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– Création d’un monument en hommage aux femmes et aux filles prostituées qui sont disparues ou mortes

Posté par yohman87, 13-12-2018 · 28 visite(s) · 0 commentaire(s)

Je commence à planifier avec quelques femmes merveilleuses la création d’un monument en hommage aux femmes et aux filles prostituées qui sont disparues ou mortes.[/font][font=&]
Ce projet en est à ses débuts, mais je commence à croire que c’est plus qu’une chimère, plus que mon fantasme secret.

Ce monument peut être réalisé et il le sera – une oeuvre en évolution qui pourrait durer jusqu’à ce que toutes les personnes prostituées soient enfin libres.
Il peut être réalisé et il le sera – un monument vivant où déposer tous nos maux et nos deuils de celles qui n’y ont pas survécu.
Il peut être réalisé et il le sera – car même si la prostitution est abolie un jour, nous devons garder vivante dans nos cœurs la mémoire de tant de femmes et de filles brillantes.
C’est mon rêve, c’est ma mission – je serais fière de laisser ainsi ma marque dans ce monde.[/font][font=&]
Ce message est une invitation à toutes celles et ceux qui portez vraiment dans votre cœur les femmes et les filles prostituées disparues et décédées.

À long terme, je pense installer ce monument permanent dans ma ville (Manchester) ou à Londres, en hommage à toutes les femmes et les filles prostituées d’Angleterre qui sont disparues ou décédées.
Cela devrait inspirer la création d’autres monuments permanents dans d’autres villes, grandes et petites, dans les millions d’endroits où l’on fait disparaître les prostituées.
Il ne suffit pas de rappeler au monde les prostituées assassinées par des tueurs en série. Il faut nous souvenir aussi des meurtres routiniers commis par les proxénètes et profiteurs. Nous souvenir aussi des meurtres ordinaires, commis un par un par les prostitueurs incapables de reconnaître l’être humain dans chaque personne prostituée.
Nous devons nous rappeler que la plupart des personnes prostituées disparues et assassinées n’ont même pas droit à la reconnaissance publique.
Nous devons garder en mémoire chacune de ces femmes et de ces filles.
Si nous voulons créer un monde sans esclavage, un monde où personne ne se voit transformée en marchandise jetable, nous devons impérativement nous souvenir de l’ensemble des femmes et des filles prostituées qui ont été assassinées ou ont disparu.
J’invite toute personne intéressée à m’envoyer des poèmes, à m’envoyer de la prose ou un scénario de pièce.
J’invite les artistes qui veulent se souvenir de ces femmes et ces filles à m’envoyer des tableaux, des photos, des installations.
J’invite les mélomanes à se souvenir de ces femmes et ces filles – envoyez-moi des chansons, des idées de sons.
J’invite toute personne ayant aimé ou simplement connu une femme prostituée disparue à me contacter avec des souvenirs, avec des connexions à leur vie.
J’invite toute personne qui porte dans son cœur les personnes prostituées à me contacter avec ses idées, ses rêves, ses pensées et sa peine.
Je veux un monument permanent – mais aussi un monument vivant, constamment nourri d’événements, de musique, d’œuvres d’art et de mots.
Je rêve de garder ces femmes et ces filles à l’avant-plan de toutes nos discussions, reportages, conversations au pub – de garder les femmeset les filles prostituées assassinées au pinacle de toutes les raisons que nous avons de vouloir abolir la prostitution.
L’abolition est plus qu’un simple objectif intellectuel – elle doit venir du cœur, habiter notre spiritualité – tout en mobilisant nos esprits.
Pour vraiment comprendre les raisons d’abolir l’industrie du sexe, vous devez saisir et ressentir profondément ce qu’il y a d’affligeant à voir les personnes prostituées transformées en produits jetables.
Cette peine est un élément crucial de notre combat – nous n’arriverons à rien si nous ne partons pas de cette profonde tristesse.
Je pleure non seulement les femmes et les filles disparues que je connaissais, mais mon cœur prostitué pleure toutes celles qui ont été jetées comme autant de déchets.
Je ne pleure pas seulement les disparues du temps que durera ma courte vie – je pleure aussi les millions de femmes et de filles prostituées que l’on a effacées et fait disparaître au fil des siècles.[/font][font=&]
Je ne pleure pas seulement les femmes et les filles prostituées de ma culture ou de mon contexte social – mais celles de tous les pays, toutes les cultures et toutes les traditions.

Ma douleur vient du fait de savoir que mon esprit prostitué est relié à celui de toutes les personnes prostituées.
Pour ne pas oublier les femmes et les filles prostituées qui ont disparu ou été assassinées, nous devons accueillir en nous une colère qui revendique une justice véritable. Nous pouvons vivre une colère qui n’est pas toujours réduite à un discours rationnel ou incitée au calme – une colère sans vocabulaire humain, que seuls les arts peuvent exprimer, une colère correspondant au grand cri de nos âmes.
Pour vraiment comprendre l’abolitionnisme et le mettre en œuvre, il ne faut pas avoir peur de cette colère – c’est une raison primordiale de réclamer justice.
Nous devons nous révolter au sujet du complet déni de justice où toute la classe prostituée est enfermée.
Comment ne pas bouillir de rage à voir les personnes prostituées dépouillées de leurs droits fondamentaux à la sûreté, à la dignité humaine, au droit d’être traitées comme des êtres humains plutôt que transformées en marchandises?
Comment ne pas bouillir à l’idée que la plupart des prostituées ont vécu dans un environnement où la torture, les viols constants et même la mort étaient la norme?
Comment ne pas bouillir face au fait que la plupart des sociétés ne se soucient guère de voir ou de savoir que les prostituées sont assassinées ou « disparues » de force?
La colère doit alimenter notre exigence de justice – car sans justice, la douleur et le chagrin n’auront pas de fin.
Il faut faire de la justice une réalité – nous avons connu trop de siècles sans justice, trop de femmes et de filles prostituées mortes et détruites sans justice, trop de souffrance sans justice.
Nous devons prendre le temps qu’il faudra pour nous frayer un passage vers la justice.
J’entrevois une amorce de changement, mais il nous faut empoigner cette amorce, faute de quoi elle échappera une fois de plus à la classe prostituée.
Notre amorce, c’est la reconnaissance que l’accent doit être mis sur les hommes qui achètent les personnes prostituées, qu’il nous faut attaquer de front leurs choix et leur sentiment d’être en droit de les imposer.
À regarder en face les prostitueurs, on voit bien qu’il n’existe absolument aucune excuse pour l’achat des personnes prostituées.
La vérité vraie, c’est que chaque homme qui fait le choix d’acheter une prostituée y voit une marchandise et non un être humain.
En achetant sa marchandise, le prostitueur en vient à croire qu’il lui est impossible de blesser, de violer, de torturer ou de vraiment tuer la prostituée – toutes ses actions deviennent de non-réalités, qui ne sont faites à personne.
Pour une véritable justice, nous devons affronter et sanctionner ces prostitueurs.
Nous devons tracer une ligne sur le sol et montrer à ces hommes qu’ils sont des violeurs, qu’ils sont des tortionnaires et que, s’ils tuent la prostituée, ce sont des assassins.
Nous devons cesser de fournir des alibis aux prostitueurs,nous devons cesser de les rendre invisibles.
Voilà l’amorce d’une véritable justice.

Quiconque veut m’aider avec des suggestions pour ce monument peut me contacter par message personnel sur Twitter ou Facebook ou en inscrivant un commentaire sur mon blog.

Source : Exited Woman’s Exploration – http://rmott62.wordpress.com/20


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LES ACTRICES TEMOIGNENT

Posté par yohman87, 13-12-2018 · 28 visite(s) · 0 commentaire(s)

Harmony Grillo (fondatrice de MFW, et directrice exécutive de « Treasures ») : « Le seul moyen de survivre dans l’industrie du sexe, c’est de s’engourdir totalement l’esprit. Que cela soit par les drogues, ou la dissociation*, état dans lequel un grand nombre d’entre nous parviennent à se mettre, car nous vivons un passé fait de sévères traumatismes, de viols et d’abus. Le seul moyen de survivre est de se déconnecter totalement. Ce n’est pas une vie… Et il arrive un stade où vous avez besoin de vous déconnecter tellement et si souvent que c’est très difficile de se reconnecter après. C’est comme être un zombie. «


[*Le phénomènes de Dissociation Emotionnelle (ou « dissociation traumatique ») est un processus psychologique particulièrement répandu chez les personnes victimes d’abus sexuels et de viol. Beaucoup d’anciennes prostituées et anciennes « pornstars » en parlent (sans forcément utiliser ce terme technique) : Jenna Jameson, Belladonna, Jan Meza (Elizabeth). La personne se « coupe » de ses émotions, afin de ne pas avoir à faire face à la situation qu’elle trouve « sidérante » (on parle d’état de sidération). Tout cela est bien connu des Psychologues spécialisés en victimologie et de certains Psychiatres qui interviennent auprès des victimes de trafic sexuel. En France, je recommande les travaux/interviews d’Anne Ferrand et de Muriel Salmona sur le sujet. Ou encore, pour en savoir plus sur les états de dissociation et de sidération chez les victimes, vous pouvez lire l’article de Marianne Kuhni, psychothérapeute spécialisée dans l’aide aux victimes. ]


Bronwen : « Pour moi, les 12 mois que j’ai passés au sein de cette industrie ont été les 12 mois les plus destructeurs de ma vie. Et il y a pas mal de jeunes filles qui me répondent « 12 mois c’est pas très long. » … Sauf que 12 secondes c’est déjà trop. Vous savez j’étais la fille de quelqu’un qui me payait pour coucher avec des inconnus, nuit après nuit, inconnus après inconnus. Je n’avais aucune idée de ma valeur. Je ne savais pas que je méritais mieux que cela. Cela n’a pas brisé que mon corps mais aussi mon âme. »


Jessica : » Il n’y avait plus de « moi ». Plus rien de mes dons ou de mes talents. Il ne restait plus que cette version pervertie de mes « talents ». C’était comme se transformer en bête. Honnêtement, peu importe le nombre de fois où je me mettais nue, peu importe le niveau de perversité atteint dans une scène, peu importe ce qu’on me demandait de faire… Personne n’étais jamais satisfait. Ce n’était jamais assez. Ils en voulaient toujours plus. »


Harmony (Dust) Grillo : « Toute mon expérience au sein de l’industrie se résume à : devenir quelqu’un d’autre pour satisfaire le fantasme d’un inconnu. Quand vous y réfléchissez, l’intimité, la vraie, c’est quand vous connaissez quelqu’un, et que l’autre vous connait aussi. L’industrie c’est tout le contraire. Il s’agit de devenir ce que quelqu’un d’autre veut que vous soyez. Et donc au final, je ne savais même plus qui était Harmony, car j’étais trop occupée à être « Monique ». Monique n’était pas une vraie personne, mais juste une compilation des fantasmes des autres. Quitter l’industrie ça veut dire vivre une véritable déconstruction de tout ça pour revenir à qui je suis vraiment, sans rapport avec ce que d’autres gens voudraient que je sois. »


Rachel, M.Ed (Survivante de la Traite – trafic sexuel, Foundatrice et Directrice Exécutive de SOWEL Education Group) : « Quand vous vous percevez vous-mêmes comme un produit, alors toute votre estime de vous est conditionnée par le fait d’avoir été remarquée ou non, que quelqu’un vous ait achetée ou non, « est-ce que l’autre approuve ? ». Hors, quand vous êtes un être humain, vous avez de la valeur car Dieu l’a dit. Parce-que vous êtes un être humain et que vous êtes sur Terre pour une bonne raison. »


Chris Grillo (Directeur de « Men 4 Treasures) : »Je pense que si les gens qui paient pour du sexe ou qui regardent de la pornographie étaient informés de la réalité de la vie de ces femmes lorsque la caméra est coupée, ou que le « travail » est fini – la sensation d’être brisée, l’anxiété ressentie, le syndrome de stress post-traumatic (« PTSD syndrom ») équivalent à celui des vétéran de la guerre, addictions aux médicaments, à l’alcool, aux drogues… Ce n’est pas aussi glamour que sur le tableau. -  Je pense qu’ils ne pourraient pas continuer d’alimenter cela. »


Harmony : « La plupart des gens ne savent pas que 70% des cas de trafic d’êtres humains concernent l’industrie du sexe. Elles travaillent sur des tournages de scènes pornographiques, dans des clubs de strip-tease, pour des agences d’escort, dans la rue… Et la relation entre le trafic sexuel (traite d’êtres humains à des fin d’exploitation sexuelle) et l’industrie du sexe commercial est très forte et irréfutable. »


Rachel M.Ed : « La définition fédérale du Trafic Sexuel – la Traite – est : exploiter sexuellement quelqu’un à des fins commerciales, en utilisant, la fraude, la force ou la coercition. Dit plus simplement, je l’appelle esclavage, vol d’identité et de la véritable valeur d’une personne… Vol de son véritable potentiel. De tout. Ce n’était pas mon choix ni d’aller danser dans les clubs, ni de gagner de l’argent ainsi, ni de travailler avec lui. NON. C’était : « Tu me dois de l’argent. Tu as signé un contrat. Si tu ne me rends pas cet argent, je vais tuer tes parents. Je reviendrais ensuite te tuer toi et ton colocataire. » Il venait au club parfois et s’assurait qu’on ne me laissait pas m’asseoir. Je n’avais pas le droit de parler aux patrons plus d’1 minute tant qu’ils payaient pas. Il m’a aussi exploitée sexuellement en me vendant aux acheteurs (incluant ceux qui se trouvent dans les clubs de strip-tease). Si un homme achetait une danse avec moi, « il » allait ensuite voir la personne pour lui dire « hey, tu la veux pour ce soir ? » Il avait 3 autres victimes qui travaillaient là-bas elles aussi. «


Harmony Grillo : « Aussi longtemps que les gens participeront à la demande, il y aura des femmes exploitées sexuellement, des femmes victimes de trafic (« traite ») sexuel. Mais plus les gens se confronteront aux réalités de l’industrie, en les acceptant et en prenant la décision de ne plus participer à la demande, alors un autre jour commencera, et il y aura peut-être moins de femmes exploitées.


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Dans son témoignage, Jessie Rogers raconte son histoire, et explique qu’à l’instar de plein d’autres jeunes femmes, elle fuyait un foyer où elle était violée, avait besoin d’argent, et s’est faite dupée par une annonce qui proposait de faire du « modelling » (mannequinat), sur le site « craiglist ». Alors âgée de 17 ans, elle a rencontré un « agent » qui lui a finalement expliqué que ce n’était pas du mannequinat classique, mais du porno. Jessie Rogers nous explique que la quasi-totalité des femmes qui font du porno ne font pas ça par plaisir, qu’elles consomment des drogues dures pour rester dans ce fameux état de dissociation (dont parlent de nombreuses anciennes prostituées, actrices porno et thérapeutes victimologues qui soignent ces personnes rescapées de la prostitution).


LECTURE CONSEILLEE (CRAIGLIST ET LES JEUNES FILLES PIEGES DANS L’INDUSTRIE PAR LES AGENTS) :


https://fightthenewd...nto-doing-porn/


- Témoignage de Sierra Sin (16) (ancienne actrice porno)« Ma première scène a été l’une des pires expériences de ma vie. C’était très effrayant. C’était une scène très difficile. Mon agent ne m’a pas laissé savoir à l’avance … Je l’ai fait et je pleurais et ils n’ont pas arrêté. C’était vraiment violent. Ils me frappaient. Ça fait mal. Cela m’a fait peur plus que tout. Ils n’arrêteraient pas. Ils ont juste continué à tourner. »


Témoignage de Traci Lords :


« Lors de certaines de mes expériences sur les plateaux de tournage porno, j’étais totalement épuisée et les producteurs ne trouvaient rien à y redire et même de me fournissaient de l’alcool et des drogues. J’ai connu des scènes de sexe brutal (« rough sex ») et j’ai même été cognée par un acteur, je leur ai dit d’arrêter mais ils ne l’ont pas fait avant que je ne commence à pleurer et à gâcher la scène. Lors d’une scène spécifique appelée « Bukkake » j’étais vraiment droguée, les producteurs le savaient et ils m’ont dit d’utiliser une « Douche » pour faire semblant d’uriner sur un autre acteur mais j’ai eu un accident et à la place j’ai déféqué sur l’acteur. J’étais si humilié que je voulais mourir. Ils m’ont dit qu’il n’y avait pas de problème et ne pas m’inquiéter du fait qu’ils n’allaient pas en faire toute une histoire, et pourtant j’ai rapidement appris qu’ils avaient propagé la scène sur tout le web. Je me sentais totalement dégradée. «


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Voici un extrait de l’article « Performers are sometimes forced or coerced during the production of mainstream pornography. » (17), publié par « Stop Trafficking Demand/PornharmsReasearch, partenaire du National Center of Sexual Exploitation » :


« Les actrices ont signalé les points suivants lors du tournage de films pornographiques :


- L’alcool et la drogue sont des éléments de base dans le porno. Beaucoup reçoivent des médicaments/drogues afin qu’ils puissent continuer à tourner encore après la scène, ou pour ignorer le traumatisme physique vécu par leur corps.


- Si l’interprète s’oppose à la réalisation de quelque chose qui le met mal à l’aise ou représente un risque pour elle, elle est souvent menacée d’abus physique ou d’autres formes de chantage.


- Elles signent souvent des contrats stipulant quels scénarios / pratiques ils sont prêts à pratiquer ou non. Ensuite, leurs « réalisateurs », photographes, « agents » et autres « collègues » acteurs ignorent parfois ces limitations, ou ne les respectent pas, les incitant constamment à entrer précisément dans les scénarios ou les pratiques auxquels elles ne veulent pas recourir.


- Elles sont fréquemment battues, étouffées, dégradées et abusées verbalement par les autres acteurs pendant le tournage. Une grande partie de ce qui se passe sur le tournage peut être définie comme une agression sexuelle et un viol.


- Si les actrices ne font pas semblant d’apprécier, de prendre du plaisir à subir ces abus sexuels, elles sont parfois maltraitées physiquement après le tournage.


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Jaxin Jersey (ancienne prostituée ayant fait du porno) (18) :


« Vous êtes un chiffre. Vous êtes meurtrie. Vous avez les yeux noirs. Vous êtes déchirée. Vous êtes éclatée. Ce n’est pas joli … sur le plateau. On vous blesse… Vous pouvez dire tout ce que vous voulez ils ne vous écoutent pas … Ils ont une autre scène à tourner. Tout est une question d’argent. Ils ont oublié qui ils sont et ils se fichent de savoir qui ils ont blessé. »


Elizabeth (Jan Meza) : Bien sûr que tout était du faux. Je faisais croire à mes fans que je vivais une vie formidable,ce qui était loin de la vérité. J’alimentais leur fantasme. Je racontais que je voulais du sexe 24/42 7/7 et que jouait la comédie pour faire croire que je raffolais de ça et que j’étais heureuse. … J’ai commencé à me sentir comme une non-personne importante, ils connaissaient Elizabeth [la porn star], mais ils jamais ils ne se seraient soucié de la personne derrière, la véritable moi (Jan Meza).


(16) « Harms of production: theorising pornography as a form of prostitution » – Meagan Tyler (2015)


(17)« Performers are sometimes forced or coerced during the production of mainstream pornography. » – PornharmsReasearch / StopTraffickingDemand


(18) « Former porn star Jersey Jaxin Story » – The Pink Cross




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"Les femmes c'est comme les juments" : une diapositive misogyne au congrès des gynécologues crée la polémique

Posté par yohman87, 13-12-2018 · 14 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Les journées du Collège national des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) se tenaient à Lille du 5 au 7 décembre. Une diapositive contenant une citation sexiste et des intitulés du programme du congrès ont fait crée la polémique.


Une diapositive présentée lors de la 42ème Journée nationale du Collège National des Gynécologues et des Obstétriciens Français (CNGOF) au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg et relayant une phrase extraite d'un roman historique assimilant les femmes à des juments a immédiatement soulevé un tollé sur les réseaux sociaux, entraînant les excuses du président du collège des gynécologues, le Pr Israël Nisand.


«C'était totalement inapproprié, déplacé et j'ai éprouvé le besoin de présenter mes excuses au nom du collège des gynécologues», a expliqué à l'AFP Israël Nisand. La phrase en cause, issue de l'ouvrage Le Seigneur de Châlus d'Yves Aubard (2012), un roman historique qui se passe au Moyen Age entre 967 et 969, énonce que «Les femmes, c'est comme les juments, celles qui ont de grosses hanches ne sont pas les plus agréables à monter, mais c'est celles qui mettent bas le plus facilement».


"C'est comme quelqu'un qui entend une blague salace et qui la relaie"

La diapositive faisait partie d'une communication «d'un jeune agrégé parmi une dizaine de présentations sur les recommandations pratiques pour la protection du périnée au cours de l'accouchement» lors des 42e Journées du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) qui se tient à Strasbourg, a précisé le Pr Nisand.


«C'est comme quelqu'un qui entend une blague salace et qui la relaie, c'est totalement inapproprié», ajoute-t-il. «Pour le jeune agrégé, il s'agissait de montrer comment on s'occupait des femmes au Moyen Age et combien cela a changé aujourd'hui. C'était à tout le moins maladroit. Il a tout de suite compris qu'il avait fait une grosse bêtise et il en est très malheureux.» La diapositive projetée devant 1.200 congressistes a provoqué la stupeur et fait boule de neige sur les réseaux sociaux où est apparu le hashtag #jenesuispasunejument. «Tous les textes sont relus, mais les diapositives - il y en a près de 15.000 - sont laissées à l'appréciation des intervenants», explique Israël Nisand.


"Les prétendues violences obstétricales"


Une autre polémique a fleuri par la suite, après que le programme du congrès a été decortiqué par certains internautes. Selon l'association Osez le féminisme, deux conférences comportaient initialement des intitulés pour le moins douteux. «Ces prétendues violences obstétricales: les enjeux juridiques» et «Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels». Une façon de nier les violences obstétricales, selon l'association. Le programme du congrès a par la suite été modifié, comme nous avons pu le vérifier. «Pas d'ambiguïté dans les relations avec les patientes» pour l'une des conférences, tandis que l'autre traitait des «enjeux juridiques des "violences obstétricales"». On notera que les violences obstétricales conservent leurs guillemets dans la version corrigée.




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La prostitution des cités a quadruplé en deux ans

Posté par yohman87, 13-12-2018 · 52 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Ce phénomène d'abord détecté dans l'agglomération de Marseille s'est répandu dans toute la France. Il touche un nombre croissant de mineurs.





Plus 84 affaires en 2017, soit 4 fois plus en deux ans! L'explosion statistique de la prostitution des cités affole les compteurs et mobilise les fonctionnaires spécialisés de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). «Ce phénomène est d'autant plus préoccupant qu'il concerne nombre de mineurs. La plus jeune victime n'a que 14 ans…», confie le commissaire divisionnaire Jean-Marc Droguet. Le dernier bilan consacré à ce phénomène révèle que plus de la moitié (52 %) des 193 victimes recensées en 2017 avait moins de 18 ans. Et que 12,6 % des 238 souteneurs interpellés n'avaient pas atteint l'âge de la majorité.




Présentés comme des «petites frappes» au palmarès délinquant étoffé, ces proxénètes de circonstances ciblent des recrues potentielles au sein de leur cité. «Il s'agit souvent de filles désocialisées, un peu paumées, en rupture familiale ou vivant en foyer», détaille-t-on à l'Ocrteh, où l'on précise que «le recrutement se fait lors de soirées ou encore de sorties entre jeunes». ...




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Une paire de fesses sur la façade des Galeries Lafayette : la Mairie de Paris réagit

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 40 visite(s) · 0 commentaire(s)

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L'adjointe à l'égalité de la mairie de Paris demande aux Galeries Lafayette le retrait immédiat d'une publicité Aubade qu'elle juge sexiste. Elle représente les fesses d'une femme sans tête portant une culotte.





La Mairie de Paris est très engagée dans la lutte contre les publicités sexistes. En 2017 par exemple, déclaré au journal Le Monde qu'elle espérait une loi sur l'ensemble de la France : "En attendant une loi qui s'appliquerait sur l'ensemble du territoire national, Paris fait le choix de bannir définitivement ce genre de campagne."




En juin dernier, la mairie avait également organisé un colloque "pour un Paris sans pubs sexistes", où des associations et des entreprises étaient intervenues.




Cette fois-ci, ce n'est pas le réseau de la Mairie de Paris qui est en cause, mais le magasin parisien des Galeries Lafayette.










L'enseigne s'est fait pointer du doigt par Hélène Bidard elle-même. L'adjointe à la maire de Paris demande par le biais d'un message sur Twitter, le retrait immédiat d'une publicité qu'elle juge sexiste, affichée sur la façade de l'enseigne.






Une image des femmes dégradée, dépassée et inadmissible"




Elle a également fait parvenir une lettre directement au président du directoire des Galeries Lafayette, Philippe Houzé, pour lui demander ce retrait.




Dans son courrier, Hélène Bidard explique avoir été interpellée par des administré·es. "Je tiens à vous faire part de ma vive colère à voir votre enseigne faire le choix d'afficher une telle publicité sexiste et stéréotypée, réduisant les femmes à un morceau de corps et à un objet sexuel."




Elle renvoie ce choix de l'enseigne à un archaïsme : "Un an après de femmes sans tête.




La deuxième est que les Galeries Lafayette s'étaient engagées en grande pompe au début de l'année 2018 en signant . Donc à mettre fin aux stéréotypes sexistes.




Les bonnes résolutions ne tiennent pas longtemps, c'est bien connu. Et l'argent n'a pas d'odeur dans la publicité. Dans ce cas, on peut réellement parler de féminisme washing de première classe.




Ce n'est pas la première fois que des publicités sexistes sont mises à l'amende dans la ville de Paris cette année. Cet été, la marque Cellublue avait été accusée de le collectif 52 avait lancé une action sauvage pour recouvrir les publicités sexistes présentes dans le réseau de transport parisien. Elles les avaient fait disparaître sous de fausses pubs mettant en valeur toutes les femmes, dans leur diversité.




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Depuis #MeToo, les tournages de scènes de sexe de HBO ne sont plus les mêmes

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 51 visite(s) · 0 commentaire(s)

Et l'initiative de la chaîne commence à se répandre à Hollywood.

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Depuis la déferlante du mouvement #MeToo, la parole des femmes victimes de harcèlement ou d'abus sexuels s'est libérée au sein de l'industrie cinématographique. Cette campagne débutée sur Twitter après les accusations visant Harvey Weinstein a permis de lancer un débat sur la nature des comportements entre hommes et femmes dans le cadre professionnel.


Lors d'un tournage comportant une scène de sexe, les actrices et acteurs étaient souvent livrés à eux-mêmes pour jouer des actes explicites. Ce n'est plus le cas grâce à la création récente du métier de responsable de la coordination d'intimité. Ce nouveau membre du plateau de tournage, apparu d'abord chez HBO, a la responsabilité d'être aux petits soins pour les interprètes, de les aider à mettre en place une communication privilégiée avec le réalisateur et de définir des limites à ne pas dépasser.


L'actrice américaine Emily Meade

s'est exprimée cette année à ce sujet

.

«Je suis allée voir les créateurs pour leur dire que je me sentirais bien plus à l'aise s'il y avait une personne pour m'assister, uniquement pour les scènes sexuelles»

, confie-t-elle dans une interview pour HBO. Dans la saison 2 de la série

The Deuce

sur HBO, elle joue le rôle d'une prostituée qui tente sa chance dans l'industrie pornographique.

«Je ne travaillerai plus sans un coordinateur d'intimité à présent»

,

affirme David Simon

, créateur de

The Deuce

et des classiques

The Wire

et

Treme

. La chaîne américaine réfléchit déjà à ajouter cette nouveauté à ses autres fictions.





Une initiative qui doit faire des émules




Intimacy Directors International, un organisme à but non lucratif fondé en 2016, détermine cinq piliers au bon déroulement de ce genre de tournage: les comédiennes et comédiens doivent comprendre le contexte de la scène, ils doivent pouvoir communiquer avec le réalisateur, ils doivent être consentants, la chorégraphie du tournage doit être validée en amont par les protagonistes et la fin de la performance doit être signifiée de manière claire.




«Depuis les mouvements #MeToo et Time's Up, nous avons eu beaucoup de demandes», annonce Alicia Rodis, l'une des cofondatrices de l'organisme. «Nous sommes au cœur d'un grand changement culturel et tout le monde cherche désespérément à rattraper son retard», ajoute-t-elle.




Aucun exemple n'est à signaler en France pour le moment mais à Hollywood, il y aura un avant et un après #MeToo.




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Un streamer australien arrêté pour avoir battu sa femme pendant un live Fortnite

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 44 visite(s) · 0 commentaire(s)

Battre son conjoint c'est déjà mal, cela l'est encore plus lorsque c'est en public, enregistré et pour une raison futile. C'est la mauvaise expérience que le streamer australien MrDeadMoth a vécu. Luke James Munday a été arrêté par la police pour avoir battu sa femme devant ses spectateurs lors d'un live Fortnite. Voilà la fameuse vidéo de la discorde.


Luke James Munday est un Australien de 26 ans qui est connu pour faire du stream de jeux vidéo. Au cours d'une partie de Fortnite en live, le streamer plus connu sous le nom MrDeadMoth a été arrêté pour avoir battu sa femme en direct. Les faits se sont déroulés dimanche dernier, alors que des fans regardaient le joueur sur Fortnite, ils ont pu assister à une scène outrageante. Le joueur qui ne supportait pas d'être dérangé par sa femme, a décidé de s'attaquer à elle. Les spectateurs n'ont pas vu la scène, mais comme vous avez pu l'entendre dans la vidéo ci-dessus, vous pouvez clairement entendre les coups de l'homme et les pleurs de sa femme. Il ne s'arrête pas là et attaque même ses enfants. On peut l'entendre dire des insanités comme "va te faire foutre sale chienne, tu ne payes pas les factures".


La scène aurait pu passer inaperçue, mais ce n'était pas sans compter la présence de Cylints, un hacktiviste qui n'a pas accepté d'assister à de telles violences et qui a décidé de prévenir la police de Sydney. Les forces de police australiennes sont donc venues cueillir le streamer pendant la nuit. Luke James Monday a été libéré sous caution, mais il devra se présenter devant un tribunal jeudi prochain pour répondre de ses actes. Ce n'est pas la première fois que le streamer est accusé de violences conjugales, en 2015 il avait déjà fait l'objet d'une plainte de la part de sa petite copine. Elle avait finalement retiré sa plainte un an plus tard.


Ce n'est malheureusement pas le premier streamer qui risque la prison après avoir fait de mauvaises choses durant un live.

Miniature(s) jointe(s)

  • Image attachée



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Treize lieux inhabituels pour baiser

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 128 visite(s) · 1 commentaire(s)


Quand vous pensez sexe, vous visualisez sans doute des portes closes, des draps et un lit. Bien que ce dernier soit le lieu idéal pour faire grimper votre compagne aux rideaux [quoi de plus normal dans une chambre], quittez-le de temps à autre ! Un peu d’exotisme que diable ! Vous manquez d’inspiration ? Suivez-nous et planifiez votre prochain fantasme…

1 – Sous la douche

Attention, jeu dangereux car quand les corps sont mouillés, ils deviennent glissants. Aussi assurez-vous de bien vous accrocher l’un à l’autre, avant une bonne baise, pour éviter de terminer le crâne fracassé sur le carrelage de la salle de bains.

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2 – Dans la voiture

Certes, la banquette arrière bien que fantasmatique n’est pas l’endroit le plus confortable pour tirer un coup. Et pourtant, il vaut vraiment la peine de figurer sur cette liste. Dégagez les ceintures de sécurité et en piste ! Vous vous sentirez à nouveau comme un adolescent.


3 – Dans une fête

Rien de tel que de tirer un petit coup rapide lors d’une soirée ou d’une fête. Le frisson de se faire gauler et que tout le monde comprenne ce que vous venez de faire à votre retour [surtout si votre partenaire en a encore plein les cheveux ou les babines]. Assurez-vous simplement de verrouiller la porte de la pièce dans laquelle vous vous êtes enfermés afin de pouvoir terminer ce que vous avez commencé.


4 – Dans la maison des parents

Faire l’amour dans la maison familiale présente une multitude d’obstacles, chacun plus délicieusement dangereux et hilarant les uns que les autres. Il y a quelque chose de très sexy dans le fait de devoir rester silencieux de peur qu’un membre de la famille vous surprenne en pleine action.


5 – Dans un avion

Peu importe à quel point cela peut paraître ringard, rejoignez donc le Mile high club ! Tentez le grand frisson à cinquante mille pieds est quelque chose à ne pas louper et, si vous vous faites choper [en dehors de l’amende dont vous allez écoper], le personnel navigant vous offrira le champagne… Que demande le peuple ?

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6 – Dans votre jardin

Vous ne savez pas jusqu’où votre exhibitionnisme est prêt à aller ? Envoyez-vous en l’air dans votre propre jardin, en pleine nuit ou au beau milieu de la journée, avec l’idée que quelqu’un pourrait vous regarder. Légèrement stressant mais terriblement excitant !

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7 – Devant un miroir

« Miroir… mon beau miroir… » Disait la méchante reine dans Blanche-Neige. Eh bien, sachez que baiser face à votre reflet est un fantasme des plus chauds. Certes, il faut avoir confiance en soi et accepter le renvoi de sa propre image, mais, si vous franchissez ce cap, on vous garantit un moment inoubliable. Narcissisme quand tu nous tiens…

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8 – Dans la cuisine

Mieux vaut ne pas le tenter si l’un ou l’autre est un tantinet maniaque. Une faciale loupée et c’est la tarte tatin qui trinque. Imaginez un peu la tronche des invités qui arrivent trente minutes plus tard. Aussi, un peu de propreté, n’oubliez pas de désinfecter le plan de travail une fois terminé.

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9 – Dans un ascenseur

C’est l’endroit idéal pour mettre une cartouche vite fait bien fait. Utilisez le bouton d’arrêt d’urgence si vous avez besoin de quelques minutes supplémentaires afin de boucler le dossier.

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10 – Devant une fenêtre

Pour les exhibitionnistes débutants, gardez les rideaux ouverts et invitez vos voisins au spectacle ! Même s’ils ne regardent pas, on ne sait jamais, vous pourriez terminer la journée par un triomphe. Bon dimanche… Sous vos applaudissements…

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11 – Dans les escaliers

Ils offrent l’emplacement idéal pour une levrette vite fait sur le gaz. Mettez à profit la différence de hauteur des marches et placez-vous quelques marches au-dessous de votre partenaire. Vous pourrez même utiliser la rampe pour vous accrocher et éviter de finir plié en douze au rez-de-chaussée.

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12 – Contre un mur

Les femmes adorent être prises à la hussarde. Aussi, existe-t-il quelque chose de plus hot que de se retrouver plaqué contre le mur du salon au cours d’une bonne partie de baise ?

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13 – À la bibliothèque

Encore un lieu où le silence est d’or. Vous avez laissé passer votre chance de réaliser ce fantasme pendant vos études ? Ne vous inquiétez pas. Les bibliothèques municipales regorgent de petits recoins à l’abri des regards dans lesquels vous pourrez vous adonner à un petit rencard un tantinet exhib dans une ambiance cul-tivée…

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Une étude publiée dans le Sexual Journal of Medicine, en 2014, a révélé que les deux fantasmes excitant le plus les femmes étaient d’avoir des relations sexuelles dans un lieu romantique et/ou inhabituel. Alors qu’attendez-vous ? Lancez-vous… Messieurs !



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Paf au taff… La baffe ?

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 55 visite(s) · 1 commentaire(s)

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Un employé municipal de la ville de Baltimore, aux États-Unis, a été licencié après avoir visionné 39 heures de vidéos pornographiques sur son lieu de travail. Que dit la loi française à ce sujet et regarder des films X au bureau est-il vraiment risqué ?

Attention ! Si un salarié s’est livré à ce genre d’activités, la faute grave peut être retenue. Celle-ci n’est pas liée au visionnage de vidéos pornographiques à proprement parler, mais au fait que pendant qu’il regarde ces vidéos, le salarié n’effectue pas les tâches qui lui sont assignées. Il en résulte ainsi abus du salarié. Si l’employeur sera probablement plus tolérant s’il s’agit de vidéos humoristiques, considérées comme plus morales, devant la justice, la sanction ne sera pas aggravée en raison d’un caractère pornographique.

Le plus compliqué pour l’employeur reste encore à prouver que le salarié incriminé s’est connecté à des sites pornographiques avec le matériel de l’entreprise et sur ses heures de travail. Pour cela, il peut contacter le fournisseur d’accès à Internet et vérifier s’il y a eu surconsommation de bande passante provenant du poste dudit salarié. Si ce dernier regarde ces vidéos sur le poste professionnel mis à sa disposition et non pas via son ordinateur portable personnel, l’employeur pourra examiner le contenu de l’appareil et vérifier qu’il n’a pas téléchargé ce type de contenu. Bien évidemment, parfois, le chef d’entreprise n’arrivera pas à prouver ces visionnages intempestifs de la part de son salarié.

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Quelques jours après avoir été licenciée pour avoir regardé des films pornographiques sur son lieu de travail, une assistante administrative a vu le contenu du disque dur de son ordinateur professionnel complètement effacé. En dépit de connections très importantes à des sites X, l’employeur s’est ainsi retrouvé dans l’impossibilité de prouver la faute grave reprochée à celle-ci, et ce, malgré une expertise décidée par les juges pour tenter de retrouver les traces de ces connexions. Elle a donc contesté son licenciement devant la justice et a obtenu 140 000 euros d’indemnités.

Pour être certain d’avoir les preuves nécessaires, un employeur peut se prémunir contre ce genre de comportement. Il peut par exemple installer un logiciel de contrôle sur les ordinateurs de son personnel, afin de vérifier l’activité des salariés sur la toile. Mais, au préalable, il doit en faire la demande à la Cnil [Commission nationale de l’informatique et des libertés] et en informer ses salariés. L’employeur peut également adopter, dans son règlement intérieur ou dans une charte informatique, des règles liées à l’utilisation d’Internet et à ses limites au sein de l’entreprise.

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Un salarié qui se fait licencier pour faute grave, après avoir visionné des vidéos pornographiques sur son lieu de travail, aura la possibilité de contester cette décision aux Prud’hommes. Pour se défendre, il pourra affirmer que cette activité n’a pas occasionné de gêne au niveau de l’organisation de son travail ou encore de préjudice pour son employeur. Mais cet argument pourra difficilement être retenu par un juge. Pour rendre son jugement et apprécier la gravité de la date reprochée, ce dernier prendra en compte l’impact de cette activité sur le travail du salarié, le parcours de ce dernier ou encore son ancienneté.

Dans certains cas, il peut donc faire preuve de tolérance. L’exemple d’un salarié licencié après avoir diffusé des images pornographiques sur l’intranet de l’entreprise en est la preuve. Ce dernier a expliqué avoir commis une erreur de manipulation et obtenu gain de cause. Il avait 42 ans d’ancienneté et n’avait jamais commis la moindre faute professionnelle.



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Egypte: Une enquête ouverte après la vidéo d'un couple nu au sommet d'une pyramide

Posté par yohman87, 12-12-2018 · 52 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Si la véracité de la vidéo n’a pas encore été prouvée, elle a d’ores et déjà indigné de nombreuses personnes. Les autorités égyptiennes ont ouvert une enquête après la diffusion d’une vidéo montrant un couple nu, dans une pose suggestive, au sommet de la pyramide de Guizeh, a indiqué le ministère des Antiquités, ce mardi.


La vidéo montre un couple escalader dans l’obscurité une pyramide présentée comme celle de Guizeh, avant de se mettre nus, visiblement au petit matin, dans une pose suggestive, mais floutée, au sommet.



Plus de 2,5 millions de vues

Elle a été postée sur YouTube le 8 décembre par le photographe danois Andreas Hvid qui dit avoir escaladé la pyramide avec une amie fin novembre. Elle a recueilli plus de 2,5 millions de vues. Très vite, elle a suscité colère et polémique en Egypte, où beaucoup ont vu dans ces scènes des actes illégaux et irrespectueux du patrimoine égyptien.


« Une civilisation de 7.000 ans s’est transformée en décor pour une scène sexuelle », a écrit un internaute égyptien sur Twitter. « Ils veulent porter atteinte à la dignité et la fierté des Égyptiens, car la pyramide reflète la gloire et la grandeur du peuple égyptien », a affirmé un autre.


Un « crime extrêmement grave »

Les autorités ont toutefois émis des doutes sur la véracité des images diffusées et ont ordonné une enquête. « Le parquet égyptien a ouvert une enquête sur l’acte du photographe danois et l’authenticité de la vidéo et des photos du haut de la pyramide de Khéops qu’il a publiées », a déclaré Mustafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes. Si ces images ont vraiment été tournées au sommet de la pyramide, il s’agirait d’un « crime extrêmement grave », a-t-il ajouté.


L’escalade des pyramides est interdite en Egypte. Chaque année, plusieurs personnes tentent pourtant de grimper au sommet du monument. En 2016, un touriste allemand qui avait pris des photos et des vidéos après avoir escaladé la Grande pyramide avait été interdit d’entrée sur le territoire égyptien « à vie ».