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Je savais que Sébastien scrutait les signes de mon plaisir sur mon visage. Je lui ai offert mon orgasme

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Avec son talent habituel, je suppose ?
C’est sa nature, alors il le fait toujours avec talent. Je me suis offerte à lui en levrette et il a commencé à me prendre, alternant force et douceur, cadence accélérée et coups de boutoir bien marqués.


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Je me suis offerte à lui en levrette

Je suppose aussi que tu n’as pas eu à forcer ta nature pour prendre ton pied !
Détrompe toi. La présence de cet homme qui nous observait en silence me mettait un peu mal à l’aise et j’avais du mal à m’abandonner à mon plaisir. Il s’était approché du lit, ses yeux à quelques centimètres du sexe de Didier qui allait et venait en moi. Compte tenu de la position que j’occupais, la tête dans l’oreiller, je ne pouvais pas le voir mais je sentais sa présence. Je répondais de mon mieux au rythme de Didier, mais mon plaisir restait bloqué même si je le sentais proche. Nous avons changé plusieurs fois de position, mais rien n’y faisait. Didier se montrait vaillant et endurant comme à son habitude. Je répondais à son ardeur par des gémissements un peu forcés. Et ce n’est pas du tout un de mes répertoires habituels !

Tu ne fais jamais semblant ?
Pourquoi je le ferais ? J’ai des amants qui me comblent ! J’ai parfois forcé le trait avec Fabrice, au début. Je l’aimais et je voulais qu’il soit bien. Même si je l’aime encore, il y a bien longtemps que je ne fais plus semblant… Didier se rendait compte que je n’étais pas comme d’habitude et me glissait à l’oreille des mots d’encouragement très tendres.

Tu n’as pas eu de « vrai » orgasme alors ?
Il y a eu un déclic. A un moment, j’étais allongée sur le dos, les jambes largement écartées pour recevoir Didier.

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J’étais allongée sur le dos, les jambes largement écartées pour recevoir Didier
Lorsque j’ai tourné ma tête, j’ai vu les yeux de Sébastien qui me dévisageaient à une dizaine de centimètres. Son regard était doux. Il me souriait comme pour m’encourager à l’abandon. J’ai fixé mon regard dans le sien pour y rechercher encore la complicité que j’avais ressentie instantanément. Je voyais son bras droit s’agiter, mais le lit m’empêchait de voir plus bas. Je ne doutais pas qu’il se caressait en nous regardant. Son regard toujours dans le mien, il a abandonné sa masturbation pour poser sa main droite sur mon bras, puis a saisi ma main. Son visage s’est approché du mien et il a murmuré à mon oreille « Tu es belle ». La chaleur de sa main dans la mienne et la tendresse de ses mots ont brisé le côté artificiel et sordide du contexte où nous nous trouvions. J’ai senti mon ventre s’enflammer, mon sexe se mouiller abondamment.

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J’ai senti mon ventre s’enflammer, mon sexe se mouiller abondamment

Didier a immédiatement perçu ce changement et, soulevant mes jambes, m’a prise plus profondément. Ma main toujours dans celle de Sébastien, je me suis mise à basculer ma tête de droite à gauche au rythme des coups de queue de Didier. Je sentais mon plaisir qui cherchait à exploser. J’ai du crier et j’ai senti la main de Sébastien me serrer de plus en plus fort. Il accompagnait la montée de plaisir et je l’entendais murmurer « oui, oui », en écho aux encouragements que je prodiguais inconsciemment à Didier pour qu’il redouble ses coups. Soudain, le barrage s’est brisé et j’ai joui en hurlant, sombrant dans une sorte de folie inconsciente et incandescente. Sébastien me serrait très très fort alors que Didier, dans un ultime coup de boutoir, venait de jouir lui aussi. Je savais que Sébastien scrutait les signes de mon plaisir sur mon visage. Je lui ai offert mon orgasme. Je crois même que c’est un peu avec lui que j’ai joui.

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Je lui ai offert mon orgasme

Un seul orgasme ?
Oui, je crois, mais ce dont je me souviens avec certitude, c’est qu’il fut vraiment très fort. Sébastien me dira combien il a aimé lire mon plaisir à travers la crispation de mon visage. Il m’a fait penser un peu à Fabrice qui aime aussi me regarder jouir.

Et après ?
Après, Didier s’est retiré et s’est allongé à côté de moi. Sébastien avait repris ma main et restait à genoux à côté du lit. Il semblait très troublé, le visage assez crispé et je voyais la sueur perlée à son front. Il a lâché ma main pour reprendre sa masturbation. Je le regardais à mon tour dans les yeux. Je voyais toujours son bras qui s’agitait, mais le lit me cachait la réalité de ses gestes. Il m’a demandé s’il pouvait jouir. La question était surprenante, mais pleine d’égard. Je lui ai demandé s’il voulait que je le regarde et il a répondu un petit « oui » d’une voix étouffée. Alors je l’ai regardé à mon tour dans les yeux pendant qu’il s’activait sur son sexe.

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Alors je l’ai regardé à mon tour dans les yeux pendant qu’il s’activait sur son sexe

Il me souriait, puis sa bouche s’est ouverte pour l’aider à reprendre son souffle. Il fermait et ouvrait ses yeux et poussait de petits gémissements. Son regard s’est soudain fixé sur moi, démesurément agrandi. Je l’ai vu ses yeux se troubler au moment où son visage se crispait et qu’une série de hoquets accompagnait les spasmes de son éjaculation. Il m’a regardé en souriant, le visage un peu défait. Je l’ai vu essuyer sa main sur le drap, puis il a posé son visage tout contre le mien en me disant « Merci ».

Comment as-tu réagi ?
J’étais troublée et émue. Didier se tenait derrière moi sans dire un mot, comme pour ne pas troubler ce moment d’émotion inattendu. Je me sentais proche de Sébastien avec qui je venais de faire l’amour d’une manière étrange et complice. Je sentais son souffle contre moi. J’ai eu envie de ses lèvres. J’ai approché ma bouche de la sienne et nous nous sommes embrassés.

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J’ai approché ma bouche de la sienne et nous nous sommes embrassés

Comment expliques-tu ce geste ?
Je n’ai pas réfléchi, j’en avais envie tout simplement. Didier me dira en partant que ça prouve que je ne suis pas une vraie « professionnelle ». Mais ça je le savais et je n’ai jamais accepté cette rencontre pour ce qu’elle allait me rapporter. Non, je crois que je reste une éternelle sentimentale. Pour moi, le sexe ne se passe pas qu’entre mes cuisses…


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Retrouvant mes réflexes naturels, je me suis retrouvée à genoux devant Didier pour dégrafer son pantalon

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Et ensuite ?
Nous sommes montés à la chambre de Sébastien. Quand nous sommes entrés, j’ai trouvé qu’il y faisait froid et j’ai demandé à Didier de baisser la clim. En fait, cette impression de froid me venait de l’intérieur. Au bar, j’avais joué le jeu et je m’étais amusée à allumer Sébastien. Mais une fois rendue dans la chambre, je me sentais moins à l’aise. Je me sentais plus angoissée qu’excitée !

Pourquoi ?
Je ne savais pas du tout comment ça allait se passer. Tout était nouveau pour moi et je jouais sur des plaisirs « interdits ». Didier a senti mon inquiétude et m’a serrée très fort contre lui. Il m’a parlé doucement, m’a redit qu’on pouvait arrêter quand je le voulais. Dans ses bras, je me sentais plus rassurée. Alors je lui ai rendu ses baisers. Lui ne devais pas être angoissé, car je sentais son sexe dur contre mon ventre. Je me demande ce qui l’empêcherait de bander ! Au moment où nous commencions à retrouver de la complicité, la porte de la chambre s’est ouverte. Volontairement, je n’ai pas regardé. Nous étions debout entre le lit et la fenêtre et je tournais le dos à notre voyeur. Aucun mot n’a été échangé, Sébastien faisant tout pour se faire oublier. J’ai senti que Didier entrait dans le jeu. Il s’est mis à me serrer plus fort, à m’embrasser plus goulûment et ses mains ont commencé à me palper les fesses avec insistance. Sébastien devait avoir l’illusion d’observer secrètement un couple se préparant à faire l’amour. Il a lentement remonté ma robe, exposant ainsi directement mes fesses. Je savais que mon string blanc ne les protégeait pas vraiment. A ce moment, j’ai pensé au regard de Sébastien, me souvenant que j’avais imaginé cet instant quand j’avais choisi ce string. Je voulais être belle dans les moindres détails et ma lingerie en faisait partie, même si je savais que son rôle serait éphémère.

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Les mains de Didier jouaient maintenant avec mes fesses

Les mains de Didier jouaient maintenant avec mes fesses, offrant à Sébastien un alléchant prologue au spectacle que nous allions lui offrir. Nous poursuivions nos longs baisers. Je me suis enhardie à glisser ma main là où son sexe se faisait si dur. J’étais encore hésitante, intimidée par cette présence dans mon dos. Abandonnant temporairement mes fesses, les mains de Didier ont lentement remonté le long de ma robe pour en faire glisser les bretelles, libérant ainsi mes seins.

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Lentement, Didier a fait glisser les bretelles de ma robe, libérant mes seins

Ses mains s’en sont emparées avec délectation pour un doux massage. Puis se sont ses lèvres qui les ont effleurés à leur tour, s’attardant sur leurs pointes dressées. Progressivement, je me réchauffais, dans tous les sens du terme ! Ce jeu de caresses produisait son effet et je me sentais pleine de désir pour Gilles. Quand ma robe est tombée au sol, j’avais presque oublié Sébastien.

Il ne se manifestait pas ?
Je ne l’entendais pas, mais je sentais sa présence. Retrouvant mes réflexes naturels, je me suis retrouvée à genoux devant Gilles pour dégrafer son pantalon. Je m’activais pour ouvrir les boutons alors que je devinais son sexe tendu à quelques centimètres de ma bouche.

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Je me suis retrouvée à genoux devant Didier pour dégrafer son pantalon

Je ne fus qu’à moitié surprise en découvrant qu’il ne portait rien sous son pantalon. Il en avait l’habitude pour ses rendez-vous galant. N’étant plus entravé, son sexe a jailli comme une invitation à la dégustation. Et tu sais que je ne sais pas résister à ce genre d’invitation. Je suis une gourmande !

Alors tu l’as sucé…
Eh oui ! Je ne pensais plus à Sébastien. Je ne voyais plus que le sexe de Didier et j’étais concentrée sur le plaisir de l’instant.

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Alors tu l’as sucé…

Nous avons prolongé ce jeu un moment, mais il n’était pas question de le mener à terme. C’est Didier qui jouait les chefs d’orchestre. Délaissant sa « baguette », j’ai répondu à son invitation à le rejoindre sur le lit. Il a quitté ce qui lui restait de vêtement et nous nous sommes retrouvés enlacés sur le lit. Didier a retiré mon string et, se retournant vers Sébastien, lui a lancé. Ce geste m’a rappelé la situation et j’ai enfin regardé notre voyeur.

Que faisait-il ?
Il était assis au sol, appuyé contre le mur, à un mètre du lit. Il avait quitté sa veste et sa cravate et il nous regardait. Il a attrapé le string que lui lançait Didier et je l’ai vu le porter à son nez… En le voyant ainsi, j’ai pensé à Fabrice. Je crois que c’est un rôle qui lui aurait plu.

Et ensuite ?
Ensuite, je me suis laissée emporter par le tourbillon de sensations que faisait naître Didier. Nous nous sommes longuement caressés, embrassée, léchés, sucés, explorant à tour de rôle nos corps offerts à l’amour. Puis Didier m’a tendu un préservatif qu’il avait préparé sans que je m’en rende compte. D’habitude, c’est lui que se charge de l’enfiler, mais, cette fois, il a dû penser que Sébastien apprécierait de me voir dans cet exercice. J’ai couvert le sexe dressé de Gilles dans les règles de l’art !

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J’ai couvert le sexe dressé de Didier dans les règles de l’art !

Après cela, j’ai laissé Didier jouer sa partition…

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Assise face à lui, je jouais les provocatrices, croisant et décroisant les jambes

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Ton « initiation » a débuté avec ce « petit chemin » ?
Non, il y a eu un contre temps. Magali ne pouvait pas garder mon fils en début de semaine. Mais Didier, bien décidé à me « prendre en main », a vite imaginé une solution de remplacement. Je crois qu’il prenait beaucoup de plaisir à s’occuper de moi de cette manière. Ce qu’il m’a proposé n’a pas été simple à accepter. Il voulait me pousser à une exhibition très sexuelle pour un inconnu. Cet inconnu devait me « récompenser » pour cette prestation. Didier avait l’habitude de ce genre de situation. Il en provoquait de temps en temps avec sa copine attitrée. En fait, il me proposait de faire l’amour avec lui devant un homme qui se contenterait de nous regarder. L’homme était prêt à payer pour ça. J’ai demandé à Didier ce que ferait exactement cet homme et ce qu’il attendait de moi. Didier est resté évasif, m’assurant simplement qu’il ne cherchait pas autre chose qu’un rôle de voyeur. J’ai d’abord demandé à réfléchir, puis j’ai fini par accepter.

Pourquoi ? L’idée t’excitait ?
Elle m’inquiétait plus qu’elle ne m’excitait. Mais je ne voulais surtout pas décevoir Didier en butant sur sa première « leçon ». Le rendez-vous était prévu le mercredi suivant à 14h30 dans le hall d’un grand hôtel. L’homme devait y réserver une chambre. Didier m’a donné quelques conseils vestimentaires, me suggérant une tenue classe, mais très sexy. Didier m’a un peu rassuré en me disant qu’il connaissait l’homme en question avec qui il avait déjà réalisé ce genre de prestation avec sa copine.

Tu abordais ce moment dans quel état d’esprit ?
Je te l’ai dit, au début j’étais assez réservée. Puis, plus le mercredi approchait, plus j’y pensais. Je réfléchissais à la tenue que j’allais porter, je me posais des questions sur cet inconnu qui allait me donner une « récompense » euros seulement pour me regarder faire l’amour. Comment était-il ? Qu’allait-il faire ? Et s’il en voulait plus ? L’attente calmait mes craintes et aiguisait ma curiosité et mon désir. Après tout, ce n’était pas la première fois que je jouais les exhibitionnistes, mais c’était la première fois qu’il y avait un aspect vénal dans ce jeu. Pour Didier c’était surtout ça l’important, pour me pousser dans ma curiosité pour tout ce qui touche à des rapports hors normes.

C’était quoi cette « récompense » ?
Je n’avais pas osé le demander à Didier. C’est la situation qui m’intriguait et m’excitait, pas la question de l’argent. Je pensais bien refuser cette idée au dernier moment. Si je le faisais ce n’était absolument pas pour ça.

Et alors, tu l’as fait ?
Je te passe mes états d’âme successifs qui faisaient qu’un jour j’en avais envie et le lendemain l’idée me paraissait inconcevable. Et si je connaissais cet homme ? Si c’était le père d’un élève de mon école ou une connaissance de Fabrice ?

Parlons de Fabrice, qu’en pensait-il ?
Il ne le savait pas. Durant le week-end, nous avons eu une nouvelle explication sur Fanny. Etant la « victime », j’ai voulu profiter de mon avantage et j’ai annoncé à Fabrice que désormais j’allais vivre pleinement mes pulsions sexuelles et « me faire tous les hommes dont j’aurais envie ».

Comment a-t-il réagi ?
Ça l’a fait immédiatement bander ! Décidemment, j’ai toujours du mal à comprendre ses réactions. Il m’a questionné sur sa place dans ce que j’envisageais. Je lui ai répondu que s’il était sage, je poursuivrais mon journal intime et que je lui raconterais peut-être. Le voyant surpris, mais pas hostile, j’ai poussé mon avantage en lui demandant de garder notre fils les vendredis ou les samedis soirs, si je voulais sortir pour « m’amuser ». Il a balbutié un « oui » en me regardant avec des yeux troublés. Du coup, le « petit chemin » a été programmé le vendredi soir suivant… Il me voulait infidèle, il allait être servi !

Revenons au rendez-vous avec ton voyeur.
Je devais le retrouver au bar de l’hôtel. Didier était arrivé avant moi pour régler les détails. J’avais finalement opté pour une petite robe noire habillée, mais très déshabillée, qui me mettait bien en valeur. Quand je suis arrivée, je les ai vus tout de suite. Quand j’ai vu l’inconnu, j’ai été un peu rassurée. Il devait avoir 45 ans, les cheveux assez grisonnants, mais assez bel homme. Il avait le genre très « cadre supérieur », ce qu’il était effectivement. Ils se sont levés pour m’accueillir et Didier m’a invité à m’asseoir face à l’inconnu. En fait, l’inconnu s’appelait Sébastien et il me dévorait des yeux. Il m’a demandé ce que je voulais boire et m’a commandé une coupe de champagne. Une fois la gêne du premier contact dissipée, je suis entrée dans mon rôle. Assise face à lui, je jouais les provocatrices, croisant et décroisant les jambes

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Assise face à lui,
je jouais les provocatrice, croisant et décroisant les jambes


Il semblait fasciné et j’en étais ravie. Nous avons échangé quelques banalités, puis il m’a demandé si j’avais l’habitude de faire « ça ». Pour le pousser un peu dans ses retranchements, je lui ai demandé ce qu’il entendait par « ça ». Il m’a précisé sa pensée. Il assumait pleinement son fantasme, ce qui me plaisait bien. Je lui ai dit la vérité, ce qui semble l’avoir un peu rassuré. Pour détendre un peu plus l’atmosphère, je lui ai expliqué que j’aimais jouer et que je n’avais aucun interdit, mais que je ne faisais que ce qui me plaisais. Je pouvais donc dire non à tout moment. Il n’a pas été question de la « récompense », ce qui m’allait parfaitement bien. A chaque fois que je me penchais pour attraper ma coupe, je lui offrais une jolie vue sur mes seins nus sous ma robe. Il n’en perdait pas une miette. J’avais fait le bon choix avec cette robe !

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Ma poitrine généreusement offerte qui s’agitait sous le tissu

En fait, entre mes jambes dénudées et ma poitrine généreusement offerte qui s’agitait sous le tissu, il pouvait se faire marcher son imaginaire pour ce qui allait suivre… La lumière tamisée du bar ajoutait à l’atmosphère intimiste idéale pour faire monter la pression. C’est Didier qui a pris l’initiative de passer à l’étape suivante.

Nous entrons dans le vif du sujet !
Très progressivement ! Didier a redit devant moi ce qui était déjà convenu avec Sébastien. J’allais monter avec Didier dans la chambre. Nous laisserions la porte légèrement ouverte et Sébastien nous rejoindrait un peu après. Nous ferions comme si nous ne l’avions pas vu. Didier a pris la carte magnétique de la chambre sur la table et nous nous sommes levé. Debout devant Sébastien, mais lui tournant les dos, parfaite allumeuse, je me suis tournée vers lui en jouant avec mes cheveux et en lui souriant. Les yeux de Sébastien détaillaient les formes et les ondulations de mon corps parfaitement mises en relief par ma robe. Il a répondu à mon sourire…

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Les yeux de Sébastien détaillaient les formes et les
ondulations de mon corps parfaitement mises en relief par ma robe


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D’après lui, seules des rencontres éphémères et intenses pouvaient me pousser à aller au-delà de mes barrières

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Tu as réagi comment ?
Je lui ai dit que je ne me pensais pas complètement naïve sur ce plan et je lui ai demandé ce qu’il voulait me faire découvrir. Je devais avoir l’air assez dubitative, car il a ri en disant qu’effectivement je n’étais plus une oie blanche !

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Je devais avoir l’air assez dubitative

Il m’a pris la main et m’a dit qu’il pensait que j’avais encore des envies profondément enfouies en moi et qu’elle ne se révèleraient que si je me libérais de toute contrainte. Didier considérait que je ne pouvais pas me laisser totalement aller avec un mari ou un amant régulier parce que je composais pour eux un personnage qui n’était pas tout à fait moi. D’après lui, seules des rencontres éphémères et intenses pouvaient me pousser à aller au-delà de mes barrières. Il voyait bien que j’étais sur la réserve, mais il semblait sûr de lui. En déposant un baiser sur mes lèvres, il m’a dit « Nous prendrons le temps ».

Il t’a parlé de ce qu’il te réservait ?
Tu penses bien que je lui ai demandé. Il est resté assez vague, me disant que tout devait venir de moi. Il m’a demandé d’essayer de me libérer un jeudi ou un vendredi soir pour me faire découvrir un club libertin où il avait ses habitudes. Voyant que je me crispais un peu, il m’a dit que le premier soir, ce serait uniquement pour découvrir. Il a ajouté que dans ce genre d’endroit, je ne ferais que ce dont j’avais envie et que personne ne m’obligerait à quoi que soit. Il m’avait déjà parlé de ses soirées libertines. J’avoue avoir toujours fantasmé la dessus, sans jamais imaginer que j’y participerais un jour. Puis il m’a reparlé d’exhibitionnisme. Nous l’avions expérimenté en voiture dans le petit chemin. Je t’avais raconté nos deux premières expériences. Selon lui, j’avais été très excitée à chaque fois.

C’était vrai ?
Au fond de moi, je crois bien que oui. Mais je refusais de l’admettre, pensant que je ne l’avais fait que pour lui faire plaisir parce que c’était son fantasme à lui. Didier m’a demandé de l’accompagner un soir, disant qu’on irait un peu plus loin. Je voulais refuser, mais je ne l’ai pas fait.

Pourquoi ?
Je ne voulais pas lui donner raison en rejetant a priori une chose pour laquelle j’avais une certaine curiosité. Quand je dis curiosité, tu vois ce que je veux dire…

Non, pas vraiment…
Nos deux expériences m’avaient donné des envies. Entendre Didier évoquer une nouvelle sortie n’avait fait que les raviver. Il a remarqué que notre conversation me troublait et il est venu se serrer contre moi. Il bandait très fort. Didier est un vrai lover… J’ai flatté son érection en le prenant dans ma bouche. C’était la première fois que je le faisais depuis la plage avec Vincent. Je n’ai pas eu à me poser de question, j’au tout de suite su que j’aimais encore ça !

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J’ai flatté son érection en le prenant dans ma bouche

Je vois que ton après-midi a été bien remplie !
Nous avons fait l’amour longuement avec beaucoup de passion. Je me suis rendu compte que Didier devait avoir raison car je me sentais bien plus libre avec lui qu’avec Vincent. J’étais un peu comme avec Gilles, mais peut-être moins obsédée par son sexe et plus sensible à son habileté et à sa sensualité. Ce soir là, je suis rentrée chez moi heureuse et repue. Si j’avais perdu un lynx, je venais d’être lionne avec un lion insatiable…

Tu as raconté tout ça à Fabrice je suppose ?

Fabrice était assez loin de mes préoccupations. Je n’avais pas bien digéré sa dernière aventure avec Fanny, ce qui m’incitait à ne pas jouer le jeu de ses fantasmes. Je lui ai dit que j’avais passé l’après-midi avec Didier, mais sans lui donner tous les détails, ni lui parler de nos projets initiatiques. Mais il fallait que je me méfie pour ne pas le jeter dans les bras de Fanny. Les soirs suivants, je continuais donc à l’appâter un peu en distillant quelques brides mes plaisirs avec Didier. Il faut dire aussi que nous étions un peu dans la tourmente. Fabrice devait être nommé à un poste important à Toulouse dès le 1er janvier suivant. Normalement, cela voulait dire que nous allions chercher une maison, que j’allais chercher un travail là-bas, une école pour notre fils. Mais et surtout, ça signifiait que j’allais être en rupture avec mon univers sensuel, loin de Didier, de Marius et de Magali. Je voyais ça très mal. mais j’y trouvais une force terrible pour plonger dans les turpitudes de Didier et les faire miennes. Il me restait un trimestre pour être une autre. L’idée faisait son chemin et je confirmais à Didier que j’étais disponible pour une ballade dans « le petit chemin » dès la semaine suivante.

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Je me suis retrouvée seule dans son lit, comblée et repue. La nouvelle Sophie était en train de naître

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Toujours jalouse !
C’est vrai, je ne suis pas comme mon mari. J’aime bien comme il est et j’en profite, mais je n’arrive toujours pas à le comprendre. Par contre, quand il saute Fanny, je comprends parfaitement la situation et je n’ai aucune vocation à être « trompée ».

Il y a une vraie dose de mauvaise fois dans ton analyse !
Peut-être, mais je suis comme ça !

Parle-moi de ta « descente aux enfers »
Je venais de me brûler les ailes avec Vincent et je me suis alors promise d’être beaucoup plus réservée dans mes investissements sentimentaux. Jusque là, j’avais eu bien du mal à dissocier plaisir du sexe et relation amoureuse. Ma rupture brutale avec Vincent m’a conduite à voir les choses différemment.

C'est-à-dire ?
J’ai pris conscience de désirs enfouis profondément en moi dans le domaine sexuel qui étaient masqués par mon côté fleur bleue. Fabrice dit que j’ai enfin accepté la part masculine de ma personnalité, qu’il juge plus importante pour moi que pour la plupart des femmes. Il a peut être raison, même si j’attribue plus mon attitude à une réaction à ma déception sentimentale.

Tu t’es engagée seule sur le chemin de cette révélation ?
Non, bien sûr. Didier a été mon véritable « initiateur » et Marius a aussi joué un rôle de révélateur.

Tiens, revoilà Marius !
J’étais libérée de ma « fidélité » à mon amant, alors plus rien ne m’empêchait de laisser libre court à mes pulsions. Et Marius en était une…

De Didier ou de Marius, lequel t’a fait renouer le premier avec tes « pulsions » ?
C’est Didier. Il avait l’habitude de prendre de mes nouvelles de temps en temps. Quand je lui ai raconté ce qui m’était arrivé, il s’est montré très à l’écoute de mon ressenti et m’a proposé avec beaucoup de délicatesse de nous rencontrer pour en parler.

Tu connaissais déjà bien Didier !
C’est vrai, nous étions très proche sur certains plans. Mais jusque là, je ne l’avais guère suivi dans ses turpitudes libertines. C’était un ami et un initiateur qui m’avait fait découvrir de nouveaux plaisirs. Il m’avait toujours intrigué car il menait une vie très sulfureuse avec beaucoup de naturel. Quand il m’a appelé, il ne savait pas que j’étais au fond du trou. Et s’il m’a proposé cette rencontre, c’était vraiment en ami. Je savais qu’entre nous il ne serait pas question de sentiments et c’est bien ce qu’il ma fallait à ce moment !

Ni de sexe ?
Ben… Comment dire ? Pour moi, Didier est indissociable du sexe. J’avais à peine raccroché que je pensais à la tournure qu’allait prendre notre rencontre. Il m’intriguait, me rassurait et m’excitait. Je savais qu’avec lui une rencontre ne serait probablement pas qu’un tête à tête dans un café. Didier pensait que le moment où on échange le mieux c’est dans un lit après l’amour. Son coup de téléphone m’avait requinquée. Didier allait faire partie de ma thérapie pour oublier définitivement Vincent.

Cette thérapie a débuté rapidement ?
Quand on souffre, il vaut mieux se soigner rapidement et ne pas lésiner sur les doses. C’est ce que j’ai fait avec Didier. Dès le mercredi suivant, Didier m’avait réservé son après-midi.

Toujours le mercredi !
C’est mon jour de liberté. L’enseignement a quelques petits avantages… C’était aussi une manière de prendre une revanche sur Vincent. Et cette revanche, je la savourerai à chaque fois que je ferai l’amour. Si Didier était déjà un amant, tous ceux qui suivront viendront encore plus étriller ce qui pouvait subsister de mon attachement à Vincent.

Il y en a eu beaucoup ?
Quelques uns… Même un peu plus ! Je te raconterai. Je suis passée par une sorte de boulimie sexuelle grandement orchestrée par Didier. Quand j’y repense, j’avais vraiment besoin d’être totalement libre sur ce plan après ce que m’avait fait Vincent. Quand je pense à tous ces hommes, j’imagine la tête de Vincent avec toutes ses théories sur les maladies. Je pense d’ailleurs qu’il devait en rajouter afin de me garder pour lui tout seul. Gilles était déjà de trop !

Donc c’est Didier qui a ouvert le bal !
Je l’ai retrouvé chez lui vers 14h. Je ne savais pas trop qu’elle attitude adopter. En fait, tout c’est fait naturellement. Il m’a ouvert, m’a prise dans ses bras, m’a embrassée et m’a attirée vers le lit. Je me suis laissée faire. Il a pris beaucoup de temps pour me cajoler, me rassurer avant de me déshabiller entièrement. Je me laissais faire, comme une petite fille qui ne sait pas. Quand j’ai senti Didier en moi, j’ai réalisé que je faisais l’amour. Ça a été comme un électrochoc salvateur. Oui, je pouvais encore faire l’amour après l’humiliation que j’avais subie. J’ai serré Didier très fort et je lui ai dit « baise moi ».

Et ?
Et il l’a fait. Il le fait si bien, avec douceur, persévérance, endurance, fantaisie. Je te l’ai déjà dit, c’est un « expert », mais qui ne se prend pas au sérieux. J’ai retrouvé le chemin du plaisir, des jouissances longues et répétées.

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J’étais insatiable et il ne demandait qu’à me combler

J’étais insatiable et il ne demandait qu’à me combler. Au bout de deux heures de ce genre de soins intensifs, je me suis sentie bien mieux. Alors que Didier était allé se doucher, je me suis retrouvée seule dans son lit, comblée et repue. La nouvelle Sophie était en train de naître.

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Je me suis retrouvée seule dans son lit, comblée et repue. La nouvelle Sophie était en train de naître

Tu as vite tourné la page !
Peut-être, mais je ne dis pas tout sur mes moments de déprime. Ce qui est certain, c’est qu’après m’avoir donné du plaisir, Didier s’est aussi occupé de mon âme. Quand il revenu après sa douche, il s’est agenouillé à côté du lit et m’a regardée. Je flottais encore un peu. Il m’a demandé de le regarder et de lui parler. Il était à mon écoute. Alors je lui ai tout raconté. Il n’a pas porté de jugement sur Vincent, mais il m’a dit que j’avais eu raison de trancher. Puis il est redevenu l’initiateur et il a commencé à me dire qu’il était prêt à s’occuper de moi pour que je sorte de ma morosité. Comme je lui demandais en quoi ça consistait, il m’a répondu qu’il était temps que je découvre tout ce qu’une femme doit découvrir et qu’il pouvait être mon guide.
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Ça a été le coup de fouet qui m’a poussée à plonger dans un total abandon à mes sens

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C’était la rupture ?
En sortant de sa voiture, je lui ai demandé de ne plus chercher à me joindre. Je voulais prendre du recul. Arrivé chez moi, je me suis douchée pendant au moins une heure pour enlever toutes les traces de cet horrible après-midi.

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Je me suis douchée pendant au moins une heure pour
enlever toutes les traces de cet horrible après-midi


J’étais mal. J’ai appelé Magali. Elle est venue tout de suite. Je lui ai tout raconté et j’ai pleuré dans ses bras. Elle m’a dit que Vincent ne me méritait pas, qu’il n’était qu’un trouillard et un lâche. Elle a réussi à me faire rire un peu pour que je me sente mieux. Elle est restée avec moi et les enfants jusqu’au retour de Fabrice. Nous étions vendredi et Fabrice rentrait de paris vers 21h.

Qu’as-tu dit à Fabrice ?
Il a tout de suite remarqué que je n’allais pas bien. Je l’ai immédiatement rassuré sur le fait qu’il n’y avait rien de dramatique, lui disant que ça concernait ma relation avec Vincent. Je lui ai promis de lui en parler, mais un peu plus tard. Nous avons dîné rapidement, Magali était restée avec nous. Fabrice me regardait, inquiet et interrogatif. Dès que Magali est partie, j’ai entraîné Fabrice vers ma chambre et je lui ai tout raconté. Il m’a prise dans ses bras et m’a écouté avec attention, sans m’interrompre. Je savais qu’il ne jugerait pas mon comportement, même s’il était assez inconscient. Il connaît mes pulsions et n’a jamais rien fait pour les réfréner. Quand j’ai évoqué l’agression, il m’a serré plus fort dans ses bras. Ça me faisait chaud de le sentir si proche. Il s’est gardé de blâmer Vincent, se concentrant sur ce que j’avais ressenti, sur la peur que j’avais éprouvée à l’idée d’être violée. Fabrice m’a consolé et rassuré. Quand je lui ai dit que je ne voulais plus revoir Vincent, il n’a pas cherché à me dissuader. Il m’a simplement dit que c’est une décision qui m’appartenait et qu’il approuverait quelle qu’elle soit. La journée avait été éprouvante et je me suis endormie dans ses bras.

Que c’est-il passé par la suite ?
Vincent avait essayé de m’appeler plusieurs fois dans la soirée, mais je n’avais pas répondu, puis j’avais coupé mon téléphone. Le lendemain, il a encore essayé de me joindre, mais je laissais sonner. Je n’avais pas envie de l’entendre discourir et refaire l’histoire à sa façon. Ce n’est finalement que le lundi que je me suis décidée à répondre. C’était le jour de la rentrée, ce qui me mettait déjà de fort mauvaise humeur. J’ai décroché pendant la coupure de midi. Il était à son cabinet. Contrairement à ce que j’imaginais, il s’est confondu en excuses, jugeant lui-même son attitude indigne de moi. Je n’ai rien fait pour l’en dissuader. Il me suppliait de lui donner une chance et me proposait de nous rencontrer, juste pour parler de ce qui s’était passé. J’ai d’abord refusé, puis j’ai fini par accepter de prendre un café avec lui le mercredi suivant.

Je croyais que tu ne voulais plus le voir ?
C’est vrai. Mais il avait l’air si accablé. Et puis, comment te dire… Rien que d’entendre sa voix, ça remuait des choses en moi. Je l’avais aimé et je n’étais pas certaine de ne pas l’aimer encore.

Après ce qui c’était passé ?
Je l’avais dans la peau et ce n’était pas si simple de se dire que c’était fini. Je l’ai retrouvé dans un café où nous avions une certaine intimité. Il s’en voulait pour ce qui s’était passé, mais, manifestement, il ne mesurait pas la peur que j’avais éprouvée et le dégoût que j’avais ressenti quand je me voyais obligée de sucer ce mec. Vincent ne se rendait pas compte de ce que j’avais subi. Il revenait vers moi, le bec enfariné, convaincu qu’avec un acte de contrition et son beau sourire il allait me mettre à nouveau dans son lit. Je l’ai refroidi en lui demandant de bien réfléchir à ce que j’avais vécu et de me rappeler quand il aurait vraiment compris. Ce n’était pas une rupture, mais un défi. Si Vincent m’aimait vraiment, il devait comprendre ce que j’avais ressenti au fond de moi. Nous nous sommes quittés ainsi avec simplement un bisou sur la joue. Il ne m’avait pas convaincue.

Il a fini par comprendre ?
Les événements ont décidé pour lui. La rentrée scolaire venait de se passer et j’avais repris le boulot sans beaucoup d’enthousiasme. Heureusement, je n’avais plus son fils dans ma classe. Les journées étaient bien remplies et ma libido au point mort ! Au lieu de m’éclater en faisant l’amour, je me défonçais à mon club de gym !

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Je me défonçais à mon club de gym

De quels événements parles-tu ?
Dix jours après mon rendez-vous avec Vincent, alors que je restais sans nouvelle de lui, sa femme m’a téléphoné. Elle s’est présentée comme étant l’épouse du « Docteur V… » et m’a demandé de ne plus chercher à voir son mari. Comme je me montrais surprise, elle a pensé que je niais l’existence d’une relation. Alors elle s’est montrée très agressive, me traitant de tous les noms, ceux la même que Vincent ou Gilles utilisaient en me faisant l’amour, mais eux pensaient qu’il s’agissait d’un compliment ! Je suis restée très calme, même quand elle m’a appris que Vincent conservait sur son téléphone mes textos « pornographiques » selon ses dires. Quand elle a eu fini de m’insulter, je lui ai simplement répondu qu’elle n’avait plus rien à craindre de moi, que je lui laissais son "petit" mari sans le moindre regret.

Elle avait donc tout appris sur votre liaison ?
Je n’aurai jamais le fin mot de l’histoire. Je me demande même si Vincent n’a pas préféré crever l’abcès avec sa femme dans une sorte d’acte de rupture manqué.

Vincent ne t’a pas dit ce qui s’était passé ?
Vincent a simplement confirmé sa lâcheté en ne me donnant plus aucun signe de vie. Avec le recul, je me rends compte que ce n’était vraiment pas un type intéressant.

Alors tu te retrouvais sans amant !
J’avais toujours Gilles qui me téléphonait régulièrement, même si nos conversations étaient devenues plus conventionnelles. J’étais effectivement partie pour une période de réflexion et de prise de distance par rapport à mes pulsions sexuelles. Mais il y a eu un nouveau déclic avec les incartades de Fabrice.

Incartades ?
Fanny a fait son petit voyage à Paris et Fabrice s’est laissé manipuler. Il n’a pas cherché à me dissimuler qu’elle avait dormi dans son appartement et qu’ils avaient longuement fait l’amour. Tu ne peux pas imaginer comme la rage m’a prise en le voyant heureux de ce qu’il venait de vivre alors que moi je ressassais encore ma rupture avec Vincent. Ça a été le coup de fouet qui m’a poussée à plonger dans un total abandon à mes sens. Avec le temps, je devrais dire une descente aux abîmes…


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* * * * *

« Elle aime ça ta salope. Je suis sûr qu’elle en veut encore »

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Tes relations avec Gilles avaient l’air d’être au plus haut. Et avec Vincent, qu’en était-il ?
Ce n’est pas parce qu’il y avait des tensions que nous étions vraiment fâchés. Il y a avait un domaine où tout allait bien et qui nous liait fortement. Tu vois lequel ! C’était un besoin partagé et nos corps ne seraient pas arrivés à s’en priver. Alors, quand Vincent m’a appelé le jeudi matin pour me proposer une petite ballade à l’océan le lendemain, je ne me suis pas fait prier.

Pourquoi l’océan ?
C’était une manière moins directe que l’hôtel pour me proposer des retrouvailles en amoureux. L’océan était devenu un de nos terrains de jeux amoureux depuis le mois de juin, un terrain un peu trouble où nous avions découvert les sensations de l’exhibition. Comme les vacances se terminaient, la plage était moins fréquentée par les touristes et les enfants, ce qui nous laissait plus libre dans nos jeux. La fin des vacances signifiait aussi pour moi la reprise du travail, ce qui ne m’enthousiasmait pas trop. J’avais eu le jour même une réunion de rentrée qui m’avait un peu brisée le moral. Alors l’idée d’un agréable moment au bord de l’océan n’était pas pour me déplaire, mais pas du tout !

Donc, tu as pu te libérer.
Sans problème grâce à ma précieuse Magali ! Elle me devait bien ça. La seule ombre au tableau venait de Vincent. Il m’avait confié que sa femme semblait se douter de quelque chose. Elle lui faisait des allusions à mots couverts.

Des allusions ?
Oui, mais pas des choses explicites. Vincent pensait qu’elle avait des soupçons car elle se montrait plus attentive à son emploi du temps et suggérait parfois qu’il était du genre à abuser de sa confiance. Elle avait trouvé des traces de rouge à lèvre sur une de ses chemises et ce n’était, parait-il, pas la première fois. Elle lui faisait de petites crises de jalousie. C’est pour ça que Vincent voulait qu’on soit plus prudent.

Ça t’inquiétait ?
Je ne m’occupais pas de ses relations avec sa femme. C’était son affaire. Quant à moi, je ne pense pas qu’une femme puisse ne pas se rendre compte de quelque chose alors que son mari la trompe depuis plus d’un an. Au fond de moi, je pensais qu’elle fermait les yeux pour préserver son statut. Les allusions n’étaient la que pour montrer qu’elle n’était pas dupe. Ce qui me gênait dans cette affaire, c’était que Vincent risquait d’être moins disponible. Déjà qu’il ne l’était pas assez pour répondre à toutes mes envies, alors… Je me suis même demandée si ce n’était pas la vraie raison de son refus de venir me voir la vaille au soir, après ma rencontre avec Gilles.

Ça ne vous a pas empêché de profiter de la plage ?
Absolument pas, nous en avions tellement envi tous les deux. Nous nous sommes installés à l’écart de la plage fréquentée, au pied d’une dune. C’est un endroit que nous connaissions déjà pour y avoir fait l’amour plusieurs fois. Il était suffisamment isolé pour nous préserver de l’attentat à la pudeur, mais aussi suffisamment exposé pour être un point de rendez-vous des voyeurs. J’aimais être totalement nue, offerte au soleil et aux regards, sentant sous moi le sable délicat et chaud. J’étais loin de toutes les contraintes, dans une sorte de liberté sauvage.


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J’aimais être totalement nue, offerte au soleil et aux regards, sentant sous moi le sable délicat et chaud


Il y en avait cet après-midi la ?
Pas au moment où nous nous sommes installés, mais par la suite, oui. C’est Vincent qui me parlait de ceux qui nous regardaient alors qu’il me prenait. Je sentais bien à la dureté de sa queue que la situation l’excitait. Il me murmurait « Il y en a un qui se branle en te regardant te faire baiser. Ça te plait, dis moi, ça te plait…» et il redoublait d’ardeur dans ses vas et vient en moi. Jusque là, nos expériences s’étaient toujours bien déroulées, les voyeurs restant à une certaine distance pour ne pas nous perturber. Je t’ai déjà raconté ces moments où j’avais vu des hommes se donner du plaisir en mous regardant. Cette fois, tout semblait se passer tout aussi bien. La seule différence, c’est qu’ils étaient bien plus nombreux que les autres fois.

Nombreux ?
Au moins six, dispersés autour de nous. Je les ai vu au moment où nous faisions une petite pause pour reprendre notre souffle et nous rafraîchir un peu. Le nombre m’a un peu inquiété. J’ai proposé à Vincent de prolonger la pause pour calmer le jeu. Le groupe de nos admirateurs s’est dispersé. Comme l’envie de Vincent n’avait pas faibli, nous avons repris nos jeux amoureux.

Jeux amoureux… Une partie de jambes en l’air !
Tu as raison dans tous les sens du terme ! Vincent m’a prise à fond et nous avons « baisé » sans retenue. J’avais perdu tous mes repères, profitant de chacun de ses coups de queue.

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J’avais perdu tous mes repères, profitant de chacun de ses coups de queue

Je ne suis revenue à la réalité qu’après qu’il ait joui et soit venu s’allonger contre moi, totalement épuisé. Nous sommes restés ainsi un moment, hors du temps. Quand nous nous sommes redressés, nous avons vu un groupe de trois mecs qui s’approchait de nous. J’ai pris peur et j’ai dit à Vincent qu’on ferait mieux de filer. Je m’apprêtais à récupérer ma robe quand ils sont arrivés à notre hauteur.

Qu’as-tu fait ?
Que pouvais-je faire ? Je me suis approchée de Vincent. Nous étions entièrement nus et vraiment isolés. A ce moment, celui qui était le plus proche de Vincent s’est adressé à lui : « Elle aime ça ta salope. Je suis sûr qu’elle en veut encore ». Comme les deux autres s’approchaient de moi, Vincent a essayé de s’interposer. Celui qui lui avait parlé lui a dit de ne pas se mêler de ça, ajoutant « ta salope va voir ce que c’est de se faire baiser par de vrais mecs ». Je commençais à paniquer. Vincent a essayé de la raisonner alors que le plus petit s’était placé devant moi. Je l’ai vu retirer son maillot et, exhibant un sexe en demi érection il m’a dit « Suce moi. Allez, viens me sucer la bite ». Je voyais ce type qui bandait et je me suis dit que j’allais y passer.

Tu étais mal ?
C’est peu dire. J’étais terrifiée. Comme je restais immobile, le troisième est venu derrière moi. Il a posé une main sur mes seins alors que l’autre cherchait à glisser entre mes cuisses. Je sentais son souffle dans mon cou. Tout en m’appuyant sur les épaules pour me faire agenouiller, il a murmuré « Vas-y, suce le. Après tu seras à moi ». A ce moment j’ai regardé Vincent. Il semblait inerte devant la scène. Comme il restait sans réagir, j’ai repris mes esprits et la rage a succédé à la panique. Je me suis débattue pour me libérer de celui qui était derrière moi et je me suis mise à hurler. J’étais comme une possédée. L’autre, qui voulait que je le suce, est venu à son aide. Alors je l’ai frappé, griffé, mordu et je me suis enfuie en direction de l’océan. J’avais du mal à courir dans le sable. Je voyais des gens pas très loin alors j’ai crié encore plus fort. Un des types m’a vite rattrapée. Mais il seulement cherché à me faire taire, puis il a dit « Arrête ! On pensait que tu étais une chaude et que tu avais envie de baiser. La, ça va, on se casse. Calme toi »

Et alors ?
Alors ils se sont éloignés. Vincent est venu vers moi. Comme tu t’en doutes, je m’en suis prise violemment à lui, lui reprochant de n’avoir rien fait pour me protéger, lui disant qu’il les aurait laissé me violer sans réagir. J’étais terriblement énervée, je tremblais. Je l’ai traité de lâche.

Tu le pensais vraiment ?
J’étais sous le coup de l’émotion. Pourtant, je repense souvent à cet épisode qui m’a traumatisé. Et chaque fois, je ne peux que blâmer l’attitude de Vincent. Mon lynx se révélait n’être qu’une poule mouillée ! On a récupérés nos affaires. J’ai dit à Vincent que nous allions porter plainte contre ces types. Mais Vincent n’a pas voulu, parlant de sa réputation. J’ai failli être violée et il pensait à sa réputation ! Je lui ai demandé de me ramener. Sur la route, nous n’avons pas échangé un seul mot.

C’était la rupture ?
* * * * *

J’ai retrouvé mon Gilles, celui des grands moments. Cette fois, il a tenu et bien tenu !

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Qu’y avait-il d’autre ?
C’est l’inévitable intermède ayant suivi cette explosion inattendue qui nous a permis d’en parler. Gilles m’a alors expliqué que ses relations avec Fanny s’étaient sérieusement refroidies.

En lien avec votre séjour ?
L’origine de la tension entre eux remontait effectivement à notre visite. Nos petits jeux avaient servi de révélateur à des frustrations jusque là non dites dans leur jeune couple. Bref, Gilles se retrouvait en cure d’abstinence sur le plan sexe depuis près de trois semaines. Le connaissant bien sur ce plan, j’imagine qu’il devait en souffrir !

C’est probable, mais il avait des moyens de soulager son manque, non ?
Je crois que Gilles était sincèrement attaché à Fanny à ce moment là et qu’il ne voulait envenimer les choses en se consolant trop rapidement dans les bras d’une autre.

Je ne pensais pas forcément à une autre fille !
Tu pensais qu’il pouvait se branler, c’est ça ? La, tu ne connais pas Gilles. Il n’a jamais été en peine de conquêtes féminines. Pour lui, la masturbation est un truc d’ado ou de mecs esseulés, mais pas une solution pour un homme à femmes comme lui ! C’est un peu une question de fierté mal placée…

Pourquoi mal placée ?
Parce qu’à mon avis toutes les formes de plaisir sont bonnes à prendre ! C’est le côté « macho » de Gilles qui le fait réagir comme ça. Moi je ne me prive de me caresser quand j’en ai envie…

Comment as-tu réagi ?
En temps normal, je l’aurais charrié avec humour. Mais là, je ne pouvais pas, je ne voulais pas lui faire du mal. Il semblait réellement affecté par l’attitude de Fanny. Il m’a même demandé d’essayer de lui parler. J’ai aussi appris qu’elle avait de longues et réquentes conversations téléphoniques avec Fabrice.

Fabrice t’en avait parlé?
Oui, enfin… Il m’avait parlé de « contacts », mais pas d’une relation aussi suivie. Comme tu t’en doutes, je l’ai assez mal pris. Encore plus quand Gilles m’a parlé d’un projet de voyage à Paris de Fanny à l’occasion d’un salon.

Vous étiez une nouvelle fois dans la position des arroseurs arrosés, non ?
Si tu veux… Enfin, moi j’étais certainement arrosée ! (Rire). En tous cas, nous n’avons pas cherché à épiloguer. Pendant que nous discutions, je jouais avec le sexe au repos de Gilles. Au moment où j’allais me laisser aller à mon agacement vis-à-vis de Fanny et Fabrice, j’ai senti Gilles reprendre de la vigueur. L’abstinence permettait aussi d’être rapide dans ce sens ! Cette fois, j’étais bien décidée à ne pas précipiter les choses.

Et alors ?
Alors, j’ai retrouvé mon Gilles, celui des grands moments. Cette fois, il a tenu et bien tenu !

Et toi aussi ?
Pourquoi j’aurais cherché à me retenir ? Je me suis laissée aller à mon plaisir.

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Je me suis laissée aller à mon plaisir

Dans ce domaine, les femmes sont bien mieux faites que vous. Un orgasme n’arrête pas notre envie d’aller plus loin, bien au contraire ! Je peux te dire qu’avec Gilles, c’est chaque fois un festival. La fin de l’après-midi a été un tourbillon de sensations plus fortes les unes que les autres. Je ne vais pas tout te raconter, je t’ai déjà tellement parlé des prouesses de Gilles.

Si tu veux, même si je ne me lasse pas de tes récits ! Et après ?
Le problème, c’est que le temps passe très vite quand on se fait du bien. Gilles devait embarquer avant 18h30 et à 18h, il était encore en train de me pilonner. Il a attendu que je lui dise de jouir pour avoir du plaisir. Pour lui, c’était le moyen de me prouver qu’il était toujours l’amant parfait. J’ai eu à peine le temps de passer ma petite robe blanche, sans même me donner un coup de peigne et nous nous sommes retrouvé dans ma voiture, en route pour l’aéroport tout proche. Nous nous sentions bien, très complices.

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Nous nous sentions bien, très complices

J’ai déposé Gilles devant la porte de hall d’enregistrement. Nous avons eu à peine le temps d’échanger un dernier baiser. Je l’ai regardé s’éloigner, la tête encore pleine d’images et de sensations fortes. C’est fou ce que j’aimais et j’aime encore baiser avec lui.

Au moins lui ne t’avait pas déçue.
Non, pas du tout. J’étais assez rêveuse sur la route de retour. Le seul petit problème dont je me souvienne est dû à mon idée de ne pas mettre de culotte cet après-midi la.

Pourquoi ?
Parce que nous avons quitté l’hôtel précipitamment, sans que j’ai le temps de me doucher. Tout en conduisant, je sentais mon minou se vider lentement. Gilles avait encore des réserves car il m’avait copieusement remplie et je subissais les lois de la gravité.

Un petit souvenir de Gilles !
Si tu veux. Mais quand je suis sortie de la voiture, non seulement ma robe était trempée, mais le cuir noir du siège était tout auréolé. De ce jour, j’ai compris que se promener sans culotte n’était pas sans contrepartie. J’ai dû raser les murs pour remonter chez moi, puis retourner nettoyer le siège !

Et le soir, tu recevais Vincent ?
C’est ce dont nous étions convenu. Mais Vincent devait continuer à faire la tête car il m’a appelé pour me dire qu’il avait trop de travail et qu’il ne pourrait pas passer. J’ai été assez froide avec lui, lui laissant seulement entendre que ce n’était pas très grave car j’avais été particulièrement comblée par Gilles.

Une petite confidence pernicieuse…
Il ne fallait pas qu’il se pense irremplaçable ! Un autre que j’ai aussi traité assez rudement, c’est Fabrice. Il venait tout miel au téléphone me demander de lui parler de mon après-midi avec Gilles et je l’ai envoyé bouler en lui disant qu’il avait qu’à en parler avec Fanny puisqu’ils étaient devenus si intimes…

Il a réagi comment ?
Il a été surpris, niant une relation suivie. Mon refus de lui parler de ce qui s’était passé avec Gilles l’a affecté. Mais rassure toi, Fabrice a eu droit à ses petites confidences le lendemain… Ce soir la, je me suis finalement retrouvée seule. Vers dix heures, j’ai appelé Gilles. Il était de retour chez lui. Nous avons parlé de notre après-midi. Nous ne devions pas être totalement repus tous les deux, car notre conversation est vite devenue très chaude. Nous avons branché nos webcams pour terminer la journée et totale harmonie…

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Une petite séance torride

Une petite séance torride, à l’image des quelques heures que nous avions passées ensemble un peu plus tôt.


* * * * *

Brusquement, il s’est mis à crier et m’a dit : « Ça vient »

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Tu lui as cédé ?
Certainement pas ! Ce n’est ni Vincent, ni aucun autre homme, qui me dictera ma conduite sexuelle. Pas plus à cette époque qu’aujourd’hui. Je me donne à qui je veux, quand je veux. Mais qu’à cela ne tienne, je me suis montrée conciliante avec lui.

Comment ?
En lui proposant d’être là quand je verrais Gilles. Il me prenait en duo avec Didier, alors, pourquoi pas avec Gilles ? Je faisais ça par amour pour lui car je le sentais désorienté, même si, au fond de moi, j’avais plus envie de retrouver Gilles en tête à tête. Quand je dis « tête à tête », tu vois à quoi je pense…

Il a accepté ?
Il aurait peut-être accepté, mais il n’a pas supporté quand je lui ai dit « Comme ça je saurai qui est le meilleurs ! ». Je sais bien que ce n’était pas la chose à dire, mais j’avais envie de provoquer un peu. C’était une sorte d’acte manqué… Il l’a très mal pris. Comme nous discutions au téléphone, il a raccroché en me disant que je n’avais qu’à me faire sauter par qui j’avais envie. Je l’ai immédiatement rappelé, mais pas pour chercher à le calmer. Je lui ai simplement dit que je me ferai effectivement sauter par qui j’en avais envie avant de raccrocher à mon tour.

C’était la crise !
Disons un moment un peu tendu, mais le lendemain tout était rentré dans l’ordre et je lui ai promis de le recevoir pour une visite à domicile le mercredi soir s’il en avait envie.

Le mercredi, celui où tu voyais Gilles ?
Oui. Une belle preuve d’amour, non ? En fait, je n’avais pas pris très au sérieux sa réaction et j’avais eu tort. Il était réellement jaloux de Gilles, suffisamment pour les quelques heures que j’allais passer avec lui entament profondément notre relation. A partir de ce jour, il n’a plus été vraiment le même, comme s’il se sentait atteint dans sa virilité. J’ai pris le parti de ne pas chercher à le rassurer et c’est ainsi qu’une première faille sérieuse s’est produite dans notre relation.

Mais finalement, tu as quand même vu Gilles ?
Ah Gilles ! Bien sûr. Ce que Vincent ne voulait pas admettre, c’est que je puisse être accro d’un type comme Gilles qu’il considérait comme une sorte d’obsédé du sexe un peu rustre. Et quand je lui disais que c’était bon de faire l’amour de temps en temps avec un type qui ne se prenait pas la tête et qui se servait de sa queue comme un dieu, il me répondait que j’étais aussi obsédée que Gilles !

Parle moi de cette visite
Elle fut bien trop courte. On s’était donné rendez vous dans le hall d’un hôtel proche de l’aéroport pour 14h30. Il est arrivé avec une demi heure de retard. Le connaissant, je savais qu’il avait tout fait pour être à l’heure, mais que son travail avait contrarié ses plans. Je l’ai attendu, assise dans le hall, près de la porte d’où je pouvais surveiller le parking. Quand je l’ai vu arriver en costar cravate, je l’ai trouvé si beau ! Le sourire que je lui ai adressé traduisait mon admiration et mon envie.


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Le sourire que je lui ai adressé traduisait mon admiration et mon envie

Je me suis précipitée vers lui pour l’embrasser, sans me soucier de tous les regards qui nous observaient. Il faut dire, mais tu t’en doutes, que j’étais particulièrement sexy et que je faisais honneur à l’été avec ma robe légère et très courte. Je n’ai pas dû faire fantasmer que Gilles !

Et ensuite ?
Je ne vais pas tout te raconter en détail ! Gilles a pris la chambre et on est vite monté. Gilles s’est vite montré très entreprenant et très excité. La porte de l’ascenseur à peine refermée, il connaissait déjà la surprise que je lui avais réservée.

La surprise ?
Une petite surprise, juste pour l’exciter un peu plus ! J’avais choisi de ne rien porter rien sous ma petite robe. Je me doutais bien qu’il s’en apercevrait vite, car il a les mains très baladeuses. Il a dû apprécier ma surprise si j’en crois ce que j’ai senti en me serrant contre lui. Nous montions au deuxième, donc pas le temps de faire des fredaines. Une fois dans la chambre, nous nous sommes embrassés sans retenue, avec nos bouches, nos corps, nos mains. Gilles a voulu absolument prendre une douche avant d’aller plus loin. J’étais un peu surprise, mais il devait avoir ses raisons. Je l’ai regardé se déshabiller, assise dans un fauteuil. J’avais volontairement adopté une attitude provocatrice pour lui montrer mon impatience.

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Je l’ai regardé se déshabiller, assise dans un fauteuil.

Il n’était pas insensible à mon petit manège. Une fois nu, il avait une splendide érection qui n’était pas de nature à apaiser mon excitation. Je n’ai pas attendu longtemps pour le rejoindre dans la salle de bain. Il était sous la douche, mais sa queue restait au garde à vous. Quand il m’a vu, il a souri. Je n’ai pas résisté et je me suis débarrassée de ma robe qui est tombée au sol. Alors je me suis précipité dans la douche pour me coller à lui. Du coup, j’étais aussi trempée que lui. Nous sommes sorti de la cabine de douche, toujours enlacés. Il m’embrassait et je sentais sa queue si dure contre moi.

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Il m’embrassait et je sentais sa queue si dure contre moi.

Je n’en pouvais plus et je l’ai entraîné vers le lit. Il sentait bon. Ma bouche n’a pas tardé à s’activer sur son sexe que je trouvais énorme. C’était bon de le sucer et mon ardeur était à la hauteur de mon désir. Gilles s’est rapidement mis à gémir, puis il m’a demandé de m’arrêter, me disant qu’il ne voulait pas jouir comme ça.

Il avait d’autres envies et toi aussi, je suppose
Bien sûr, même si j’ai toujours une envie très forte de prendre sa queue dans ma bouche tant elle me fascine. J’étais un peu surprise par le comportement de Gilles qui ne se lassait pas aussi vite de ma langue les autres fois. Je n’avais pas vraiment envie de m’arrêter au milieu de ma dégustation et je continuais à le pomper sans tenir compte de ses protestations.

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Je continuais à le pomper sans tenir compte de ses protestations.


Heureux homme !
Moi aussi j’étais une femme heureuse à ce moment. Puis il s’est rapidement mis à gémir encore plus fort, à me dire que c’était bon. Il a pris ma tête et l’appuyait en cadence sur son sexe. Il était vraiment excité. Brusquement, il s’est mis à crier et m’a dit : « Ça vient ». J’ai senti son sexe se tendre et tressaillir. Presque immédiatement j’ai reçu des giclées de sa semence chaude dans ma bouche. Je ne m’y attendais pas et j’ai failli m’étouffer. Je sentais ses spasmes et je recevais des giclées abondantes qui ne semblaient plus finir. J’en avais partout. Je l’ai regardée avec étonnement. Comme je m’essuyais la bouche, il m’a prise contre lui l’air penaud, me demandant de lui pardonner. Je lui ai dit qu’il n’y avait rien à pardonner, que son plaisir était aussi le mien. Il s’en voulait de ne pas s’être retenu. C’est vrai que ce n’est pas du tout dans ses habitudes, bien au contraire.

Tu devais lui avoir fait un effet terrible !
Peut-être, mais il n’y avait pas que ça.
* * * * *

Avec deux hommes je suis en permanence à la limite, quand ce n’est pas une queue qui déclenche mon orgasme, c’est l’autre...

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Et en dehors de la plage et du cabinet ?
Nous avions retrouvé notre rythme d’un après midi par semaine rien que pour nous. Enfin, presque.

Presque ?
Oui, je veux dire rien que nous deux, sauf si nous étions trois.

Trois ?
Avec Didier. Avec Vincent, il m’avait fait découvrir l’amour avec deux hommes avant les vacances. Nous n’en sommes pas restés à la première expérience. Nous avons fait ça à trois au moins deux fois en août et chaque fois j’en suis sortie épuisée et terriblement comblée. Il faut dire que ce sont deux amants exceptionnels et qu’ils s’y entendent pour arriver à me satisfaire ensemble.

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Nous avons fait ça à trois au moins deux fois en août

C’est toi qui en avait envie ou eux ?
Nous en avions très envi tous les trois. Tu sais bien que je ne ferais jamais quelque chose dont je n’aurais pas envie ! La première fois avait été une expérience, les fois suivantes un approfondissement. Avec deux hommes je suis en permanence à la limite, quand ce n’est pas une queue qui déclenche mon orgasme, c’est l’autre.

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Quand ce n’est pas une queue qui déclenche mon orgasme, c’est l’autre

Ce n’est pas seulement que la jouissance soit plus intense, mais elle est aussi différente. Ce qui la rend plus forte ; c’est une fois encore le côté hors normes, le fait de braver des tabous. Qui dans mon entourage se serait douter que la petite institutrice de l’école privée catholique du quartier huppé de la ville, mère de famille modèle, se faisait sauter pendant des après-midi entiers par deux hommes et qu’elle y prenait un pied terrible ! Rien que pour ça j’en aurais eu envi…

Tu restais donc en relation avec Didier ?
Il restait mon initiateur. Entre nous, il y avait une grande complicité. Je le savais un des rois des soirées libertines de la ville et ce côté-là de lui me fascinait. Il ne demandait qu’à « m’introduire » dans ce milieu, mais je me montrais réservée. Vincent n’y était pas favorable et il n’était pas question pour lui d’entrer dans ce milieu.

Mais toi, tu en avais envie ?
J’étais curieuse, mais ça me faisait aussi un peu peur. J’avais peur de rencontrer des gens qui me reconnaîtraient, peur que des hommes qui ne me plairaient pas me touchent. Mais finalement je crois que ce que je craignais le plus c’était de me laisser aller à mes désirs les plus profonds sans la moindre retenue. Je m’étais découvert tellement de désirs cachés au fond de moi depuis toujours que je n’étais pas certaine de pouvoir me contrôler.

Pourquoi voulais-tu te contrôler ?
C’est difficile à dire. Un reste de pudeur, de conditionnement. Par contre j’ai cédé à Didier sur son obsession de l’exhibitionnisme. A force de sollicitation, il a réussi à m’entraîner dans le « petit chemin » pour faire l’amour devant des voyeurs. Je t’ai déjà raconté nos deux premières fois. Cette fois encore, Vincent n’avait pas voulu s’y associer et je l’avais fait seule avec Didier. J’avais été surprise par le degré d’excitation de Didier dans ces petits jeux.

Qu’est-ce qui l’excitait tant ?
Il aimait que je me déshabille entièrement et que je me caresse alors que des mecs me regardaient à travers la vitre de la voiture.

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Moi, je les voyais. Je les regardais se caresser, rassurée car j’étais bien à l’abri dans la voiture entièrement verrouillée.

Et puis ?
Quand je m’étais bien donnée en spectacle, il me demandait de le sucer. Il y avait des types des deux côtés de la voiture qui nous mataient. Je sentais alors l’excitation de Didier car sa queue était terriblement dure.

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Il y avait des types des deux côtés de la voiture qui nous mataient

Et alors ?
Alors je lui passais un préservatif et il me prenait sur le siège. Plusieurs fois il m’a demandé d’ouvrir la fenêtre pour que les mecs puissent me toucher.

Tu l’as fait ?
Oui, je l’ai fait, mais jamais bien longtemps et je n’ai pas voulu qu’ils me touchent. Je les regardais, je regardais leurs mains s’agiter. J’avais peur qu’il gicle sur moi et en même temps j’en avais envie. Ce monde me semblait étrange et fascinant. Je me suis toujours demandé pourquoi Didier, qui était sexuellement épanoui, avait ce besoin à la limite du sordide.

Le « petit chemin » est devenu une habitude ?
Non. Il y a une autre soirée où nous sommes allés très loin. Mais c’est un peu plus tard. D’autres événements se sont produits avant, qui expliquent sûrement pourquoi je me suis laissée aller à ce point.

Tu me racontes ?
Je te raconterai. Mais pour que tu comprennes bien mon état d’esprit, il faut que tu saches ce qui s’est passé à la fin du mois d’août cette année là.

C’est si important ?
Il y a eu plusieurs événements. Ça a commencé par une visite éclaire de Gilles. Son groupe de travail devait se réunir pour la première fois, mais il ne pouvait pas rester pour la nuit. Sa réunion étant le matin et comme il était également pris pour le déjeuner, nous étions convenus de nous voir dans l’après-midi jusqu’au départ de son avion. J’étais un peu déçue, mais néanmoins très excitée. Le hasard a voulu que la réunion soit programmée un mercredi, jour traditionnel de mes rencontres avec Vincent. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que Vincent allait me faire une véritable crise de jalousie à l’idée que je passe l’après-midi avec Gilles. Il m’a quasiment intimé l’ordre de ne plus le voir !

Tu lui as cédé ?
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