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L’éjaculation trop rapide : pourquoi ?

Posté par yohman87, 15-10-2018 · 149 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Le problème de l’éjaculation rapide, (on dit aussi précoce ou prématurée) est une des difficultés sexuelles les plus faciles à résoudre… pour autant que les deux partenaires s’y emploient.

Ceux qui sont affligés d’éjaculation prématurée s’améliorent avec la pratique et l’âge. Ici encore, on pourrait dire que la nature fait bien les choses puisque les hommes d’un certain âge, qui éjaculent moins souvent que les jeunes gens, se retiennent plus longtemps. Cependant, pour ceux qui ne veulent pas attendre l’âge de la maturité, il y a d’autres solutions.

Mis à part un certain nombre de causes physiologiques, (inflammation de la prostate ou certains troubles du système nerveux par exemple) l’éjaculation rapide résulte généralement d’une des causes suivantes:

Les raisons:


1) Une réponse conditionnée due à l’habitude du coït rapide. C’est généralement ce qui se passe chez les jeunes gens qui ont eu leurs premières expériences sexuelles en hâte, soit avec des prostituées pressées par le temps, soit dans des conditions difficiles.

2) Le manque d’intérêt pour le plaisir de la partenaire. S’il le souhaite, l’homme atteint très rapidement la jouissance. Durant l’adolescence, une trop longue période de virginité agrémentée de multiples masturbations engendre des habitudes égoïstes par méconnaissance du plaisir à deux.

3) L’anxiété peut provoquer l’éjaculation prématurée. L’anxiété découle d’une relation qui se déroule dans des conditions stressantes (peur d’être interrompu par un événement extérieur). Un individu qui, par les circonstances de la vie, a été forcé de se masturber furtivement dans la honte fait qu’à peine la jouissance atteinte, l’individu refoule psychologiquement son plaisir et se dégoûte lui-même. Il peut même être dégoûté de sa partenaire s’il la rend responsable du désir qui l’a poussé à l’acte sexuel.

4) Le fait de n’avoir jamais appris à reconnaître et identifier les sensations immédiatement annonciatrices de l’éjaculation fait que celle-ci arrive «sans prévenir».

5) Une vive stimulation sexuelle après une période de continence prolongée.

Les remèdes :

Pour remédier à l’éjaculation rapide on doit se lancer dans des périodes de stimulation ne se terminant pas par une éjaculation.

Le contrôle éjaculatoire est comparable au contrôle urinaire: il peut être appris. Si pour quelque raison que ce soit, on se sent anxieux en présence de sa partenaire, les chances de succès sont minces.


La première chose à faire :

C’est d’éliminer l’anxiété en établissant des relations sécurisantes avec la partenaire.

Exercices

Ce qui suit n’est pas une description de la façon dont un couple fait l’amour, mais d’une série d’exercices qui vous permettront de vous améliorer. C’est provisoire car le vrai plaisir n’est pas la prise de conscience constante pour contrôler froidement ce qu’on est en train de faire. Il s’agit de se créer un réflexe.

Stade 1 :

Il est nécessaire d’apprendre à identifier la période de non-retour. Vous pouvez le faire seul ou avec une partenaire. Choisissez pour vous masturber, une heure et dans un endroit où vous ne risquez pas d’être dérangé. Stimulez-vous jusqu’au point de non-retour. A vous de sentir que dans les dixièmes de secondes qui suivent, vous ne pourrez plus vous empêcher de jouir. A ce moment-là, cessez, et attendez que la sensation disparaisse. Recommencez à vous masturber et cessez encore une ou deux fois (si c’est possible). Alors, mais seulement alors, autorisez-vous une éjaculation. ET CONTINUEZ…

Après vous être masturbé plusieurs fois de la sorte, vous n’aurez plus de difficultés à identifier la période d’inévitabilité éjaculatoire, et vous pourrez choisir le moment de votre éjaculation. Décider d’éjaculer demandera bientôt tout autant de contrôle de soi que décider de ne pas le faire!

Stade 2 :

Vous pouvez dès lors commencer à vous masturber avec une crème lubrifiante. Cette technique est destinée à recréer approximativement l’environnement du vagin et les sensations qu’il procure au pénis. Exercez-vous de la sorte jusqu’à ce que vous puissiez durer quinze minutes sans éjaculer. Faites alterner les mouvements superficiels et profonds, lents et rapides.

Stade 3 :

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Si vous avez une partenaire qui consent à vous aider à faire ces exercices, arrangez-vous pour la mener à l’orgasme avant ou après l’exercice par des moyens digitaux ou buccaux. Si votre partenaire a elle-même des difficultés orgasmiques, dissociez vos deux problèmes, n’essayez pas de les traiter ensemble: ce serait courir à l’échec.

Toujours en utilisant une crème lubrifiante, faites-vous stimuler par votre partenaire jusqu’à ce que vous éprouviez le besoin d’éjaculer. A votre signal ou, si elle vous connaît bien, quand elle sent votre approche du point de non-retour, elle devra immédiatement cesser ses caresses et écraser légèrement le pénis entre le pouce et les deux doigts, à la base du gland, pendant 6 à 8 secondes environ. Parfois, quand le pénis est rendu glissant par la crème, il est difficile de fixer la prise au bon endroit. Mais cela n’a pas beaucoup d’importance. L’essentiel est de presser fermement. C’est la technique dite du «squeeze» Chez certains hommes, cette pression fait diminuer l’érection chez d’autres, elle n’a pas d’effet sur elle. Sous la pression, vous trouverez que votre désir d’éjaculer décroît et que vous êtes bientôt en mesure de reprendre contact avec le plaisir sensuel. Ici comme dans les stades précédents, efforcez-vous de refuser l’éjaculation au moins trois fois avant de vous laisser aller. Cet exercice doit être pratiqué jusqu’à ce que vous puissiez vous faire stimuler pendant au moins dix minutes avant de demander le premier «squeed». Arrivé à ce point, vous vous serez conditionné à profiter de longues périodes de plaisir génital sans éjaculer.

Votre but désormais doit être la recherche des sensations de plaisir, tout en sachant que vous pouvez avertir votre partenaire si vous vous sentez proche de l’éjaculation. Beaucoup d’hommes pensent au vagin comme à un lieu magique qui précipite automatiquement l’éjaculation. Il en résulte qu’ils sont capables de faire l’amour manuellement ou buccalement sans éjaculer, mais qu’au moment où ils entrent dans le vagin, ils explosent!

Stade 4 :

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L’exercice suivant aide à détruire l’image d’un vagin vorace avide de sperme. Allongé sur le côté gauche, en face de votre partenaire, celle-ci étant donc sur son côté droit et vous faisant face, glissez votre jambe gauche sous les siennes et votre jambe droite entre les siennes. Vous êtes dans la position des ciseaux. Votre partenaire doit alors se faire pénétrer de votre pénis en état de non-érection. Ce n’est pas toujours facile, et il se peut que vous ayez développé une érection quand elle y sera parvenue (ce n’était pas le but). Dans ce cas, détendez-vous et laissez le temps à l’érection de s’effacer.

Nous en arrivons maintenant au mouvement de va-et-vient. Un mouvement rapide et profond favorise une éjaculation plus rapide. Beaucoup d’hommes croient qu’une fois qu’ils auront résolu leur problème d’éjaculation prématurée; ils pourront «pomper» longtemps à toute force et à toute vitesse comme un piston dans un cylindre. Il n’en est rien, et d’ailleurs l’art de faire l’amour n’est pas là.

Note:


Si vous n’avez pas de partenaire avec qui faire ces exercices retenez bien ces conseils : si vous sortez avec une nouvelle conquête avec qui vous espérez faire l’amour, n’hésitez pas à vous masturber jusqu’à l’orgasme avant votre rendez-vous (rassurez-vous, vous saurez encore faire l’amour après vous être masturbé, l’excitation due à la découverte d’une nouvelle partenaire est très importante). De toutes manières, rappelez-vous que le coït n’est pas la seule façon de faire jouir l’autre. N’oubliez pas que vous avez des mains et une bouche.

Stade 5 :

Si vous vous exercez avec une partenaire, reprenez la position en ciseaux. Après la pénétration, ne faites que le va-et-vient nécessaire pour conserver votre érection. Certains hommes n’ont besoin que de deux ou trois va-et-vient par minute, tandis que d’autres doivent se pousser des reins toutes les secondes. Si vous sentez le besoin d’éjaculer, immobilisez-vous complètement et demandez à votre partenaire d’en faire autant. Recommencez quand la tension est apaisée. Reprenez les va-et-vient nécessaires à la maintenance de votre érection. Afin de mieux vous concentrer, ne vous occupez pas du temps qui passe : convenez, avec votre partenaire que c’est à elle de vous dire quand les premières minutes sont écoulées. Si vous avez bien fait tous les exercices précédents, et si vous savez vous immobiliser à temps, vous n’aurez pas de difficultés à atteindre les cinq minutes. Cependant, ne vous découragez pas si vous éjaculez trop tôt. De la cinquième à la dixième minute de cet exercice, augmentez légèrement le nombre de va-et-vient par minute. A partir de la dixième minute allez aussi vite que vous voudrez. Refusez trois fois l’éjaculation en vous immobilisant et laissez-vous aller la quatrième fois. La prochaine fois que vous ferez l’amour avec votre partenaire, essayez de régler vos va-et-vient au rythme qui vous convient.

N’oubliez pas que plus on va lentement, moins on risque d’éjaculer.

Jusqu’à ce que vous ayez acquis un contrôle définitif sur votre orgasme, continuez à refuser l’éjaculation trois fois avant de vous laisser aller. Rappelez-vous que la partie initiale du coït doit être comme une danse. Il faut se mouvoir lentement et sensuellement. Réservez les poussées rapides pour la fin, afin de faire monter à son sommet la tension pour vous, comme pour votre partenaire.



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Le tantrisme n’aura plus de secrets pour vous !

Posté par yohman87, 14-10-2018 · 61 visite(s) · 0 commentaire(s)

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En général, la présentation de ce sujet est totalement erronée, voire malhonnête. Parce que les pratiques tantristes ont été galvaudées par des gourous modernes qui exploitent la naïveté du public pour se faire du fric.

Rendons à Vichnou ce qui est à Shiva…

Le vrai tantrisme, l’original, est une religion et rien d’autre ! C’est une forme particulière de l’hindouisme ou du bouddhisme qui est apparue en 420 en s’en différenciant par son aspect « magique ».

C’est 1500 ans plus tard que le tantrisme est réapparu au sein de communautés hippies du New-Age, aux débuts de la révolution sexuelle, lors de voyages initiatiques entre les Cévennes, Katmandou et la Californie. C’est dans des sectes qui confondaient le communisme, le tarot, le bouddhisme et la symbolique méditative des chakras, c’est en pratiquant le cri primal et les «éveils de conscience» au l.s.d, etc. (on vous en passe et des plus co(s)miques), que le tantrisme, a été redécouvert. Mais la religion shivaïte originale, ne ressemble nullement à ce qu’en ont fait les baba-cool soixante-huitards. A l’origine et en théorie, le tantrisme ne consistait pas à jouir de manière profane. Il ne s’agissait ni de donner, ni même de prendre du plaisir, mais « d’absorber la graine de lotus de sa partenaire pour réparer son cerveau ». (?) Nous avons constaté qu’en effet, ils en avaient bien besoin car le rituel original consistait à coïter avec une femme docile, (traduisez prostituée) et à récupérer par pompage (??), le sperme par la tige de jade (pénis). Si un de nos lecteurs essayait ce “processus anticipatif de la désintégration résorbante qui se produit à la mort”, il est prié de nous faire part de ses impressions par e-mail.

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Le tantrisme moderne

Le langage utilisé par les fakirs était hermétique et intraduisible. Le flou des anciens tantristes et l’invérifiabilité des traductions a permis aux gourous de revaloriser ces anciennes pratiques religieuses pour présenter aux européens et aux américains un pseudo-tantrisme sexuellement beaucoup plus intéressant. (Remarquons au passage l’exploitation commerciale du curieux syllogisme qui voudrait que les philosophies du passé aient plus de valeur que la pensée actuelle. On se demande pourquoi les anciens n’auraient pas pu raconter n’importe quoi!).

Les qualités nécessaires pour pratiquer le tantrisme moderne

Si vous avez de l’argent (beaucoup). Si vous êtes prêts à croire n’importe quoi, prêt à écouter sans poser aucune question, si vous acceptez des théories sans logique, si vous n’avez aucun sens critique, aucune forme de pensée scientifique, aucune formation médicale ou sexologique, alors vous pourrez accéder au temple. Dès lors, par la perception supra-mentale de votre brahmanrandra, vous jouirez des quatre joies en prenant conscience des énergies portées par votre yoni. (Cela dit, info pratique, on ne baise pas dans les groupes d’apprentissage du tantrisme).

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Déçus ?

Tant pis. On ne vous racontera pas n’importe quoi. Après avoir dénoncé la désinformation quant à la pratique religieuse shivaïque, après avoir observé le parcours des gourous, après avoir critiqué les pratiques lucratives actuellement intitulées “tantriques,” il est nécessaire de se pencher sur les aspects réellement intéressants de ces techniques érotiques.

Faut-il abandonner une démarche parce que son appellation est fausse ?

Ceux qui ont pratiqué le tantrisme moderne, soit en fréquentant des groupes, soit en s’appliquant à exécuter les exercices présentés dans les ouvrages, ont beaucoup évolué. Outre les aspects historiques et théoriques que nous avons impitoyablement critiqué, il faut admettre que, tant pour les couples que pour les femmes ou les hommes seuls, l’exercice du tantrisme améliore considérablement le plaisir sexuel. Toute personne ayant l’expérience de ce type de relation peut faire profiter et même transmettre sa pratique à ses partenaires, si elles ou ils sont relativement réguliers.

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Qu’apprend-t-on par ces pratiques ?

Dans nos sociétés, la relation sexuelle étant un sujet tabou, personne ne l’aborde. Les cours d’éducation sexuelle sont un beau mythe dont les limites se situent en deçà de la gêne des professeurs qui les donnent. Chaque jeune se doit débrouiller au mieux avec son ou sa partenaire. C’est le plus souvent au jeune homme de prendre l’initiative et ses seules références proviennent des films qu’il a pu visionner, des lectures érotiques, des revues pornographiques. Ces productions sont critiquées, mais elles valent beaucoup mieux que le manque absolu d’informations dont ont souffert nos parents.

Apprendre à voir et à sentir la ou le partenaire, devenir réceptif

L’apprentissage du tantrisme moderne consiste principalement à prendre pleinement conscience de ses propres sensations et des sensations qu’on donne à son ou à sa partenaire. Pour cela, alternativement, les amants se découvrent par du massage et des caresses. Chacun, tour à tour, donne et reçoit un traitement de douceurs dont, avec l’expérience, il peut évaluer les effets. Ils prennent tout leur temps et échangent leurs impressions. L’attention du partenaire actif, concentrée sur l’autre, lui permet de s’oublier lui-même afin de donner du plaisir avec toute la délicatesse voulue.

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La finesse de perception devient telle que la seule approche d’une main suffit à engendrer chez le partenaire passif, d’agréables émotions. L’homme apprend ainsi à postposer ses désirs pour mettre sa partenaire en bonne condition. L’émotion sexuelle du début de la relation a tout le temps de s’estomper. L’érection diminue et la tension se calme, ce qui offre à la femme, le temps de s’élever au niveau d’excitation de l’homme. Et lui, lorsqu’il la pénétrera, ce sera d’une manière beaucoup plus sereine. La relation elle-même se fera dans la douceur, sans aucune précipitation. Les partenaires dont la sensibilité a été affinée, découvrent des plaisirs très particuliers lors de la pénétration.

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Comparaison

Le couple qui fait l’amour de manière conventionnelle, c’est comme un couple de sportifs qui part escalader une montagne pour battre un record. Pour eux, l’intérêt n’est pas de se déplacer, mais d’atteindre le sommet, ils choisiront un autocar spécial, rouleront rapidement sans guère accorder d’attention au paysage. Ensuite ils escaladeront à pied la partie difficile, l’intérêt du voyage étant d’arriver sur la crête. Une fois là, ils prennent une photo, plantent un drapeau et, leur démarche n’étant pas de rester là, ils en redescendent pour aller escalader un autre sommet.

Les partenaires tantriques qui partiraient dans la même direction, prendront les transports locaux pour faire connaissance avec d’autres voyageurs. Arrivés à la montagne, ils l’escaladeront lentement, ils s’arrêteront maintes fois en divers endroits. Parfois, ils reviendront sur leurs pas pour mieux apprécier un paysage ou pour admirer une fleur rare. Leur intention est de faire un agréable voyage. Ils prendront le temps d’observer la nature et les animaux qui les entourent.

Rien ne presse

Aux yeux des tantristes, rien ne presse car ils savent qu’au sommet, il n’y a rien à faire et qu’ils seront obligés de redescendre. Donc, s’ils ne l’atteignent pas, ils reviendront tout à leur aise au point de départ. Depuis le tout début, leur excursion aura été si agréable que, s’ils n’atteignent pas la crête, ils ne le regretteront pas. A la fin de l’excursion, leur voyage les ayant satisfaits, ils ne sont ni frustrés, ni blasés.

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Faire l’amour vraiment pour le plaisir

L’acte sexuel tantrique est mené pour les plaisirs de l’approche, de la préparation, de l’intromission, une séance tantrique n’est qu’une suite d’agréables émotions.

Pour faire l’amour durant plusieurs heures d’affilée

Il existe de multiples méthodes pour retarder l’éjaculation. Certains hommes essayent de détourner leur attention de leurs sensations. Les uns font des calculs, d’autres pensent à des problèmes désagréables. Il existe aussi des méthodes de respiration en positionnant la langue d’une certaine manière, d’autres techniques consistent à serrer la base du pénis entre les doigts pour bloquer l’éjaculation. Mais l’usage de ces techniques frustrantes amoindrit fortement la jouissance masculine, c’est dommage.

La solution tantrique consiste à “déplacer” le plaisir. Plutôt que de s’enivrer brièvement de la griserie du sommet, le tantriste va apprécier posément chacune des étapes, profiter de chaque refuge qu’il découvrira sur son chemin. De même, au lieu de se précipiter vers l’épuisante éjaculation, l’homme change sa philosophie, pour rechercher dans l’acte amoureux, des plaisirs plus doux, plus langoureux, plus durables.

L’homme multi orgasmique

L’homme vit la relation sexuelle comme un nageur en haut d’un plongeoir. Il se maintient à l’extrême limite du déséquilibre, pour faire durer le vertige. Il évitera la grande chute et trouvera là plus de plaisir qu’en plongeant.

Les rythmes

Il est beaucoup plus facile pour un partenaire attentif de conduire l’autre à la jouissance que de jouir à deux quand tous deux s’agitent en même temps, chacun à son rythme personnel. L’amour tantrique se rythme comme une valse, l’un conduisant, et l’autre s’adaptant. Lorsque le premier se détend, le second qui le sent ralentir prend le relais pour à son tour lancer un nouveau rythme. Si le couple s’affole, il est courant que les rythmes se différencient et que la dysharmonie brise l’élan d’un des deux.


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La jouissance simultanée :

Un principe capital: Il est exclu de vouloir jouir ensemble, ce n’est absolument pas indispensable. Si cela se produit, il faut considérer ce moment comme exceptionnel, comme une sorte de “gros lot” dont on bénéficie sans avoir rien fait pour l’obtenir, et qu’il ne faut pas essayer de reproduire volontairement.

La jouissance d’un seul partenaire :

Chaque partenaire a le loisir de jouir indépendamment de l’autre. Il faut que la confiance règne, que chacun puisse se laisser aller dans les bras de l’autre sans aucune gêne, sans honte, sans pudeur.

Après la jouissance d’un des deux partenaires

Accessoire et agréable, la jouissance masculine ou féminine ne signifie pas la fin de la relation. Ce n’est qu’une transition, le plaisir s’adoucit. La pénétration se poursuivra donc plus lentement. Si c’est l’homme qui a joui, il continuera à veiller au bien-être de sa partenaire sans se préoccuper de lui-même, et après quelques minutes, sa rigidité reviendra. Si c’est la femme qui a joui, elle se laissera bercer par des mouvements ralentis. L’homme ne devra pas se précipiter pour jouir à son tour, il la caressera tout en continuant ses lents et profonds mouvements, ce, jusqu’à ce qu’à son tour, elle ait envie de le sentir jouir. Ce sera alors elle qui, imposant ses mouvements, amènera son partenaire à la phase ultime.

En résumé

Ce qu’on appelle l’acte sexuel, qui ne dure en général que quelques minutes, devient, grâce à l’art du tantrisme moderne, une véritable séance de plaisirs sexuels qui peut durer plusieurs heures. La jouissance masculine, qui normalement est brève et foudroyante, n’est plus un but vers lequel on se précipite, mais une direction à suivre en louvoyant. Les sensations typiquement masculines sont postposées au profit de sensations plus délicates, plus douces, plus féminines. Quant aux sensations des femmes, elles ont tout le loisir d’augmenter d’intensité, leur donnant tout le temps nécessaire pour se mettre en condition. A un certain stade d’exercice, l’homme n’éjaculera même plus, il pourra jouir exactement des mêmes sensations, mais sans se vider, ni débander. Grâce à ces techniques, en ayant tout leur temps, et dans un environnement parfaitement confortable et tranquille, deux amants peuvent, s’ils le désirent, faire l’amour durant plusieurs heures d’affilée.



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Le phénomène Bowsette

Posté par yohman87, 14-10-2018 · 50 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Pour peu que vous fréquentiez les internets, vous l’avez forcément aperçue, pour une simple et bonne raison, c’est que Bowsette est partout ! Mais pour les trois du fond qui n’auraient pas suivi, voici un petit résumé. Mi-septembre, Nintendo annonce la réédition de son jeu de plate-forme New Super Mario Bros. U, en version deluxe, agrémenté de nouveaux personnages exclusifs, dont une certaine « Peachette ». Cette dernière apparaît lorsque Toadette, l’acolyte de Mario à tête de champignon, chausse son Power-Up, une petite couronne lui donnant une apparence humaine très similaire à celle de la Princesse Peach. Le web est alors en émoi, traversé de questions existentielles : cette couronne magique changerait-elle n’importe qui en hybride de la monarque locale ? Et si Bowser, l’antagoniste démoniaque et carapaçonné du plombier italien, coiffait lui-même la couronne, que se passerait-il ?

Et là, c’est le drame…


Le 19 septembre, Ayyk92, un dessinateur malicieux, publie sur son profil Twitter la toute première version du futur phénomène mondial : Bowsette. Depuis, c’est la déferlante. Chaque jour voit poindre son lot de nouvelles illustrations du personnage apocryphe, avec des variations toutes plus érotiques les unes que les autres. Le mot-clé explose sur les moteurs de recherche de tous les sites de cul à travers le globe. Le mème devient un véritable phénomène porno, au point que les petites mains de Woodrocket, spécialistes de la parodie gonzo outre-Atlantique, s’en empare pour proposer une adaptation live du célèbre plombier explorant la mystérieuse tuyauterie de sa nouvelle « meilleure ennemie ».


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Cet engouement soudain et indéniablement massif répond en fait à une attente partagée autour de l’un des univers les plus mythiques de l’histoire du jeu vidéo : la sexualisation du monde de Mario. Non pas qu’il n’y ait jamais eu de petits vicieux pour croquer le moustachu et ses copains dans quelques fresques polissonnes (règle #34 de l’Internet : si quelque chose existe, on en a fait du porno), mais le Royaume Champignon ne s’est jamais vraiment prêté au fantasme coquin. À travers son design enfantin, qu’on imagine contrôlé d’une main de fer par Nintendo, firme familiale par excellence, l’œuvre s’est toujours tenue à l’écart de toute suggestion lascive, ce qui n’était pas gagné avec une histoire de plombier qui sauve une princesse en détresse. Et c’est paradoxalement dans le personnage de Peach que réside d’ailleurs la plus grande part de l’asexualité généralisée de Mario.

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La Princesse Peach est l’incarnation même de la chasteté. Là où l’on s’insurge contre le nudisme quasi-militant des héroïnes de jeux vidéos, la dulcinée de Mario, aux mensurations des plus discrètes, n’a jamais rien revêtu de plus sexy qu’une longue robe à jupons couleur chamallow assortie d’une tiare fantaisie ; bref, le costume de princesse d’une gamine de huit ans. Idem, elle n’est pas, à proprement parler, la dulcinée de Mario, tout au plus sa quête obsessionnelle. Constamment capturée par un geôlier monstrueux dont on se demande ce qu’il peut bien faire d’elle, finalement (Jabba le Hutt avait au moins le bon goût de faire de la Princesse Leïa sa sex-slave personnelle), elle ne témoigne rien d’autre, à son indécrottable sauveur, qu’une aimable reconnaissance. Si c’est une sage leçon pour tous les petits garçons de la terre – l’amour d’une fille ne se monnaye contre aucune prouesse ni aucun service -, c’est surtout un message très clair adressé à Mario : il serait temps qu’il passe à autre chose, s’il envisage de perpétuer un jour sa lignée de plombiers khéloniphobes.

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Et c’est là que Bowsette fait voler en éclats le bel idéal platonique que Nintendo s’est évertué à façonner pendant près de quarante ans. À l’instar de Bowser pour Mario, Bowsette est le pendant maléfique de Peach. Aussi, si l’une représente la pureté, la chasteté, et l’amour chevaleresque, par symétrie, sa némésis incarne la débauche, le sexe et la luxure. Le design original de la reine des Koopas (Koopa-Hime en V.O.) n’est pourtant pas particulièrement affriolant, mais il suggère très subtilement les penchants charnels de la démone. Sa poitrine plantureuse soulignée d’un décolleté, au demeurant tout à fait décent, fait d’elle une femme, quand sa rivale semble n’avoir jamais connu la puberté. Les bracelets à clous, attributs virils du monstrueux Bowser, prennent chez son alter-ego féminin une toute autre connotation, surtout lorsqu’ils sont surmontés d’un collier du même acabit. Bowser est « méchant », Bowsette est « vilaine ». En outre, là où Peach est une éternelle victime, dont la volonté ne s’exprime jamais, Bowsette est, par contradiction, un être de désir, irrépressiblement maîtresse de son destin. Ajoutez-y une queue et des cornes, et vous obtenez l’archétype même du succube !

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Rien de plus naturel alors qu’une telle figure mystique, si chargée de concupiscence, ait déchaîné les passions. De plus, par son ascendance, Bowser étant un mâle, comme par son essence, le succube des légendes est parfaitement gender-fluid, Bowsette se permet même de verser allègrement dans l’un des fétichismes les plus prisés du graphisme japonais pornographique, le futanari, ces dessins de somptueuses demoiselles arborant d’énormes chibres. Protéiforme, Bowsette est donc l’avatar absolu du fantasme transposé dans l’univers de Mario. C’est pourquoi, après tant d’années d’abstinence, le tabou sexuel a explosé avec une telle violence, comme une digue qui se rompt, comme un orgasme qui arrive enfin.

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Inutile de préciser, qu’en l’état, on n’est pas près d’apercevoir Bowsette dans le prochain Super Smash Bros.

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Un homme de 46 ans arrêté à Brive-Charensac pour voyeurisme aggravé

Posté par yohman87, 13-10-2018 · 112 visite(s) · 0 commentaire(s)

Il était en train de filmer avec son téléphone portable l'une des clientes d'une boutique de prêt à porter dans la cabine d'essayage voisine à Brive-Charensac en Haute-Loire.


La cliente avait senti qu'on l'observait, avait vu un téléphone portable au dessus d'elle et avait donné l'alerte. L'homme niait dans un premier temps.  Les enquêteurs retrouvaient sur place en plus du téléphone, une mini caméra, mais avec des cartes d'enregistrement effacées. Le voyeur entendu une seconde fois par les policiers va finir par avouer et avoir agi par pulsion. Il sera convoqué au tribunal du Puy-en-Velay pour "Voyeurisme aggravé" .

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excitante idee 1118

Posté par yohman87, 12-10-2018 · 120 visite(s) · 1 commentaire(s)

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Faire son propre porno : mode d’emploi

Posté par yohman87, 11-10-2018 · 93 visite(s) · 0 commentaire(s)

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On aurait pu intituler ça l’art du plan séquence, tant un bon porno est comme une scène d’action : il faut couper le moins possible. Nos excuses aux cinéastes frustrés…

Partons du principe que vos acteurs ne vous ont pas plantés et qu’ils ont une pleine conscience des conséquences de leurs actes. Cela fera l’objet d’un dossier ultérieur. C’est dire…

Assumez que vous faites du porno

On ne cessera de le répéter : vous ne faites pas un court-métrage pour la Semaine des Réalisateurs à Cannes. Vous n’obtiendrez jamais une qualité cinéma à moins d’une équipe de dix personnes et des caméras à 15 000 € minimum. A partir de là, tout scénario un tant soit peu alambiqué va vous embarquer dans des plans impossibles, sans parler de la difficulté à mettre en boîte des scènes de comédie. Pour débuter, appliquez la recette du casting : mise en situation (où et quand ?), rencontre (qui ?), interview (quoi ?), hard (comment ?). Simple et efficace, pas du Spielberg mais plus regardable que le dernier Godard.

Image IPB Des idées, une belle lumière, c’est ca le X
La mise en situation

La séance d’interview, c’est une manière d’instiller la confiance, autant pour l’actrice que pour le spectateur. Evitez les questions fermées à base de oui/non en guise de réponse. Bien sûr qu’elle aime sucer sinon elle ne serait pas là… Laissez parler votre interlocutrice, de ses goûts, de son vécu, de ses loisirs… Par ailleurs, ce n’est pas votre rôle d’être grossier. Si vous voulez lui faire dire qu’elle est « une grosse chienne », suggérez-lui…

L’art du plan-séquence

Une bonne scène de cul, c’est comme une bonne scène d’action : il faut couper le moins possible. Ne brisez pas la magie de la scène si c’est pour corriger une main qui sort du cadre. Le revers de la médaille est que le ballet doit être bien chorégraphié. Dans l’idéal


Envie de gerber ? C’est normal, rassurez-vous. Si la série des Bourne est à chier, Matt Damon n’est pas totalement à blâmer.

De l’intimité et du temps

Filmer le hard sans (trop) couper, cela réclame que vous ayez parfaitement briefé vos acteurs. Du choix de votre hardeur dépend la qualité de la scène. En effet, il doit savoir diriger les débats surtout s’il travaille avec une actrice débutante. Il doit savoir faire durer les préliminaires sans que ce soit trop long, changer de positions en apparence spontanément et offrir des angles à votre caméra. Souvent, l’erreur des réalisateurs débutants est d’arrêter d’enregistrer trop vite. Laissez-vous 20 secondes avant de hurler le fameux « coupez ! » à la fin de vos plans. Enfin, choisissez un endroit au calme et confortable où vous pourrez faire tout le boucan inhérent à un tournage porno


Image IPB Le porno n’a pas besoin de heros mais d’un professionnel
Le diable est dans les détails

Il n’est pas rare que les actrices tombent dans les pommes, tout bêtement parce qu’elles manquent de sucre. Pour faire des économies de bouts de chandelle, certains ne proposent aucune collation. Faut vraiment être d’une mesquinerie crasse surtout si c’est pour se retrouver avec les images d’un cadavre que même un étalonnage colorimétrique professionnel ne corrigera pas. De même, on concèdera qu’une maquilleuse sur le tournage peut s’avérer onéreux mais ne mégotez pas sur un petit tour chez Sephora avec l’actrice avant. Dans la mesure du possible, pour 40 balles, vous aurez votre actrice avec un maquillage correct.

Image IPB Certains réalisateurs sont vraiment sans scrupule…
Le bon choix du matos.

Légèreté, mobilité, réactivité. Ne vous laissez pas leurrer par la course aux pixels. Certains amateurs font les malins avec des Canon 5D ou des caméras 4K dont ils n’exploitent même pas 10% du potentiel. Dans l’idéal, il vous en faut deux : une pour les plans larges et une autre pour les plans gonzo. Dites juste au gars de chez Darty : « DSLR. HD1080p. 50 fps ». Avec plus d’XP, vous pourrez vous faire plaisir avec un reflex ou une caméra à objectif interchangeable. En sus, l’investissement dans une L.E.D à fixer sur la caméra n’est ni cher, ni superflu, de même qu’un micro canon sur une poignée XLR. Ce n’est pas parce que c’est du X qu’il être dans la pénombre avec un son mono…

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Casser les codes

Inutile de bombarder les insanités. L’écran agit tel un prisme, une loupe. Si votre partenaire ne partage pas votre délire, cela transpirera à l’écran et l’effet que vous vouliez donner tombera à l’eau. En ce sens, le porno féministe qui hérisse le poil d’Old Nick offre toutefois des pistes intéressantes à creuser. Oui, il faut être à l’écoute de vos acteurs. A ce titre, c’est complètement con de filmer une éjac’ sur une femme qui n’apprécie pas le contact du sperme. Un bon indicateur est de bander. Si vous bandez sur ce que vous faites, c’est que quelque part, vous êtes dans le vrai.

Le montage

Un bon montage est simple et propre. N’excédez pas les 40-45 minutes de film final avec une dizaine de minutes pour l’introduction et deux à trois minutes de chute après l’éjac. La scène hard doit être comprise entre 20 et 30 minutes. Évitez à tout prix les effets proposés par votre logiciel au risque de rendre votre œuvre totalement cheap.



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L’amour est une fête, l’orgasme est une fin

Posté par yohman87, 10-10-2018 · 104 visite(s) · 0 commentaire(s)

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1982. Jack Lang, alors Ministre de la culture, décide de faire le ménage dans le paysage cinématographique français et d’en finir définitivement avec le X, cette balafre obscène et avilissante dans notre beau cinéma d’auteur national. La loi X, promue par Giscard en 1974, autour de laquelle producteurs, exploitants et autorités s’accordaient jusqu’alors avec complaisance, est dorénavant appliquée stricto sensu. Taxation prohibitive des créateurs, exploitation en salle refusée, descente de police dans les cinémas clandestins, les pornographes sont harcelés, mis à bas. Avec eux, c’est le monde du charme à la française et de la nuit parisienne qui bascule, faisant peu à peu de Pigalle le tripot sordide et moribond que l’on connaît aujourd’hui.

Image IPB Une affiche forcément rétro…
C’est dans cette période charnière que L’amour est une fête, dernier long-métrage de Cédric Anger, situe son intrigue. Franck et Serge (respectivement Guillaume Canet et Gilles Lellouche), d’abord présentés comme les tenanciers du Mirodrome, un peep show qui peine à faire sa place dans ce quartier où, sous les néons, règnent la magouille et le racket, sont en réalité deux policiers de la brigade des mœurs, infiltrés dans le milieu afin d’y réaliser un coup de filet retentissant. L’arrestation d’un ponte de la luxure dans une affaire de grand banditisme serait en effet une aubaine pour l’Etat, qui aurait alors les coudées franches pour lancer sa grande croisade contre la grivoiserie. Malheureusement, tout n’est pas aussi simple…

À cheval entre film policier et comédie de mœurs, L’amour est une fête n’est jamais ni vraiment l’un ni vraiment l’autre, se révélant finalement en quête initiatique pour ses deux héros. Par pur calcul commercial, les infiltrés entreprennent de réaliser des « loops », ces clips explicites destinés à promouvoir les danseuses de leur cabaret coquin, afin de viabiliser leur affaire et de ferrer un gros poisson. Alors pris en tenaille entre leur sens du devoir et les obligations inhérentes à leur couverture, ils plongent un peu malgré eux au cœur du métier pornographique, et font la connaissance d’êtres aussi entiers qu’absurdes, aux préoccupations bien éloignées des enjeux de pouvoir qu’implique le business du sexe : des strip-teaseuses ingénues, un authentique étalon sexuel aussi niais que vilain, un hardeur obnubilé par ses partenaires, un réalisateur pointilleux, car expert dans son domaine marginal. Le caïd local lui-même, qui prend le Mirodrome sous sa coupe à grand renfort d’intimidations, est-il un parrain manipulateur ou un sex-gourou cocaïné ?

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Avec sa photographie duveteuse et colorée, typique des productions érotiques de l’époque qu’il s’applique à retranscrire, le film parvient, non sans quelque maladresse, à brouiller les pistes, pour mieux révéler sa thèse. Flics et truands, pseudos d’actrices et alias d’agents doubles, miroirs sans tain et faux-semblants, dans un univers de duperie ordinaire, collective, le plaisir, lui, est toujours sincère. En vecteur primordial de plaisir, le sexe n’est alors plus un moyen parmi d’autres, une nouvelle magouille, un autre prétexte, mais une fin en soi. Et sa quête est peut-être la plus légitime de toutes.

Malgré une réalisation assez sage, aussi bien sur le plan formel que grivois (beaucoup de nichons, mais quand même assez peu de zézette), l’œuvre témoigne de ce bon vieux temps du porno où ses acteurs, qu’ils soient devant ou derrière la caméra, queutards invétérés ou esthètes de la bagatelle, petits exploitants cracra ou magnats du X, n’aspiraient qu’à la volupté. Si cet hédonisme post-« libération sexuelle » est sans doute plus fantasmé qu’avéré, il a le mérite de rappeler l’essence même de notre art. À l’heure où l’on place le porno au centre d’enjeux politiques, économiques et sociétaux qui le dépassent largement, cette forme d’expression devrait n’avoir qu’un seul but, qu’une seule vocation, procurer du plaisir à ceux qui le font et ceux qui le voient.

Une palette d’excellents seconds rôles, dont Jade Laroche, qui reste à jamais dans nos cœurs.


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Elite, quand Netflix pompe Jacquie et Michel

Posté par yohman87, 10-10-2018 · 106 visite(s) · 1 commentaire(s)

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Comme d’habitude avec Netflix, l’annonce d’un nouvel ajout exclusif à son catalogue se fait en grande pompe. Casting de prestige surfant le dernier succès en date La casa de papel, bande-annonce choc et presse bombardée de visuels, Elite, la nouvel fiction espagnole acquise par le géant américain de la série, n’a pas dérogé à la règle. Mais plus que le pitch, une sombre histoire de meurtre en milieu scolaire d’excellence, c’est la police d’écriture choisie pour le titre qui a mis la puce à l’oreille des amateurs de pornographie française. En cause : sa confondante ressemblance avec un tout autre « Elite » un petit peu moins mainstream, celui du studio porno-chic de la firme de divertissement pour adultes Jacquie & Michel, ce que les internautes n’ont pas manqué de faire remarquer.

Toute ressemblance avec un nom de produit, d’organisation ou de personne existant serait purement fortuite.
De là à y voir une petite vengeance pour la parodie La Casa de Michel que le pornographe français s’apprête à sortir, il n’y a qu’un pas…

Mais ce serait franchement mesquin.

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Apple se passera de contenu mature sur sa future plateforme de streaming

Posté par yohman87, 10-10-2018 · 25 visite(s) · 0 commentaire(s)

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Ça n’est une surprise pour personne, en réalité. Après avoir fait la chasse aux applications porno sur son App Store, la marque à la pomme envisage de se passer purement et simplement de contenu mature sur la future plateforme de streaming à la Netflix et Amazon Prime qu’elle développe actuellement. Et selon un rapport diffusé par le Wall Street Journal, la dénomination de contenu « mature » ne désigne pas seulement les images à caractère pornographique, mais tout métrage incluant « sexe, grossièreté ou violence gratuite ».

Ce qui est réellement surprenant, pour ne pas dire choquant, c’est plutôt la raison d’une telle prise de position, rendue elle aussi publique dans les les lignes du journal new-yorkais. L’initiative vient de Tim Cook en personne. En plein « binge watching » de Vital Signs, la série librement inspirée de la vie du rappeur-producteur Dr. Dre commandée par sa firme, le CEO a été particulièrement choqué par la crudité de certains passages. « C’est trop violent, dit-il à Jimmy Iovine, patron de la filiale Music, Apple ne peut pas montrer ça. » Il prend alors la décision fatidique ; rien ne doit entacher l’image de marque immaculée de cette société qui représente 80% des bénéfices mondiaux sur le secteur du smartphone.

Pour vous donner une idée du niveau de prétention relatif à cette ingérence artistique, c’est un peu comme si le vendeur de chez Darty se permettait de vous donner des directives culinaires sous prétexte que vous lui achetez le tout dernier robot-mixeur. Car c’est ce qu’est Tim Cook, un vendeur d’électroménager, ni plus, ni moins.  Il n’a, à ce titre, aucune compétence artistique ; sa conception esthétique du beau se résume au mieux, dans le cadre d’Apple, à une conception du propre.

« Pour la gastronomie, rien ne vaut le micro-onde, ma bonne dame. »
Le problème n’est toutefois pas nouveau, c’est même le dilemme fondamental qu’affronte n’importe quel grand groupe médiatique quand il s’agit d’établir une ligne éditoriale. Doit-on instaurer une programmation universaliste et consensuelle, comme le font les chaînes de télévision généralistes tenues en laisse par des impératifs publicitaires et donc financiers ; ou bien faut-il promouvoir des contenus ambitieux et spécialisés, et donc forcément clivants, au risque de se priver d’une partie du public ?

Apple a fait de l’innovation sa principale arme de communication. Il est alors assez pathétique de constater que, dans un élan autocratique confondant, l’entreprise ait choisi la première option, de loin la plus archaïque. Les ambitions de sa future plateforme de streaming n’en sont que plus risibles. Un milliard de dollars mis sur la table de la création audiovisuelle, avec la volonté de s’adjuger « des programmes prestigieux et attractifs », mais sans sexe, ni violence. Le beurre et l’argent du beurre, sans le joli cul de la crémière…

Image IPB Ne faites pas comme si vous n’aviez pas vu venir cette vanne…


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Le pénis captif, entre légende urbaine et controverse médicale

Posté par yohman87, 10-10-2018 · 119 visite(s) · 0 commentaire(s)

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À la base de n’importe quelle bonne légende urbaine, il y a toujours trois ingrédients : un événement hors du commun, bien entendu, des conséquences sensationnelles, pour le côté spectacle, mais surtout, une situation initiale vraisemblable. C’est d’ailleurs pour ça que les témoignages de contact extra-terrestre à base de lumières dans le ciel et de bruits étranges sont indubitablement plus crédibles que les histoires d’enlèvement, de sondage anal et de conversation en français avec E.T. Eh bien le mythe dit du « pénis captif », rentre pile dans cette catégorie : des prémices plutôt banales, un petit instant coquin avec sa dulcinée ; une péripétie surprenante, clac ! On reste coincé ; des conséquences spectaculaires, l’arrivée d’une ambulance, douze pompiers et quatre médecins présents sur les lieux, les uns tirant à force d’homme de part et d’autre de la « bête à deux dos », pendant que les autres sédatent madame et lubrifient monsieur. Grandiose, quoi ! Le souci, c’est que, dans le monde médical, le « penis captivus » (parce qu’en latin, ça fait plus sérieux) est en quelque sorte le Big Foot de la gynécologie, le requin de 16 mètres de l’obstétrique. Biologiquement, tout le monde s’accorde à dire que c’est sans doute possible ; mais sur les sept pelés qui, dans toute l’histoire de la science moderne, affirment l’avoir vu, de leurs yeux vus, la plupart vous raconterait avec la même conviction avoir vu Alf jouer avec son thermomètre magique. Trêve de préambule, retraçons ensemble l’histoire de la seule controverse médicale qui parle de zizi.


D’après l’éminent British Medical Journal, les premières histoires de quelqu’un coincé dans quelqu’une datent du dix-huitième siècle. Le contexte : deux tourtereaux un brin blasphémateurs restés bloqués toute une nuit alors qu’ils forniquaient dans une église. Surpris au matin par le berger en personne, les brebis égarées ne furent délivrées qu’à grands coups de seaux d’eau (en deux mots, s’il vous plaît) déversés sur leurs parties. Outre le postulat fort douteux qu’un tel spasme musculaire puisse durer plusieurs heures, cette anecdote révèle avant tout la fonction première de toute légende urbaine : être la parabole idéale. Le Tout-Puissant a ainsi châtié les vilains pêcheurs qui copulaient en sa maison. Et cette perception d’un châtiment à une faute morale a fait long feu, puisqu’encore aujourd’hui, la plupart des récits de pénis captifs s’épanchent bien plus sur la situation adultère des coupables que sur les symptômes médicaux des patients. Bref, rien de follement probant pour le moment…


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Heureusement, en 1884, les choses se précisent. Un authentique article médical est publié sur la question dans le Philadelphia Medical News, en réponse à une publication sur le vaginisme, une condition médicale nouvellement découverte où le vagin, soumis à d’intenses et douloureux spasmes, peut se contracter jusqu’à l’occlusion complète. Dans un concert d’éloges, le papier corrobore la thèse, allant jusqu’à associer le symptôme au fameux penis captivus tant recherché. En sus, il relate la mésaventure d’un couple fort embarrassé et fort endolori. L’eau et la glace n’y ayant rien fait, le médecin prit l’initiative de tranquilliser la malheureuse au chloroforme, ce qui permis de libérer l’amant. Et l’auteur, un certain Egerton Y. Davis, de conclure malicieusement sur l’épisode biblique de Phinéas empalant homme et femme pour l’éternité sur son gros javelot. Bravo ! Eurêka ! Hourra ! Le penis captivus est enfin documenté. Sauf que…


Sauf qu’en réalité, Egerton Y. Davis n’est autre que le nom de plume de William Osler, père de la médecine moderne (il a notamment imposé et développé le concept d’internat dans les écoles de médecine), collègue de l’éditeur du canard et surtout grand farceur devant l’Eternel. Atterré par la pédanterie de l’article sur vaginisme rédigé par son collègue Théophilus Parvin, le bougre s’est fendu d’un canular dans lequel le pauvre Théophilus, fier comme un pou, s’engouffre. L’article, entièrement bidon, devient une référence en la matière, perpétuant, popularisant et crédibilisant une fable déjà vieille comme le monde. Lorsque la supercherie est finalement révélée, la recherche médicale n’est pas plus avancée, et le pénis captif reste malgré tout insaisissable…

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Jusqu’en 1980 ! Suite à la rétrospective du British Medical Journal, un toubib sort du bois. Dans un droit de réponse sobrement intitulé Penis captivus has occured, le docteur Brendan Musgrave fait état d’un cas auquel il fut confronté trente-trois ans plus tôt, alors qu’il était interne au Royal Isle of Wight County Hospital. L’homme dit se souvenir très précisément d’un couple un peu trop fusionnel, transporté sur un seul brancard depuis l’ambulance jusqu’au service des urgences. Un petit traitement anesthésique pour la patiente et les amoureux furent autorisés à sortir, manifestement sans séquelles. Pour appuyer ses dires, Musgrave va même jusqu’à contacter un collègue de l’époque, un certain Dr S. W. Wolfe, qui confirme d’un lapidaire « Je m’en souviens très bien ». Alors ! Si ça, c’est pas une preuve ? C’est en tout cas le seul témoignage crédible sur la question recensé au vingtième siècle.

Le mystère médical qui entoure le cockblock originel reste donc entier, ce qui constitue deux bonnes nouvelles. Premièrement, la fréquence statistique de ce genre de mésaventure s’avère franchement rassurante. Le risque de rester emprisonné dans madame pendant une folle partie de jambes en l’air se révèle extrêmement faible. Deuxièmement, si par malheur cela devait malgré tout vous arriver, ne paniquez pas. Appelez la presse, le British Medical Journal, la fac de médecine de la Sorbonne et votre généraliste (parce qu’on est quand même plus à l’aise de montrer ça à quelqu’un qu’on connaît). Vous verrez ; l’embarras de l’intervention médicale serait alors bien peu de chose au regard de l’aubaine d’être le premier cas humain officiellement recensé de quéquette coincée dans une foufoune de toute l’histoire de l’humanité. Ça en jette, non ?

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