Je m’appelle Zoé, je viens d’avoir 20 ans et je me demande si je n’aurais pas un problème sexuel.
Je me suis toujours beaucoup tripotée, caressée, frottée. Masturbée quoi. Quand j’ai eu mon premier rapport sexuel, ça m’a beaucoup plu, j’ai découvert que j’adorais vraiment le sexe. Depuis, je multiplie les aventures sans complexes ni tabous. J’ai connu plusieurs hommes et, malgré mon jeune âge, je peux dire que j’ai déjà pas mal d’expérience. Comme on dit, j’aime ça.
En ce moment je suis célibataire, mais ça ne m’empêche pas d’avoir des rapports réguliers, c’est-à-dire dès que l’occasion se présente, et je n’ai pas de souci à ce niveau-là. À la fac, c’est pas les occasions qui manquent. Je sors beaucoup, je fais souvent la fête et tous ces petits matous qui me tournent autour ne sont pas durs à convaincre quand j’ai besoin de quelque chose de particulier. Il n’y a pas que des bons coups, mais j’ai quelques contacts intéressants dans mon carnet d’adresses.
Mon problème c’est que bien loin de me calmer, baiser à droite à gauche comme ça ne fait qu’augmenter mon désir et mon excitation et ça décuple mon imagination. Et je n’ai pas réduit le touche-pipi, au contraire. Je dois avouer que je me masturbe de plus en plus. Je suis presque devenue accro au porno et je passe des heures à regarder des vidéos de cul sur Internet. Je suis complètement fascinée par ces images et plus c’est crade et obscène, plus ça m’excite. C’est comme s’il fallait que la dose augmente sans arrêt. C’est grave docteur ?
Et en plus, il ne me faut pas grand-chose pour m’exciter. Pour vous donner un exemple, j’ai une demi-heure de bus pour aller en cours. Ça commence avec les vibrations de mon siège, je sens que ça me chauffe entre les cuisses, je me ramollis, je me laisse un peu aller, je sens que ça mouille grave dans ma culotte. Je suis juste incapable de me retenir. En fait, il faut être honnête, en général j’anticipe. Je prépare même mon coup. Je pose toujours mon manteau sur mes genoux, comme ça je peux glisser une main dessous, discrètement. Je prends un air dégagé, je fais semblant d’être perdue dans mes pensées en regardant par la fenêtre ou en faisant semblant de lire. J’arrive super bien à me frotter à travers le pantalon (avec une jupe je vous dis pas, je peux carrément mettre les doigts dedans).
Je vous explique ma technique. Il suffit que je croise les jambes fermement pour me comprimer les grosses lèvres, je les sens bien gonflées, pleines de jus et bien remontées juste au milieu. Entre le pouce et l’index je me les pince régulièrement et mécaniquement à travers le tissu pour me titiller le clito. Avec ce genre de traitement, il me faut en général à peine une minute pour jouir. C’est imparable. Au moment où je sens que ça vient, je me frotte un peu le visage de la main gauche ou je fais semblant de tousser, ou de me rassoir mieux sur mon siège, comme ça c’est ni vu ni connu. Des fois, je me touche même en cours, c’est discret et je ne me rate jamais. Je pars toujours à la fac avec une culotte de rechange dans mon sac parce que sinon je ne tiens pas la journée, je suis vite dans un sale état et je me sens toute poisseuse là où vous devinez. C’est un peu la honte, mais comme je ne pense qu’à ça toute la journée je suis quasiment tout le temps trempée.
Autre exemple. Dans la journée, j’ai vachement de mal à passer aux toilettes sans me toucher à nouveau. Avec tout ce que je vois sur Internet, quand je rentre dans des toilettes publiques j’imagine toujours qu’il y a un trou dans la cloison et que de ce trou sort une bite extraordinaire et irrésistible. Je suis super fan des vidéos de glory hole avec ces machins presque surnaturels qui sortent de leur trou, ça c’est vraiment un gros fantasme pour moi. J’aimerais trop essayer ce truc-là.
J’ai même téléchargé une vidéo comme ça, où il y a une brune plantureuse en survêt, qui me ressemble un peu (c’est aussi pour ça que je m’imagine à sa place). Elle est accroupie dans des toilettes et elle s’excite comme une dingue sur un sexe de Noir vraiment énorme (avant je savais pas que ça pouvait exister un truc pareil, j’aimerais bien en trouver une comme ça un jour).
La nana, jamais elle ne regarde la caméra et on voit qu’elle ne fait pas de chiqué, elle adore vraiment ça. Elle grogne, elle râle, elle devient dingo, elle se tape le visage avec, elle bave, elle crache et elle fait tout ce qu’elle peut pour en avaler le plus possible, à s’en faire venir les larmes aux yeux. À la fin, quand la grosse giclée arrive, je donnerais n’importe quoi pour ouvrir la bouche à sa place. C’est vraiment une scène qui me chamboule. Alors quand je commence à imaginer ce genre de truc en allant faire pipi, je me masturbe encore. Des fois, je le fais cinq ou six fois par jour. C’est devenu infernal.
Quand je reprends le bus après les cours je recommence souvent mon petit manège du matin. C’est à en devenir folle. Même quand j’arrive à résister un peu à l’envie de glisser une main sous mon manteau, histoire d’essayer au moins de réduire la cadence, d’en garder pour le soir, je sens que je pourrais presque me faire jouir comme ça, juste en serrant les cuisses et en me comprimant le sexe en faisant jouer mes muscles. Ça me fait peur parce que je trouve que je commence à perdre le contrôle sur mes pulsions. Quand j’arrive à résister dans le bus, la première chose que je fais une fois rentrée dans mon appart c’est allumer l’ordinateur pour découvrir les nouvelles vidéos du jour sur les sites que je fréquente.
En ce moment il y a un truc qui m’excite à fond, c’est les vidéos de dogging. C’est quand des femmes vont s’occuper de parfaits inconnus en extérieur, en général le soir ou la nuit. Je ne vous fais pas un dessin. Vous imaginez bien de quoi il s’agit. Genre une voiture dans un bois, je descends la vitre et j’enchaîne les pipes. Je trouve ça vraiment crade mais en même temps je crois que j’aimerais essayer ça. Je sais que si je me retrouvais dans cette situation, je serais sûrement incapable de résister et je suis sûre que ça m’exciterait autant que l’autre dingue en survêt dans les toilettes.
Enfin…
Pour l’instant, j’ai osé parler de tout ça à personne parce que ça me semble quand même bizarre de devenir obsédée à ce point, mais je suis bien contente d’avoir trouvé ce site pour raconter ce qui m’arrive. Il y a plein de trucs que j’ai envie de faire, envie d’essayer, mais je n’ose pas trop. J’ai l’impression que si je commence, si je me lâche vraiment, je vais trop aimer ça et je ne sais pas trop où ça pourrait s’arrêter. Je me rends compte qu’il faut prendre un minimum de précautions, mais d’un autre côté, si je reste dans ces hésitations, je risque de ne pas découvrir grand-chose et ça va continuer à me chauffer la tête (et le reste).
Rien que d’écrire cette lettre pour l’envoyer sur le site, ça m’a carrément excitée, je sens que ça me coule dans la culotte et il va falloir que je lâche le clavier parce que je vais avoir besoin de mes doigts pour faire autre chose. Je vous dis, c’est infernal.
Il y a peut-être d’autres femmes comme moi qui auront des conseils à me donner. Par exemple, je me demande si ça existe un glory hole sur Nantes…
Je me suis toujours beaucoup tripotée, caressée, frottée. Masturbée quoi. Quand j’ai eu mon premier rapport sexuel, ça m’a beaucoup plu, j’ai découvert que j’adorais vraiment le sexe. Depuis, je multiplie les aventures sans complexes ni tabous. J’ai connu plusieurs hommes et, malgré mon jeune âge, je peux dire que j’ai déjà pas mal d’expérience. Comme on dit, j’aime ça.
En ce moment je suis célibataire, mais ça ne m’empêche pas d’avoir des rapports réguliers, c’est-à-dire dès que l’occasion se présente, et je n’ai pas de souci à ce niveau-là. À la fac, c’est pas les occasions qui manquent. Je sors beaucoup, je fais souvent la fête et tous ces petits matous qui me tournent autour ne sont pas durs à convaincre quand j’ai besoin de quelque chose de particulier. Il n’y a pas que des bons coups, mais j’ai quelques contacts intéressants dans mon carnet d’adresses.
Mon problème c’est que bien loin de me calmer, baiser à droite à gauche comme ça ne fait qu’augmenter mon désir et mon excitation et ça décuple mon imagination. Et je n’ai pas réduit le touche-pipi, au contraire. Je dois avouer que je me masturbe de plus en plus. Je suis presque devenue accro au porno et je passe des heures à regarder des vidéos de cul sur Internet. Je suis complètement fascinée par ces images et plus c’est crade et obscène, plus ça m’excite. C’est comme s’il fallait que la dose augmente sans arrêt. C’est grave docteur ?
Et en plus, il ne me faut pas grand-chose pour m’exciter. Pour vous donner un exemple, j’ai une demi-heure de bus pour aller en cours. Ça commence avec les vibrations de mon siège, je sens que ça me chauffe entre les cuisses, je me ramollis, je me laisse un peu aller, je sens que ça mouille grave dans ma culotte. Je suis juste incapable de me retenir. En fait, il faut être honnête, en général j’anticipe. Je prépare même mon coup. Je pose toujours mon manteau sur mes genoux, comme ça je peux glisser une main dessous, discrètement. Je prends un air dégagé, je fais semblant d’être perdue dans mes pensées en regardant par la fenêtre ou en faisant semblant de lire. J’arrive super bien à me frotter à travers le pantalon (avec une jupe je vous dis pas, je peux carrément mettre les doigts dedans).
Je vous explique ma technique. Il suffit que je croise les jambes fermement pour me comprimer les grosses lèvres, je les sens bien gonflées, pleines de jus et bien remontées juste au milieu. Entre le pouce et l’index je me les pince régulièrement et mécaniquement à travers le tissu pour me titiller le clito. Avec ce genre de traitement, il me faut en général à peine une minute pour jouir. C’est imparable. Au moment où je sens que ça vient, je me frotte un peu le visage de la main gauche ou je fais semblant de tousser, ou de me rassoir mieux sur mon siège, comme ça c’est ni vu ni connu. Des fois, je me touche même en cours, c’est discret et je ne me rate jamais. Je pars toujours à la fac avec une culotte de rechange dans mon sac parce que sinon je ne tiens pas la journée, je suis vite dans un sale état et je me sens toute poisseuse là où vous devinez. C’est un peu la honte, mais comme je ne pense qu’à ça toute la journée je suis quasiment tout le temps trempée.
Autre exemple. Dans la journée, j’ai vachement de mal à passer aux toilettes sans me toucher à nouveau. Avec tout ce que je vois sur Internet, quand je rentre dans des toilettes publiques j’imagine toujours qu’il y a un trou dans la cloison et que de ce trou sort une bite extraordinaire et irrésistible. Je suis super fan des vidéos de glory hole avec ces machins presque surnaturels qui sortent de leur trou, ça c’est vraiment un gros fantasme pour moi. J’aimerais trop essayer ce truc-là.
J’ai même téléchargé une vidéo comme ça, où il y a une brune plantureuse en survêt, qui me ressemble un peu (c’est aussi pour ça que je m’imagine à sa place). Elle est accroupie dans des toilettes et elle s’excite comme une dingue sur un sexe de Noir vraiment énorme (avant je savais pas que ça pouvait exister un truc pareil, j’aimerais bien en trouver une comme ça un jour).
La nana, jamais elle ne regarde la caméra et on voit qu’elle ne fait pas de chiqué, elle adore vraiment ça. Elle grogne, elle râle, elle devient dingo, elle se tape le visage avec, elle bave, elle crache et elle fait tout ce qu’elle peut pour en avaler le plus possible, à s’en faire venir les larmes aux yeux. À la fin, quand la grosse giclée arrive, je donnerais n’importe quoi pour ouvrir la bouche à sa place. C’est vraiment une scène qui me chamboule. Alors quand je commence à imaginer ce genre de truc en allant faire pipi, je me masturbe encore. Des fois, je le fais cinq ou six fois par jour. C’est devenu infernal.
Quand je reprends le bus après les cours je recommence souvent mon petit manège du matin. C’est à en devenir folle. Même quand j’arrive à résister un peu à l’envie de glisser une main sous mon manteau, histoire d’essayer au moins de réduire la cadence, d’en garder pour le soir, je sens que je pourrais presque me faire jouir comme ça, juste en serrant les cuisses et en me comprimant le sexe en faisant jouer mes muscles. Ça me fait peur parce que je trouve que je commence à perdre le contrôle sur mes pulsions. Quand j’arrive à résister dans le bus, la première chose que je fais une fois rentrée dans mon appart c’est allumer l’ordinateur pour découvrir les nouvelles vidéos du jour sur les sites que je fréquente.
En ce moment il y a un truc qui m’excite à fond, c’est les vidéos de dogging. C’est quand des femmes vont s’occuper de parfaits inconnus en extérieur, en général le soir ou la nuit. Je ne vous fais pas un dessin. Vous imaginez bien de quoi il s’agit. Genre une voiture dans un bois, je descends la vitre et j’enchaîne les pipes. Je trouve ça vraiment crade mais en même temps je crois que j’aimerais essayer ça. Je sais que si je me retrouvais dans cette situation, je serais sûrement incapable de résister et je suis sûre que ça m’exciterait autant que l’autre dingue en survêt dans les toilettes.
Enfin…
Pour l’instant, j’ai osé parler de tout ça à personne parce que ça me semble quand même bizarre de devenir obsédée à ce point, mais je suis bien contente d’avoir trouvé ce site pour raconter ce qui m’arrive. Il y a plein de trucs que j’ai envie de faire, envie d’essayer, mais je n’ose pas trop. J’ai l’impression que si je commence, si je me lâche vraiment, je vais trop aimer ça et je ne sais pas trop où ça pourrait s’arrêter. Je me rends compte qu’il faut prendre un minimum de précautions, mais d’un autre côté, si je reste dans ces hésitations, je risque de ne pas découvrir grand-chose et ça va continuer à me chauffer la tête (et le reste).
Rien que d’écrire cette lettre pour l’envoyer sur le site, ça m’a carrément excitée, je sens que ça me coule dans la culotte et il va falloir que je lâche le clavier parce que je vais avoir besoin de mes doigts pour faire autre chose. Je vous dis, c’est infernal.
Il y a peut-être d’autres femmes comme moi qui auront des conseils à me donner. Par exemple, je me demande si ça existe un glory hole sur Nantes…
L’animal qui est en toi.
Cela fait une bonne heure que nous venons de décoller, et la plupart des passagers en ont profité pour s’assoupir. Pour cause, il faut dire que, passées les premières minutes de légère appréhension, les voyages en avion ont toujours un côté un peu rasoir, côté paysage on a fait mieux, et surtout plus varié…
Si, en général, lors de son premier vol, on passe un bon moment à se demander si ce sont les nuages qui bougent ou l’aile qui plie, au bout d’un certain temps on finit par se faire à l’idée que, si quelqu’un a merdé à la maintenance, c’est trop tard, et que s’inquiéter bêtement ne nous empêchera pas de faire le grand saut si cela doit arriver.
Alors, autant essayer de roupiller ou regarder autre chose, comme par exemple les superbes jambes de la jolie fille qui est à côté de moi, Jennifer.
Enfin, ce que je dis était vrai jusqu’il y a quelques secondes, juste avant qu’elle ne demande une couverture à l’hôtesse et qu’elle me cache ainsi ce qui était de loin le plus beau panorama de ce vol Beauvais-Nice.
— Tiens, me dit-elle en me tendant une enveloppe, c’est ce dont je t’ai parlé tout à l’heure.
En fait, même si je l’avais oublié, dans le train qui nous menait à l’aéroport, elle m’avait demandé de lui rappeler qu’elle avait quelque chose d’important pour moi. Cependant, j’étais loin de me douter que ce serait une lettre.
Alors, intrigué, je lis.
Cher Claude,
Ça fait cinq ans qu’on se connaît. Cinq ans que, sans rien dire, je sais que tu me dévores des yeux. Cinq ans que je joue la belle indifférente. Cinq ans que tu ne te doutes pas que, comme le dit Clara Morgane, « … j’aime les regards que tu poses sur moi ». Cinq ans que, pour tout dire, j’ai envie de toi. À la boutique, rien n’est possible, tout se saurait très vite et parviendrait assurément aux oreilles de nos conjoints. Aujourd’hui, nous avons l’occasion inespérée de réaliser ce dont nous rêvons depuis des années, et cela sans que personne n’en sache jamais rien. Tu aimes ta femme, j’aime mon mari, c’est très bien comme ça et je n’ai pas envie que cela change. Je t’apprécie en tant que collègue et en tant qu’homme, et ce que je te propose pendant ces dix jours de stage, c’est de prendre un maximum de plaisir tous les deux sans nous poser de questions. Si tu le veux, faisons que ces dix jours de travail soient aussi dix jours de bonheur entre nous. L’occasion ne se représentera peut-être plus jamais. Si ma proposition t’intéresse, ne dis rien, embrasse-moi simplement.
Jennifer.
Alors là, ça m’en bouche un coin, si j’avais cru ça possible… Il faut dire que, quand elle est arrivée à la boutique – c’est comme cela que nous appelons notre usine et son centre R&D – il y a donc cinq ans, cette jolie rousse m’a aussitôt fait craquer. Dix-neuf ans à ce moment-là, de somptueux yeux verts, des jambes magnifiques même si, à l’époque, ses jupes de tailleur n’étaient pas aussi courtes qu’aujourd’hui, mais aussi, hélas, une alliance à son annulaire gauche.
Qu’à cela ne tienne, nous avons très vite appris à nous apprécier mutuellement, tant à titre professionnel que personnel. Détail qui aide bien, aucun des deux n’est et n’a jamais été le subalterne de l’autre, et nous travaillons très souvent sur les mêmes projets où nos idées s’avèrent très régulièrement complémentaires.
Au final donc, une belle complicité entre nous mais aussi deux alliances, une barrière à tout jamais infranchissable. Alors, de temps en temps, surtout l’été quand elle met des jupes un peu courtes ou des robes légères, mon regard traîne sans doute un peu trop sur ses jambes et profite de toutes les transparences qu’elle m’offre. Parfois, pour la faire rire, je joue le dragueur à deux balles, mais il n’y a jamais rien eu d’équivoque entre nous deux.
Déjà que notre bonne entente et nos éclats de rire ont engendré pas mal de ragots à la boutique…
Alors, bien qu’elle se soit endormie sur mon épaule dans le train ou qu’elle m’ait pris la main alors que nous étions dans la passerelle d’embarquement – j’avais mis ça sur le compte de son appréhension, elle n’avait jamais pris l’avion – je dois dire que si subitement l’hôtesse était sortie en plein vol pour se mettre à faire des claquettes sur l’aile, je n’aurais pas été plus surpris.
Pas possible, elle est en train de se foutre de moi. Pourtant, le regard qu’elle me jette, à la fois infiniment inquiet et plein d’espoir, me laisse à penser qu’elle est bien sérieuse.
Que faire ? Oui, j’aime ma femme. Oui, comme dans tous les couples qui vivent ensemble depuis des années, la passion a hélas fait place depuis longtemps à beaucoup trop de routine. On n’a pas trente-huit ans, deux grands enfants et presque vingt années de vie commune sans que cela n’écorne quelque peu le tableau idyllique des premières années de l’amour. Et puis, madame n’a plus jamais le temps. Jamais le temps pour un câlin, pour un geste tendre ou pour un déjeuner en amoureux. Et moi, certes, je l’aime, mais je commence à en avoir assez d’éternellement dormir sur la béquille…
Alors, sans trop y réfléchir et en me disant que Jennifer a écrit noir sur blanc qu’elle ne veut pas mélanger le cœur et le cul, je me tourne vers elle pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Elle ne m’en laisse pas le temps, et m’intime de me taire en me mettant un doigt sur la bouche. Alors, puisque que tel est son souhait, je me penche vers elle, et nos langues se mêlent aussitôt en un fougueux baiser.
Au bout d’un long et merveilleux moment, visiblement soulagée, elle se détache enfin de moi et, toujours sans un mot, sort de son sac une seconde lettre, qu’elle me tend également.
Claude,
Si tu lis cette lettre, c’est que tu as retenu ma première proposition. Voici donc la deuxième, que tu n’es pas obligé d’accepter et qui ne remet pas en cause la précédente. Comme je te l’ai déjà dit, cette occasion ne se représentera peut-être plus jamais, aussi aimerais-je y intégrer un peu de piment et que cela soit à tout jamais inoubliable. Avec toi, je veux aller jusqu’au bout du désir, que nos corps dictent leur loi, là où plus personne ne maîtrise plus rien.
Tu ne comprends pas ? Ce dont j’ai envie, ce n’est pas simplement de faire l’amour avec toi, c’est que la femelle qui est en moi le fasse avec l’animal qui est en toi. Ce fantasme que je n’ai jamais pu réaliser, il n’y a qu’avec toi qu’il peut devenir vrai.
Alors, je te propose un jeu. Chacun de nous deux va aguicher l’autre jusqu’à ce que nous n’en puissions plus, et le premier qui craque a perdu. Tu penses qu’un homme ne peut pas faire autant monter la pression sur une femme que l’inverse ? Je ferai en sorte d’être dans le même état d’excitation que toi. Tu penses qu’un tel jeu mérite des gages ? Si je gagne, tu devras faire tout ce que je veux. Si mon envie est de faire l’amour au restaurant ou dans la rue, ce sera à toi de trouver une solution pour que nous puissions le faire dans l’instant. Si c’est toi qui gagnes, c’est moi qui ferai tout ce que tu veux.
Par-dessus tout, j’ai envie que nous allions le plus loin possible dans le désir.
Maintenant, si tu refuses ce jeu, embrasse-moi de nouveau. Si tu l’acceptes, pose simplement la main sur mon genou, je comprendrai.
Jennifer.
Alors là, ce n’est plus l’hôtesse faisant des claquettes sur l’aile et en plein vol, c’est Sarko et tout le gouvernement défilant à poil au même endroit et avec une plume dans le cul.
J’en ai tellement la mâchoire qui se décroche qu’il me faut quelques instants pour réaliser qu’elle vient de prendre ma main et est en train de la guider, en passant sous la couverture, jusque sur son genou. Sans bien comprendre ce que je suis en train d’accepter, je la laisse faire, et je reconnais aussitôt la douceur caractéristique du nylon.
Au point où j’en suis, je ne peux plus reculer. Alors, pour surprenante que soit l’invite, autant aller jusqu’au bout et essayer de tester si elle est réellement prête à faire ce qu’elle a écrit. J’en profite donc pour remonter tranquillement un peu plus haut sur sa cuisse, jusqu’à la limite de la jupe. Je verrai bien sa réaction à ce moment-là…
Mais, à ma grande surprise, non seulement elle me laisse faire, mais son sourire exprime clairement sa satisfaction. Alors, puisque la voie semble libre, autant continuer, je me glisse donc doucement sous l’étoffe un peu raide et, comme Jennifer continue de sourire, je poursuis ma lente remontée jusqu’à l’endroit où se trouve son buisson ardent. En chemin, quelle n’est pas ma surprise de rencontrer l’attache d’une jarretelle.
— Ton mari est au courant ?
— De quoi ?
— Que tu portes des bas…
— T’es fou, il me tuerait… En fait, j’avais acheté cet ensemble pour lui faire une surprise lors d’un anniversaire passé en amoureux, il m’a dit au final que j’avais l’air d’une pute. Alors…
Subitement, je comprends mieux pourquoi elle semble tellement avoir envie de coucher avec moi. Un jour, j’écrirai sans doute un bouquin sur ces hommes qui ne méritent décidément pas la femme qui est à leur bras, mais telle n’est pas ma priorité pour le moment. Comme ma main est toujours sous sa jupe et que Jennifer ne proteste absolument pas, je continue mon exploration jusqu’à buter sur un délicieux écrin de dentelle, dernier rempart avant le paradis – ou l’enfer, dit-on, puisque Satan l’habite.
C’est au moment précis où je parviens à m’immiscer sous cette barrière de dentelle que le commandant de bord en profite pour annoncer qu’il va bientôt amorcer sa descente, et qu’il faut remonter nos sièges et attacher nos ceintures.
— Tant pis, dit-elle, visiblement déçue, on verra pour la suite à l’hôtel…
Même si, à ce moment précis, je ne sais pas exactement ce qui m’attend, je me promets alors d’aller remercier mon boss en rentrant, c’est une rudement bonne idée qu’il a eue de nous envoyer, Jennifer et moi, en stage. Et dire que tout ça doit durer dix jours…
---ooo0ooo---
L’atterrissage. Les douanes. Le taxi. Pendant tout ce temps, si Jennifer n’a pas ouvert la bouche, elle m’a constamment tenu la main comme les deux amoureux que nous ne sommes pourtant pas vraiment.
— Voici vos clés, la 442 et la 443, deux chambres communicantes, quatrième étage, à gauche. L’ascenseur est au bout du couloir.
Quelques minutes plus tard, tandis qu’elle ouvre la porte de sa chambre, elle dépose simplement un chaste baiser sur mes lèvres.
— Dans dix minutes, rendez-vous sur le balcon. À tout de suite.
Le temps de faire monter deux sodas par le room-service, je profite de la vue, la mer est à quelques kilomètres. L’air est doux et embaume les fleurs sauvages.
Enfin, elle arrive.
— C’est vraiment sérieux, ce que tu as écrit ?
— Tout à fait. Il y a trop longtemps que j’en rêve. Pas toi ?
— Si, bien sûr. Mais on commence quand ?
— Là, tout de suite, si tu veux.
Ce que femme veut… Alors, sans prendre le temps de réfléchir, nos langues se mêlent de nouveau dans un fougueux baiser. Je vais très vite savoir si elle se moque de moi ou si elle dit la vérité, je laisse donc mes mains glisser sur son corps, caressant ses courbes douces et délicates, s’attardant sur la dentelle de ses dessous que je devine au travers de sa jupe et de son tailleur. Je suis d’ailleurs sur le point d’en défaire la fermeture lorsqu’elle bloque ma main.
— Rentrons dans la chambre, nous serons mieux.
Et, sans me laisser le temps de répondre, elle me projette à l’intérieur, tout en me fourrant sa langue chaude jusqu’aux amygdales. Déjà, ses mains s’attaquent à ma braguette à la recherche de l’objet qui, comme de bien entendu, réagit au quart de tour.
— J’ai envie de sucer ta grosse bite… Tu me laisses faire, dis ?
De nouveau, je n’ai pas le temps de répondre qu’elle est déjà à genoux et m’embouche.
La garce ! Elle sait s’y prendre, et elle vient de m’enfourner jusqu’à la garde. Sa langue s’enroule autour de mon membre, qui n’avait pas besoin de ce traitement de choc pour être tendu à l’extrême. Elle me lèche la hampe, le bout de sa langue titille mon méat tandis que ses mains ne restent pas inactives et me malaxent joyeusement les roubignolles. De temps en temps, elle se retire de ma queue, et la façon magistrale que sa main droite a d’imprimer d’amples va-et-vient à ma verge est à deux doigts de me faire voir des étoiles. Puis, de nouveau, elle fait coulisser sa bouche autour mon dard, et il me semble qu’elle est en train de m’engloutir à chaque fois un peu plus. De nouveau, elle se retire de mon sexe et reprend sa branlette infernale, juste pour que je l’entende me dire :
— Tu vas me gicler sur la gueule, hein, salaud ? Allez gicle, gicle !
Le plus terrible dans cette histoire, c’est qu’en cinq ans de « vie commune » avec Jennifer, jamais je ne l’ai entendue proférer la moindre grossièreté, même dans les situations les plus tendues et les plus délicates. Mais pour l’instant elle me branle avec une telle vigueur que je suis à deux doigts d’accéder à sa requête quand quelques mots me reviennent à l’esprit : « le premier qui craque a perdu ».
Alors, au prix d’un effort surhumain, je l’arrache de ma verge, juste assez pour lui fourrer à mon tour ma langue dans la bouche, le temps de reprendre un peu mes esprits.
— Tu as bien failli m’avoir, bourrique…
Mais là, à ma grande surprise, elle se recule de moi, tout en faisant avec ses deux mains le signe « T » que l’on utilise au basket pour signifier que l’on demande un temps mort.
— « Salope », s’il te plaît…
— Pardon ?
— Si tu veux avoir davantage de chances de gagner, dis-moi des mots crus. « Salope », par exemple, ça m’excite… Plus tu diras de gros mots, plus tu m’échaufferas.
Décidément, moi qui croyais bien connaître cette nana, j’en apprends de belles sur son compte.
— Donc, reprenons. Tu as bien failli m’avoir, salope !
— Oh oui…
Ça n’a jamais été dans mes usages d’insulter une femme, et encore moins une que je connais et que je respecte en temps normal, mais le regard ravi qu’elle vient de me lancer risque fort de modifier mes habitudes. En attendant, je viens de virer les boutons de son tailleur, le caraco de satin vient de voler, et c’est à mon tour de lui montrer de quoi je suis capable en m’attaquant à ses seins. Comme, en plus, je l’ai collée au mur, elle ne peut plus reculer tandis que je malaxe prestement, avec une fermeté calculée, sa poitrine dont les pointes ne tardent pas à se dresser sous la caresse.
— Alors, petite pute, tu aimes ?
Elle ne répond pas, mais son expression implorante en dit bien plus que tous les mots ne sauraient exprimer. Oui, elle aime, elle adore, et la façon dont elle serre les dents pour ne pas gémir tandis que je titille le bout de ses seins entre deux doigts en est bien la preuve. Tantôt j’y vais soft, roulant les pointes avec douceur, tantôt j’y vais plus hard, les pinçant jusqu’au bord de la douleur. Puis, sans prévenir, tandis que ma main droite continue de délicieusement maltraiter ses seins, j’attrape la fermeture de la jupe, qui tombe aussitôt sur le sol. Là, à ma grande surprise, alors que le caraco, le soutif et le porte-jarretelles appartiennent au même coordonné, je tombe sur un string tout ce qu’il y a de plus ordinaire et, surtout, parfaitement désassorti. Puisqu’elle veut des insultes, on va voir ce que cela donne.
— C’est quoi, cette saloperie, pétasse ?
Relativement inquiet, je scrute son regard pour savoir ce qu’elle pense de ce que je viens de lui dire. Mais non seulement elle ne rebiffe pas, mais la façon qu’elle a de mordre sa lèvre inférieure me laisse à penser qu’elle apprécie, tout au contraire. Alors, puisqu’elle ne répond pas, j’arrache d’un coup sec l’écrin de dentelle, qui cède sans même un craquement, me dévoilant ainsi une petite touffe rousse absolument délicieuse.
— Tu seras mieux la chatte à l’air, ma cochonne…
À ce moment précis, malgré la furia qui est la mienne, un éclair de lucidité traverse mon esprit. Si sa chatte est mouillée, je continue le manège. Si elle ne l’est pas, j’arrête tout, il s’agit d’un jeu, pas d’un viol. Certes, si cela ne lui plaisait pas, j’imagine qu’elle crierait ou, tout du moins, me le ferait savoir, mais elle ne bronche pas. Jennifer se contente de se laisser faire, ce qui, soit dit en passant, ne fait pas baisser la pression dans ma queue toujours aussi raide – peut-être même un peu plus que lorsqu’elle était dans sa bouche.
Mais là, après n’avoir résisté que pour le principe, lorsque j’accède à son sexe c’est pour y découvrir une chatte détrempée, ruisselante de mouille et de désir.
— Tu mouilles, salope ?
— Oh oui…
— Et tu sais pourtant que tu ne dois pas jouir ?
— Je m’en fous, tu n’y arriveras pas…
En attendant, je viens de fourrer deux doigts dans son sexe détrempé, et le regard qui est le sien me donne plutôt l’impression qu’au contraire, elle n’en a plus pour très longtemps. Alors, pour ajouter au trouble et rendre l’orgasme un peu plus dévastateur encore, je commence un lent et délicat massage de son clitoris. Puis, c’est à mon majeur de parcourir les grandes lèvres, s’attardant entre elles, avant de pénétrer cette fois avec une douceur toute relative l’antre de son vagin. Le souffle coupé, les sens en feu, je la vois serrer les dents pour ne pas gémir. Un instant, je pense même à la laisser là quelques instants, puisque là-bas, sur la table basse, il y a une grosse bougie dont j’aimerais bien me servir comme d’un gode de fortune. Parce que, soyons clairs, si à cet instant précis je lui fourre ma queue, je ne vais pas tenir plus de dix secondes, et ce sera raté de chez raté.
Alors, tandis que d’une main je continue doucement l’exploration de ses zones sensibles, l’autre reprend le chemin de ses seins et s’attarde longuement sur ses tétons. Cela provoque un flot continu de soubresauts tout au fond de son ventre, mon index, à l’orée de sa chatte, m’en est témoin. Chaque allée et venue de mon doigt à l’entrée de sa vulve, chaque mouvement sur ses seins semble résonner en elle et la rapprocher chaque fois un peu plus de sa libération.
Mais elle résiste, elle résiste encore, alors je décide de passer la surmultipliée. J’introduis en elle mon index, mon majeur et mon annulaire, et j’entreprends un lent mouvement de piston que j’accélère progressivement, titillant en parallèle son clitoris avec mon pouce. Je sens la chaleur de son vagin s’amplifier tandis qu’un flot de cyprine s’écoule lentement sur ma main, entretenu par ce doux mouvement de mes doigts tout au fond d’elle.
Soudain, alors que je ne m’y attendais plus, sa respiration s’accélère, je la vois blêmir, tandis qu’avec une force incroyable elle me repousse brutalement. Je vois tout son corps vibrer, elle s’apprête à hurler, elle serre les dents et, tout en me lançant un regard de tueur, elle grimace en un long grognement.
— Naaaaan…
Puis, en un effort terrible, elle se redresse, se reprend doucement tandis que son souffle se calme peu à peu. Le grognement qu’elle vient de pousser n’est pas un cri de jouissance, c’est tout le contraire, c’est celui d’une fille qui, in extremis, a réussi à s’empêcher de jouir. Bien souvent les filles ont du mal à atteindre l’orgasme et seraient plutôt du genre à tout faire pour qu’il aboutisse dès lors que quelques signes avant-coureurs se pointent à l’horizon. Mais là, au prix d’un effort incroyable, elle vient de l’éluder.
— Je t’avais dit que tu n’y arriverais pas…
Quelques minutes plus tard, nos souffles respectifs revenus à la normale, les nerfs un tant soit peu calmés et la tenue redevenue un peu plus décente, nous sommes de retour sur le balcon. Bien qu’aucun de nous deux n’en ait parlé, nous avons décidé de faire une pause dans notre délicieux affrontement.
— Tu n’as pas réussi, mais tu n’étais pas loin, tu sais. Bon, il va sans dire que si j’aime les mots crus pendant l’acte, on les évite en dehors, ok ?
— Ça va sans dire, souris-je. Maintenant, toi non plus tu n’étais pas loin d’y arriver, tout à l’heure…
En fait, c’était tellement proche que j’en ai encore mal dans les baloches. La douleur s’estompe doucement, mais l’alerte a été chaude.
— Cela dit, à mon avis, il vaudrait peut-être mieux que nous la jouions un peu plus cool. Parce que là, si ça continue, notre jeu va tourner au trip sado-maso, et moi, perso, j’aime pas trop.
— C’est bien mon avis, répond-elle, mais je n’avais pas pensé que ce serait aussi violent.
Je souris.
— Bon, si nous allions manger ? C’est bien joli, nos âneries, mais ça creuse.
La salle de resto est splendide, mais bien loin d’être pleine, aussi n’avons-nous aucun mal à nous isoler pour que notre conversation ne risque pas d’être entendue et de faire jaser. Parce que pendant le repas nous parlons de choses et d’autres, mais essentiellement de son mari, qu’elle a rencontré quand elle avait seize ans, et dont elle est tombée immédiatement amoureuse. Elle évoque les premières années de vie commune, flamboyantes comme il se doit, puis la routine qui s’est installée. Et le manque d’imagination de son conjoint, qui n’a jamais prétendu lui faire l’amour ailleurs qu’au pieu. Son insensibilité totale à la lingerie, elle qui aime tant en porter.
— Que veux-tu, plus le temps passe, plus je me dis que j’ai affaire à un blaireau…
Je hausse les épaules.
— C’est possible. Mais, tu sais, pour jouer les donneurs de leçons, je suis mal placé… Et sinon, pour les mots crus, tu as une explication ?
Déjà, qu’une fille de son âge réclame qu’on l’insulte, c’est assez peu courant, pour le peu d’expérience que j’en ai. Mais quand, en plus, on la connaît dans la « vraie » vie, il y a de quoi s’étonner.
— Voilà encore un truc que mon mec me refuse. Mais, au-delà du fait qu’effectivement cela me plaît, ça met une distance entre toi et moi et clarifie notre relation…
Je tombe des nues.
— Eh oui, manquerait plus qu’on tombe amoureux…
Ben voyons…
Une bonne heure et demie plus tard, nous sommes de retour, repus. La nuit est tombée, il commence à se faire tard.
— Je te rappelle que, normalement, nous sommes venus pour bosser et que demain on attaque très tôt. Faudrait peut-être qu’on se mette au pieu…
De la façon dont elle me sourit, je vois qu’elle a une idée derrière la tête.
— Ça te dirait qu’on dorme ensemble ? Je veux dire, dans le même lit ?
À mon tour, je souris.
— Pourquoi pas ? Mais attention, tu ne me touches pas, tu ne me suces pas, tu ne triches pas.
— Cela va sans dire, pouffe-t-elle. Mais c’est aussi valable pour toi.
— Évidemment ! Bon, je vais prendre une douche.
— D’accord, mais tu laisses la porte ouverte.
— Pourquoi ?
— Parce que la petite branlette pour faire baisser la pression, c’est hors de question… Alors, je veux pouvoir vérifier.
— Comme tu veux…
Tout à fait entre nous, l’idée m’en avait quand même traversé l’esprit. Cela m’aurait franchement soulagé et aidé à apaiser la tension « nerveuse » accumulée depuis le matin. Je ne pense pas que je l’aurais fait, mais va savoir…
Résultat, lorsque je reviens et que je la retrouve nue sur le lit, je me retrouve immédiatement avec une trique qui n’est pas près de s’estomper. Pour dormir, ce n’est pas gagné. Et ce n’est pas son corps nu qu’elle vient de coller contre le mien alors que je viens de m’allonger qui va arranger la chose.
— On a dit « pas toucher », hein…
— Tout à fait. Mais là, tu vois, j’ai surtout envie de dormir. Promis, je ne touche pas, je ne te suce pas. Mais tu sais, si t’as subitement envie de me fourrer, n’hésite pas. Je n’attends que ça… Bonne nuit.
---ooo0ooo---
Dix minutes plus tard, et sans même avoir pris soin de tirer le drap, elle dort. La lumière de la lune, par le volet partiellement ouvert, illumine son corps. C’est sûr, ce n’est pas en m’attardant sur la courbe de ses seins, sur cette délicieuse petite chatte rousse ou sur le galbe de ses hanches que j’arriverai à dormir ou simplement à me débarrasser de ce manche de pioche qui pourrait bien faire office de cadran lunaire.
Alors, je me retourne, et j’essaie de penser à des choses chiantes. Comme cette fois où je me suis démerdé comme pas possible, où j’ai cavalé comme un dément pour pouvoir conduire mes gosses au judo et finir par les trouver scotchés devant un dessin animé débile, leur mère – pourtant prévenue auparavant – ayant simplement oublié l’heure. Toutes ces fois où, quand t’as passé une journée de merde, comme cela arrive quelquefois, on vient te bassiner les couilles avec des problèmes parfaitement insignifiants ou qui pourraient très bien attendre une demi-heure pour être résolus. Le quotidien, quoi…
En tout cas, ça semble marcher, Marcel s’est enfin dégonflé et je ne risque plus de faire des trous dans le matelas si d’aventure je m’endormais sur le ventre.
Un tantinet apaisé, même si une barre continue de me traverser le ventre et que j’ai toujours aussi mal aux joyeuses, le sommeil me prend. Mais il est de courte durée.
Là, à côté de moi, quelque chose est en train d’arriver.
Le temps d’ouvrir un œil et d’émerger, je me rends compte que Jennifer a commencé à se caresser – ou si elle fait semblant, c’est bien imité – en faisant juste assez de bruit pour me réveiller. Elle est toujours nue, a repoussé le drap au maximum pour que je la voie tout entière, chose d’autant plus facile qu’elle a carrément allumé la lampe de chevet. Elle a introduit deux doigts de sa main droite dans sa fente qui, cela s’entend, est déjà complètement détrempée, tandis que ceux de la main gauche courent sur son clitoris.
Puis, délaissant son trou mais tout en continuant d’astiquer son bouton d’amour, sa main libre se met à jouer avec la pointe de ses seins, qui n’avaient pas besoin de cela pour pointer vers le ciel.
De toute évidence, elle en rajoute un peu, comme en témoignent ces bruits humides que ses doigts font en entrant et sortant de sa chatte. Comme, bien sûr, elle en profite pour se tortiller comme un ver, même si ça sent bon le chiqué, l’effet est quand même assez saisissant, au point que je me retrouve de nouveau instantanément au garde-à-vous.
Bien entendu, après trois minutes de ce manège elle fait mine de se rendre compte que je suis réveillé, mais, bien loin de me jouer le coup de la jeune fille surprise la main dans la chatte, elle reprend de plus belle, son regard planté dans le mien.
Après avoir joué quelques instants avec ses seins, les rapprochant pour se donner l’impression d’une énorme poitrine, sa main repart à la rencontre de sa fente, toujours aussi trempée à ce que j’en entends.
La meilleure des solutions dans le cas qui est le mien serait de tourner le dos et d’essayer de penser à autre chose, mais je n’arrive pas à détacher mon regard de ses doigts qui ne cessent d’aller et venir dans son entrejambe.
— Ça te plaît, ça, hein ?
Bien entendu, je ne réponds pas.
— Attends, tu vas pouvoir mieux voir…
Et, le plus simplement du monde, elle se retourne et se retrouve tête-bêche avec moi. Par contre, cette fois j’ai une vue totalement imprenable sur sa somptueuse petite touffe rousse, sur sa vulve détrempée ainsi que sur ses lèvres totalement ouvertes. Par ailleurs, comme elle a embarqué son oreiller pour y poser la tête, elle peut tout à loisir continuer son petit manège tout en observant mes réactions. Dire que ça fait cinq ans que je la connais, mais si j’avais pu simplement imaginer qu’elle était garce à ce point…
Bien entendu, j’ai de nouveau le cœur en zone rouge. Cependant, je m’efforce de n’en rien montrer, espérant qu’elle se prenne elle-même à son propre piège. Normalement, elle doit être dans le même état que moi, l’orgasme qu’elle a réussi à retenir d’extrême justesse quelques heures plus tôt doit toujours la travailler.
Alors, il faut que je tienne, quitte à la titiller un peu, et que j’arrive à faire en sorte qu’elle se caresse le plus possible. À un moment, elle va bien finir par dépasser la dose prescrite, et à ce moment-là ça m’étonnerait qu’elle arrive une fois encore à se retenir.
Enfin, espérons que cela ne durera pas trop, parce d’ici peu de temps il y aura tellement de sang dans ma queue qu’il n’y en aura plus assez pour irriguer mon cerveau.
— Tu n’oseras pas te branler réellement devant moi. Tu as beaucoup trop peur de te faire couiner toi-même…
— Oh si, je vais te le prouver, répond-elle d’une voix suave. Mais toi, résisteras-tu à l’envie de me tringler ? Je n’attends que ça, tu sais…
— C’est ça, tu peux toujours attendre… dis-je, et c’est évidemment un mensonge…
Alors, avec un regard infiniment gourmand, elle replonge deux doigts dans sa caverne intime tandis que, de son autre main, elle se remet à caresser furieusement son clitoris. De toute évidence, elle a été un peu trop optimiste, et la façon dont elle serre les dents, les yeux fixés sur un point qu’elle ne voit pas, tandis que sa vulve tremble sous l’assaut de ses muscles internes, en est la preuve. Elle est à un rien de succomber, mais dans un dernier effort, elle parvient quand même à se reprendre et à ne pas crier.
Pour ma part, j’en suis encore à me demander comment je fais pour ne pas être déjà en train de la baiser. Cette superbe femelle se conduit comme la dernière des salopes, tout son corps réclame ma queue, mais j’arrive quand même à résister. Je ne sais pas du tout comment j’y arrive, mais pour l’instant je tiens.
De son côté, Jennifer a réussi à se reprendre, mais elle ne s’avoue pas vaincue, comme en témoigne la position qu’elle vient de reprendre face à moi, chatte ouverte, jambes largement écartées, et la façon dont elle recommence à se pétrir les seins. Cette fois, lorsqu’elle reprend son jeu délicat avec son bouton ardent, elle prend bien garde de ne le toucher que du bout des doigts, légèrement et délicatement, ce qui ne l’empêche pas de serrer les dents chaque fois que le contact est un tout petit peu trop appuyé.
Quant à moi, je ne perds pas une miette du spectacle. Sa chatte qui s’ouvre et se ferme tel un poisson hors de l’eau, ce petit organe qui, dès qu’elle ne s’occupe plus de lui, vibre comme s’il était animé d’une vie propre, ces flots de cyprine qui ne cessent de s’écouler d’entre ses lèvres, inondant le drap… Tout cela aurait dû me faire disjoncter depuis longtemps, mais ce n’est pas le cas. Par contre, je crois bien que si un missile s’abattait sur l’hôtel ou si la terre s’arrêtait brusquement, je ne m’en apercevrais même pas.
Il suffit que je tende la main pour la toucher, il suffit que je me redresse pour l’embrocher. Et, le pire, c’est que je sais qu’elle n’attend que ça…
Seulement voilà, si je bouge ne serait-ce qu’une oreille, je ne pourrai plus me raisonner, ma queue va devenir seul maître à bord et je vais l’embrocher, cette petite pute. Et si, simplement, ma queue ne touche qu’un tout petit peu le drap, dans l’état où je suis je vais exploser. Et dans les deux cas j’aurai perdu…
Soyons clairs, je me fous de gagner ou de perdre, et je suis certain que Jennifer pense la même chose. De toute façon, tout porte à croire qu’elle a autant envie de moi que j’ai envie d’elle, et qu’une fois ce petit jeu terminé nous baiserons joyeusement sans nous occuper le moins du monde de « qui a gagné ou perdu », et ce, pendant le temps qu’il nous reste à passer ensemble.
Seulement, c’est elle qui a initié le petit match, et je ne veux pas la décevoir. J’avoue aussi qu’en même temps j’ai très envie de savoir jusqu’où elle va aller, et combien de temps je serai capable de résister.
Une fois de plus, j’ai le cœur prêt à exploser lorsqu’elle s’arrête brusquement.
— Mais baise-moi, à la fin ! Je n’en peux plus !
Malgré mes yeux hagards, malgré mes mains tremblantes, malgré mon souffle court, malgré mon cerveau qui semble avoir émigré dans ma queue, j’arrive quand même à sourire.
— Je t’avais bien dit que tu n’arriverais pas à te branler devant moi… Tu as eu peur de jouir, et sur ce point j’ai gagné…
Là, à ma grande surprise, elle se précipite dans mes bras, mais sa démarche n’est pas, de toute évidence, celle à laquelle j’aurais pu m’attendre. Elle se blottit tout contre moi, des larmes coulent le long de ses joues.
— Tu n’es qu’un immonde salaud. Oui, tu as gagné cette manche, mais je gagnerai la belle.
Quelques minutes plus tard, calmée, elle se retourne comme pour essayer de se rendormir, et éteint la lumière.
— Je m’en fous, demain je t’aurai. Tu vas craquer, tu vas me baiser, je te le jure.
Là-dessus, la fatigue l’emporte sur la tension nerveuse, et nous sombrons dans les bras de Morphée.
---ooo0ooo---
Le lendemain matin, c’est la lumière du jour qui filtre au travers des persiennes qui me réveille. Je me retourne, Jennifer n’est pas là. Aussitôt, mon esprit déraille, quel mauvais tour est-elle encore en train de me préparer ?
Je n’ai pas le temps de m’inquiéter, la voilà qui réapparaît. Toujours aussi belle, toujours aussi nue, elle porte simplement un plateau et deux tasses de café. Du coup, à mon corps défendant, Marcel se redresse, quasiment aussi raide qu’il l’était la veille.
— Ah, évidemment, si tu me prends par les sentiments, sourit-elle.
Je me dis que de nouveau je vais vivre l’enfer – certes, un délicieux enfer – mais elle reprend.
— Je te rappelle que, normalement, nous sommes venus ici pour travailler.
Et oui, avec tout ce binz, nous aurions peut-être un peu tendance à l’avoir oublié.
— Et nous avons rendez-vous en bas, dans une heure.
Alors, après une douche prise ensemble dans la même salle de bains – juste pour être bien certain que l’autre ne se livre pas à une petite branlette libératoire – il est admis d’un commun accord que les hostilités ne reprendront que le soir. En attendant, il est temps pour nous de nous habiller, costume strict pour moi, le même tailleur que la veille pour elle.
La matinée s’écoule tranquillement, comme pour la plupart des stages. Présentation, définition des objectifs, méthodologie, exposé des travaux pratiques, la routine, quoi.
Après un repas pris en commun où nous faisons connaissance avec le reste de l’équipe, puisque, bien qu’appartenant tous à la même multinationale, nous ne nous sommes jamais rencontrés, les choses sérieuses débutent.
Après deux ou trois trucs sans grand intérêt et destinés, cela crève les yeux, à justifier le nombre d’heures passées devant nous par nos formateurs, il nous est demandé d’évaluer notre niveau en anglais.
Donc, de façon assez classique, nous nous retrouvons tous dans de petits box insonorisés, où nous discutons, par micro interposé, avec un autre membre de l’équipe. Bien entendu, il est prévu un petit scénario pour que nous ayons besoin d’utiliser quelques termes techniques, et le prof, appelons-le comme ça, a la possibilité d’intercepter la conversation de son choix. Le plan prévoit que nous changions d’interlocuteur toutes les cinq minutes, et au bout d’un certain temps, je me retrouve bien évidemment en ligne avec Jennifer.
Après la conversation classique, où je lui explique longuement que le module X42 ne s’adapte pas sur le caisson B24 faute d’un adaptateur W16B, et où elle me répond d’essayer le WR32 en association avec le CB16, elle dévie sur autre chose.
La discussion s’effectue en anglais, mais je vous la traduis dans la langue de Molière pour plus de facilité.
— Et sinon, ça va, toi ? Parce que moi, ça ne s’arrange pas.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai mis la même chose qu’hier…
— Oui, et alors ?
— Alors, je te rappelle qu’hier tu as déchiré quelque chose que je n’ai donc pas pu remettre aujourd’hui. Et dans l’état où je suis, ce n’est pas vraiment facile…
La bourrique ! Elle est tranquillement en train de me dire que, soi-disant par ma faute, elle se balade depuis le matin sans culotte au beau milieu de tous ces messieurs. Bon, certes, il y a quelques femmes dans le groupe, mais cela ne change rien à l’affaire. Du coup, me voilà reparti avec une trique d’enfer, un barreau de chaise digne de Fidel Castro dans ses plus belles années.
— Tu sais qu’on peut nous entendre, là ?
— Oui, mais je m’en fous. Si tu ne te décides pas à me baiser, j’irai voir le prof, il se posera moins de questions, à mon avis…
De nouveau, j’ai le palpitant qui repart en zone rouge. D’une part, à cause de ce qu’elle vient de me dire – quand je pense que nous avions décidé de suspendre notre petit duel – mais aussi parce que je m’attends à voir la lumière rouge s’allumer, signe que notre conversation vient d’être entendue. Par bonheur, il n’en est rien, mais il n’empêche que, quand je sors de mon box, mon voisin s’étonne.
— Ça ne va pas, Claude ? Tu es tout pâle…
— Non, t’inquiète, ça va passer…
De fait, un peu d’air frais va certainement me redonner des couleurs. Mais pour cet infernal gourdin qui ne veut pas disparaître, c’est une autre paire de manches, surtout avec un pantalon de costume nécessairement assez large.
Dix minutes plus tard, à force de me concentrer sur des choses emmerdantes, le locataire de mon caleçon a repris une taille plus conforme à la normale. Mais, comme à cette grande table en U où nous avons repris le cours classique de notre formation, je fais face à Jennifer, je m’attends à tout, mais surtout au pire.
Las, même si elle croise et décroise un peu trop les jambes, je ne décèle rien. En même temps, si elle se risquait à me dévoiler quelque chose, il y a de fortes chances pour que je ne sois pas le seul observateur à ce moment-là. Et si, de toute évidence, elle aime prendre des risques, prendre celui de se faire virer de ce boulot plutôt agréable et surtout pas mal payé ne fait sans doute pas partie de ses prérogatives.
Dix-huit heures, l’équipe se sépare, rendez-vous le lendemain. Dans le couloir qui mène à nos chambres, nous sommes enfin seuls et je saisis Jennifer par le bras.
— Tu t’es foutue de moi, tout à l’heure ? Tu n’as pas vraiment le cul à l’air ?
— Oh que si, tu peux vérifier si tu ne me crois pas…
Eh bien, si elle s’imagine que c’est le risque d’être vu dans ce couloir plutôt fort fréquenté qui va m’empêcher de le faire, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Alors, je la pousse doucement contre le mur, ma main passe entre ses jambes, glisse le long de ses bas avant d’arriver à sa case trésor.
Ce qu’elle a dit est vrai… Elle ne porte pas de culotte, et sa chatte, accessoirement, ruisselle bien au-delà des limites de l’imaginable. De nouveau, le barreau, de nouveau, les mains qui tremblent, de nouveau, le cerveau qui n’est plus complètement irrigué. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle en rajoute encore une louche.
— Derrière toi, il y a une table. Je me fous d’être vue, mais tu n’es pas capable de me niquer, là, tout de suite, sur cette table…
Pendant une fraction de seconde, je me dis que je vais le faire. J’ai le sang qui me tape dans les tempes, cette fois je vais craquer, tant pis ! Alors, la prenant par le bras, je l’amène à la fameuse table, je l’assois dessus, elle remonte elle-même sa jupe, je sors ma queue, la libération est proche… Mais c’est à ce moment précis que j’entends le bruit caractéristique de l’ascenseur qui arrive à l’étage. Si c’était arrivé dix secondes plus tard, ascenseur ou pas, je continuais ce que j’étais en train de faire, et tant pis pour ce que les gens auraient bien pu penser de nous. Mais là, je me renfroque en catastrophe, je tire de nouveau sur le bras de Jennifer pour la faire redescendre de la table, sa jupe reprend aussitôt sa place, et c’est toute une famille de Hollandais qui sort à cet instant précis, dans un brouhaha joyeux. Le regard dépité de ma partenaire de jeu en dit bien plus que tous les longs discours.
— Cette fois, tu as bien failli gagner, je crois.
— En effet, dommage… Mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot.
Ça, comme dirait l’autre, je n’en doute pas. Je n’ai d’ailleurs pas à attendre très longtemps pour en avoir la preuve : entre cet ascenseur et nos chambres, il y a une petite cinquantaine de mètres. J’étais tranquillement en train de me dire que cela me ferait quelques instants pour reprendre mes esprits, mais c’est sans compter avec sa détermination.
Après avoir fait quelques mètres dans le couloir, et sans tenir compte qu’à tout moment quelqu’un peut très bien sortir de sa chambre, elle commence à défaire les boutons de sa veste de tailleur, qu’elle laisse nonchalamment tomber sur le sol. Bien entendu, sans la quitter des yeux, je la ramasse, et c’est au tour des minuscules boutons de nacre de son caraco d’être défaits, et elle se retrouve le plus simplement du monde en jupe et soutif au beau milieu du couloir. A-t-elle prévu le coup depuis longtemps ou est-ce de l’improvisation, mais elle profite d’un tout petit recoin pour se retourner vers moi, tout en levant les bras. Le soutien-gorge à balconnet en profite pour laisser échapper deux délicats bouts de seins écarlates, gonflés de désir, qu’elle se met aussitôt à titiller du bout des doigts. De nouveau, j’ai les mains qui tremblent, mes yeux n’arrivent plus à se détacher de ce divin spectacle, mais, sans avoir le moins du monde pris le temps de remettre ses seins dans leur délicat écrin, elle repart dans le couloir en direction de nos chambres.
Et, toujours sans avoir jeté le moindre coup d’œil concernant un spectateur éventuel, elle s’attaque à la fermeture éclair de sa jupe qui glisse doucement le long de ses jambes. Et, le plus simplement du monde, elle déambule tranquillement dans le couloir, vêtue uniquement de ses bas, de son porte-jarretelles et de son soutif qui ne cache désormais plus rien, tandis que moi, complètement effaré, je m’empresse de la suivre…
Je viens de ramasser ce fameux soutif lorsque les choses s’accélèrent : juste à la hauteur de la chambre où elle se trouve, j’entends un bruit de serrure et une porte qui s’ouvre. Bien loin de s’affoler, Jennifer se retourne vers la porte en question et décroche à cet heureux veinard un sourire à faire fondre la banquise, avant de s’en retourner comme si de rien n’était.
Mais le veinard n’est pas content, puisqu’il s’agit d’une femme, la soixantaine bien tassée, le cheveu gris et hirsute et, à ma grande surprise, bien loin de s’en prendre à Jennifer, elle commence à m’insulter moi, sous prétexte que l’on n’a pas idée de laisser sa femme faire des choses pareilles.
Complètement cueilli par la réaction de la vieille, un mince éclair de lucidité m’empêche toutefois de l’envoyer chier dans les grandes largeurs. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque pourtant, et j’essaie de la calmer, lui disant que ce n’est pas ma femme, que je n’y suis pour rien – ce qui est partiellement vrai, après tout – avant qu’elle ne rameute tout l’hôtel.
Et pendant ce temps, Jennifer, complètement écroulée de rire bien que toujours aussi nue, m’attend sagement à la porte de la chambre. Que voulez-vous, les porte-jarretelles n’ont pas de poches, et les clés, c’est moi qui les ai…
Alors, tandis que j’essaie de dompter le dragon, je lui lance les clés, qu’elle laisse tomber sur le sol. Comme de bien entendu, elle s’empresse de me tourner le dos pour les ramasser, mais en prenant bien soin de ne pas plier les genoux, et son délicat abricot, aux lèvres entrouvertes et luisantes de mouille, apparaît dans l’encadrement de ses jambes interminables et gainées de noir. Arrgggh…
Et cela n’en finit pas… Pour cause, elle me regarde du coin de l’œil, ce qui n’est pourtant pas la meilleure méthode quand on veut ramasser quelque chose sur le sol.
Cinq minutes plus tard, j’ai enfin réussi à me débarrasser de cette vieille emmerdeuse, et Jennifer a enfin consenti à rentrer dans la chambre. Mais quand j’y entre moi-même, c’est pour la retrouver, toujours dans la même tenue, allongée sur le lit et les jambes largement écartées. Non, elle ne se masturbe pas, elle joue simplement avec les poils de son pubis. À mon avis, l’alerte de la nuit précédente lui a ôté l’envie de recommencer, pour le moment tout du moins.
— Bon, tu préfères me baiser, moi, ou la baiser, elle ? Je n’attends que ça, tu sais…
Si l’altercation avec l’autre buse, là, dans le couloir, avait quelque peu calmé mon érection, la voilà repartie de plus belle. J’essaie de noyer le poisson.
— Attends, laisse-moi te regarder quelques instants… Tu es si belle…
En fait, je suis un bel enfoiré, puisque je m’assieds sur le lit, juste à côté d’elle, et je commence à la caresser doucement. Je commence par passer le revers de ma main sur son ventre nu, puis je remonte doucement vers ses seins, dont les pointes déjà dardées depuis longtemps semblent frémir. Je la sens brûlante de désir, un peu comme si sa petite démonstration d’il y a quelques minutes lui avait fait autant d’effet qu’à moi. Alors, ma main redescend doucement vers son buisson ardent, traîne sur ses jambes pour mieux la faire languir. Dans la position où elle est, rien ne peut m’empêcher d’accéder à son sexe, c’est d’ailleurs tout ce qu’elle demande. Pourtant, elle prend certainement un gros risque, et ce n’est pas sa chatte, qui s’entrouvre d’elle-même, qui me dira le contraire. Lorsque je vois apparaître son bouton d’amour qui semble frétiller d’impatience, je me dis que quelques coups de langue sur son petit organe pourraient bien m’assurer la victoire. Enfin, si j’arrive à m’agenouiller devant elle, ce qui n’est pas gagné avec ce barreau de chaise qui me tord le ventre. Et puis, tout contact un peu trop appuyé ou au mauvais endroit sur l’objet en question pourrait bien ruiner tous mes efforts…
Mais je n’ai pas l’occasion de vérifier, puisqu’au moment où je parviens enfin à me relever c’est pour entendre tambouriner à la porte.
— Dommage, me dit-elle, j’étais prête à te laisser faire, quitte à être la perdante.
Comme le lit est précisément dans l’axe de l’entrée et que l’exhib’ a des limites, elle se relève bien vite pour disparaître en direction de sa chambre.
C’est le directeur de l’hôtel, sans doute prévenu par la mégère de tout à l’heure.
— On m’a prévenu de ce qui s’est passé tout à l’heure, ce genre d’agissements est intolérable…
Le problème, c’est qu’en même temps qu’il me joue son grand numéro de pucelle effarouchée, je vois bien son regard qui scrute partout, probablement dans l’espoir d’apercevoir Jennifer dans la tenue qui était la sienne quelques minutes plus tôt. Du coin de l’œil, tout juste planquée derrière la plante verte mais totalement invisible du directeur, l’intéressée ne perd rien de la conversation et a remarqué, elle aussi, ce détail. Alors, après quelques instants de ce sermon, elle finit par sortir de sa cachette, naturellement sans avoir pris soin d’enfiler quoi que ce soit. En la voyant apparaître, toujours uniquement vêtue de son porte-jarretelles et de ses bas, notre directeur n’en croit pas ses yeux.
— Veuillez m’excuser, monsieur, je ne sais pas ce qui m’a pris… Cela ne se reproduira plus, je vous l’assure…
Et, laissant notre homme les bras ballants, la bouche grande ouverte et complètement abasourdi, elle referme la porte comme si rien ne s’était passé. Je la prends dans mes bras.
— Tu es folle… et je t’adore…
Le baiser que nous échangeons alors n’a rien à voir avec le petit jeu auquel nous nous livrons depuis la veille. C’est juste un instant de tendresse, de complicité partagée.
Pourtant, son corps nu contre le mien devrait de nouveau raviver l’incendie, mais il n’en est rien. Alors, comme deux adolescents, collés l’un à l’autre, nous laissons de longues minutes s’écouler comme pour profiter de l’instant présent.
Mais il semble écrit quelque part qu’avec Jennifer les instants de répit ne servent qu’à préparer le prochain affrontement. Aussitôt nos langues se sont-elles séparées qu’elle m’attrape par la queue, qu’elle serre au travers de mon pantalon comme une naufragée qui se cramponne à un morceau de bois.
L’image n’est pas fausse, d’ailleurs, tant il me semble que, cette fois encore, je suis raide comme jamais.
— Tout à l’heure, j’étais prête à me laisser faire. Maintenant, c’est à mon tour de jouer…
En quelques gestes précis, elle me déshabille, et en un instant me voici nu face à elle. Elle contemple, l’air gourmand, ce pieu dardé dont je me demande si un jour il finira par se dégonfler, mais n’y touche pas.
— Promets-moi de ne pas bouger. Je reviens tout de suite.
Je ne sais pas ce qu’elle mijote, mais quelque chose me dit que cela va encore être ma fête. Lorsqu’elle revient, rien n’a changé, mais elle semble avoir quelque chose dans la bouche. Je ne sais pas ce que c’est mais, comme elle vient de s’agenouiller devant moi, quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à le savoir…
Quand elle m’embouche, la surprise est totale. Un glaçon ! Elle est allée chercher un glaçon et c’est avec cet accessoire qu’elle entreprend de me sucer !
La sensation est absolument terrible, mélange de douleur et de douceur. Ses lèvres froides courent sur mon gland, sa langue gelée virevolte sur toute la longueur de mon sexe, sa bouche au parfum d’Antarctique m’aspire au plus profond d’elle-même, c’est à mon tour d’être prêt à cesser le combat…
Mais la libération ne vient pas. Elle a beau m’astiquer comme jamais, ne me reprenant dans sa bouche que quand ma queue commence à se réchauffer, mes couilles ont beau être prêtes à exploser, cela ne vient pas. En désespoir de cause, j’en suis à essayer de me concentrer sur les courbes de son corps splendide que j’aperçois dans le reflet du miroir, mais rien ne vient. Alors, au bout de ce qui me paraît être une éternité, je la repousse doucement.
— Désolé, je peux pas…
— Tu peux pas quoi ?
— À mon tour, j’étais prêt à rendre les armes, mais je n’arrive pas à jouir…
Elle éclate de rire. Pourtant, je ne vois franchement pas ce que cela a de drôle… Surtout que mon bas-ventre me fait toujours aussi mal.
— C’est normal, c’est le glaçon qui fait ça. Tu ne voulais quand même pas que je te fasse envoyer la purée tout de suite ? La nuit nous appartient…
Sacrée nana que cette Jennifer qui sait, au sens propre, si bien souffler le chaud et le froid.
— Bon, on se rhabille et on va manger, maintenant ? J’ai faim, moi…
Moi, ce dont j’ai le plus envie, ce n’est pas d’aller manger. Et ce n’est pas cette veste de tailleur qu’elle enfile sur sa peau nue, sans avoir pris soin de remettre quoi que ce soit dessous, ou cette jupe qu’elle enfile de nouveau sans culotte qui va arranger les choses.
La bouffe est bonne, au restaurant de l’hôtel. Un peu trop peut-être, au point qu’une petite promenade digestive s’impose. La nuit est tombée, mais l’air reste délicieusement doux et le parfum des fleurs embaume ce soir de printemps.
Tous les deux côte à côte sur un banc isolé, nous profitons de ce moment de répit. De temps à autre, ma main glisse nonchalamment par l’ouverture de sa veste jusqu’à un sein que je caresse doucement, ou s’insinue sous sa jupe à la recherche de son sexe brûlant. Quant à elle, sa main tient fermement mon sexe qui semble définitivement avoir adopté la posture du porte-manteau.
— Tu sais, ce jeu était mon idée mais je me demande si nous ne devrions pas l’abréger.
— Pourquoi ?
— Parce que cela va finir par atteindre notre santé mentale… Quand je pense à ce que j’ai fait tout à l’heure dans le couloir, je me demande si je ne suis pas en train de devenir folle.
— Tu regrettes ?
— Non, mais comme dirait l’autre, si ça continue, faudra que ça cesse.
— Peut-être. Que proposes-tu ?
— Je n’en sais rien. Tout ce que je peux te dire, c’est que les trois jours qui viennent risquent d’être épuisants.
Elle parle bien évidemment du stage, pas de notre petit défi qui s’éternise.
— Si l’on ne dort pas cette nuit, on va jouer l’armée des morts à nous tout seuls demain. Tu en penses quoi ?
— Que j’ai terriblement envie de toi, mais que si l’on arrête maintenant notre déception risque fort d’être à la hauteur de l’excitation que l’on a su créer. Ce serait dommage.
— Tu as raison, tant pis, on continue. Cela dit, si jeudi soir aucun de nous deux n’a craqué, on joue ça à pile ou face… Parce que si ça continue, il faudra qu’on reparte et nous n’aurons toujours pas baisé.
— Ça, ce serait franchement dommageable pour ma santé mentale. Ils ont de bons asiles, par ici ?
Elle éclate de rire.
— J’espère qu’il y aura de la place pour moi aussi. Bon, pour l’instant, on va dormir. Je ne tiens plus.
— Entendu…
En même temps, au sujet du sommeil, elle m’a servi quelque chose du même tonneau la veille au soir. On a vu ce qu’il en était advenu.
Alors, après avoir échangé un énième délicieux baiser, nous repartons vers la chambre, juste à temps pour croiser notre directeur dans le hall de l’hôtel et le voir rougir comme une pivoine. Jennifer, elle, semble s’en moquer éperdument.
Ce n’est que lorsque nous sommes arrivés à notre étage qu’elle ouvre la bouche.
— Tu sais, la petite table de tout à l’heure est toujours là, et à cette heure-ci je ne pense pas que nous serons dérangés. Tu ne me collerais pas un petit coup de bite, là, tout de suite, me demande-t-elle, implorante.
Déjà, en temps normal, c’est le genre de question à laquelle, lorsqu’une jolie femme la pose, les hommes ne répondent que rarement par la négative. Mais dans notre cas, avec la pression qu’elle m’a mise depuis maintenant presque deux jours, je préfère en sourire.
— J’en crève, et tu le sais très bien. Mais tu attendras encore un petit peu…
— Nanan, soit tu me baises là tout de suite, soit je me fous à poil et je vais taper à la porte de l’autre conne…
Le pire, c’est que je suis certain qu’elle en serait bien capable. Cela dit, se faire virer de l’hôtel ne serait peut-être pas le meilleur moyen de faire en sorte que notre idylle reste à tout jamais confidentielle. Je décide quand même de la mettre à l’épreuve.
— Le dernier niveau, c’est la terrasse. À cette heure, il n’y aura sans doute personne. Tu me reposes la question là-haut ?
Elle a alors un sourire carnassier.
— D’accord. Mais on monte dans deux ascenseurs différents.
Je ne sais pas pourquoi elle me demande ça, mais cela me donne immédiatement une idée.
— Vendu… Rendez-vous là-haut.
Mon idée en question, c’est de monter jusqu’à l’étage sous la terrasse et finir par l’escalier. Naturellement, je monte le dernier étage quatre à quatre, juste à temps pour la voir sortir de l’ascenseur dans la même tenue que celle qu’elle arborait l’après-midi et qui avait provoqué l’esclandre, à savoir, entièrement nue à l’exception de son porte-jarretelles, de ses bas et de ses hauts talons. Elle est quand même sacrément gonflée, me dis-je, après tout, elle n’avait aucune certitude d’être seule à l’arrivée ni même que la terrasse ne soit pas visible d’une chambre ou d’une maison avoisinante. Comme la sortie de l’escalier est derrière elle, elle ne m’entend pas arriver, et sursaute quand je lui mets l’index dans le dos.
— Police. Vous êtes en état d’arrestation. Mettez les mains sur la tête.
Elle a naturellement reconnu ma voix, et s’exécute sans broncher.
— Je vais vérifier que vous ne portez pas d’arme, veuillez ne pas bouger.
À part le fait que sa tenue est en soi, comme je l’ai déjà dit, une arme de séduction massive, je ne vois pas bien ce qu’elle pourrait cacher sur elle.
Alors, après avoir effleuré ses hanches, je remonte jusqu’à ses seins que je caresse doucement. Dans l’état d’excitation qui est le nôtre depuis un bon moment déjà, rien d’étonnant à ce que leur pointe soit dure comme la pierre et qu’elle accueille mon étreinte avec un petit soupir de satisfaction.
— Monsieur le policier, vous n’avez plus d’arme, il me semble…
Pour cause, mes deux mains sont occupées.
— Détrompez-vous, chère madame, vous êtes toujours dans ma ligne de mire…
Et je profite de ma formidable érection pour lui coller ma queue contre les fesses. Bien entendu, mon sexe est toujours dans mon pantalon, mais il y a peu de chances qu’elle le confonde avec mon portable ou je ne sais quoi.
— Ah, soupire-t-elle… Et je sens que c’est un gros calibre…
Celle-là, j’aurais dû m’en douter.
— En effet… Alors, veuillez-vous mettre face au mur, mains posées, et les jambes écartées.
Sans rechigner, elle prend aussitôt la posture caractéristique des arrestations des films US. La seule différence, c’est qu’en général le gros méchant vilain pas beau gangster n’est pas une ravissante rousse quasiment nue, n’a pas un cul à damner un saint, et surtout il ne se cambre pas pour qu’entre ses jambes on aperçoive ses lèvres entrouvertes et, une fois de plus, dégoulinantes de mouille.
— Dites-moi, monsieur le policier, votre arme est-elle chargée, reprend-elle, d’un ton taquin.
Ah ça, pour être chargée, elle l’est. Mon problème serait d’ailleurs plutôt de ne pas décharger à un moment inopportun, ce qui, en plus de signer ma défaite, ferait franchement mauvais effet. Cela, elle le sait depuis un bon moment déjà, et quelque chose me dit que cela ne va pas aller en s’arrangeant, puisque d’une main experte elle vient d’ouvrir ma braguette. Et là, caleçon ou pas caleçon, mon camarade Marcel s’est précipité vers la porte ouverte avec la douceur du taureau qui pénètre dans l’arène. Comme, en plus, elle vient de me tirer par la ceinture pour mieux me coller à elle, je me retrouve avec la queue à deux centimètres de l’entrée de sa chatte. Tandis que je la tiens par les hanches, j’essaie de me raisonner.
Il ne faut pas, il ne faut pas…
Les mots de sa lettre me reviennent alors à l’esprit : « Je veux que ce soit la femelle qui est en moi qui fasse l’amour avec l’animal qui est en toi ».
Pour moi, c’est réglé, cet animal n’est pas loin, il est tout près de prendre le pouvoir, même si je m’efforce encore de le contenir. De son côté à elle, le regard presque féroce qu’elle me lance en se retournant, la bave quasiment aux lèvres tandis qu’elle se cambre encore un peu plus, son animal à elle ne doit pas être beaucoup plus loin que le mien. Mais je ne dois pas, je ne dois pas…
Soudain, l’absence. Le voile noir. La même sensation étrange que l’on a quand on prend une patate, mais sans la douleur ni le côté sonné. Pendant une fraction de seconde, là, j’ai cessé d’exister. Je ne sais pas ce qui s’est passé… Ou plutôt si, je le sais trop bien, les soubresauts de Jennifer en sont la preuve : je suis en elle… À peine ai-je franchi les portes de son intimité qu’elle est partie dans une longue jouissance, aussi brutale qu’imprévisible. Je ne bouge pas en elle, et pourtant elle se tortille comme une possédée. Ses yeux hagards et implorants, cette façon qu’elle a de serrer les mâchoires pour tenter d’étouffer les cris qui lui viennent, tout cela ne trompe pas. Elle jouit…
Et puis, elle redescend sur terre. L’œil vaguement inquiet, elle scrute l’obscurité, essayant d’y découvrir quelqu’un, quelque chose qui trahirait notre présence ou ce qui s’est passé. Rien ne bouge, pas un bruit, personne n’a entendu. Après un long moment, tandis que son souffle se calme, elle se retourne vers moi, quasiment inquiète.
— Et toi, tu as eu ce que tu voulais ?
En fait, je suis toujours en elle, et la manière dont mon membre est toujours aussi raide me laisse à penser que non. Elle lit dans mon regard que je n’en sais rien.
— Ben alors, baise-moi ! Qu’est-ce que tu attends ?
Là, c’est vraiment trop. Alors, comme une bête féroce, je me mets à la besogner, sans réfléchir, avec une violence dont jamais je ne me serais cru capable. Chaque coup de reins est un coup de massue, chaque aller et retour un coup de bélier, la sueur coule dans mes yeux, cela me brûle mais je n’en ai cure, de nouveau je ne maîtrise plus rien. Elle voulait l’animal qui est en moi, cette fois, elle l’a. À cet instant précis, plus rien ne peut m’arrêter, plus rien ne peut m’empêcher d’aller jusqu’au bout. Et quand, au bord de l’asphyxie, le regard fou et les mains tremblantes, je sens enfin la sève monter de mes reins, ce n’est que pour mieux entendre Jennifer qui part dans un second orgasme, encore plus sonore et dévastateur que le précédent. De nouveau le trou noir, l’absence, et l’impression que ce n’est pas simplement de la semence que je suis en train d’éjaculer en elle, mais ma vie, mon âme, mes tripes, mon cœur…
Mon cœur qui, précisément, est au bord de l’explosion. Tandis que nous procédons à la rentrée dans l’a
Cela fait une bonne heure que nous venons de décoller, et la plupart des passagers en ont profité pour s’assoupir. Pour cause, il faut dire que, passées les premières minutes de légère appréhension, les voyages en avion ont toujours un côté un peu rasoir, côté paysage on a fait mieux, et surtout plus varié…
Si, en général, lors de son premier vol, on passe un bon moment à se demander si ce sont les nuages qui bougent ou l’aile qui plie, au bout d’un certain temps on finit par se faire à l’idée que, si quelqu’un a merdé à la maintenance, c’est trop tard, et que s’inquiéter bêtement ne nous empêchera pas de faire le grand saut si cela doit arriver.
Alors, autant essayer de roupiller ou regarder autre chose, comme par exemple les superbes jambes de la jolie fille qui est à côté de moi, Jennifer.
Enfin, ce que je dis était vrai jusqu’il y a quelques secondes, juste avant qu’elle ne demande une couverture à l’hôtesse et qu’elle me cache ainsi ce qui était de loin le plus beau panorama de ce vol Beauvais-Nice.
— Tiens, me dit-elle en me tendant une enveloppe, c’est ce dont je t’ai parlé tout à l’heure.
En fait, même si je l’avais oublié, dans le train qui nous menait à l’aéroport, elle m’avait demandé de lui rappeler qu’elle avait quelque chose d’important pour moi. Cependant, j’étais loin de me douter que ce serait une lettre.
Alors, intrigué, je lis.
Cher Claude,
Ça fait cinq ans qu’on se connaît. Cinq ans que, sans rien dire, je sais que tu me dévores des yeux. Cinq ans que je joue la belle indifférente. Cinq ans que tu ne te doutes pas que, comme le dit Clara Morgane, « … j’aime les regards que tu poses sur moi ». Cinq ans que, pour tout dire, j’ai envie de toi. À la boutique, rien n’est possible, tout se saurait très vite et parviendrait assurément aux oreilles de nos conjoints. Aujourd’hui, nous avons l’occasion inespérée de réaliser ce dont nous rêvons depuis des années, et cela sans que personne n’en sache jamais rien. Tu aimes ta femme, j’aime mon mari, c’est très bien comme ça et je n’ai pas envie que cela change. Je t’apprécie en tant que collègue et en tant qu’homme, et ce que je te propose pendant ces dix jours de stage, c’est de prendre un maximum de plaisir tous les deux sans nous poser de questions. Si tu le veux, faisons que ces dix jours de travail soient aussi dix jours de bonheur entre nous. L’occasion ne se représentera peut-être plus jamais. Si ma proposition t’intéresse, ne dis rien, embrasse-moi simplement.
Jennifer.
Alors là, ça m’en bouche un coin, si j’avais cru ça possible… Il faut dire que, quand elle est arrivée à la boutique – c’est comme cela que nous appelons notre usine et son centre R&D – il y a donc cinq ans, cette jolie rousse m’a aussitôt fait craquer. Dix-neuf ans à ce moment-là, de somptueux yeux verts, des jambes magnifiques même si, à l’époque, ses jupes de tailleur n’étaient pas aussi courtes qu’aujourd’hui, mais aussi, hélas, une alliance à son annulaire gauche.
Qu’à cela ne tienne, nous avons très vite appris à nous apprécier mutuellement, tant à titre professionnel que personnel. Détail qui aide bien, aucun des deux n’est et n’a jamais été le subalterne de l’autre, et nous travaillons très souvent sur les mêmes projets où nos idées s’avèrent très régulièrement complémentaires.
Au final donc, une belle complicité entre nous mais aussi deux alliances, une barrière à tout jamais infranchissable. Alors, de temps en temps, surtout l’été quand elle met des jupes un peu courtes ou des robes légères, mon regard traîne sans doute un peu trop sur ses jambes et profite de toutes les transparences qu’elle m’offre. Parfois, pour la faire rire, je joue le dragueur à deux balles, mais il n’y a jamais rien eu d’équivoque entre nous deux.
Déjà que notre bonne entente et nos éclats de rire ont engendré pas mal de ragots à la boutique…
Alors, bien qu’elle se soit endormie sur mon épaule dans le train ou qu’elle m’ait pris la main alors que nous étions dans la passerelle d’embarquement – j’avais mis ça sur le compte de son appréhension, elle n’avait jamais pris l’avion – je dois dire que si subitement l’hôtesse était sortie en plein vol pour se mettre à faire des claquettes sur l’aile, je n’aurais pas été plus surpris.
Pas possible, elle est en train de se foutre de moi. Pourtant, le regard qu’elle me jette, à la fois infiniment inquiet et plein d’espoir, me laisse à penser qu’elle est bien sérieuse.
Que faire ? Oui, j’aime ma femme. Oui, comme dans tous les couples qui vivent ensemble depuis des années, la passion a hélas fait place depuis longtemps à beaucoup trop de routine. On n’a pas trente-huit ans, deux grands enfants et presque vingt années de vie commune sans que cela n’écorne quelque peu le tableau idyllique des premières années de l’amour. Et puis, madame n’a plus jamais le temps. Jamais le temps pour un câlin, pour un geste tendre ou pour un déjeuner en amoureux. Et moi, certes, je l’aime, mais je commence à en avoir assez d’éternellement dormir sur la béquille…
Alors, sans trop y réfléchir et en me disant que Jennifer a écrit noir sur blanc qu’elle ne veut pas mélanger le cœur et le cul, je me tourne vers elle pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Elle ne m’en laisse pas le temps, et m’intime de me taire en me mettant un doigt sur la bouche. Alors, puisque que tel est son souhait, je me penche vers elle, et nos langues se mêlent aussitôt en un fougueux baiser.
Au bout d’un long et merveilleux moment, visiblement soulagée, elle se détache enfin de moi et, toujours sans un mot, sort de son sac une seconde lettre, qu’elle me tend également.
Claude,
Si tu lis cette lettre, c’est que tu as retenu ma première proposition. Voici donc la deuxième, que tu n’es pas obligé d’accepter et qui ne remet pas en cause la précédente. Comme je te l’ai déjà dit, cette occasion ne se représentera peut-être plus jamais, aussi aimerais-je y intégrer un peu de piment et que cela soit à tout jamais inoubliable. Avec toi, je veux aller jusqu’au bout du désir, que nos corps dictent leur loi, là où plus personne ne maîtrise plus rien.
Tu ne comprends pas ? Ce dont j’ai envie, ce n’est pas simplement de faire l’amour avec toi, c’est que la femelle qui est en moi le fasse avec l’animal qui est en toi. Ce fantasme que je n’ai jamais pu réaliser, il n’y a qu’avec toi qu’il peut devenir vrai.
Alors, je te propose un jeu. Chacun de nous deux va aguicher l’autre jusqu’à ce que nous n’en puissions plus, et le premier qui craque a perdu. Tu penses qu’un homme ne peut pas faire autant monter la pression sur une femme que l’inverse ? Je ferai en sorte d’être dans le même état d’excitation que toi. Tu penses qu’un tel jeu mérite des gages ? Si je gagne, tu devras faire tout ce que je veux. Si mon envie est de faire l’amour au restaurant ou dans la rue, ce sera à toi de trouver une solution pour que nous puissions le faire dans l’instant. Si c’est toi qui gagnes, c’est moi qui ferai tout ce que tu veux.
Par-dessus tout, j’ai envie que nous allions le plus loin possible dans le désir.
Maintenant, si tu refuses ce jeu, embrasse-moi de nouveau. Si tu l’acceptes, pose simplement la main sur mon genou, je comprendrai.
Jennifer.
Alors là, ce n’est plus l’hôtesse faisant des claquettes sur l’aile et en plein vol, c’est Sarko et tout le gouvernement défilant à poil au même endroit et avec une plume dans le cul.
J’en ai tellement la mâchoire qui se décroche qu’il me faut quelques instants pour réaliser qu’elle vient de prendre ma main et est en train de la guider, en passant sous la couverture, jusque sur son genou. Sans bien comprendre ce que je suis en train d’accepter, je la laisse faire, et je reconnais aussitôt la douceur caractéristique du nylon.
Au point où j’en suis, je ne peux plus reculer. Alors, pour surprenante que soit l’invite, autant aller jusqu’au bout et essayer de tester si elle est réellement prête à faire ce qu’elle a écrit. J’en profite donc pour remonter tranquillement un peu plus haut sur sa cuisse, jusqu’à la limite de la jupe. Je verrai bien sa réaction à ce moment-là…
Mais, à ma grande surprise, non seulement elle me laisse faire, mais son sourire exprime clairement sa satisfaction. Alors, puisque la voie semble libre, autant continuer, je me glisse donc doucement sous l’étoffe un peu raide et, comme Jennifer continue de sourire, je poursuis ma lente remontée jusqu’à l’endroit où se trouve son buisson ardent. En chemin, quelle n’est pas ma surprise de rencontrer l’attache d’une jarretelle.
— Ton mari est au courant ?
— De quoi ?
— Que tu portes des bas…
— T’es fou, il me tuerait… En fait, j’avais acheté cet ensemble pour lui faire une surprise lors d’un anniversaire passé en amoureux, il m’a dit au final que j’avais l’air d’une pute. Alors…
Subitement, je comprends mieux pourquoi elle semble tellement avoir envie de coucher avec moi. Un jour, j’écrirai sans doute un bouquin sur ces hommes qui ne méritent décidément pas la femme qui est à leur bras, mais telle n’est pas ma priorité pour le moment. Comme ma main est toujours sous sa jupe et que Jennifer ne proteste absolument pas, je continue mon exploration jusqu’à buter sur un délicieux écrin de dentelle, dernier rempart avant le paradis – ou l’enfer, dit-on, puisque Satan l’habite.
C’est au moment précis où je parviens à m’immiscer sous cette barrière de dentelle que le commandant de bord en profite pour annoncer qu’il va bientôt amorcer sa descente, et qu’il faut remonter nos sièges et attacher nos ceintures.
— Tant pis, dit-elle, visiblement déçue, on verra pour la suite à l’hôtel…
Même si, à ce moment précis, je ne sais pas exactement ce qui m’attend, je me promets alors d’aller remercier mon boss en rentrant, c’est une rudement bonne idée qu’il a eue de nous envoyer, Jennifer et moi, en stage. Et dire que tout ça doit durer dix jours…
---ooo0ooo---
L’atterrissage. Les douanes. Le taxi. Pendant tout ce temps, si Jennifer n’a pas ouvert la bouche, elle m’a constamment tenu la main comme les deux amoureux que nous ne sommes pourtant pas vraiment.
— Voici vos clés, la 442 et la 443, deux chambres communicantes, quatrième étage, à gauche. L’ascenseur est au bout du couloir.
Quelques minutes plus tard, tandis qu’elle ouvre la porte de sa chambre, elle dépose simplement un chaste baiser sur mes lèvres.
— Dans dix minutes, rendez-vous sur le balcon. À tout de suite.
Le temps de faire monter deux sodas par le room-service, je profite de la vue, la mer est à quelques kilomètres. L’air est doux et embaume les fleurs sauvages.
Enfin, elle arrive.
— C’est vraiment sérieux, ce que tu as écrit ?
— Tout à fait. Il y a trop longtemps que j’en rêve. Pas toi ?
— Si, bien sûr. Mais on commence quand ?
— Là, tout de suite, si tu veux.
Ce que femme veut… Alors, sans prendre le temps de réfléchir, nos langues se mêlent de nouveau dans un fougueux baiser. Je vais très vite savoir si elle se moque de moi ou si elle dit la vérité, je laisse donc mes mains glisser sur son corps, caressant ses courbes douces et délicates, s’attardant sur la dentelle de ses dessous que je devine au travers de sa jupe et de son tailleur. Je suis d’ailleurs sur le point d’en défaire la fermeture lorsqu’elle bloque ma main.
— Rentrons dans la chambre, nous serons mieux.
Et, sans me laisser le temps de répondre, elle me projette à l’intérieur, tout en me fourrant sa langue chaude jusqu’aux amygdales. Déjà, ses mains s’attaquent à ma braguette à la recherche de l’objet qui, comme de bien entendu, réagit au quart de tour.
— J’ai envie de sucer ta grosse bite… Tu me laisses faire, dis ?
De nouveau, je n’ai pas le temps de répondre qu’elle est déjà à genoux et m’embouche.
La garce ! Elle sait s’y prendre, et elle vient de m’enfourner jusqu’à la garde. Sa langue s’enroule autour de mon membre, qui n’avait pas besoin de ce traitement de choc pour être tendu à l’extrême. Elle me lèche la hampe, le bout de sa langue titille mon méat tandis que ses mains ne restent pas inactives et me malaxent joyeusement les roubignolles. De temps en temps, elle se retire de ma queue, et la façon magistrale que sa main droite a d’imprimer d’amples va-et-vient à ma verge est à deux doigts de me faire voir des étoiles. Puis, de nouveau, elle fait coulisser sa bouche autour mon dard, et il me semble qu’elle est en train de m’engloutir à chaque fois un peu plus. De nouveau, elle se retire de mon sexe et reprend sa branlette infernale, juste pour que je l’entende me dire :
— Tu vas me gicler sur la gueule, hein, salaud ? Allez gicle, gicle !
Le plus terrible dans cette histoire, c’est qu’en cinq ans de « vie commune » avec Jennifer, jamais je ne l’ai entendue proférer la moindre grossièreté, même dans les situations les plus tendues et les plus délicates. Mais pour l’instant elle me branle avec une telle vigueur que je suis à deux doigts d’accéder à sa requête quand quelques mots me reviennent à l’esprit : « le premier qui craque a perdu ».
Alors, au prix d’un effort surhumain, je l’arrache de ma verge, juste assez pour lui fourrer à mon tour ma langue dans la bouche, le temps de reprendre un peu mes esprits.
— Tu as bien failli m’avoir, bourrique…
Mais là, à ma grande surprise, elle se recule de moi, tout en faisant avec ses deux mains le signe « T » que l’on utilise au basket pour signifier que l’on demande un temps mort.
— « Salope », s’il te plaît…
— Pardon ?
— Si tu veux avoir davantage de chances de gagner, dis-moi des mots crus. « Salope », par exemple, ça m’excite… Plus tu diras de gros mots, plus tu m’échaufferas.
Décidément, moi qui croyais bien connaître cette nana, j’en apprends de belles sur son compte.
— Donc, reprenons. Tu as bien failli m’avoir, salope !
— Oh oui…
Ça n’a jamais été dans mes usages d’insulter une femme, et encore moins une que je connais et que je respecte en temps normal, mais le regard ravi qu’elle vient de me lancer risque fort de modifier mes habitudes. En attendant, je viens de virer les boutons de son tailleur, le caraco de satin vient de voler, et c’est à mon tour de lui montrer de quoi je suis capable en m’attaquant à ses seins. Comme, en plus, je l’ai collée au mur, elle ne peut plus reculer tandis que je malaxe prestement, avec une fermeté calculée, sa poitrine dont les pointes ne tardent pas à se dresser sous la caresse.
— Alors, petite pute, tu aimes ?
Elle ne répond pas, mais son expression implorante en dit bien plus que tous les mots ne sauraient exprimer. Oui, elle aime, elle adore, et la façon dont elle serre les dents pour ne pas gémir tandis que je titille le bout de ses seins entre deux doigts en est bien la preuve. Tantôt j’y vais soft, roulant les pointes avec douceur, tantôt j’y vais plus hard, les pinçant jusqu’au bord de la douleur. Puis, sans prévenir, tandis que ma main droite continue de délicieusement maltraiter ses seins, j’attrape la fermeture de la jupe, qui tombe aussitôt sur le sol. Là, à ma grande surprise, alors que le caraco, le soutif et le porte-jarretelles appartiennent au même coordonné, je tombe sur un string tout ce qu’il y a de plus ordinaire et, surtout, parfaitement désassorti. Puisqu’elle veut des insultes, on va voir ce que cela donne.
— C’est quoi, cette saloperie, pétasse ?
Relativement inquiet, je scrute son regard pour savoir ce qu’elle pense de ce que je viens de lui dire. Mais non seulement elle ne rebiffe pas, mais la façon qu’elle a de mordre sa lèvre inférieure me laisse à penser qu’elle apprécie, tout au contraire. Alors, puisqu’elle ne répond pas, j’arrache d’un coup sec l’écrin de dentelle, qui cède sans même un craquement, me dévoilant ainsi une petite touffe rousse absolument délicieuse.
— Tu seras mieux la chatte à l’air, ma cochonne…
À ce moment précis, malgré la furia qui est la mienne, un éclair de lucidité traverse mon esprit. Si sa chatte est mouillée, je continue le manège. Si elle ne l’est pas, j’arrête tout, il s’agit d’un jeu, pas d’un viol. Certes, si cela ne lui plaisait pas, j’imagine qu’elle crierait ou, tout du moins, me le ferait savoir, mais elle ne bronche pas. Jennifer se contente de se laisser faire, ce qui, soit dit en passant, ne fait pas baisser la pression dans ma queue toujours aussi raide – peut-être même un peu plus que lorsqu’elle était dans sa bouche.
Mais là, après n’avoir résisté que pour le principe, lorsque j’accède à son sexe c’est pour y découvrir une chatte détrempée, ruisselante de mouille et de désir.
— Tu mouilles, salope ?
— Oh oui…
— Et tu sais pourtant que tu ne dois pas jouir ?
— Je m’en fous, tu n’y arriveras pas…
En attendant, je viens de fourrer deux doigts dans son sexe détrempé, et le regard qui est le sien me donne plutôt l’impression qu’au contraire, elle n’en a plus pour très longtemps. Alors, pour ajouter au trouble et rendre l’orgasme un peu plus dévastateur encore, je commence un lent et délicat massage de son clitoris. Puis, c’est à mon majeur de parcourir les grandes lèvres, s’attardant entre elles, avant de pénétrer cette fois avec une douceur toute relative l’antre de son vagin. Le souffle coupé, les sens en feu, je la vois serrer les dents pour ne pas gémir. Un instant, je pense même à la laisser là quelques instants, puisque là-bas, sur la table basse, il y a une grosse bougie dont j’aimerais bien me servir comme d’un gode de fortune. Parce que, soyons clairs, si à cet instant précis je lui fourre ma queue, je ne vais pas tenir plus de dix secondes, et ce sera raté de chez raté.
Alors, tandis que d’une main je continue doucement l’exploration de ses zones sensibles, l’autre reprend le chemin de ses seins et s’attarde longuement sur ses tétons. Cela provoque un flot continu de soubresauts tout au fond de son ventre, mon index, à l’orée de sa chatte, m’en est témoin. Chaque allée et venue de mon doigt à l’entrée de sa vulve, chaque mouvement sur ses seins semble résonner en elle et la rapprocher chaque fois un peu plus de sa libération.
Mais elle résiste, elle résiste encore, alors je décide de passer la surmultipliée. J’introduis en elle mon index, mon majeur et mon annulaire, et j’entreprends un lent mouvement de piston que j’accélère progressivement, titillant en parallèle son clitoris avec mon pouce. Je sens la chaleur de son vagin s’amplifier tandis qu’un flot de cyprine s’écoule lentement sur ma main, entretenu par ce doux mouvement de mes doigts tout au fond d’elle.
Soudain, alors que je ne m’y attendais plus, sa respiration s’accélère, je la vois blêmir, tandis qu’avec une force incroyable elle me repousse brutalement. Je vois tout son corps vibrer, elle s’apprête à hurler, elle serre les dents et, tout en me lançant un regard de tueur, elle grimace en un long grognement.
— Naaaaan…
Puis, en un effort terrible, elle se redresse, se reprend doucement tandis que son souffle se calme peu à peu. Le grognement qu’elle vient de pousser n’est pas un cri de jouissance, c’est tout le contraire, c’est celui d’une fille qui, in extremis, a réussi à s’empêcher de jouir. Bien souvent les filles ont du mal à atteindre l’orgasme et seraient plutôt du genre à tout faire pour qu’il aboutisse dès lors que quelques signes avant-coureurs se pointent à l’horizon. Mais là, au prix d’un effort incroyable, elle vient de l’éluder.
— Je t’avais dit que tu n’y arriverais pas…
Quelques minutes plus tard, nos souffles respectifs revenus à la normale, les nerfs un tant soit peu calmés et la tenue redevenue un peu plus décente, nous sommes de retour sur le balcon. Bien qu’aucun de nous deux n’en ait parlé, nous avons décidé de faire une pause dans notre délicieux affrontement.
— Tu n’as pas réussi, mais tu n’étais pas loin, tu sais. Bon, il va sans dire que si j’aime les mots crus pendant l’acte, on les évite en dehors, ok ?
— Ça va sans dire, souris-je. Maintenant, toi non plus tu n’étais pas loin d’y arriver, tout à l’heure…
En fait, c’était tellement proche que j’en ai encore mal dans les baloches. La douleur s’estompe doucement, mais l’alerte a été chaude.
— Cela dit, à mon avis, il vaudrait peut-être mieux que nous la jouions un peu plus cool. Parce que là, si ça continue, notre jeu va tourner au trip sado-maso, et moi, perso, j’aime pas trop.
— C’est bien mon avis, répond-elle, mais je n’avais pas pensé que ce serait aussi violent.
Je souris.
— Bon, si nous allions manger ? C’est bien joli, nos âneries, mais ça creuse.
La salle de resto est splendide, mais bien loin d’être pleine, aussi n’avons-nous aucun mal à nous isoler pour que notre conversation ne risque pas d’être entendue et de faire jaser. Parce que pendant le repas nous parlons de choses et d’autres, mais essentiellement de son mari, qu’elle a rencontré quand elle avait seize ans, et dont elle est tombée immédiatement amoureuse. Elle évoque les premières années de vie commune, flamboyantes comme il se doit, puis la routine qui s’est installée. Et le manque d’imagination de son conjoint, qui n’a jamais prétendu lui faire l’amour ailleurs qu’au pieu. Son insensibilité totale à la lingerie, elle qui aime tant en porter.
— Que veux-tu, plus le temps passe, plus je me dis que j’ai affaire à un blaireau…
Je hausse les épaules.
— C’est possible. Mais, tu sais, pour jouer les donneurs de leçons, je suis mal placé… Et sinon, pour les mots crus, tu as une explication ?
Déjà, qu’une fille de son âge réclame qu’on l’insulte, c’est assez peu courant, pour le peu d’expérience que j’en ai. Mais quand, en plus, on la connaît dans la « vraie » vie, il y a de quoi s’étonner.
— Voilà encore un truc que mon mec me refuse. Mais, au-delà du fait qu’effectivement cela me plaît, ça met une distance entre toi et moi et clarifie notre relation…
Je tombe des nues.
— Eh oui, manquerait plus qu’on tombe amoureux…
Ben voyons…
Une bonne heure et demie plus tard, nous sommes de retour, repus. La nuit est tombée, il commence à se faire tard.
— Je te rappelle que, normalement, nous sommes venus pour bosser et que demain on attaque très tôt. Faudrait peut-être qu’on se mette au pieu…
De la façon dont elle me sourit, je vois qu’elle a une idée derrière la tête.
— Ça te dirait qu’on dorme ensemble ? Je veux dire, dans le même lit ?
À mon tour, je souris.
— Pourquoi pas ? Mais attention, tu ne me touches pas, tu ne me suces pas, tu ne triches pas.
— Cela va sans dire, pouffe-t-elle. Mais c’est aussi valable pour toi.
— Évidemment ! Bon, je vais prendre une douche.
— D’accord, mais tu laisses la porte ouverte.
— Pourquoi ?
— Parce que la petite branlette pour faire baisser la pression, c’est hors de question… Alors, je veux pouvoir vérifier.
— Comme tu veux…
Tout à fait entre nous, l’idée m’en avait quand même traversé l’esprit. Cela m’aurait franchement soulagé et aidé à apaiser la tension « nerveuse » accumulée depuis le matin. Je ne pense pas que je l’aurais fait, mais va savoir…
Résultat, lorsque je reviens et que je la retrouve nue sur le lit, je me retrouve immédiatement avec une trique qui n’est pas près de s’estomper. Pour dormir, ce n’est pas gagné. Et ce n’est pas son corps nu qu’elle vient de coller contre le mien alors que je viens de m’allonger qui va arranger la chose.
— On a dit « pas toucher », hein…
— Tout à fait. Mais là, tu vois, j’ai surtout envie de dormir. Promis, je ne touche pas, je ne te suce pas. Mais tu sais, si t’as subitement envie de me fourrer, n’hésite pas. Je n’attends que ça… Bonne nuit.
---ooo0ooo---
Dix minutes plus tard, et sans même avoir pris soin de tirer le drap, elle dort. La lumière de la lune, par le volet partiellement ouvert, illumine son corps. C’est sûr, ce n’est pas en m’attardant sur la courbe de ses seins, sur cette délicieuse petite chatte rousse ou sur le galbe de ses hanches que j’arriverai à dormir ou simplement à me débarrasser de ce manche de pioche qui pourrait bien faire office de cadran lunaire.
Alors, je me retourne, et j’essaie de penser à des choses chiantes. Comme cette fois où je me suis démerdé comme pas possible, où j’ai cavalé comme un dément pour pouvoir conduire mes gosses au judo et finir par les trouver scotchés devant un dessin animé débile, leur mère – pourtant prévenue auparavant – ayant simplement oublié l’heure. Toutes ces fois où, quand t’as passé une journée de merde, comme cela arrive quelquefois, on vient te bassiner les couilles avec des problèmes parfaitement insignifiants ou qui pourraient très bien attendre une demi-heure pour être résolus. Le quotidien, quoi…
En tout cas, ça semble marcher, Marcel s’est enfin dégonflé et je ne risque plus de faire des trous dans le matelas si d’aventure je m’endormais sur le ventre.
Un tantinet apaisé, même si une barre continue de me traverser le ventre et que j’ai toujours aussi mal aux joyeuses, le sommeil me prend. Mais il est de courte durée.
Là, à côté de moi, quelque chose est en train d’arriver.
Le temps d’ouvrir un œil et d’émerger, je me rends compte que Jennifer a commencé à se caresser – ou si elle fait semblant, c’est bien imité – en faisant juste assez de bruit pour me réveiller. Elle est toujours nue, a repoussé le drap au maximum pour que je la voie tout entière, chose d’autant plus facile qu’elle a carrément allumé la lampe de chevet. Elle a introduit deux doigts de sa main droite dans sa fente qui, cela s’entend, est déjà complètement détrempée, tandis que ceux de la main gauche courent sur son clitoris.
Puis, délaissant son trou mais tout en continuant d’astiquer son bouton d’amour, sa main libre se met à jouer avec la pointe de ses seins, qui n’avaient pas besoin de cela pour pointer vers le ciel.
De toute évidence, elle en rajoute un peu, comme en témoignent ces bruits humides que ses doigts font en entrant et sortant de sa chatte. Comme, bien sûr, elle en profite pour se tortiller comme un ver, même si ça sent bon le chiqué, l’effet est quand même assez saisissant, au point que je me retrouve de nouveau instantanément au garde-à-vous.
Bien entendu, après trois minutes de ce manège elle fait mine de se rendre compte que je suis réveillé, mais, bien loin de me jouer le coup de la jeune fille surprise la main dans la chatte, elle reprend de plus belle, son regard planté dans le mien.
Après avoir joué quelques instants avec ses seins, les rapprochant pour se donner l’impression d’une énorme poitrine, sa main repart à la rencontre de sa fente, toujours aussi trempée à ce que j’en entends.
La meilleure des solutions dans le cas qui est le mien serait de tourner le dos et d’essayer de penser à autre chose, mais je n’arrive pas à détacher mon regard de ses doigts qui ne cessent d’aller et venir dans son entrejambe.
— Ça te plaît, ça, hein ?
Bien entendu, je ne réponds pas.
— Attends, tu vas pouvoir mieux voir…
Et, le plus simplement du monde, elle se retourne et se retrouve tête-bêche avec moi. Par contre, cette fois j’ai une vue totalement imprenable sur sa somptueuse petite touffe rousse, sur sa vulve détrempée ainsi que sur ses lèvres totalement ouvertes. Par ailleurs, comme elle a embarqué son oreiller pour y poser la tête, elle peut tout à loisir continuer son petit manège tout en observant mes réactions. Dire que ça fait cinq ans que je la connais, mais si j’avais pu simplement imaginer qu’elle était garce à ce point…
Bien entendu, j’ai de nouveau le cœur en zone rouge. Cependant, je m’efforce de n’en rien montrer, espérant qu’elle se prenne elle-même à son propre piège. Normalement, elle doit être dans le même état que moi, l’orgasme qu’elle a réussi à retenir d’extrême justesse quelques heures plus tôt doit toujours la travailler.
Alors, il faut que je tienne, quitte à la titiller un peu, et que j’arrive à faire en sorte qu’elle se caresse le plus possible. À un moment, elle va bien finir par dépasser la dose prescrite, et à ce moment-là ça m’étonnerait qu’elle arrive une fois encore à se retenir.
Enfin, espérons que cela ne durera pas trop, parce d’ici peu de temps il y aura tellement de sang dans ma queue qu’il n’y en aura plus assez pour irriguer mon cerveau.
— Tu n’oseras pas te branler réellement devant moi. Tu as beaucoup trop peur de te faire couiner toi-même…
— Oh si, je vais te le prouver, répond-elle d’une voix suave. Mais toi, résisteras-tu à l’envie de me tringler ? Je n’attends que ça, tu sais…
— C’est ça, tu peux toujours attendre… dis-je, et c’est évidemment un mensonge…
Alors, avec un regard infiniment gourmand, elle replonge deux doigts dans sa caverne intime tandis que, de son autre main, elle se remet à caresser furieusement son clitoris. De toute évidence, elle a été un peu trop optimiste, et la façon dont elle serre les dents, les yeux fixés sur un point qu’elle ne voit pas, tandis que sa vulve tremble sous l’assaut de ses muscles internes, en est la preuve. Elle est à un rien de succomber, mais dans un dernier effort, elle parvient quand même à se reprendre et à ne pas crier.
Pour ma part, j’en suis encore à me demander comment je fais pour ne pas être déjà en train de la baiser. Cette superbe femelle se conduit comme la dernière des salopes, tout son corps réclame ma queue, mais j’arrive quand même à résister. Je ne sais pas du tout comment j’y arrive, mais pour l’instant je tiens.
De son côté, Jennifer a réussi à se reprendre, mais elle ne s’avoue pas vaincue, comme en témoigne la position qu’elle vient de reprendre face à moi, chatte ouverte, jambes largement écartées, et la façon dont elle recommence à se pétrir les seins. Cette fois, lorsqu’elle reprend son jeu délicat avec son bouton ardent, elle prend bien garde de ne le toucher que du bout des doigts, légèrement et délicatement, ce qui ne l’empêche pas de serrer les dents chaque fois que le contact est un tout petit peu trop appuyé.
Quant à moi, je ne perds pas une miette du spectacle. Sa chatte qui s’ouvre et se ferme tel un poisson hors de l’eau, ce petit organe qui, dès qu’elle ne s’occupe plus de lui, vibre comme s’il était animé d’une vie propre, ces flots de cyprine qui ne cessent de s’écouler d’entre ses lèvres, inondant le drap… Tout cela aurait dû me faire disjoncter depuis longtemps, mais ce n’est pas le cas. Par contre, je crois bien que si un missile s’abattait sur l’hôtel ou si la terre s’arrêtait brusquement, je ne m’en apercevrais même pas.
Il suffit que je tende la main pour la toucher, il suffit que je me redresse pour l’embrocher. Et, le pire, c’est que je sais qu’elle n’attend que ça…
Seulement voilà, si je bouge ne serait-ce qu’une oreille, je ne pourrai plus me raisonner, ma queue va devenir seul maître à bord et je vais l’embrocher, cette petite pute. Et si, simplement, ma queue ne touche qu’un tout petit peu le drap, dans l’état où je suis je vais exploser. Et dans les deux cas j’aurai perdu…
Soyons clairs, je me fous de gagner ou de perdre, et je suis certain que Jennifer pense la même chose. De toute façon, tout porte à croire qu’elle a autant envie de moi que j’ai envie d’elle, et qu’une fois ce petit jeu terminé nous baiserons joyeusement sans nous occuper le moins du monde de « qui a gagné ou perdu », et ce, pendant le temps qu’il nous reste à passer ensemble.
Seulement, c’est elle qui a initié le petit match, et je ne veux pas la décevoir. J’avoue aussi qu’en même temps j’ai très envie de savoir jusqu’où elle va aller, et combien de temps je serai capable de résister.
Une fois de plus, j’ai le cœur prêt à exploser lorsqu’elle s’arrête brusquement.
— Mais baise-moi, à la fin ! Je n’en peux plus !
Malgré mes yeux hagards, malgré mes mains tremblantes, malgré mon souffle court, malgré mon cerveau qui semble avoir émigré dans ma queue, j’arrive quand même à sourire.
— Je t’avais bien dit que tu n’arriverais pas à te branler devant moi… Tu as eu peur de jouir, et sur ce point j’ai gagné…
Là, à ma grande surprise, elle se précipite dans mes bras, mais sa démarche n’est pas, de toute évidence, celle à laquelle j’aurais pu m’attendre. Elle se blottit tout contre moi, des larmes coulent le long de ses joues.
— Tu n’es qu’un immonde salaud. Oui, tu as gagné cette manche, mais je gagnerai la belle.
Quelques minutes plus tard, calmée, elle se retourne comme pour essayer de se rendormir, et éteint la lumière.
— Je m’en fous, demain je t’aurai. Tu vas craquer, tu vas me baiser, je te le jure.
Là-dessus, la fatigue l’emporte sur la tension nerveuse, et nous sombrons dans les bras de Morphée.
---ooo0ooo---
Le lendemain matin, c’est la lumière du jour qui filtre au travers des persiennes qui me réveille. Je me retourne, Jennifer n’est pas là. Aussitôt, mon esprit déraille, quel mauvais tour est-elle encore en train de me préparer ?
Je n’ai pas le temps de m’inquiéter, la voilà qui réapparaît. Toujours aussi belle, toujours aussi nue, elle porte simplement un plateau et deux tasses de café. Du coup, à mon corps défendant, Marcel se redresse, quasiment aussi raide qu’il l’était la veille.
— Ah, évidemment, si tu me prends par les sentiments, sourit-elle.
Je me dis que de nouveau je vais vivre l’enfer – certes, un délicieux enfer – mais elle reprend.
— Je te rappelle que, normalement, nous sommes venus ici pour travailler.
Et oui, avec tout ce binz, nous aurions peut-être un peu tendance à l’avoir oublié.
— Et nous avons rendez-vous en bas, dans une heure.
Alors, après une douche prise ensemble dans la même salle de bains – juste pour être bien certain que l’autre ne se livre pas à une petite branlette libératoire – il est admis d’un commun accord que les hostilités ne reprendront que le soir. En attendant, il est temps pour nous de nous habiller, costume strict pour moi, le même tailleur que la veille pour elle.
La matinée s’écoule tranquillement, comme pour la plupart des stages. Présentation, définition des objectifs, méthodologie, exposé des travaux pratiques, la routine, quoi.
Après un repas pris en commun où nous faisons connaissance avec le reste de l’équipe, puisque, bien qu’appartenant tous à la même multinationale, nous ne nous sommes jamais rencontrés, les choses sérieuses débutent.
Après deux ou trois trucs sans grand intérêt et destinés, cela crève les yeux, à justifier le nombre d’heures passées devant nous par nos formateurs, il nous est demandé d’évaluer notre niveau en anglais.
Donc, de façon assez classique, nous nous retrouvons tous dans de petits box insonorisés, où nous discutons, par micro interposé, avec un autre membre de l’équipe. Bien entendu, il est prévu un petit scénario pour que nous ayons besoin d’utiliser quelques termes techniques, et le prof, appelons-le comme ça, a la possibilité d’intercepter la conversation de son choix. Le plan prévoit que nous changions d’interlocuteur toutes les cinq minutes, et au bout d’un certain temps, je me retrouve bien évidemment en ligne avec Jennifer.
Après la conversation classique, où je lui explique longuement que le module X42 ne s’adapte pas sur le caisson B24 faute d’un adaptateur W16B, et où elle me répond d’essayer le WR32 en association avec le CB16, elle dévie sur autre chose.
La discussion s’effectue en anglais, mais je vous la traduis dans la langue de Molière pour plus de facilité.
— Et sinon, ça va, toi ? Parce que moi, ça ne s’arrange pas.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai mis la même chose qu’hier…
— Oui, et alors ?
— Alors, je te rappelle qu’hier tu as déchiré quelque chose que je n’ai donc pas pu remettre aujourd’hui. Et dans l’état où je suis, ce n’est pas vraiment facile…
La bourrique ! Elle est tranquillement en train de me dire que, soi-disant par ma faute, elle se balade depuis le matin sans culotte au beau milieu de tous ces messieurs. Bon, certes, il y a quelques femmes dans le groupe, mais cela ne change rien à l’affaire. Du coup, me voilà reparti avec une trique d’enfer, un barreau de chaise digne de Fidel Castro dans ses plus belles années.
— Tu sais qu’on peut nous entendre, là ?
— Oui, mais je m’en fous. Si tu ne te décides pas à me baiser, j’irai voir le prof, il se posera moins de questions, à mon avis…
De nouveau, j’ai le palpitant qui repart en zone rouge. D’une part, à cause de ce qu’elle vient de me dire – quand je pense que nous avions décidé de suspendre notre petit duel – mais aussi parce que je m’attends à voir la lumière rouge s’allumer, signe que notre conversation vient d’être entendue. Par bonheur, il n’en est rien, mais il n’empêche que, quand je sors de mon box, mon voisin s’étonne.
— Ça ne va pas, Claude ? Tu es tout pâle…
— Non, t’inquiète, ça va passer…
De fait, un peu d’air frais va certainement me redonner des couleurs. Mais pour cet infernal gourdin qui ne veut pas disparaître, c’est une autre paire de manches, surtout avec un pantalon de costume nécessairement assez large.
Dix minutes plus tard, à force de me concentrer sur des choses emmerdantes, le locataire de mon caleçon a repris une taille plus conforme à la normale. Mais, comme à cette grande table en U où nous avons repris le cours classique de notre formation, je fais face à Jennifer, je m’attends à tout, mais surtout au pire.
Las, même si elle croise et décroise un peu trop les jambes, je ne décèle rien. En même temps, si elle se risquait à me dévoiler quelque chose, il y a de fortes chances pour que je ne sois pas le seul observateur à ce moment-là. Et si, de toute évidence, elle aime prendre des risques, prendre celui de se faire virer de ce boulot plutôt agréable et surtout pas mal payé ne fait sans doute pas partie de ses prérogatives.
Dix-huit heures, l’équipe se sépare, rendez-vous le lendemain. Dans le couloir qui mène à nos chambres, nous sommes enfin seuls et je saisis Jennifer par le bras.
— Tu t’es foutue de moi, tout à l’heure ? Tu n’as pas vraiment le cul à l’air ?
— Oh que si, tu peux vérifier si tu ne me crois pas…
Eh bien, si elle s’imagine que c’est le risque d’être vu dans ce couloir plutôt fort fréquenté qui va m’empêcher de le faire, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Alors, je la pousse doucement contre le mur, ma main passe entre ses jambes, glisse le long de ses bas avant d’arriver à sa case trésor.
Ce qu’elle a dit est vrai… Elle ne porte pas de culotte, et sa chatte, accessoirement, ruisselle bien au-delà des limites de l’imaginable. De nouveau, le barreau, de nouveau, les mains qui tremblent, de nouveau, le cerveau qui n’est plus complètement irrigué. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle en rajoute encore une louche.
— Derrière toi, il y a une table. Je me fous d’être vue, mais tu n’es pas capable de me niquer, là, tout de suite, sur cette table…
Pendant une fraction de seconde, je me dis que je vais le faire. J’ai le sang qui me tape dans les tempes, cette fois je vais craquer, tant pis ! Alors, la prenant par le bras, je l’amène à la fameuse table, je l’assois dessus, elle remonte elle-même sa jupe, je sors ma queue, la libération est proche… Mais c’est à ce moment précis que j’entends le bruit caractéristique de l’ascenseur qui arrive à l’étage. Si c’était arrivé dix secondes plus tard, ascenseur ou pas, je continuais ce que j’étais en train de faire, et tant pis pour ce que les gens auraient bien pu penser de nous. Mais là, je me renfroque en catastrophe, je tire de nouveau sur le bras de Jennifer pour la faire redescendre de la table, sa jupe reprend aussitôt sa place, et c’est toute une famille de Hollandais qui sort à cet instant précis, dans un brouhaha joyeux. Le regard dépité de ma partenaire de jeu en dit bien plus que tous les longs discours.
— Cette fois, tu as bien failli gagner, je crois.
— En effet, dommage… Mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot.
Ça, comme dirait l’autre, je n’en doute pas. Je n’ai d’ailleurs pas à attendre très longtemps pour en avoir la preuve : entre cet ascenseur et nos chambres, il y a une petite cinquantaine de mètres. J’étais tranquillement en train de me dire que cela me ferait quelques instants pour reprendre mes esprits, mais c’est sans compter avec sa détermination.
Après avoir fait quelques mètres dans le couloir, et sans tenir compte qu’à tout moment quelqu’un peut très bien sortir de sa chambre, elle commence à défaire les boutons de sa veste de tailleur, qu’elle laisse nonchalamment tomber sur le sol. Bien entendu, sans la quitter des yeux, je la ramasse, et c’est au tour des minuscules boutons de nacre de son caraco d’être défaits, et elle se retrouve le plus simplement du monde en jupe et soutif au beau milieu du couloir. A-t-elle prévu le coup depuis longtemps ou est-ce de l’improvisation, mais elle profite d’un tout petit recoin pour se retourner vers moi, tout en levant les bras. Le soutien-gorge à balconnet en profite pour laisser échapper deux délicats bouts de seins écarlates, gonflés de désir, qu’elle se met aussitôt à titiller du bout des doigts. De nouveau, j’ai les mains qui tremblent, mes yeux n’arrivent plus à se détacher de ce divin spectacle, mais, sans avoir le moins du monde pris le temps de remettre ses seins dans leur délicat écrin, elle repart dans le couloir en direction de nos chambres.
Et, toujours sans avoir jeté le moindre coup d’œil concernant un spectateur éventuel, elle s’attaque à la fermeture éclair de sa jupe qui glisse doucement le long de ses jambes. Et, le plus simplement du monde, elle déambule tranquillement dans le couloir, vêtue uniquement de ses bas, de son porte-jarretelles et de son soutif qui ne cache désormais plus rien, tandis que moi, complètement effaré, je m’empresse de la suivre…
Je viens de ramasser ce fameux soutif lorsque les choses s’accélèrent : juste à la hauteur de la chambre où elle se trouve, j’entends un bruit de serrure et une porte qui s’ouvre. Bien loin de s’affoler, Jennifer se retourne vers la porte en question et décroche à cet heureux veinard un sourire à faire fondre la banquise, avant de s’en retourner comme si de rien n’était.
Mais le veinard n’est pas content, puisqu’il s’agit d’une femme, la soixantaine bien tassée, le cheveu gris et hirsute et, à ma grande surprise, bien loin de s’en prendre à Jennifer, elle commence à m’insulter moi, sous prétexte que l’on n’a pas idée de laisser sa femme faire des choses pareilles.
Complètement cueilli par la réaction de la vieille, un mince éclair de lucidité m’empêche toutefois de l’envoyer chier dans les grandes largeurs. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque pourtant, et j’essaie de la calmer, lui disant que ce n’est pas ma femme, que je n’y suis pour rien – ce qui est partiellement vrai, après tout – avant qu’elle ne rameute tout l’hôtel.
Et pendant ce temps, Jennifer, complètement écroulée de rire bien que toujours aussi nue, m’attend sagement à la porte de la chambre. Que voulez-vous, les porte-jarretelles n’ont pas de poches, et les clés, c’est moi qui les ai…
Alors, tandis que j’essaie de dompter le dragon, je lui lance les clés, qu’elle laisse tomber sur le sol. Comme de bien entendu, elle s’empresse de me tourner le dos pour les ramasser, mais en prenant bien soin de ne pas plier les genoux, et son délicat abricot, aux lèvres entrouvertes et luisantes de mouille, apparaît dans l’encadrement de ses jambes interminables et gainées de noir. Arrgggh…
Et cela n’en finit pas… Pour cause, elle me regarde du coin de l’œil, ce qui n’est pourtant pas la meilleure méthode quand on veut ramasser quelque chose sur le sol.
Cinq minutes plus tard, j’ai enfin réussi à me débarrasser de cette vieille emmerdeuse, et Jennifer a enfin consenti à rentrer dans la chambre. Mais quand j’y entre moi-même, c’est pour la retrouver, toujours dans la même tenue, allongée sur le lit et les jambes largement écartées. Non, elle ne se masturbe pas, elle joue simplement avec les poils de son pubis. À mon avis, l’alerte de la nuit précédente lui a ôté l’envie de recommencer, pour le moment tout du moins.
— Bon, tu préfères me baiser, moi, ou la baiser, elle ? Je n’attends que ça, tu sais…
Si l’altercation avec l’autre buse, là, dans le couloir, avait quelque peu calmé mon érection, la voilà repartie de plus belle. J’essaie de noyer le poisson.
— Attends, laisse-moi te regarder quelques instants… Tu es si belle…
En fait, je suis un bel enfoiré, puisque je m’assieds sur le lit, juste à côté d’elle, et je commence à la caresser doucement. Je commence par passer le revers de ma main sur son ventre nu, puis je remonte doucement vers ses seins, dont les pointes déjà dardées depuis longtemps semblent frémir. Je la sens brûlante de désir, un peu comme si sa petite démonstration d’il y a quelques minutes lui avait fait autant d’effet qu’à moi. Alors, ma main redescend doucement vers son buisson ardent, traîne sur ses jambes pour mieux la faire languir. Dans la position où elle est, rien ne peut m’empêcher d’accéder à son sexe, c’est d’ailleurs tout ce qu’elle demande. Pourtant, elle prend certainement un gros risque, et ce n’est pas sa chatte, qui s’entrouvre d’elle-même, qui me dira le contraire. Lorsque je vois apparaître son bouton d’amour qui semble frétiller d’impatience, je me dis que quelques coups de langue sur son petit organe pourraient bien m’assurer la victoire. Enfin, si j’arrive à m’agenouiller devant elle, ce qui n’est pas gagné avec ce barreau de chaise qui me tord le ventre. Et puis, tout contact un peu trop appuyé ou au mauvais endroit sur l’objet en question pourrait bien ruiner tous mes efforts…
Mais je n’ai pas l’occasion de vérifier, puisqu’au moment où je parviens enfin à me relever c’est pour entendre tambouriner à la porte.
— Dommage, me dit-elle, j’étais prête à te laisser faire, quitte à être la perdante.
Comme le lit est précisément dans l’axe de l’entrée et que l’exhib’ a des limites, elle se relève bien vite pour disparaître en direction de sa chambre.
C’est le directeur de l’hôtel, sans doute prévenu par la mégère de tout à l’heure.
— On m’a prévenu de ce qui s’est passé tout à l’heure, ce genre d’agissements est intolérable…
Le problème, c’est qu’en même temps qu’il me joue son grand numéro de pucelle effarouchée, je vois bien son regard qui scrute partout, probablement dans l’espoir d’apercevoir Jennifer dans la tenue qui était la sienne quelques minutes plus tôt. Du coin de l’œil, tout juste planquée derrière la plante verte mais totalement invisible du directeur, l’intéressée ne perd rien de la conversation et a remarqué, elle aussi, ce détail. Alors, après quelques instants de ce sermon, elle finit par sortir de sa cachette, naturellement sans avoir pris soin d’enfiler quoi que ce soit. En la voyant apparaître, toujours uniquement vêtue de son porte-jarretelles et de ses bas, notre directeur n’en croit pas ses yeux.
— Veuillez m’excuser, monsieur, je ne sais pas ce qui m’a pris… Cela ne se reproduira plus, je vous l’assure…
Et, laissant notre homme les bras ballants, la bouche grande ouverte et complètement abasourdi, elle referme la porte comme si rien ne s’était passé. Je la prends dans mes bras.
— Tu es folle… et je t’adore…
Le baiser que nous échangeons alors n’a rien à voir avec le petit jeu auquel nous nous livrons depuis la veille. C’est juste un instant de tendresse, de complicité partagée.
Pourtant, son corps nu contre le mien devrait de nouveau raviver l’incendie, mais il n’en est rien. Alors, comme deux adolescents, collés l’un à l’autre, nous laissons de longues minutes s’écouler comme pour profiter de l’instant présent.
Mais il semble écrit quelque part qu’avec Jennifer les instants de répit ne servent qu’à préparer le prochain affrontement. Aussitôt nos langues se sont-elles séparées qu’elle m’attrape par la queue, qu’elle serre au travers de mon pantalon comme une naufragée qui se cramponne à un morceau de bois.
L’image n’est pas fausse, d’ailleurs, tant il me semble que, cette fois encore, je suis raide comme jamais.
— Tout à l’heure, j’étais prête à me laisser faire. Maintenant, c’est à mon tour de jouer…
En quelques gestes précis, elle me déshabille, et en un instant me voici nu face à elle. Elle contemple, l’air gourmand, ce pieu dardé dont je me demande si un jour il finira par se dégonfler, mais n’y touche pas.
— Promets-moi de ne pas bouger. Je reviens tout de suite.
Je ne sais pas ce qu’elle mijote, mais quelque chose me dit que cela va encore être ma fête. Lorsqu’elle revient, rien n’a changé, mais elle semble avoir quelque chose dans la bouche. Je ne sais pas ce que c’est mais, comme elle vient de s’agenouiller devant moi, quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à le savoir…
Quand elle m’embouche, la surprise est totale. Un glaçon ! Elle est allée chercher un glaçon et c’est avec cet accessoire qu’elle entreprend de me sucer !
La sensation est absolument terrible, mélange de douleur et de douceur. Ses lèvres froides courent sur mon gland, sa langue gelée virevolte sur toute la longueur de mon sexe, sa bouche au parfum d’Antarctique m’aspire au plus profond d’elle-même, c’est à mon tour d’être prêt à cesser le combat…
Mais la libération ne vient pas. Elle a beau m’astiquer comme jamais, ne me reprenant dans sa bouche que quand ma queue commence à se réchauffer, mes couilles ont beau être prêtes à exploser, cela ne vient pas. En désespoir de cause, j’en suis à essayer de me concentrer sur les courbes de son corps splendide que j’aperçois dans le reflet du miroir, mais rien ne vient. Alors, au bout de ce qui me paraît être une éternité, je la repousse doucement.
— Désolé, je peux pas…
— Tu peux pas quoi ?
— À mon tour, j’étais prêt à rendre les armes, mais je n’arrive pas à jouir…
Elle éclate de rire. Pourtant, je ne vois franchement pas ce que cela a de drôle… Surtout que mon bas-ventre me fait toujours aussi mal.
— C’est normal, c’est le glaçon qui fait ça. Tu ne voulais quand même pas que je te fasse envoyer la purée tout de suite ? La nuit nous appartient…
Sacrée nana que cette Jennifer qui sait, au sens propre, si bien souffler le chaud et le froid.
— Bon, on se rhabille et on va manger, maintenant ? J’ai faim, moi…
Moi, ce dont j’ai le plus envie, ce n’est pas d’aller manger. Et ce n’est pas cette veste de tailleur qu’elle enfile sur sa peau nue, sans avoir pris soin de remettre quoi que ce soit dessous, ou cette jupe qu’elle enfile de nouveau sans culotte qui va arranger les choses.
La bouffe est bonne, au restaurant de l’hôtel. Un peu trop peut-être, au point qu’une petite promenade digestive s’impose. La nuit est tombée, mais l’air reste délicieusement doux et le parfum des fleurs embaume ce soir de printemps.
Tous les deux côte à côte sur un banc isolé, nous profitons de ce moment de répit. De temps à autre, ma main glisse nonchalamment par l’ouverture de sa veste jusqu’à un sein que je caresse doucement, ou s’insinue sous sa jupe à la recherche de son sexe brûlant. Quant à elle, sa main tient fermement mon sexe qui semble définitivement avoir adopté la posture du porte-manteau.
— Tu sais, ce jeu était mon idée mais je me demande si nous ne devrions pas l’abréger.
— Pourquoi ?
— Parce que cela va finir par atteindre notre santé mentale… Quand je pense à ce que j’ai fait tout à l’heure dans le couloir, je me demande si je ne suis pas en train de devenir folle.
— Tu regrettes ?
— Non, mais comme dirait l’autre, si ça continue, faudra que ça cesse.
— Peut-être. Que proposes-tu ?
— Je n’en sais rien. Tout ce que je peux te dire, c’est que les trois jours qui viennent risquent d’être épuisants.
Elle parle bien évidemment du stage, pas de notre petit défi qui s’éternise.
— Si l’on ne dort pas cette nuit, on va jouer l’armée des morts à nous tout seuls demain. Tu en penses quoi ?
— Que j’ai terriblement envie de toi, mais que si l’on arrête maintenant notre déception risque fort d’être à la hauteur de l’excitation que l’on a su créer. Ce serait dommage.
— Tu as raison, tant pis, on continue. Cela dit, si jeudi soir aucun de nous deux n’a craqué, on joue ça à pile ou face… Parce que si ça continue, il faudra qu’on reparte et nous n’aurons toujours pas baisé.
— Ça, ce serait franchement dommageable pour ma santé mentale. Ils ont de bons asiles, par ici ?
Elle éclate de rire.
— J’espère qu’il y aura de la place pour moi aussi. Bon, pour l’instant, on va dormir. Je ne tiens plus.
— Entendu…
En même temps, au sujet du sommeil, elle m’a servi quelque chose du même tonneau la veille au soir. On a vu ce qu’il en était advenu.
Alors, après avoir échangé un énième délicieux baiser, nous repartons vers la chambre, juste à temps pour croiser notre directeur dans le hall de l’hôtel et le voir rougir comme une pivoine. Jennifer, elle, semble s’en moquer éperdument.
Ce n’est que lorsque nous sommes arrivés à notre étage qu’elle ouvre la bouche.
— Tu sais, la petite table de tout à l’heure est toujours là, et à cette heure-ci je ne pense pas que nous serons dérangés. Tu ne me collerais pas un petit coup de bite, là, tout de suite, me demande-t-elle, implorante.
Déjà, en temps normal, c’est le genre de question à laquelle, lorsqu’une jolie femme la pose, les hommes ne répondent que rarement par la négative. Mais dans notre cas, avec la pression qu’elle m’a mise depuis maintenant presque deux jours, je préfère en sourire.
— J’en crève, et tu le sais très bien. Mais tu attendras encore un petit peu…
— Nanan, soit tu me baises là tout de suite, soit je me fous à poil et je vais taper à la porte de l’autre conne…
Le pire, c’est que je suis certain qu’elle en serait bien capable. Cela dit, se faire virer de l’hôtel ne serait peut-être pas le meilleur moyen de faire en sorte que notre idylle reste à tout jamais confidentielle. Je décide quand même de la mettre à l’épreuve.
— Le dernier niveau, c’est la terrasse. À cette heure, il n’y aura sans doute personne. Tu me reposes la question là-haut ?
Elle a alors un sourire carnassier.
— D’accord. Mais on monte dans deux ascenseurs différents.
Je ne sais pas pourquoi elle me demande ça, mais cela me donne immédiatement une idée.
— Vendu… Rendez-vous là-haut.
Mon idée en question, c’est de monter jusqu’à l’étage sous la terrasse et finir par l’escalier. Naturellement, je monte le dernier étage quatre à quatre, juste à temps pour la voir sortir de l’ascenseur dans la même tenue que celle qu’elle arborait l’après-midi et qui avait provoqué l’esclandre, à savoir, entièrement nue à l’exception de son porte-jarretelles, de ses bas et de ses hauts talons. Elle est quand même sacrément gonflée, me dis-je, après tout, elle n’avait aucune certitude d’être seule à l’arrivée ni même que la terrasse ne soit pas visible d’une chambre ou d’une maison avoisinante. Comme la sortie de l’escalier est derrière elle, elle ne m’entend pas arriver, et sursaute quand je lui mets l’index dans le dos.
— Police. Vous êtes en état d’arrestation. Mettez les mains sur la tête.
Elle a naturellement reconnu ma voix, et s’exécute sans broncher.
— Je vais vérifier que vous ne portez pas d’arme, veuillez ne pas bouger.
À part le fait que sa tenue est en soi, comme je l’ai déjà dit, une arme de séduction massive, je ne vois pas bien ce qu’elle pourrait cacher sur elle.
Alors, après avoir effleuré ses hanches, je remonte jusqu’à ses seins que je caresse doucement. Dans l’état d’excitation qui est le nôtre depuis un bon moment déjà, rien d’étonnant à ce que leur pointe soit dure comme la pierre et qu’elle accueille mon étreinte avec un petit soupir de satisfaction.
— Monsieur le policier, vous n’avez plus d’arme, il me semble…
Pour cause, mes deux mains sont occupées.
— Détrompez-vous, chère madame, vous êtes toujours dans ma ligne de mire…
Et je profite de ma formidable érection pour lui coller ma queue contre les fesses. Bien entendu, mon sexe est toujours dans mon pantalon, mais il y a peu de chances qu’elle le confonde avec mon portable ou je ne sais quoi.
— Ah, soupire-t-elle… Et je sens que c’est un gros calibre…
Celle-là, j’aurais dû m’en douter.
— En effet… Alors, veuillez-vous mettre face au mur, mains posées, et les jambes écartées.
Sans rechigner, elle prend aussitôt la posture caractéristique des arrestations des films US. La seule différence, c’est qu’en général le gros méchant vilain pas beau gangster n’est pas une ravissante rousse quasiment nue, n’a pas un cul à damner un saint, et surtout il ne se cambre pas pour qu’entre ses jambes on aperçoive ses lèvres entrouvertes et, une fois de plus, dégoulinantes de mouille.
— Dites-moi, monsieur le policier, votre arme est-elle chargée, reprend-elle, d’un ton taquin.
Ah ça, pour être chargée, elle l’est. Mon problème serait d’ailleurs plutôt de ne pas décharger à un moment inopportun, ce qui, en plus de signer ma défaite, ferait franchement mauvais effet. Cela, elle le sait depuis un bon moment déjà, et quelque chose me dit que cela ne va pas aller en s’arrangeant, puisque d’une main experte elle vient d’ouvrir ma braguette. Et là, caleçon ou pas caleçon, mon camarade Marcel s’est précipité vers la porte ouverte avec la douceur du taureau qui pénètre dans l’arène. Comme, en plus, elle vient de me tirer par la ceinture pour mieux me coller à elle, je me retrouve avec la queue à deux centimètres de l’entrée de sa chatte. Tandis que je la tiens par les hanches, j’essaie de me raisonner.
Il ne faut pas, il ne faut pas…
Les mots de sa lettre me reviennent alors à l’esprit : « Je veux que ce soit la femelle qui est en moi qui fasse l’amour avec l’animal qui est en toi ».
Pour moi, c’est réglé, cet animal n’est pas loin, il est tout près de prendre le pouvoir, même si je m’efforce encore de le contenir. De son côté à elle, le regard presque féroce qu’elle me lance en se retournant, la bave quasiment aux lèvres tandis qu’elle se cambre encore un peu plus, son animal à elle ne doit pas être beaucoup plus loin que le mien. Mais je ne dois pas, je ne dois pas…
Soudain, l’absence. Le voile noir. La même sensation étrange que l’on a quand on prend une patate, mais sans la douleur ni le côté sonné. Pendant une fraction de seconde, là, j’ai cessé d’exister. Je ne sais pas ce qui s’est passé… Ou plutôt si, je le sais trop bien, les soubresauts de Jennifer en sont la preuve : je suis en elle… À peine ai-je franchi les portes de son intimité qu’elle est partie dans une longue jouissance, aussi brutale qu’imprévisible. Je ne bouge pas en elle, et pourtant elle se tortille comme une possédée. Ses yeux hagards et implorants, cette façon qu’elle a de serrer les mâchoires pour tenter d’étouffer les cris qui lui viennent, tout cela ne trompe pas. Elle jouit…
Et puis, elle redescend sur terre. L’œil vaguement inquiet, elle scrute l’obscurité, essayant d’y découvrir quelqu’un, quelque chose qui trahirait notre présence ou ce qui s’est passé. Rien ne bouge, pas un bruit, personne n’a entendu. Après un long moment, tandis que son souffle se calme, elle se retourne vers moi, quasiment inquiète.
— Et toi, tu as eu ce que tu voulais ?
En fait, je suis toujours en elle, et la manière dont mon membre est toujours aussi raide me laisse à penser que non. Elle lit dans mon regard que je n’en sais rien.
— Ben alors, baise-moi ! Qu’est-ce que tu attends ?
Là, c’est vraiment trop. Alors, comme une bête féroce, je me mets à la besogner, sans réfléchir, avec une violence dont jamais je ne me serais cru capable. Chaque coup de reins est un coup de massue, chaque aller et retour un coup de bélier, la sueur coule dans mes yeux, cela me brûle mais je n’en ai cure, de nouveau je ne maîtrise plus rien. Elle voulait l’animal qui est en moi, cette fois, elle l’a. À cet instant précis, plus rien ne peut m’arrêter, plus rien ne peut m’empêcher d’aller jusqu’au bout. Et quand, au bord de l’asphyxie, le regard fou et les mains tremblantes, je sens enfin la sève monter de mes reins, ce n’est que pour mieux entendre Jennifer qui part dans un second orgasme, encore plus sonore et dévastateur que le précédent. De nouveau le trou noir, l’absence, et l’impression que ce n’est pas simplement de la semence que je suis en train d’éjaculer en elle, mais ma vie, mon âme, mes tripes, mon cœur…
Mon cœur qui, précisément, est au bord de l’explosion. Tandis que nous procédons à la rentrée dans l’a
1/ Es-tu plutôt culotte, string ou shorty ? (Ou mets-tu de tout ?)
2/ Aimes-tu porter des bas, des portes jarretelles ?
3/ Qu'aimes-tu en matière de lingerie, es-tu plutôt coton, dentelle, à base de transparence ou autre style ?
4/ Est-ce que tu aimes les corsets ? En mets-tu ?
5/ Quelle est ou quelles sont tes couleurs préférées en matière de lingerie ?
6/ En regardant toute ta lingerie, la considères-tu comme plutôt classique, originale, excentrique, chic, retro... ?
7/ En général, mets-tu l'ensemble ou bien mélanges-tu les couleurs ou les styles ?
8/ Mets-tu telle ou telle lingerie en fonction de ton humeur, de ton planning et d'évènements en particulier ? (si oui, merci de donner quelques exemples de ce que tu peux mettre en fonction de telle ou telle chose...)
9/ Quelle est ta lingerie qui fait craquer ton homme et les hommes en général ?
10/ Sur quels critères te bases-tu lorsque tu achètes de la lingerie ? Que regardes-tu en premier ?
11/ T'arrives-t'il d'avoir des coups de coeur et de craquer sur certaines lingeries ? Si oui, qu'est-ce qui te fait craquer plus précisemment ?
2/ Aimes-tu porter des bas, des portes jarretelles ?
3/ Qu'aimes-tu en matière de lingerie, es-tu plutôt coton, dentelle, à base de transparence ou autre style ?
4/ Est-ce que tu aimes les corsets ? En mets-tu ?
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4. Preferez vous vous faire sodomisez tout doucement ou bien vigoureusement voir brutalement? J'adore commencer doucement et terminer brutalement, mais tout dépend de ma partenaire
5. Laissez vous votre partenaie ejaculez dans vos fesses? Tout dépend de ma partenaire, mais je prefere à l'intérieur bien au fond
6. Vous est il arrivé des fois de sucer votre partenaire juste aprés vous étes fait sodomiser? Ou est-ce un fantasme ou bien trouvez vous cela crade? Si elle aime OUI ( a conduction d'être propre )
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