a pris !!! Quand je lui ai proposé de jouer avec Arsenn, elle n'a pas hésité une seconde. Le sexe, c'est un divertissement comme un autre, comme le kayak qu'elle pratique dans le club de Châlons. Je repense à cet extraordinaire concours de circonstances qui nous avait permis de coincer notre Arsenn... Un truc de fou !!!
Bon, mais maintenant, c'est moi qui flippes !

-----------------------------------

(Entrée en scène de Louise...)

Bonjour ! Je m'appelle Louise. J'avais alors 27 ans, et je venais de commencer un doctorat en histoire de l'art sur les manuscrits hébraïques de Champagne. Les souvenirs de cet après-midi restent encore bien présents dans ma mémoire ; et chaque fois qu'ils remontent à la surface, je ne peux réprimer un léger trouble. Il arrive même que mes doigts se remémorent leurs errements passés...
Je voudrais apporter ici mon témoignage, de la manière la plus objective possible, sur ce qui s'est passé dans l'appartement de Flamenca. Comment j'ai connu Flamenca ? Cela nous importe peu, non ? Et elle a déjà dû vous le dire.
Bon, j'en viens aux faits...

La stupéfaction ! Le mot est faible ... Le choc, oui, le choc, lorsqu'elle lui a ôté l'écharpe ! Il s'est mis à bredouiller des mots incompréhensibles ...
« Deux pour le prix d'une ! Tu te rends compte, Arsenn ? Petit veinard ! Oh, tu sais, Louise, tu vas te régaler ... Crois moi, Arsenn, c'est un océan de tendresse dont la houle t'emporte loin, très loin ... » Ce sont les paroles rigoureusement exactes de Flamenca. Je m'en souviens parfaitement.

 « Arsenn, je te présente Louise. Nous avons déjà eu l'occasion de jouer, elle et moi. Cette fois, tu es de la partie. Tu vas voir, ça va être génial ! »

Pendant qu'elle lui parlait, elle le déshabilla, là, juste devant moi. Instinctivement, j'ai commencé à titiller ma poitrine – qui ne tarda pas à réagir. Il ne gardait plus maintenant que son boxer, gonflé par une érection prometteuse. Et je me souviens avoir collé mes lèvres sur le tissu, souligné de la langue la forme de sa queue alors qu'il vacillait d'émotion.

« Arsenn,, s'il te plaît, sussura Flamenca qui s'était débarrassée de ses vêtements en un clin d'oeil, fais-moi plaisir ... Je voudrais que tu la fasses jouir, là, devant moi, comme tu m'avais si bien fait jouir le fameux soir de notre réunion à Châlons »

Cette perspective ne tarda pas à inondé mon intimité. Il prit tout son temps pour retirer mon pull, mon jean, électrisant mes seins, mes cuisses, mon ventre par ses effleurements interminables. Et je me rappelle très bien ce fugace sentiment de malaise, de délicieuse humiliation, qui m'envahissait alors, parce que je mouillais comme une damnée et que d'odorantes traces d'humidité maculaient mon slip translucide... Peut-être , surtout, parce que Flamenca plongeait son regard dans le mien afin d'y lire la montée du plaisir...

« Vas-y ! Fais-la fondre ! » l'encourageait-elle à voix basse, avant de dégager, enfin, cette queue si désirée et de l'engloutir dans sa bouche. Je ne pus résister très longtemps au butinage de sa langue et de ses doigts qui virevoltaient à tour de rôle sur ma fente, sur mon bouton, sur mon anus. Les ultimes convulsions de mon bassin s'accompagnèrent de cris rauques et obscènes... Mais je doute que Flamenca, toute absorbée qu'elle était par sa masturbation, ait pu surprendre mon basculement, bientôt suivi du sien . En revanche, je peux attester des efforts surhumains de notre Arsenn pour ne pas éjaculer, comme il nous le confessera plus tard...

Nous étions arrivés à un point de non retour. Et dans ce jeu, la femme possède l'avantage indiscutable de pouvoir enchaîner les jouissances. Flamenca et moi ne pouvions nous satisfaire de ce premier round. Et la queue tendue de notre partenaire constituait un appel tangible à poursuivre la partie...

----------------------------------

(Reprise de volée d'Arsenn ...)

A mon tour de poursuivre le récit de Louise.
Des efforts surhumains, c'est vrai qu'il me fallut en déployer pour ne pas me masturber et lâcher ma semence devant le spectacle de la double jouissance de Flamenca et de Louise... La curiosité, la sordide curiosité, me poussait à continuer l'exploration du corps de la juvénile blondinette. Les cheveux courts et la poitrine toute menue lui conféraient une allure androgyne, alors que son sexe lisse et blanc, qui mettait si bien en valeur la protubérance gonflée de son clitoris, renvoyait, non sans malaise, à une intimité pré-adolescente. Flamenca, au contraire, exhibait une poitrine charnue et ornait son bas-ventre d'une délicieuse toison sombre. Deux faces d'une même féminité, en somme. Louise attendait avec impatience l'introduction de ce bâton de chair qu'elle manipulait avec application. Et la croupe qu'elle cambrait avec impudeur ne pouvait me laisser sourd à son appel... Flamenca guettait précisément le moment où j'allais m'introduire dans la caverne ruisselante de sa partenaire ; elle ne l'avait encore jamais vu se faire pénétrer par un homme, et cette attente décuplait son excitation.
Je ne sais si les deux complices avaient élaboré un scénario... De toute façon, celui-ci aurait très vite été balayé par mes pulsions personnelles, égoïstement personnelles. Je voulais prendre Louise, et elle voulait que je la prenne. Ce n'était pas plus compliqué.
Et l'agencement des corps se fit spontanément : la brune avait pris place à la tête du lit et livrait sa chatte affamée à la langue de la blonde pendant que je besognais celle-ci en levrette – tout en doigtant son anus entr'ouvert par l'excitation.
Contempler cette double jouissance féminine, l'une se nourrissant de l'autre, m'hypnotisait. Certes, mon index et ma queue visitaient activement le corps de Louise ; mais, à la réflexion, c'était le spectacle d'une Flamenca anéantie, sous mes yeux, par de si délicieuses manoeuvres féminines qui retenait l'essentiel de mon attention. Une attention ... toute intellectuelle. Et ce regard inoubliable que parvenait à me lancer Flamenca au milieu de ses animales convulsions encourageait à me sentir voyeur. Sans la moindre retenue.

---------------------------------------

(Fantasme assouvi de Flamenca...)

Alors que je chavirais sous la langue et les doigts de Louise, je m'efforçais de garder le plus longtemps possible un reste de lucidité ; et je plongeais mes yeux dans ceux , effarés, d'Arsenn auxquels j'offrais le plus secret de mon intime. Et Arsenn s'activait comme un dieu ! Comme par ricochet, mon plaisir montait chaque fois qu'il s'introduisait dans les orifices de Louise ,laquelle se jetait rageusement sur mon vagin, sur mon clitoris.
Je voulais maintenant le voir sodomiser ma blonde compagne. Oh, elle n'était pas vierge de visite anale ; mais elle m'avait avoué, un jour de gode party, le caractère strictement mécanique de ces anales explorations. Et je voulais la voir jouir sous les coups de boutoir d'un mec...Et manifestement Arsenn n'était pas indifférent à ce petit cul qui l'allumait de ses tortillements lubriques.
Maintenant, Louise avait pris en bouche, avec nonchalance, le bâton de chair qui avait joué dans sa féminité. Il n'avait pas voulu éjaculer ; enfin, pas encore. Et elle respectait ce choix. Privilège de l'âge, les hommes « mûrs » tiennent généralement plus longtemps... Je passai derrière elle et commençai à lui caresser les fesses. Un soupir me rassura sur ses envies secrètes. Le moment était sans doute venu de concrétiser mes fantasmes. Ses fantasmes. Leurs fantasmes .
Mes lèvres se plaquèrent sur sa raie, et ma langue saliva méticuleusement son orifice qui se mit à palpiter
« Encule-moi » Je me rendis compte que la crudité de l'invitation surprit un peu Arsenn, mais la rapidité avec laquelle elle détacha sa croupe de ma bouche et la porta à proximité de la queue ragaillardie leva toute hésitation. Un cri bref accompagna la pénétration. Je me calai sur le fauteuil de la chambre, posai mes cuisses sur les accoudoirs et entrepris de me caresser, les yeux rivés sur ce qui se passait.

Rassasiée, Louise eut la délicatesse de m'abandonner son partenaire . C'est vrai que je crevais d'envie de le sentir au plus profond de moi. Et, orgueilleusement, de le conduire jusqu'au point de non retour ...Il me chevaucha sauvagement, sous le regard de ma blonde complice. Oh, il ne peut tenir très longtemps. Il se retira brusquement et , se relevant, nous demanda de le terminer toutes les deux par nos bouches. Chacune goba un testicule. Un ultime spasme secoua sa queue. D'interminables giclées de sperme si longtemps retenues inondèrent nos visages.

---------------------------------
Proposition de bilan ?

Bon, ce fâcheux contretemps avait mis à mal le programme de sa studieuse journée troyenne. Curieusement, il n'en ressentit aucune amertume.
* * * * -

Flamenca Acte 3 - On The Sunny Side Of The Street

Laisser un commentaire
A son invitation, je l'avais raccompagnée à son petit appartement.

Aucun incident n'avait pimenté notre retour. Sans y prêter garde, la conversation s'était néanmoins faite plus légère … Elle m'avait abandonné quelques confidences … Son copain l'avait quitté... Dans sa candeur encore juvénile, elle y avait cru, au grand Amour; au « je ne te quitterai jamais » … « La page est tournée … De toute façon ... »
Un silence qui semblait en dire long sur la profondeur de la déception.
« La seule chose qui l'intéressait, c'était de me sauter. »
La crudité du propos me surpris chez cette fille si réservée, au langage habituellement si posée . « En plus, il n' y en avait que pour lui »
Elle continuait à se confier, en toute innocence, à me livrer des pans de sa vie intime .
« Et en vitesse, en plus » avoua-t-elle dans un grand éclat de rire, se rendant peut-être brusquement compte de la signification de ses paroles.
« Effectivement, ça ne devait pas être l'idéal....» Et, spontanément, moi de lui de vanter les mérites des préliminaires – sans oser en préciser le sens exact à mes yeux.
« Oui, mais toi t'es un mec bien ! »
Je dois dire que ces échanges ne m'avaient point laisser indifférent, d'autant plus que de temps en temps une main se posait sur mon bras... Et le spectacle du matin me revenait incessamment l'esprit.


Je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer en train de se caresser, ce soir même, à peine rentrée. Retirant rapidement sa tunique, effleurant involontairement sa poitrine, dégrafant un peu plus lentement son soutien-gorge, se passant une main sur les seins, jouant machinalement avec les tétons, y repassant et s'y attardant, basculant brutalement dans une détermination qu'elle n'avait même pas envisagée en sortant de mon véhicule, ôtant cette fois avec une frénésie contenue son pantalon noir, soulignant le léger galbe de son pubis d'un doigt glissant sur son slip, de haut en bas, de bas en haut, enfin engloutissant toute sa main en dessous du tissu, tortillant sa fine toison savamment entretenue, avant de faire disparaître d'un jeu de jambe impatient le vêtement devenu le dernier obstacle à sa quête du plaisir.
Et je l'imaginais se masturber avec une grâce toute naturelle et se fondre doucement dans la jouissance chaude et humide, par le seul jeu de ses mains et de ses doigts...

La violence de ce qui allait se passer dépassa tout ce que mon esprit soudainement tourneboulé pouvait entrevoir … Flamenca elle-même semblait dépassée par ce qu'elle allait initier … Elle se jeta sauvagement sur mes lèvres interloquées … Puis se reculant en douceur, elle plongea les yeux dans les miens, cherchant à y déceler ce qui allait se passer : il est un moment où tout bascule, où le minimum de retenue s'effondre sous la pression de pulsions trop longtemps réfrénées … ces quelques secondes délicieusement effroyables au cours desquelles on se demande ce qu'il faut lire dans ce regard d'une intensité insupportable. Ce que je crus lire dans celui de Flamenca, c'était un embrasement de tous ses sens que je ne savais que trop comment soulager … Et là, on se retrouve avec la trouille du puceau face à celle qui allait le déniaiser... Et chaque rencontre nouvelle est un dépucelage … Et il ne s'agit pas de se planter … Et même si l'on a dépassé le demi-siècle, on n'a guère le coeur de fanfaronner, même avec une pute, sauf si l'alcool a bloqué toute vos facultés de penser … Et j'éprouvais un profond et tendre respect pour Flamenca, qui avait l'âge de mon fils aîné … J'entrepris d'une main hésitante de l'aider à se débarrasser de sa tunique ... Nouveau temps mort ...avant d'aller plus loin, avant de saisir sa poitrine, de la libérer de son écrin, de la baiser délicatement, puis plus fougueusement dès que les premiers frissons lui firent tressaillir la peau … Impatiente, elle descendait maintenant mes mains vers son pantalon. … Je l'entrouvrit fort maladroitement et plongeai mes doigts dans sa toison qui suintait le plaisir … J'explorai son intimité à l'aveugle, touchant avec mille précautions cette fente qui se livrait peu à peu.... Chaque effleurement provoquait des secousses saccadées et ébranlait un corps qui sombrait peu à peu dans l'abandon... L'index s'aventurait maintenant entre les chairs … Le souffle se fit plus rapide … Je bandais, douloureusement dans cette cuirasse de tissu encore intacte... Délicatement, je la débarrassait de son dernier et dérisoire rempart de coton imprimé et la couchai sur le petit canapé de son mini-salon … Son désir quasi animal d'effacer tant d'occasions espérées et à chaque fois déçues prenait inconsciemment le pas sur le partage de la jouissance ...C'était, enfin, son moment, sa masturbation, sauf que là ses propres instruments du plaisir étaient remplacées par ceux d'un autre, de l'Autre, de celui qui était devenu bien involontairement son confident, et quelque part son protecteur du moment …. Il fallait donner, sans nécessairement recevoir ...Pour l'instant … Situation inconfortable où celui qui donne s'approprie d'une certaine façon le sexe, et la sexualité, de celle qui reçoit ….L'emboitement des corps ne soulève pas ce genre d'interrogation ...Là, Flamenca voulait jouir, jouir, jouir,jouir, jouir, à corps perdu, à corps débridé, sans la moindre retenue ni pudeur, et c'est par moi qu'elle voulait jouir, par mes mains, par mes doigts, par ma bouche, par ma langue, peut-être par ma tige de chair qui n'en pouvait plus …

Il me coucha sur le canapé … Ce canapé à l'histoire déjà bien tourmentée … Eric...Julia … Eric et Julia ...Avec moi... Sans moi … Aurélien le furtif … Je crois avoir par une sorte de réflexe enserré sa tête entre mes jambes tremblantes … Sa langue... Son doigt … Ses doigts … Sa langue et ses doigts … Essayer de garder pied …Pour lui ... Ne pas perdre la face ...Essayer de se contenir alors que les sens s'affolent … Que va-t-il penser de moi ??? Je suis une salope, une pute, sa salope, sa pute … Tenir encore malgré ces gémissements désormais incontrôlables … Malgré ces fulgurances qui vrillent un corps que je sens m'échapper …
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, teniiiiiiiiir


Je brûle !... Des feux inconnus
En moi courent de veine en veine...
Je n’entends rien... je ne vois plus...
Je suis tremblante et sans haleine...


(deuxième Ode de Sapho)

Ma bouche hésitante se posa sur ses lèvres gonflées. Mes mains passées sous ses fesses tentaient désespérément de tenir ce corps, qui se braqua brusquement lorsque j'introduisis ma langue dans sa fente ruisselante. Dès lors, toute retenue n'avait plus sens …. J'entrepris d'explorer sa caverne avec méticulosité, lapant avec une curiosité avide le nectar qui s'en échappait abondamment, avant de remonter lentement vers ce délicat bourgeon de chair brûlante que je décapuchonnai de deux doigts malhabiles … Flamenca savait que l'achèvement était proche … A ce moment précis, nos regards angoissés se croisèrent et s'interrogèrent … Le moment, tant attendu, tant redouté, était venu … Flamenca explosa dans ma bouche au moment où un doigt pénétrait son anus préalablement préparé par nos salives mêlées.

Un peu plus tard, dans me tête encore abasourdie résonnait la voix éraillée du vieux Louis

And I think to myself,
What a wonderful world …
What a wonderful world …
* - - - -

Flamenca Acte 2 - On The Road Again...

Laisser un commentaire
La réunion s'était achevée plus vite que prévue. Elle m'avait aussi permis de remarquer un petit manège fort sympathique. Pendant la pause, la niaise à gros seins (eh oui, je ne m'étais point trompée, il y en avait bien une – de toute façon, il m'en faut une pour la suite de l'histoire !) s'était soudainement intéressée à Flamenca; je m'amusais intérieurement de la suite des événements, imaginant sans trop de mal le profil de la bougresse; quelques effleurements savamment calculés avaient engendré un léger trouble chez ma co-voiturière – goujat, j'avais répondu à son regard inquiet par un petit sourire entendu …

A peine arrivés à mon véhicule, nous y fumes rejoints par la NAGS (= Niaise A Gros Seins) qui répondait au doux prénom de Bérangère … La bouche en coeur, elle s'enquit de savoir si cela nous embêterait de la prendre avec nous puisqu'elle habitait sur le chemin du retour... « Je crois qu'on va bien rigoler » pensais-je tout bas, en surprenant le regard affolé de Flamenca ! Plus on est de fous, plus on rit … J'en salivais d'avance …

« Au fait, cela ne semble pas trop t'avoir embêté que je m'assoupisse à l'aller », me lança Flamenca en plongeant un regard inhabituel dans le mien interloqué .
« Tu sais » me susurra-t-elle à l'oreille (la droite ? la gauche ? Je ne sais plus bien ) « je me suis vraiment bien amusée, et je me suis demandée si tu allais te décider à me prêter main forte ... » Enfer et damnation ! By Jove, comme aurait dit une complice en divagation ! Je suis fait !!! Je sentis brutalement une bouffée de chaleur assaillir mon visage :
.« Ah, tu ne dormais pas ? » (que dire dans ces moments fort embarrassants ???) « J'ai même cru par moment que tu rêvais », ajoutais-je, un tantinet faux-cul...
Elle reprit sa place à mes côtés, pendant que Bérangère la NAGS installait son nymphomanienne présence à l'arrière, ne pouvant s'empêcher d'émettre un gloussement ridicule - « Ben dites donc, c'est confortable, c'est drôlement doux, on pourrait vite s'endormir ! » (« Dors et tais-toi ! »)

Après une petite heure de route qui me parut interminable à cause des jacasseries de l'autre, Flamenca (la douce, la timide, la sensible) me demanda d'avoir la gentillesse d'arrêter quelques minutes le véhicule
« Je suis vraiment désolée, mais j'ai oublié de… avant de quitter la réunion, et je ne tiens plus ! » Comme par hasard (le hasard fournit toujours les circonstances nécessaires à la poursuite des histoires ), un petit chemin goudronné ne tarda pas à se présenter, juste avant la fin de ce secteur boisé …
« Ah, si cela ne vous ennuie pas, je vais aussi en profiter pour me soulager ... »
(« Ne t'en prives pas, tu vas peut-être te trouver nez-à-nez avec un Rom en rut... » – ah oui, à cette époque, il était de bon ton de chasser le Rom; or, comme, d'après les études commises alors par les sommités du Ministère de la Salubrité Nationale, comme le Rom est voleur, sale et lubrique, il va lui faire son affaire en moins de deux …)
Je coupai le moteur et attendis que les passagères descendent. du vieux monospace familial (oui, celui du matin – faudrait quand même suivre !)

Alors là !!!
Flamenca (la douce, la timide, la sensible) sortit de son sac un extraordinaire god vert fluo, décrocha la ceinture de sécurité, se contorsionna pour retirer son pantalon (noir, c'est le même que le matin), raccrochant au passage le rétroviseur, écarta son string (j'eus alors la réponse à la question que je me posait incidemment ce matin) et commença à se goupillonner avec ardeur !!! Les vocalises pintadesques de Bérangère la NAGS me renseignèrent vite sur le type d'activité qu'elle venait, elle aussi, d'entreprendre …
Devant mon air interloqué, elles me répondirent en coeur:
«  Ben quoi, on s'soulage, on n'tenait plus, quoi !!! »
« Ben, et moi ??? Qu'est-ce que je fais ??? Je chante avec vous ??? »
« Ne t'énerve surtout pas, ô gentil Phaéton », me lança d'une voix saccadée la douce, la timide, la sensible (et cultivée) Flamenca !
« Phaéton, c'est drôle, comme prénom, geignit Bérengère »
« My God !!!Elle est vraiment niaise ! »

Flamenca se pencha discrètement vers moi … « Ça ne vole pas haut ! » me souffla-t-elle à voix basse au sujet de l'intervention de la sous-directrice des Affaires Culturelles … je redescendis brusquement dans notre monde, assis sur une chaise peu soucieuse du bien-être de l'arrière-train, devant mes notes. Son genou venait négligemment de se poser contre ma cuisse, réveillant un émoi très particulier.


- - - - -

Flamenca Acte 1 - L'occasion manquée ?

Laisser un commentaire
Elle dormait paisiblement sur le siège avant du vieux monospace familial. Dans l'ambiance feutrée de l'habitacle, le lecteur CD diffusait les mélodies délicieusement surannées de Cole Porter; la voix chaude, caressante, de Patricia Barber dégageait des ondes de sérénité dans l'habitacle. Le début de la journée avait été pénible. Collègue dans un autre établissement, Flamenca souffrait chaque jour un peu plus face à une hiérarchie bornée; cette fois, l'humiliation avait sans doute atteint un nouveau degré dans l'art subtilement pervers de la destruction de l'individu. Elle avait craqué et s'était effondrée en larmes.

What is This Thing Called Love ?

Nous nous connaissions depuis un peu moins d'un an, et avions spontanément sympathisé au sein d'un groupe de recherches dont j'étais le membre le plus ancien. Ses 26 ans y apportaient une candeur et un dynamisme tout juvéniles. Spontanément, comme je l'avais déjà si souvent fait avec mes enfants, je l'avais tendrement prise dans mes bras, et, naturellement, elle avait posé sa tête sur mon épaule. Je ne crois pas qu'en de telles circonstances on puisse penser à autre chose qu'à chercher à atténuer la détresse de l'autre...Puis nous nous étions engouffrés dans le véhicule pour deux bonnes heures de route, deux heures pour mettre entre parenthèses les tourments du monde extérieur …

Easy To Love

Elle se reposait. Ses longs cheveux bruns tombaient sur une poitrine que je devinais menue, mais ferme. Le bel ovale de son visage apaisé retrouvait enfin ce charme particulier qui m'avait frappé lors de notre première rencontre, un charme tout en insouciance retenue. Nous cheminions ainsi vers une longue séance de travail à la préfecture de région qui devait permettre de synthétiser les résultats de savants travaux que nous avions menés chacune et chacun dans son coin...On allait y rencontrer des pros, des amateurs, des retraités, des enseignants, des passionnés et des crétins, des moches, sans oublier l'inévitable créature niaise dont la seule présence ne pouvait guère s'expliquer que par une paire de seins siliconés … Un résumé de notre société, en somme …

Just One of This Things

Elle portait une tunique brodée de motifs celtiques jetée avec une négligente élégance sur un pantalon noir qui enchassait ses courbes délicates … un maquillage minimal, et un discret parfum frais et fruité …

C'est magnifique

Elle était déjà loin, très loin … Le « ça va ? » que je lui lançais n'eut point de réponse …

I Concentrate On You

Un léger gémissement attira mon attention … Flamenca posait sa main droite sur l'entrejambe de son pantalon et commençait à se caresser … Le mien commença à me serrer...
« Tu t'imagines ce qu'ils nous demandent maintenant de faire ? Je n'y arriverai jamais. Je n'y comprends rien, à leur verbiage. Je me sens de plus en plus conne . Je bosse comme une bête, et je n'y arrive pas. Je n'ai aucun moment à moi pour décompresser. Je devrais démissionner, je ne suis peut-être pas faite pour ça, finalement » Et son copain venait de la larguer …

In The Still Of The Night

Elle se tortillait maintenant sur son siège, toujours endormie...Son visage s'illuminait au fur et à mesure que sa main s'agitait … Manifestement, elle partait, bien au-delà des horizons apaisants de la somnolence. Sa respiration saccadée, ses adorables grognements qui s'échappaient de ses lèvres entr'ouvertes évoquaient trivialement le sommeil chaotique de Jack lorsqu'il plongeait dans ses rêves de chien... Combien de temps dura cette extraordinaire scène qui se déroulait juste à côté de moi ? Je ne peux le dire. Je peux en revanche vous confesser qu'à plusieurs reprises ma main quitta le levier de vitesse et se posa délicatement sur la cuisse frémissante de Flamenca .
« J'en ai marre ! Je n'arriverai jamais à rien ! » Les larmes s'étaient brusquement échappées de son regard désespéré, accompagnées de sanglots incontrôlables. Pendant quelques secondes, je m'étais senti impuissant, incapable de la moindre réaction, avant de m'avancer, sans trop réfléchir, vers cette âme en détresse.


You're The Top

Le véhicule s'arrêta à l'entrée de la ville; je maudis en moi-même ce satané feu rouge … « Oh, je crois que j'ai dû m'assoupir un peu » me lança Flamenca en s'étira . « Je suis désolée, ce n'est vraiment pas poli de ma part. Tu ne t'es pas trop ennuyé, au moins ? » « Ah non, pas de soucis, Danièla !!! », lui rétorquais-je avec un large sourire... « Danièla ??? Mais je ne m'appelle pas Danièla ! » s'exclaffa-t-elle dans un grand éclat de rire …

Aïe, le lapsus …

Soudain m'était revenu à l'esprit un refrain fort léger des années 1990...
"Moi ce que j'aime chez Danièla,
C'est que l'on peut y mettre les doigts..."

- - - - -

RDV 9 heures

Laisser un commentaire
Tout a basculé lorsque je suis arrivé sur le seuil de sa demeure, à l'heure convenue, à 9 heures. Une petite enveloppe à mon nom m'invitait curieusement à pousser la porte à peine enclenchée, et à grimper directement dans la petite pièce qu'elle avait intégralement, et magnifiquement, rénovée. Ce n'est quand même pas évident de pénétrer ainsi chez les gens, même chez des amis … Un sentiment d'impudeur m'envahissait, teintée de vague inquiétude – je la savais capable de tout.

L'escalier est relativement sombre.. Je gravis les marches avec prudence, Un autre message scotché sur la porte de la pièce m'appelle à y entrer … J'entre là dans un univers déjanté où tout est possible, j'en suis tout à fait conscient … Mais par où va arriver ce « tout est possible » ?

Je l'aperçois à un mètre de moi, nonchalamment appuyée sur le mur qui me fait face. Elle est en sous-vêtements et me fixe d'un oeil inquiet, sans mot dire … Ces sous-vêtements, je les connais, ils me connaissent, nous sommes en quelque sorte apprivoisés lors de cette journée inoubliable …
Je me souviens de ma gaucherie lorsqu'elle s'était déshabillée et blottie contre moi …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque mes mains avaient dégrafé son soutien-gorge et libéré ces seins menus et puissants, sur lesquels s'étaient égarés mes doigts et ma bouche …
Je me souviens de ma gaucherie lorsque je lui avais longuement caressé ce ventre magnifique, lorsque mon désir libéré s'est acheminé vers la ceinture de son jean, vers la braguette de son jean, vers sa culotte mouillée d'impatience, vers sa fente frémissante, vers sa caverne tremblante de spasmes sous mes doigts définitivement irrespectueux …
Je me souviens de ce souffle qui s'accélérait alors que mon sexe ne cessait de gonfler et de suinter …
Et ces tissus se souviennent de ma hardiesse brusquement retrouvée...

Je jette sur le sol mon blouson et m'approche, cherchant à déceler dans son regard grave les attentes les plus folles. Je me colle à ce corps et m'y accroche à l'en étouffer , à en fusionner ...
Fièvreusement, ma bouche, mon souffle, mes mains parcourent sa chevelure, son visage, son cou, alors qu'une érection incontrôlable pousse mon bas-ventre vers son entrejambe écartée.
Je la retourne soudain contre la cloison, baisse sa culotte, sors mon sexe durci , lui en caresse les lèvres . Elle pivote face à moi, habille avec délicatesse cette colonne de chair tant espérée et me tend ses fesses. « Prends-moi ! Comme ça ! Tout de suite ! Je n'en peux plus ...Cela fait si longtemps que je veux te sentir en moi, te mouvoir en moi, te fracasser en moi , te ... » La suite s'évapore dans un petit gémissement lorsque je me glisse soudainement en elle. Combien de temps nous restons ainsi collés corps contre corps ? Je ne le sais exactement, mais ce que je sais en revanche, c'est que tout bascule dans mon esprit, dans mon âme. Je ne suis pas sûr qu'il s'agit d'un acte matériellement sexuel, nous sommes loin, très loin, au-delà du monde matériel, au-delà du monde des corps enfiévrés , dans l'univers euphorique si particulier des improbables qui se concrétisent en certitudes incontestables …

Collés l'un à l'autre, nous prenons le temps de nous découvrir au plus intime, de nous explorer au plus intime, de saisir nos sensibilités réciproques... Je suis bien, je n'ose bouger en elle, il faut que mon sexe s'habitue à sa cavité mystérieuse, en parcourt les parois, et il faut que sa cavité mystérieuse s'habitue à cette chair qui entre en elle, qu'elle l'apprivoise, qu'elle apprenne à en jouer, à en jouir...

La fièvre corporelle ne tarde pas à nous détacher l'un de l'autre, à nous conduire instinctivement vers le canapé. Elle s'y affale, impudique, offrant à mon regard affolé la vue obscène de son sexe entrouvert. J'y plonge le visage et entreprends de le déguster de ma bouche, de ma langue; des soubresauts désarticulés parcourent son corps qui se tord et se tord sous le plaisir....mes doigts s'enfoncent, un deux, trois et s'agitent entre les parois ruisselantes qui cherchent à les emprisonner...
Je veux la conduire loin, très loin,encore plus loin, par le jeu de ma bouche, de ma langue, de mes doigts, je veux qu'elle jouisse , je veux qu'elle se livre, qu'elle me livre sa jouissance, qu'elle n'a jusqu'à présent livré qu'à quelques mâles privilégiés...Je veux qu'elle s'abandonne, contrainte et forcée, à ma masturbation frénétique, qu'elle en perde les derniers vestiges de sa pudeur, qu'elle retrouve la sauvagerie bestiale de la jouissance primale... Je veux l'anéantir …

Sur le point d'exploser, elle se redresse brusquement et embouche brutalement cette colonne de chair qui n'en peut plus.... Elle me lèche, me mâchouille, me grignote avec ferveur... Ne pas me lâcher … Surtout ne pas me lâcher … Me retenir … Me retenir pour la besogner encore et encore …

Elle envahit soudainement l'esprit, cette "Ballad of Lucy Jordan", sur laquelle ont si souvent expiré mes pulsions... Elle m'envahit en boucle, cette ballade, elle prend possession de ma chair, de mon âme alors que, soudainement, je la pénètre, haletante, pour l'offrande ultime, sur la voix irréelle de Marianne Faithfull … L'acte sexuel est un acte sacré, une danse sacré, une mélodie sacrée, qui conduit l'homme à s'unir à la divinité du Chaos, à la Féminité, à la fois Vierge et Salope, Soie et Knout, Caresse et Morsure... Les Anciens racontaient aux machos téméraires et inconscients les affres terrifiants des amants tombés entre les griffes de leurs maîtresses des noires forêts, qui après en avoir joui les déchiraient vivants... Ce vagin chaud et humide, hanté de spasmes brutaux, qui s'enroule autour de mon sexe, qui l'étouffe, qui l'étrangle, aspire tout mon être, et je sais qu'il ne le relâchera qu'après avoir atteint le point de non-retour … Qui pilonne l'autre ? Est-ce moi ? Est-ce elle ? Assise sur mes genoux, elle entend accorder sa jouissance à la mienne ; les yeux plongés au plus profond des miens, au coeur de mon âme, cherchent à en déceler le tempo; ses fesses se soulèvent, retombent, se soulèvent, retombent, s'immobilisent quelques secondes , reprennent de plus bel leur dynamique orgasmique … Le souffle et les gémissements ont déjà quitté le monde des hommes … Je vais jouir, je le sais, je sens monter ma semence … Encore quelques coups et je pars … Elle le sait, elle le lit, mais pas tout de suite, pas comme ça... Decrescendo … Elle se dégage et me repousse d'un coup brusque contre les coussins...Elle me chevauche cette fois, accélérant le tempo … Je vais jouir, cette fois … Sa retenue sonore, dernier vestige d'une pudeur depuis longtemps jetée à terre, explose en une longue plainte, alors que ses ongles sauvagement plantés dans mes côtes anéantissent mes dernières préventions … Nous nous affalons, rassasiés …


http://www.youtube.com/v/cfWGrJ9ySYM?version=3&hl=fr_FR"
* - - - -

Et cette femme a sans doute pris chair dans l'un de ces incessants va-et-vient...

2 Commentaire(s) :
La frontière entre le monde des rêves et celui de la réalité est si mince, si poreuse aussi. Je crois d'ailleurs que notre vie se compose de va-et vient incessants entre rêves et réalité.

Et cette femme a sans doute pris chair dans l'un de ces incessants va-et-vient.


Image IPB


Oh, les humeurs personnelles s'en sont assurément mêlées. L'envie soudaine de tout envoyer balader m'avait emporté dans une déambulation sylvestre, en ce milieu d'après-midi étouffé de la chaleur printanière, anormalement lourde cette année.

Mes forêts de Lotharingie apparaissent souvent, en tout cas je les perçois ainsi, comme un asile bienveillant aux âmes égarées.

Ce sont de vastes toisons de feuillus millénaires, de résineux plantés pour des raisons économiques, de broussailles plus ou moins agressives, de petites fleurs écloses ici et là.. Patchwork de verts, de bruns, de gris, de blancs, devenu huis-clos par la touffeur de cet après-midi. Entre quelques ondulations de schistes moussues, un ruisseau cherche désespérément à écouler son maigre débit, se lamentant en de brefs sanglots qui, un autre jour, m'auraient spontanément arraché un sourire de bien être.

C'est le refuge ancestral des créatures de la forêt, celles qui ne se montrent qu'aux enfants, et aux enfants attardés, parfois. Les calvaires , les cloches et les soutanes, les beaux esprits bouffis de l'orgueil de la raison les ont jadis expulsées des campagnes. Je les connais un peu, je les ai déjà aperçues, ébahi, lorsqu'elles traversaient nonchalamment les ombres épaisses des grands arbres. La frontière entre le monde des rêves et celui de la réalité est si mince...

Une avalanche de blocs taillés, à mi-pente de cette crête, rappelle qu'ici, en cette terre de marge , frontière entre Royaume et Empire, la race de fer des seigneurs intrépides a matérialisé son emprise (quelle emprise dérisoire, d'ailleurs) par l'implantation de redoutables forteresses.

Une présence se devine soudain, en contrebas , près de ce qui dû être une casemate d'artillerie. Une présence humaine, enfin, il me semble, car, ici, rien n'est certitude définitive. Disons que j'opte pour cette hypothèse.

Une présence humaine et féminine. Un « bonjour » sonore s'échappe de mes lèvres. Ne pas effrayer inutilement celle qui n'est séparée de moi que par quelques dizaines de mètres. Et me rassurer en même temps, en attendant impatiemment une réponse – le petit peuple de la forêt ne répond pas aux humains, ou, plus exactement, les humains ne comprennent pas leur réponse, alors, pourquoi leur répondrait-il ?

Bref sursaut, aussitôt suivi d'un « bonjour » cristallin, teinté de crainte contenue. Dans une telle situation, il nous faut vite nous rassurer l'un l'autre sur la pureté de nos intentions. C'est curieux, d'ailleurs, la rapidité avec laquelle on se rassure, on se fait spontanément confiance. Je l'ai déjà expérimenté sur Voissa ; c'est quand même fou ce pouvoir de communication que peut conférer le virtuel !
La frontière entre le monde des rêves et celui de la réalité est si mince... Mais celle entre la réalité virtuelle et la réalité réelle l'est encore plus !

La fille semble âgée d'une bonne vingtaine d'années. Sa chevelure noire forme un chignon de circonstance, mieux adapté à l'activité à laquelle elle se livre... Elle est étudiante en master d'archéologie médiévale, à l'université de Liège . Elle aurait pu étudier le comportement des makis de Madagascar, pourquoi pas, sauf que des makis de Madagascar, il n'y en a pas beaucoup en mes forêts lotharingiennes... Certes, un cirque de passage avait eu l'idée saugrenue d'oublier un tapir dans les environs, mais de là à diligenter un étudiant spécialisé en l'exploration du comportement des tapirs perdus en espace forestier ardennais, il y avait un pas. Et le dit tapir a dû finir trucidé, et découpé en gigot, par je ne sais quel braconnier un peu embrumé … Faut toujours se méfier des bracos, quand on est un tapir sans papier !

Un top de couleur bleu nuit enveloppait un torse plutôt généreux, alors qu'un jean protégeait la moitié inférieure de son corps élancé des griffures des buissons dérangés. Oui, une petite jupette aurait incontestablement été plus sexy, mais vous vous voyez, mesdames, en train de réaliser un relevé archéologique en jupette virevoltante de majorette ? Bien sûr, les mecs, je vous vois venir avec vos idées coquines... Les mecs, mouais, mais je crois qu'une de mes copines n'aurait pas été insensible à cette féminine présence...

Je crâne, je crâne, ben oui, je crâne toujours un peu face à une inconnue, a fortiori lorsque celle-ci dégage un charme à tomber en pâmoison. Il me souvient de la première fois où j'ai roulé un patin à une fille … Mais ça, c'est une autre histoire!

Elle s'appelait Flamenca. Son père, féru de littérature médiévale, l'avait affublée de ce curieux prénom qui, ma foi, lui allait à merveille.

Je la rejoignis avec mille précautions ; il faut dire que je n'ai pas vraiment le pied marin : cela-dit, me ferez-vous remarquer, ici, il y a quand même 130 millions d'années que la mer s'est escamotée, alors...

Au fur à mesure de nos discussions très techniques sur les fortifications de montagne, il se passait quelque chose d'inexplicable ; j'avais l'agréable impression qu'une connexion se mettait en place entre elle et moi ; elle riait de bon coeur à quelques-unes de mes plaisanteries simplettes , et je surpris quelques tressaillements fort éloquents du côté de mon bas-ventre...

Je ne pouvais m'empêcher de la contempler. Plus exactement de contempler son corps. D'y jeter un regard charnel. Il me semble qu'elle dû prendre conscience de mon trouble naissant, à en juger par un sourire malicieux. J'acceptai bien volontiers, vous vous en doutez, de lui prêter main forte pour achever le relevé d'une paroi de la casemate. Nos mains se frôlèrent à plusieurs reprises. Je crois qu'à partir de ce moment mon esprit s'engloutit dans un univers fort peu archéologique... Chacun de ses déplacements m'apportait les senteurs légèrement fruitées d'une eau de toilette fraiche , juvénile, terriblement sensuelle...

Un pas de travers la fit atterrir dans mes bras. En la rattrapant, mes mains se plaquèrent en une fraction de seconde sur ses seins. Bien sûr, en ces moments si particuliers où tout peut basculer d'un moment à l'autre, où l'on espère secrètement que tout bascule et où rien ne bascule, on a l'impression que le temps se fige, que la fraction de seconde devient seconde, devient minute, devient éternité. Maintenant que j'y repense, je crois qu'elle ne se redressa pas tout de suite. « Oups ! Désolée ! », lança-t-elle dans un grand éclat de rire, en plongeant ses yeux dans les miens.

Silence brutal. Le sourire laissait place à une gravité bien particulière, oh une gravité que je ne connaissais que trop bien. Son regard s'enfonça jusqu'au coeur de mon âme. Je sentais irrémédiablement mon sexe se durcir un peu plus, sans que je ne puisse en prendre le contrôle.

Cette fois, je plongeais. La retenue la plus élémentaire cédait sous la force d'un désir charnel irrépressible. L'idée de ce pauvre cochon de DSK m'effleura à peine l'esprit que je la saisissais dans mes bras . Elle colla ses lèvres à ma bouche et entortilla sa jambe autour de la mienne, jaugeant d'un genou connaisseur l'intensité de mes intentions.

Tout s'emballait… Mes mains se glissèrent sous son tee-shirt... Elle ne portait pas de soutien-gorge... Mon regard étonné, télescopé par le sien encourageant… Prendre son temps , ne rien brusquer, contenir sa fougue… Mettre en harmonie nos désirs, nos plaisirs, plus tard nos jouissances… Partager , oh oui, partager chaque seconde de cette frénésie des corps, des sens, des dérives... Mes lèvres papillonnèrent sur ses seins, entre ses seins, sur leurs pointes qui se dressaient, fières, orgueilleuses, insolentes de leur vingtaine d'années... Elles abandonnèrent ces monticules merveilleux et s'accrochèrent à nouveau à sa bouche entrouverte. Ses ongles labouraient ma nuque, mes épaules, mon dos, avec une frénésie sadique. Je bandait douloureusement et sentais imperceptiblement, à travers le boxer, mon sexe sécréter ses premières gouttes de liqueur... Oh, impatience de l'accouplement primal, tu devras patienter et nous laisser encore jouer de nos sensualités périphériques ...

Les souffles s'accéléraient, passaient d'une cavité à l'autre, les langues sarabandaient rageusement en des refuges jusqu'alors étrangers.

Flamenca me repoussa sèchement et, avant même que je ne comprenne, se laissa glisser contre mon bas-ventre. Ses doigts libérèrent ma queue congestionnée de désir et commencèrent à la masturber en de lents mouvements , alors que sa langue s'enroulait autour du gland surpris d'un tel impudique empressement. Était-elle humaine, cette bouche qui jouait malicieusement avec mon intimité ? A plusieurs reprises, je me sentis littéralement aspiré ; curieuse impression que ce corps que l'on imagine disparaître tout entier dans ce monstre-bouche implacable, goulu jusqu'à l'indigestion , sans que l'on puisse vraiment arrêter le processus d'engloutissement, tout juste le freiner. Pour ne pas éjaculer. Enfin, pas tout de suite … Les mains virevoltaient maintenant sur mon boxer et le pantalon, qu'elles firent rapidement glisser sur mes chevilles...

Je sentis un doigt parcourir ma raie interdite et s'aventurer sur mon orifice défendu… Oh, défendu par ce qui restait de ma pudeur … Plongeant à nouveau son regard dans le mien, Flamenca entreprenait maintenant de me pénétrer ; elle franchit en douceur le périmètre protecteur avant de s'introduire sauvagement, m'arrachant un râle d'exquise douleur. Curieuse sensation que celle de cet appendice digital fouillant avec assiduité le plus profond, le plus secret de mon être. « As-tu coïté à la manière sodomite ? » L' interrogatio de l'évêque de Worms me traversa une seconde l'esprit, alors que l'index flattait cette partie de moi-même jusqu'alors vierge de toute divagation coquine... Curieuse sensation que celle de cet élément étranger, animé, enchâssé dans mes reins qui semblait m'ouvrir par le bas à je ne sais quelle turpitude... Jouissance de la queue diaboliquement aspirée par une bouche avide… Jouissance de l'anus furieusement entrepris par un index déjanté… Jouissances entremêlées, séparées, renouées, synchronisées, peut-être, dans une confusion sensuelle chavirante… Questionnement sans réponse bien claire dans ce qui me restait de lucidité… Rester lucide jusqu'à la fin … Tenter de comprendre les mécanismes de la chair en branle en cette casemate de schiste… Tenter de comprendre jusqu'à ce que le questionnement s'évanouisse dans un torrent de foutre...

Une aspiration inattendue, et glaciale, vint à bout de ma résistance, et je me répandis dans sa bouche…

L'intensité inhabituelle de la jouissance, aux limites du supportable, m'avait littéralement vidé de toute force et obligé à trouver un appui contre la paroi. Je ne sais combien de temps je restais les yeux fermés. Lorsque je les ouvris, Flamenca avait disparu…

Une chaude trainée de lumière transfigurait le vert sombre des touffes de bruyère. Une chaude trainée de lumière aux senteurs légèrement fruitées : celle d'une eau de toilette fraiche , juvénile, terriblement sensuelle...
* - - - -

Moment de blues

Laisser un commentaire
Ça vous tombe dessus sans prévenir... Depuis deux jours, elle ne m'a pas contacté… J'ai essayé d'oublier son absence. Mais ça réapparaît toujours, alors qu'on se s'y attend pas.

Le déchiffrage de chartes du XV°siècle absorbait tout mon esprit et toute mon énergie. L'écriture est habituellement de belle facture, mais les taches d'humidité masquent ici plusieurs lettres et rendent malaisée la reconstitution des mots. Et dans ces moments-là la concentration se fait plus irrégulière, le point de décrochage n'est jamais loin … Et l'esprit libéré ne tarde pas à rechercher spontanément d'autres interrogations, il s'y accroche obstinément et résiste au rappel à l'ordre .

Et son sourire facétieux refusait de se décrocher du parchemin, me plongeant dans une douloureuse divagation. Évidemment, ce n'est pas difficile de soulager le coup de blues; l'appeler sur son téléphone, entendre sa voix, échanger des stupidités afin d'entendre encore un peu sa voix … Non, ce n'est pas difficile. Et on en repart requinqué, et on ramène son esprit au bercail … Non, ce n'est pas difficile. Sauf que j'avais pris l'engagement de ne pas l'importuner, de ne pas l'accaparer...

Et on reste immobile devant l'écran de son ordinateur à fixer d'un regard creux l'image de la charte du XV° siècle pendant des secondes qui durent une éternité... Et l'esprit divague maintenant sur tout le corps, sur tout mon corps, sur ce corps qu'elle avait caressé de ses doigts timides.... On ne sait pas vraiment pourquoi, mais on se retrouve à surfer sur ce somptueux site érotique d'outre-Atlantique, à la recherche d'un plaisir de substitution... on se connecte au videochat, on mate, on hésite...Southernstallion astique consciencieusement sa bite, énorme ...Bilicious déballe ses seins énormes et flasques … L'Amérique profonde , celle qui vote Républicain depuis des décennies, celle qui jure de casser du pédé et du coco, celle qui a porté Junior à la Maison Blanche, celle qui a maudit le jour où Barack Hussein Obama a été porté à la tête des States , débride ses fantasmes .

Un message apparaît. Hotcindy4u m'invite à une conversation privée …YES NO … On hésite un peu, on finit par cliquer sur YES … La fille qui apparaît sur le rectangle est sublime ...Ce visage, ce regard … On a trop tendance à se précipiter, à lorgner vers les seins, vers le sexe; et c'est vrai qu'ici les photos qui accompagnent les profils sombrent dans une monotonie affligeante, une impudeur gratuite : Mademoiselle ou Madame, jeune ou mûre, bandante ou moche, se croit souvent obligée d'exhiber d'emblée son intimité, allant souvent jusqu'à écarter ses lèvres de ses doigts … Exercice convenu... Mais le visage … Prend-t-on vraiment conscience de la beauté d'un visage féminin ? Prend-t-on vraiment le temps de s'en imprégner ? Pourtant, les rêves les plus insensées, les fantasmes les plus inavouables s'y logent, au fond des yeux, sur un sourire ingénu, sous des boucles négligemment tortillées d'un doigt …

C'est une blondinette de 26 ans. Elle dégage un charme fou, sans doute par son côté nature, spontané. Son profil m'apprend qu'elle est étudiante . Le contact se noue rapidement, le courant semble passer. Kathy m'explique qu'elle prépare un doctorat d'anthropologie à l'Université du Delaware; je lui fais part de mes activités du moment ...Pas toujours facile de se comprendre, mais, heureuse surprise, elle maîtrise étonnamment bien le français, et je m'en sors pas trop mal en anglais …

Les choses sérieuses commencent … Elle m'avoue être là pour décompresser, elle aime le sexe, le cyber-sexe.. Elle veut jouir , maintenant, intensément … Avec moi … Un petit losange sombre vient d'apparaître dans l'angle supérieur droit de l'écran … Je n'en avais encore jamais vu au travers de mes nombreuses cyber-déambulations.
« Clique sur le losange, tu vas décoller avec moi » m'invite-t-elle avec un drôle de sourire, « mais je te préviens, c'est risqué » …
Face au défi, on fonce parfois sans trop se poser de questions... Et mon hésitation est vite évacuée par une curiosité coquine qui se faisait de plus en plus pressante..

La fenêtre occupe brusquement tout l'écran, et d'étranges sensations m'envahissent au contact du clavier. Ce ne sont pas des touches froides, inertes, qu'effleurent mes doigts, mais une texture douce, chaude, animée …

« On y va ? Tu es prêt ? » me susurre sa voix étrangement proche .
«  Déshabille-moi … Lentement … Je veux me sentir me dénuder, frissonner lorsque tu feras glisser le tissu, lorsque ta main se posera sur mon corps »


Image IPB

La suite échappe encore à mon entendement …
Je suis encore incapable de dire ce qui s'est alors passé .
Tout ce que je peux affirmer, c'est que je « tenais » réellement (enfin, j'en avais l'impression) son tee-shirt dans mes mains, que son discret parfum flottait autour de moi, que son souffle s'emballait au fur et à mesure que je la dénudais, que ce souffle courait sur mon visage, qu'elle sombrait dans une jouissance bien réelle lorsque mes doigts, ma bouche, ma langue s'activaient sur son intimité, s'immisçaient dans sa fente ruisselante d'impatience … et qu'une autre bouche tout aussi immatérielle engloutissait mon sexe douloureusement raidi par des sensations absolument inédites...
Tout ce que je peux affirmer, c'est qu'une éjaculation interminable me laissa exténué, alors que Kathy s'effondrait, rassasiée, sur son fauteuil de cuir …
Les dernières images qui me viennent à l'esprit, c'était celle de la magnifique étudiante, en tee-shirt et jean, sagement assise devant son écran, et c'était la mienne, en tee-shirt et jean, sagement calé sur ma chaise ...

Vous pouvez me croire ou non, mais je tiens à vous certifier que je n'avais absorbé aucune substance hallucinogène, que je n'avais ingurgité la moindre goutte d'alcool, et que je ne m'étais point endormi.

C'était le soir d'Halloween, et je traversais un moment de blues .
* * * * *

Coup de coeur (1)

4 Commentaire(s) :
Rebelle et soumise
Paupières baissées
Quitte ta chemise
Belle fiancée
L'amour est cerise
Et le temps pressé
C'est partie remise
Pour aller danser

Autant qu'il nous semble
Raisonnable et fou
Nous irons ensemble
Au-delà de tout
Prête-moi ta bouche
Pour t'aimer un peu
Ouvre-moi ta couche
Pour l'amour de Dieu

Laisse-moi sans crainte
Venir à genoux
Goûter ton absinthe
Boire ton vin doux
O rires et plaintes
O mots insensés
La folle complainte
S'est vite élancée

Défions le monde
Et ses interdits
Ton plaisir inonde
Ma bouche ravie
Vertu ou licence
Par Dieu je m'en fous
Je perds ma semence
Dans ton sexe roux

O Pierrot de lune
O monts et merveilles
Voilà que ma plume
Tombe de sommeil
Et comme une louve
Aux enfants frileux
La nuit nous recouvre
De son manteau bleu


Prendre le temps de lire les merveilleux textes de Ferrat ...
* * * * *

Celui d'Alice ...

Laisser un commentaire
Image IPB
- - - - -

Icône

2 Commentaire(s) :
Je contemple cette photo depuis un bon moment ….Elle est belle ...Elle est envoûtante…

La femme que j'y vois offre à mes yeux subjugués un corps époustouflant, irréel, que la lumière sculpte dans toute sa beauté …

Le reflet du visage dans la glace en efface les détails … L'essentiel n'est pas là … Ce n'est pas une photo d'identité, une de celles convenues que l'on appose sur un document qui vous enregistre, qui vous fiche … C'est une photo de l'âme, une de celles que l'on n'appose pas sur un document parce qu'elle est trop intime... Une photo de l'âme parce qu'elle plonge au coeur de cette femme et m'en révèle l'authentique et l'unique réalité... Mais c'est cette femme qui s'est elle-même fixée sur l'image … Qui a pris la décision de me livrer son intime.

Elle est belle, cette femme … Elle s'est multipliée, comme pour , dans un dernier réflexe de pudeur, ne livrer son intime qu'en le dédoublant …

Elle est nue, certes, mais les lignes tronquée de sa silhouette qui habillent tout le côté droit du cliché, courbes de la poitrine, du ventre et du haut de la jambe, l'inscrivent dans une perspective cosmique …
Déesse mère sortie du chaos primitif, matrice de l'univers, auto-fécondée et génitrice … La femme, la sublime humaine, surgie du reflet de la glace … La tête légèrement relevée, les bras écartés, les seins orgueilleux, le nombril solaire, l'intimité protégée par cette légère toison …

Elle est belle... Elle est belle et vient brusquement de se trouver belle …

Les hommes de son entourage l'ont désirée et la désirent encore et encore, comme moi, qui contemple cette photo, je la désire …

« Suis-je vraiment si désirable ? » s'est-elle demandée, troublée, en rentrant chez elle ?

Elle a ôté ses vêtements … Au fur et à mesure qu'elle se révélait ce corps qu'elle jaugeait désormais d'un regard renouvelé, un frisson de plaisir lui a parcouru la peau dénudé...

Ses mains,ses propres mains,ont parcouru ce corps et en ont redécouvert toutes les facettes auxquelles elle s'était accoutumée au fil des ans, sans vraiment en percevoir la beauté …

Elle s'est longuement caressée, elle a joui, moins de ses caresses que de cette prise de conscience magnifique depuis longtemps refoulée ...

Puis elle a longuement contemplé ce corps dans la glace d'un regard neuf, fier, conquérant … Ce corps qu'il lui fallait bientôt couvrir à nouveau de tissu , elle ne voulait plus en perdre la moindre parcelle … Il lui fallait le fixer en image, en icône, pour qu'elle puisse à tout moment se rassurer en en contemplant l'image, l'icône, lorsque le doute à nouveau la tenaillera…

« Oui, je suis désirable, dix fois, cent fois, mille fois désirable … »

Elle voulait l'offrir , elle voulait s'offrir, aux hommes de son entourage, de sa ville, du monde entier, afin qu'ils la fassent inlassablement jouir et qu'elle les fasse inlassablement jouir …

Ce corps soudainement retrouvé, c'était le sien, c'était Elle ...Elle fusionnait soudain avec la Déesse mère sortie du chaos primitif, elle se fondait dans le Cosmos, elle était le Cosmos ….Elle était LA FEMME, la matrice de l'humanité...


Et mes yeux subjugués ne
pouvaient, ne voulaient, s'en
détacher ...
  • (2 Pages)
  • +
  • 1
  • 2

Mai 2012

L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
212223242526 27
28293031   

Étiquettes

    Catégories