Voissa: La Sorbonne libertine

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contribution d'une belle ampleur...

4 Commentaire(s) :
pour vous aussi nous envoyer vos photos, contactez nous à ce mail:

sorbonne_libertine@hotmail.fr

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quelle position préférez vous?

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un couple nous envoie ses photos et déclinent quelques unes de leurs positions fétiches... laquelle préférez vous? Tiens il porte une capote, pensez y aussi...

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un couple inspiré

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Ils ne sont pas égoïstes et vous invitent à partager leur plaisir...

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seconde slave

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voici la suite des photos de notre jeune petite rousse qui de toute évidence jouit d'un certain succès...

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petit cam-trip entre copines

2 Commentaire(s) :
Juste pour le plaisir d'une dernière mise à jour. J'ai reçue cette série de petites photos prises par une cam d'un petit trip entre copines...

pour envoyer vos photos sorbonne_libertine@hotmail.fr

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Pari réussi !

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Le pari a été lancé à Nanterre il y a trois mois... juste une petite annonce proposant à des amies de poser ensemble nues sur une photo qui n'est pas tant coquine qu'amusante. He bien voilà, pari réussi, bravo mesdemoiselles de Nanterre! Vous ne trouvez pas que deux d'entre elles ont un petit air de famille? hm hm...

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Etudiants de tous les pays, embrassez vous!

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Puisque vous semblez tous disposés à agrémenter ce site je vous propose d'envoyer les photos de vos plus beaux baisers (hétero, bis, gays, lesbiens et autres lol), les plus originaux, les plus coquins, les plus gourmands, les plus osés... et dans une semaine une selection des meilleurs sera proposée sur ce site. Alors a vos appareils!

envoyez les à sorbonne_libertine@hotmail.fr

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Serait-ce la Lou d'Apollinaire?

1 Commentaire(s) :
La Sorbonne libretine n'est pas une découverte pour cette petite khâgneuse de province qui n'a pas froid aux yeux ni au reste. Rien de bien méchant ici, si ce n'est le plaisir de faire la coquine et de le partager.
J'ai reçu du reste quelques clichés individuels de jeunes filles essentiellement (bah alors messieurs que faites vous!?) que je publierai un peu plus tard dans un billet collectif... un peu de patience et continuez à envoyer vos photos:

sorbonne_libertine@hotmail.fr

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Mélanie et Fabien

5 Commentaire(s) :
Il faut croire que l'exhibition est à la mode, et que notre blog a du succès. A peine mis en service j'ai reçu ces quelques photos envoyées par Mélanie et Fabien, deux étudiants de Rouen qui m'ont offert de les publier ici. Alors n'hésitez pas à les imiter en nous faisans parvenir vos photos coquines ou essai d'art erotique et ayez un peu d'imagination. Aux armes messieurs, cessez d'être passifs!

pour nous envoyer les votres:

sorbonne_libertine@hotmail.fr

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Du plaisir chez Diderot

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BORDEU. - Mademoiselle, pourriez-vous m'apprendre quel profit ou quel plaisir la chasteté et la continence rigoureuse rendent soit à l'individu qui les pratique, soit à la société ?

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Ma foi, aucun.

BORDEU. - Donc, en dépit des magnifiques éloges que le fanatisme leur a prodigués, en dépit des lois civiles qui les protègent, nous les rayerons du catalogue des vertus, et nous conviendrons qu'il n'y a rien de si puéril, de si ridicule, de si absurde, de si nuisible, de si méprisable, rien de pire, à l'exception du mal positif, que ces deux rares qualités ...

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - On peut accorder cela.

BORDEU. - Prenez-y garde, je vous en préviens, tout à l'heure vous reculerez.

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Nous ne reculons jamais.

BORDEU. - Et les actions solitaires ?

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Eh bien ?

BORDEU. - Eh bien, elles rendent du moins du plaisir à l'individu, et notre principe est faux, ou...

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Quoi, docteur!...
BORDEU. - Oui, mademoiselle, oui, et par la raison qu'elles sont aussi indifférentes, et qu'elles ne sont pas aussi stériles. C'est un besoin, et quand on n'y serait pas sollicité par le besoin, c'est toujours une chose douce. Je veux qu'on se porte bien, je le veux absolument, entendez-vous ? Je blâme tout excès, mais dans un état de société tel que le nôtre, il y a cent considérations raisonnables pour une, sans compter le tempérament et les suites funestes d'une continence rigoureuse, surtout pour les jeunes personnes ; le peu de fortune, la crainte parmi les hommes d'un repentir cuisant, chez les femmes celle du déshonneur, qui réduisent une malheureuse créature qui périt de langueur et d'ennui, un pauvre diable qui ne sait à qui s'adresser, à s'expédier à la façon du cynique. Caton, qui disait à un jeune homme sur le point d'entrer chez une courtisane: « Courage, mon fils... » lui tiendrait-il le même propos aujourd'hui ? S'il le surprenait, au contraire, seul, en flagrant délit, n'ajouterait-il pas : cela est mieux que de corrompre la femme d'autrui, ou que d'exposer son honneur et sa santé ? Eh quoi ! parce que les circonstances me privent du plus grand bonheur qu'on puisse imaginer, celui de confondre mes sens avec les sens, mon ivresse avec l'ivresse, mon âme avec l'âme d'une compagne que mon cœur se choisirait, et de me reproduire en elle et avec elle, parce que je ne puis consacrer mon action par le sceau de l'utilité, je m'interdirai un instant nécessaire et délicieux ! On se fait saigner dans la pléthore ; et qu'importe la nature de l'humeur surabondante, et sa couleur, et la manière de s'en délivrer ? Elle est tout aussi superflue dans une de ces indispositions que dans l'autre; et si, repompée de ses réservoirs, distribuée dans toute la machine, elle s'évacue par une autre voie plus longue, plus pénible et dangereuse, en sera-t-elle moins perdue? La nature ne souffre rien d'inutile ; et comment serais-je coupable de l'aider, lorsqu'elle appelle mon secours par les symptômes les moins équivoques ? Ne la provoquons jamais, mais prêtons-lui la main dans l'occasion ; je ne vois au refus et à l'oisiveté que de la sottise et du plaisir manqué. Vivez sobre, me dira-t-on, excédez-vous de fatigue. Je vous entends : que je me prive d'un plaisir ; que je me donne de la peine pour éloigner un autre plaisir. Bien imaginé !

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Voilà une doctrine qui n'est pas bonne à prêcher aux enfants.

BORDEU. - Ni aux autres. Cependant me permettez-vous une supposition ? Vous avez une fille sage, trop sage, innocente, trop innocente ; elle est dans l'âge où le tempérament se développe. Sa tête s'embarrasse, la nature ne la secourt point: vous m 'appelez. Je m 'aperçois tout à coup que tous les symptômes qui vous effrayent naissent de la surabondance et de la rétention du fluide séminal ; je vous avertis qu'elle est menacée d'une folie qu'il est facile de prévenir, et qui quelquefois est impossible à guérir ; je vous en indique le remède. Que ferez-vous ?

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - A vous parler vrai, je crois... mais ce cas n'arrive point...

BORDEU. - Détrompez-vous ; il n'est pas rare; et il serait fréquent, si la licence de nos mœurs n'y obviait... Quoi qu'il en soit, ce serait fouler aux pieds toute décence, attirer sur soi les soupçons les plus odieux, et commettre un crime de lèse-société que de divulguer ces principes. Vous rêvez.

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Oui, je balançais à vous demander s'il vous était jamais arrivé d'avoir une pareille confidence à faire à des mères.

BORDEU. - Assurément.

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Et quel parti ces mères ont-elles pris ?

BORDEU. - Toutes, sans exception, le bon parti, le parti sensé... Je n'ôterais pas mon chapeau dans la rue à l'homme suspecté de pratiquer ma doctrine ; il me suffirait qu'on l'appelât un infâme. Mais nous causons sans témoins et sans conséquence ; et je vous dirai de ma philosophie ce que Diogène tout nu disait au jeune et pudique Athénien contre lequel il se proposait de lutter : « Mon fils, ne crains rien, je ne suis pas si méchant que celui-là. »

MADEMOISELLE DE LESPINASSE (en se couvrant les yeux). - Docteur, je vous vois arriver, et je gage...

BORDEU. - Je ne gage pas, vous gagneriez. Oui, mademoiselle, c'est mon avis.

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Comment ! soit qu'on se renferme dans l'enceinte de son espèce, soit qu'on en sorte ?

BORDEU. - Il est vrai.

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Vous êtes monstrueux.

BORDEU. - Ce n'est pas moi, c'est ou la nature ou la société. Écoutez, mademoiselle, je ne m'en laisse point imposer par des mots, et je m'explique d'autant plus librement que je suis net et que la pureté connue de mes mœurs ne laisse prise d'aucun côté. Je vous demanderai donc, de deux actions également restreintes à la volupté, qui ne peuvent rendre que du plaisir sans utilité, mais dont l'une n'en rend qu'à celui qui la fait et l'autre le partage avec un être semblable mâle ou femelle, car le sexe ici, ni même l'emploi du sexe n 'y fait rien, en faveur de laquelle le sens commun prononcera-t-il ?

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - Ces questions-là sont trop sublimes pour moi.

BORDEU. - Ah ! après avoir été un homme pendant quatre minutes, voilà que vous reprenez votre cornette et vos cotillons, et que vous redevenez femme. A la bonne heure; eh bien ! il faut vous traiter comme telle... Voilà qui est fait... On ne dit plus mot de Mme du Barry... Vous voyez, tout s'arrange; on croyait que la cour allait être bouleversée. Le maître a fait en homme sensé ; Omne tulit punctum ; il a gardé la femme qui lui fait plaisir, et le ministre qui lui est utile... Mais vous ne m'écoutez pas... Où en êtes-vous ?

MADEMOISELLE DE LESPINASSE. - J'en suis à ces combinaisons qui me semblent toutes contre nature.

BORDEU. - Tout ce qui est ne peut être ni contre nature ni hors de nature, je n'en excepte pas même la chasteté et la continence volontaires qui seraient les premiers des crimes contre nature, si l'on pouvait pécher contre nature, et les premiers des crimes contre les lois sociales d'un pays où l'on pèserait les actions dans une autre balance que celle du fanatisme et du préjugé.

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