Bonjour à tous et à toute.
Aujourd'hui, dans le métro, j'ai surpris une conversation entre un homme et un femme. Ils étaient entrain de parler de leur vacance et de ce qu'ils ont fait. De cette conversation, j'ai retenue cette phrase en particulier car elle m'a choquée. Voyez vous pourquoi?
"J'ai fais la Sardaigne"
J'ai envie de dire : "C'est bien, tu as fait la Sardaigne. Je suis heureux pour toi." Car après tout, on s'en moque éperdument. Ce qu'il serait intéressant de savoir c'est : "Qu'est ce que tu as retenus de ton voyage en Sardaigne!" Est ce que c'était bien? Qu'a tu découvert? Quelles sensations a tu vécus?"
Mais non. Elle a résumé son voyage comme cela. "J'ai fais la Sardaigne", comme si on faisait une liste de chose à faire ou de course à acheter.
Et ce n'est pas le seul moment où ils résumaient les instants passés dans un endroit par "J'ai fait ça (Ça étant une région.)"
C'était la course à la surenchère. Comme si, en énumérant les lieux visités cela leur donnait de la grandeur sur l'autre, de la puissance, du pouvoir.
Quelque chose du genre : "Moi j'ai fais telle région, alors je suis mieux que toi."
Ils mettaient totalement le côté principal de leur voyage : La découverte, l'émerveillement, la poésie des lieux. Comment peut-on passer à côté de cela lorsqu'on raconte son voyage à quelqu'un d'autre? C'est l'essence même des voyages...
Les plus sceptiques d'entre vous se diront : "Il a mal saisi le sens de leur conversation."
Je vous assure que non. Durant 30 minutes, c'était à celui qui aurait fait le plus de chose que l'autre. Et j'ai effectivement trouvé ça aberrant.
Si l'on transpose cela à l'univers du sexe, on peut également avoir la même chose :
"J'ai déjà couché avec 2 femmes!" "Oui mais moi j'ai déjà couché avec ma patronne!"
"Peut être mais moi j'ai sodomisé ma voisine alors que ma femme était dans l'autre pièce"
etc... etc...
De la même manière, on passe complètement à côté de l'intérêt d'avoir vécu ces situations, uniquement car on veut le tourner sous forme "d'exploit" qui nous différencie des autres.
J'aimerais avoir votre avis sur ce genre de chose. Voyez vous souvent ce genre de comportement?
Considérez vous cela comme quelque chose de normal? Ou au contraire trouvez vous cela déplacé et sans intérêt? Vous prêtez vous à ce genre de "jeu"?
L'Archiviste

En cadeau, je vous offre une photo de la Sardaigne.

Aujourd'hui, dans le métro, j'ai surpris une conversation entre un homme et un femme. Ils étaient entrain de parler de leur vacance et de ce qu'ils ont fait. De cette conversation, j'ai retenue cette phrase en particulier car elle m'a choquée. Voyez vous pourquoi?
"J'ai fais la Sardaigne"
J'ai envie de dire : "C'est bien, tu as fait la Sardaigne. Je suis heureux pour toi." Car après tout, on s'en moque éperdument. Ce qu'il serait intéressant de savoir c'est : "Qu'est ce que tu as retenus de ton voyage en Sardaigne!" Est ce que c'était bien? Qu'a tu découvert? Quelles sensations a tu vécus?"
Mais non. Elle a résumé son voyage comme cela. "J'ai fais la Sardaigne", comme si on faisait une liste de chose à faire ou de course à acheter.
Et ce n'est pas le seul moment où ils résumaient les instants passés dans un endroit par "J'ai fait ça (Ça étant une région.)"
C'était la course à la surenchère. Comme si, en énumérant les lieux visités cela leur donnait de la grandeur sur l'autre, de la puissance, du pouvoir.
Quelque chose du genre : "Moi j'ai fais telle région, alors je suis mieux que toi."
Ils mettaient totalement le côté principal de leur voyage : La découverte, l'émerveillement, la poésie des lieux. Comment peut-on passer à côté de cela lorsqu'on raconte son voyage à quelqu'un d'autre? C'est l'essence même des voyages...
Les plus sceptiques d'entre vous se diront : "Il a mal saisi le sens de leur conversation."
Je vous assure que non. Durant 30 minutes, c'était à celui qui aurait fait le plus de chose que l'autre. Et j'ai effectivement trouvé ça aberrant.
Si l'on transpose cela à l'univers du sexe, on peut également avoir la même chose :
"J'ai déjà couché avec 2 femmes!" "Oui mais moi j'ai déjà couché avec ma patronne!"
"Peut être mais moi j'ai sodomisé ma voisine alors que ma femme était dans l'autre pièce"
etc... etc...
De la même manière, on passe complètement à côté de l'intérêt d'avoir vécu ces situations, uniquement car on veut le tourner sous forme "d'exploit" qui nous différencie des autres.
J'aimerais avoir votre avis sur ce genre de chose. Voyez vous souvent ce genre de comportement?
Considérez vous cela comme quelque chose de normal? Ou au contraire trouvez vous cela déplacé et sans intérêt? Vous prêtez vous à ce genre de "jeu"?
L'Archiviste

En cadeau, je vous offre une photo de la Sardaigne.

Commentaires
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phryne
13-10-2010 - 07:18
Bonjour,
j'imagine tout à fait... mais n'avons nous pas en nous ce besoin toujours de connaître de nouveaux horizons, de nouveaux corps ? Bien-sûr, une chose est de se "faire" un mec (ou un pays), une autre d'en goûter chaque parcelle, d'y retourner lorsqu'elle nous plaît, de se laisser pénétrer par ses odeurs, son charme...
j'imagine tout à fait... mais n'avons nous pas en nous ce besoin toujours de connaître de nouveaux horizons, de nouveaux corps ? Bien-sûr, une chose est de se "faire" un mec (ou un pays), une autre d'en goûter chaque parcelle, d'y retourner lorsqu'elle nous plaît, de se laisser pénétrer par ses odeurs, son charme...
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"J'ai fais la Sardaigne"le 06-10-2010 21:23
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