Voissa: Numéro 1-6 - Voissa

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Numéro 1-6

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Ce goût sur le bout de ma langue me renvoie à mes premiers émois d’homme amoureux. J’avais 17 ans, elle à peine 16, mais en ce milieu des années 80, la libération sexuelle battait son plein peu avant l’air du sida et de l’ombre noire qu’il jettera sur tout rapport amoureux quelques mois plus tard. Cette gamine fut ma première "vraie femme", affreusement délurée, elle n’avait de cesse d’initier le presque puceau que j’étais aux différentes techniques que les magazines féminins de l’époque vantaient comme "obligatoires pour enfin atteindre la jouissance". Mon tout premier cunnilingus eut donc lieu sur le canapé parental, par une belle après-midi de congés scolaires. Au-delà de la peur que m’inspirait l’idée de nous faire surprendre et de la sensation de sa toison –l’épilation du pubis était encore à cette époque là, réservée à une minorité- sous ma langue qui aurait dû me rebuter, pouvoir enfin goûter ce nectar fut un moment divin. Sentir grossir sous ma langue son clitoris, titiller ses petites lèvres, puis introduire ma langue par à-coup dans son vagin me menas au bord de l’extase. Dès lors, je n’avais eu de cesse avec mes nombreuses compagnes que de retrouver ce goût délicat, légèrement amer, mais si doux en bouche à jamais gravé dans ma mémoire.

Tout à coup, dans un flash, je me revois enfin, nu sur mon lit, agenouillé entre les jambes de cette beauté blonde qui ne peut être –et qui n’est, j’en suis certain à présent- que la fille de mon collègue. Une main posée sur son ventre chaud, ma bouche s’approche doucement de son sexe presque imberbe. Les effluves du désir qu’elle libère m’enivrent au-delà du raisonnable, sa respiration haletante finit de faire tomber mes résistances. Je m’apprête à lécher, mordiller, sucer ce sexe de jouvencelle qu’elle m’offre avec toute la candeur de ses 19 ans. Incapable de me raisonner, je suis comme hypnotisé par ce sexe béant, luisant d’envie et d’humeurs, ces nymphes brillantes et déjà rouges du désir. Ma bouche lentement se dirige vers l’inéluctable, je dois perdre la tête, je le sais, mais mon désir d’offrir à cette jeune femme ce vers quoi tout son corps se tend est plus fort que mes quelques rares éclairs de raison. Lorsqu’enfin ma langue goûte à ce fruit défendu, je sens les mains de ma compagne s’agripper à mes cheveux pour accompagner ma caresse… les deux jambes d’Anaïs s’écartent peu à peu alors qu’un soupir -que je sens naitre sous ma main toujours posée sur son ventre- s’échappe de sa bouche vermillon. Ma langue ramène à ma bouche un suc délicat, mais affolant, réminiscence de la toute première amoureuse à qui j’avais prodigué cette caresse. De mes doigts, j’écarte les nymphes humides de ma compagne pour accéder encore plus à son intimité. Ma langue sans jamais s’y poser tournoie autour de son clitoris déjà gonflé. De ma bouche, je suçote alternativement ses petites lèvres, puis laisse rôder ma langue à l’entrée de son vagin, sa vulve douce, épilée de près, me semble de plus en plus chaude alors qu’à la force de ses jambes, son corps se tends vers le plaisir. J’en profite alors pour glisser ma main gauche sous ses fesses, pour venir de mes doigts caresser son sillon en m’attardant au pourtour de son anus. Sa respiration s’intensifie et quelques mots viennent enfin ponctuer chaque mouvement de ma langue : « oui… oui… suce-moi… vas-y… oui… c’est bon… oui… fais moi jouir…» dès lors, ses doigts se crispent dans ma chevelure. Je l’emmène à la jouissance, ma langue se pose sur son clitoris dardé, presque violacé de désir, qui appelle les caresses, alors que de mon index et mon majeur assemblés, je pénètre son antre humide sans plus de préliminaires. Mes doigts simulent un va-et-vient de plus en plus rapide et tout en essayant de résister aux soubresauts de plaisir de ma belle, j’aspire enfin entre mes lèvres fermées son bouton bandé. Ses jambes se ferment alternativement, emprisonnant ma tête entre ses cuisses au gré de ses convulsions, jusqu’à ce que ses doigts plantés dans mes cheveux plaquent mon visage sur sa vulve… un râle sonore s’échappe alors de sa bouche et je sens ses sucs intimes couler le long de ma main toujours fichée en elle. Tout son corps est à présent tendu et de ma main gauche, j’accompagne ce mouvement vers le haut, les doigts plantés entre ses rondeurs. « Je jouissssssssssss….. »

°°°
- Nana !!!! Attends-moi !
La blonde jeune femme ainsi apostrophée se retourna vers la petite brune qui tentait malgré ses hauts talons de courir à sa poursuite.
- C’est bon Céline, calme toi, je t’attends ! Tu vas faire un vol plané à courir ainsi avec tes chaussures de greluche…
- Pfuuu c’est malin… des Louboutin !!! Tu te rends compte que j’ai bossé tout un mois pour me les payer mes « chaussures de greluche » ?
- Oui et bien justement… c’est ridicule… moi lorsque je bosse c’est pour me payer le permis, une voiture… tu vois, des trucs utiles quoi !!! Bref, qu'est-ce qui t’arrive encore ? Tu as perdu ton billet de train ?
- Non, justement, je voulais te dire… finalement Xavier viens me rejoindre ici… on va profiter un peu de la ville durant le week-end avant de rentrer… alors je rentre pas avec toi, et…
- Oui, j’ai compris, il faut que je trouve un taxi de la gare à chez mon père… pas de soucis, ne t’inquiète pas, je vais lui téléphoner, il pourra bien venir me chercher ! Et… profite bien !
Un sourire ravi s’inscrit à ses mots sur les lèvres pulpeuses de la brune.
- Oh que oui, je vais profiter… j’ai des envies de dingueeeee, j’te dis pas…
- Oui, c’est bon, me dis pas… file maintenant… on se téléphone dans quelques jours…
Les deux jeunes femmes se plaquèrent deux grosses bises sur les joues puis se séparèrent reprenant chacune leur chemin. La blonde sortit alors de la poche arrière de son jean son portable et tapota l’écran tactile avec des gestes précis démontrant une longue habitude technologique. Elle porta ensuite l’appareil à son oreille, le regard perdu vers les hautes tours surplombant la ville. Elle n’avait qu’une hâte, reprendre enfin ses promenades dans la campagne entourant la maison de son père pour oublier tout ce gris béton qui l’étouffait de plus en plus.

- Allo, p’pa ? Oui c’est moi, tu te souviens que je rentre ce soir ?
Un sourire doux se dessina sur ses lèvres à la réponse de son interlocuteur.
- Oui, et ben justement, tu peux venir me chercher à la gare à 20h36 ? Non, non, je suis toute seule… Oh ben zut, comment je fais alors ? Chloé est là ? Non ? Pfuuuu….
La post adolescente porta alors à sa bouche ses doigts et mordilla ses ongles avec un geste de petite fille perdue. Son sourire s’était effacé.
- J’ai pas envie de prendre un taxi p’pa, dit-elle avec une moue enfantine.
Elle continuait toutefois à avancer d’un bon pas, indifférente aux brouhahas des étudiants, qui tenant une valise, qui avec un sac de voyage, s’apostrophaient avec la joie qu’engendre les fins d’années.
- Ton collègue ? Qui ça ? Non connais pas… mais t’es sur ? Ça va pas l’ennuyer ?... Comment je vais savoir que c’est lui ?... Une photo ? D’accord… T’es sur que c’est pas un pervers au moins ?... Mais non, je rigole ! Tu lui demandes et tu m’envoies sa photo alors, ok ? D’accord, dis-lui que j’arrive à 20h36… je te laisse mon papounet, je vais faire ma valise… Bisous !

La jeune femme, poussa la porte menant au hall de sa résidence universitaire, et se dirigea vers l’ascenseur. Elle poussa un soupir puissant à la vue de l’affichette annonçant la énième panne de celui-ci et tourna les talons pour aller emprunter l’escalier. Deux étages… ça va… heureusement qu’ils avaient prévu son père et elle de revenir dans la semaine prochaine vider sa chambre, elle n’aurait qu’un simple sac à descendre aujourd’hui…

Alors qu’elle arrivait sur le palier du deuxième étage, son téléphone qu’elle avait conservé en main émit un petit bip annonciateur de message… son père lui envoyait sans doute la photo de son collègue-taxi d’un soir…
Elle porta nonchalamment l’écran devant ses yeux et ce geste l’arrêta net dans son déplacement. Après un moment où n’importe qui aurait pu lire l’incrédulité dans ses yeux, sa bouche se tordit en un sourire narquois. Ce visage, elle le connaissait… le voir s’inscrire ainsi sur l’écran de son téléphone lui remémora avec une excitation teintée de honte, sa séance d’onanisme sur la terrasse de son père l’année dernière. Ainsi, il s’appelait Armand, celui avec qui cette chère Chloé cocufiait son père ! Cet homme qu’elle avait vu sodomiser sa belle-mère était donc ce collègue de travail qui devait lui servir de chauffeur ce soir. Les picotements qui se réveillaient dans ses lèvres intimes à la vue du si beau visage entrevu dans la chambre de son père lui rappelèrent la promesse qu’elle s’était faite ce jour-là. Le désir de posséder cet homme comme sa belle-mère l’avait possédé, de le faire jouir en elle et près d’elle se réveilla subitement. En fermant les yeux, elle pouvait revoir le corps si beau au sexe dressé qui l’avait tant émue. Le destin s’en mêlait et elle n’avait aucunement l’intention de laisser passer cette occasion, il serait à elle ce soir, elle en avait décidé ainsi et ses jolis yeux renvoyaient maintenant, au travers de la pièce, sa détermination profonde.

Elle jeta en toute hâte ses affaires dans sa valise, mélangeant vêtements sales et propres. Elle en profita pour changer sa culotte blanche et son soutien-gorge sage par un boxer sexy rouge et le balconnet assorti. Sa trousse de maquillage trouva sa place dans son sac à main pour la retouche dans le train. Elle n’avait pas le temps de se pomponner, il fallait avant de se rendre à la gare qu’elle trouve son ami Guillaume, son sex-friend régulier. Il était sans doute au « Point Central », le bistrot attitré des étudiants les plus fêtards de tous. Après avoir envoyé un SMS le prévenant de son arrivée –SMS qu’il ne verrait que dans quelques heures lorsqu’il aurait enfin l’idée de consulter son portable- elle décida de s’y rendre. Il était bien là, accoudé au comptoir comme à son habitude, refaisant le monde en tablant sur sa fin prochaine en 2012 avec ses compagnons de délires. Le convaincre de lui revendre une partie de sa cargaison d’extasy liquide contre la promesse de ne pas l’utiliser elle fut un jeu d’enfant …
- Fais gaffe Nana, je veux pas que tu prennes ça toute seule hein ! C’est pas un jeu pour une petite fille comme toi…
- Je te jure Guillaume, c’est pas pour moi… c’est pour faire une blague à un collègue de mon père ! Promis, juré…
- Vas y doucement alors, ça risque de le secouer plus que tu ne le penses… Il t’a fait quoi ce mec ?
Après quelques dernières négociations, elle le quitta tenant dans la main un tout petit flacon qui contenait pour elle la promesse de réalisation d’un de ses fantasmes les plus fous. Elle savait maintenant qu’elle allait faire l’amour à l’homme qui la hantait depuis un an. Elle misait pour cela sur la drogue qu’elle tenait en main, et ceci afin de faire tomber les quelques réticences que pourrait avoir Armand à faire l’amour à une fille qui avait l’âge d’être sa propre fille, mais qui surtout, était la fille de son collègue de bureau. La morale ne semblait pas l’étouffer puisqu’il était capable de faire l’amour à la femme de son ami dans le lit marital, mais deux précautions valaient mieux qu’une et même si elle pouvait compter sur son physique attirant, elle désirait mettre toutes les chances de son côté.
Elle glissa prestement le flacon dans son sac à main et attrapant la poignée de sa valise, entreprit de se rendre à la gare avec une avance qui lui permettrait de se remaquiller tranquillement.

°°°

Cette petite garce m’a littéralement allumé… Dés sa sortie du train et alors que je l’attendais sur le quai de la petite gare, je l’ai vue approcher –femme fatale- avec un sourire ravageur à réveiller un mort et un décolleté laissant voir la dentelle carmin de son soutien-gorge. Son "bonsoir monsieur, c’est gentil à vous d’être venu" lâché dans un soupir me troubla plus que ce que je ne laissai paraître. Pourtant, j’étais à cet instant bien décidé à résister. Déjà parce que le souvenir des quelques colères de Richard auxquelles j’avais assistées, auraient refroidi le plus vigoureux des lutteurs turcs, mais surtout parce que cette fille malgré tout les atouts féminins qu’elle savait mettre en avant, sortait seulement de l’adolescence. Le fantasme de la très jeune femme était pourtant bien présent en moi depuis quelques années, mais j’avais tendance à penser que certains fantasmes devaient rester éternellement à l’état de rêves et celui-ci entrait dans cette catégorie. Non par morale, mais par crainte de perdre mes moyens devant ce genre de belle jeune femme. Je me souviens lui avoir posé les questions d’usages sur son voyage, et ce afin de lui cacher mon trouble et elle, m’a rapidement avoué avoir oublié la clef de la maison de son père dans sa chambre, tout en me proposant de la déposer dans un café où elle pourrait attendre son retour prévu vers 23h. Les choses s’étaient ensuite enchainées. M’avait-elle drogué (car j’en étais certain à présent, je n’étais pas dans mon état normal durant cette nuit) au café ou je n’avais pas voulu la laisser seule ? Ou l’avais-je invité à boire ce verre de vin malgré le danger qu’une telle invitation pouvait représenter ? Avait-elle, à ce moment-là, réussi à glisser dans mon verre la substance illicite ? Toujours est-il, que la mémoire me revient peu à peu, des images d’une nuit torride et intense avec elle . Pourquoi a-t’elle jeté son dévolu sur moi ? J’avais déjà possédé la compagne de Richard, n’était-ce pas suffisant comme blessure infligée à ce pauvre type ? Le retour au bureau lundi risque d’être compliqué pour moi…

Echo

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Ce blog est une tentative - Nous avons bien dit, une tentative ! - de littérature à quatre mains.
Malheureusement, Voissa ne permet pas que les billets d'un blog soient classés par ordre croissant d'apparition.
Amis promeneurs, si vous avez la patience de lire nos écrits, il vous faut donc commencer par le début...
Nous sommes désolés de cet inconvénient.
Bonne lecture.

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