Voissa: De la Nature du récit - Partie I - Voissa

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De la Nature du récit - Partie I

4 Commentaire(s) :
Les textes érotiques sont une façon très efficace de stimuler l’imaginaire dans un couple. Ils ont ce pouvoir de séduction qui est unique à la littérature. Un film, aussi bon soit-il, ne pourra jamais égaler un livre car il ne laisse que peu de place à l’imagination. Soit, il peut amener à une réflexion dont pourra en découler une sublimation de la libido. Il peut être suggestif à souhait mais notre cerveau n’a que peu d’efforts à faire : l’image lui donne toute les clés et sa seule force réside alors dans sa capacité à nous transposer dans la situation. Un livre ou un texte, en revanche, fait appel à nos repères intimes. Il n’est pas rare, pour ne pas dire quasi automatique, que la lecture d’une description se traduise différemment dans notre tête. Nos références, notre perception, prennent le relais sur le descriptif verbal. Soumettez à deux personnes le même texte et vous verrez que la visualisation de chacun sera bien différente. Cette différence vient essentiellement de notre cerveau qui analyse l’information qui lui arrive et en fait une représentation particulière. Et c’est là que se trouve le pouvoir des mots.

La rédaction d’un tel texte demande une certaine retenue : il faut prendre son temps, ne pas vouloir aller trop vite pour amener le lecteur au climax sous peine d’en diminuer drastiquement l’effet. Il ne faut pas hésiter non plus à reprendre son texte, l’enrichir de vocabulaire, appuyer les descriptions. Ça n’est pas chose facile mais c’est un processus obligatoire. Le style doit aussi varier : il faut alterner entre le soft, le cru. Ce changement provoque souvent une montée en puissance du désir lorsqu’on le laisse porter.

Voici donc un texte que j’ai écrit pour Margot. Le texte en soit a une certaine portée érotique. Il faut cependant le mettre dans un contexte favorable. Il convient de dresser une ambiance propice et de bien connaître son ou sa partenaire pour que le récit touche sa cible. Peut être ce texte ne suscitera en vous que peu d’effets car il n’a pas été écrit à votre attention et certaines références ou désir ne vous correspondent pas. Le bu de cette « publication » n’a qu’un intérêt démonstratif, toutes proportions gardées puisque je n’ai pas la prétention d’être écrivain, encore moins mentor!

J’espère malgré tout que vous prendrez plaisir à le lire et si par chance il suscite en vous une émotion forte, et bien vous m’en voyez ravi ;).

À lire seul(e) ou à deux, dans une ambiance feutrée et propice à la recherche du plaisir….


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Invitation au Candaulisme
C’est l’été. Un mois de juillet chaud et moite. C’est la première année où nous partons seuls en vacances. Les enfants se font garder par leurs grands parents et nous avons décidé de faire un petit tour de France en rendant visite à nos connaissances. Tu es partie un peu en avance chez Roanne, un ami rencontré sur un site Internet, et avec qui nous avons sympathisé, pendant que je suis parti accompagner les enfants et viendrai vous rejoindre d’ici 2 jours.

Il était convenu que Roanne viendrait te chercher à l’aéroport. Sur le chemin qui vous mène à sa maison, vous discutez de choses et d’autres, à la manière de deux personnes qui se rencontrent pour la première fois après avoir échangé longtemps sur le net. C’est une sensation très agréable. Le temps file vite malgré les 80 kilomètres qui séparent l’aéroport de sa demeure. S’engageant sur un petit chemin de terre dans la garrigue, tu aperçois entre les oliviers centenaires la maison qui nous servira de refuge pour le temps de cette visite. Sa maison, une vielle demeure en pierres, est un mas situé dans l’arrière pays. Le cachet de cette dernière est sans appel! Il nous avait parlé d’un havre de paix mais il ne s’était pas étalé sur les détails, préférant nous laisser la découvrir par nous même. La luminosité forme un halo autour de ces murs épais et la présence d’oliviers tout autour lui donne un aspect quasi mystique. Les couleurs typiquement provençales dégagent un sentiment de bien-être dès le premier coup d’œil.

Image IPB

Arrivée dans la cour à l’avant de la maison, tu remarques la présence de plusieurs voitures. Roanne, qui s’aperçoit de ta surprise te mentionne que l’été sa maison est un véritable lieu de rassemblement d’amis qui viennent passer un week-end, une semaine, un jour. Galamment, Roanne t’ouvre la porte et te tend la main pour sortir de la voiture. Tu réalises alors que la climatisation offre des atouts dans ce coin de France où la chaleur estivale n’a pas son pareil! Te tenant par la main, tel un guide avide de te faire découvrir les recoins d’un site caché à la vue de tous, Roanne se dirige vers la porte principale. Là, debout à côté de la porte, se tient Calista, une femme d’une quarantaine d’années. Tu apprendras plus tard que c’est une domestique que Roanne engage pour la saison estivale. Cette dernière, après un bref salut, rejoint la voiture pour y prendre tes effets personnels. D’apparence très stricte, Calista dégage un je-ne-sais-quoi que tu n’arrives pas à cerner; un mélange de rigueur, d’efficacité et de sensualité.

L’air frais de la maison est agréable. Roanne te demande si tu souhaites te rafraîchir. Les quelques heures d’avion étant, c’est avec plaisir que tu acceptes cette offre. Il te conduit alors à notre chambre, dont le style reflète celui de la maison. Une chambre classique, de type provençal, assez neutre. Les bibelots sont sobres, la décoration finement travaillée. Un sentiment de fraîcheur exalte de la pièce. Tu te diriges alors vers la salle de bain où tout a été préparé à ton intention. Une douche salvatrice te remet les idées en place que le décalage horaire s’était fait un malin plaisir d’embrouiller. À la sortie de la douche, tu vois que Calista a apporté tes affaires et tu revêtis alors une tenue plus aérée et confortable. Tu redescends pour rejoindre notre hôte qui est attablé autour de la piscine, accompagné de 5 personnes, 2 couples et un homme, qui semblent engagés dans une discussion endiablée sur la nécessité de l’érotisme dans l’Art. Cette discussion pourrait paraître de prime abord très élitiste mais tu te rends rapidement compte que les protagonistes ne recherchent pas à projeter une apparence de savoir, une prestance. C’est une discussion de fond où chacun explique son point de vue sans tenter de convaincre l’autre. Te voyant pénétrer sur la terrasse, Roanne te fait signe et te présente aux autres vacanciers. L’après midi se déroule alors en toute quiétude, autour de discussions diverses et stimulantes pour l’esprit. Tu savoures déjà cet instant de repos où tu n’as plus à te préoccuper de quoi que ce soit d’autre que de relaxer.

Il est 21h00 et le coucher de soleil projette un éclairage particulier que les spots aux pieds des murs intensifient. Calista s’affaire à sortir et allumer les chandelles. La soirée qui s’engage est particulièrement arrosée. L’ambiance conviviale qui règne ici fait que tu t’es laissée un peu aller. Tu es grisée, heureuse de l’instant présent. La Tramontane, un vent tiède, rend l’atmosphère plus supportable. Il faut bien reconnaître qu’en plein milieu de l’après midi, malgré la présence de la piscine pour se rafraîchir, la chaleur était accablante.

Comme toutes les soirées arrosées, les discussions tournent rapidement en dessous de la ceinture. On y parle de fellation, d’éjaculation, de sodomie. Bref, les sujets traditionnels dans ces circonstances. Roanne te fait parfois des clins d’œil comme pour te dire qu’il n’y a rien là de gênant : c’est l’atmosphère de la demeure qui fait ça.

Aux alentours de 22h00, le téléphone sonne et la servante amène le combiné à Roanne. Celui-ci prend un air un peu plus sérieux et intéressé. Après quelques instants, il te passe le combiné. C’est moi qui t’appelle et je te dis les mots suivants : « ce soir, tu suivras les ordres que te donnera Roanne. Je lui ai laissé des consignes bien strictes. Il a accepté de jouer le jeu ». Tu es surprise de la requête. Tu te demandes si le décalage horaire ne t’a pas joué un tour. Est-ce la une proposition de candaulisme? D’accord, nos échanges sur le net tournaient beaucoup autour de la ceinture; soit, nous avions discuté de cette pratique mais c’était resté virtuel. Tu restes pantois quelques instants, tentant de réaliser la nature de la situation. Tu remets machinalement le téléphone à Roanne, perdue dans tes pensées.

Après avoir raccroché, Roanne sort de sa poche un petit calepin sur lequel il écrit une note. Il déchire la feuille et te fait passer le petit papier, comme si de rien n’était, à l’insu des autres. L’ouvrant discrètement, une petite phrase simple mais directe est inscrite sur la missive : « va revêtir les vêtements que Calista a déposé sur ton lit dans ta chambre. Maintenant. Prétexte un mal de tête ou tout autre raison pour justifier de t’éclipser. Lorsque tu seras prête, attends. »

Voila qui a le mérite d’être clair! Tu ne sais définitivement comment réagir. D’un côté l’offre est excitante (après tout, tu as eu l’occasion d’entrevoir l’anatomie de Roanne lorsqu’au cours de l’après-midi ce dernier a fait quelques longueurs dans la piscine : même s’il n’était pas en érection, tu as bien remarqué que sa verge présentait un diamètre intéressant et une longueur qui, même au repos, saurait amplement te remplir la bouche. De plus, si je t’ai dit de suivre ses indications, c’est bien que je te donne mon accord); d’un autre côté, la situation est plutôt particulière : tu es là depuis peu, tu ne connais que peu les personnes présentes et ta raison s’insurge. Mais la soirée est grisante et les barrières s’effacent.

Ainsi, prétextant une migraine, tu t’éclipses discrètement vers la chambre, en prenant bien soin de ne pas attirer l’attention des autres invités de la maisonnée. La chambre donne sur le Sud : elle est donc encore bien chaude! En ouvrant la porte, tu aperçois sur le lit une boite en feutrine de taille conséquente. Refermant la porte, tu ouvres fébrilement ce présent.

Quelle n’est pas ta surprise de découvrir la tenue qui s’y trouve! Une combinaison en vinyle noire, dans les tons plutôt mats. Elle est évidement très moulante mais présente quelques particularités qui te laissent perplexe. Les excroissances pour y loger les seins sont entourées d’une fermeture éclair. Au niveau du pubis, une autre fermeture éclair relie le sommet du clitoris au périnée. Finalement, un petit orifice s’ouvre vers l’ouverture pointant vers la structure anatomique du même nom.

Cela te prend bien une bonne quinzaine de minutes à enfiler la combinaison. Calista a laissé un peu d’huile de massage pour que tu t’en enduises afin de faciliter la « pose » de la combinaison. Effectivement, le fait d’avoir la peau un peu plus glissante permet d’enfiler la tenue plus aisément. Un miroir de pied permet de voir le résultat. Tes courbes sont clairement définies et même le bout de tes seins excités par le frottement du vinyle pointent vigoureusement et se dessinent dans la tenue. La combinaison est en effet étonnamment légère et fine, comme une deuxième peau, mais malgré tout plus épaisse que ces nouvelles combinaisons de natation. Ton entrejambe se retrouve également bien moulé! Hors de question de porter une culotte! Ainsi, le vinyle s’est glissé entre tes lèvres supérieures et on peut visiblement observer ton sexe glabre moulé dans cette gaine de plastique. Il en va de même pour tes fesses, à l’exception faite du vinyle qui ne s’introduit pas entre ces dernières : vis-à-vis de ton petit trou, l’ouverture, d’un diamètre tournant aux alentours de 3-4cm, rigidifie la combinaison à ce endroit. La combinaison remonte finalement jusque sous le menton, et au niveau des chevilles et des poignets.

Après avoir revêtu cette combinaison, tu vois qu’il y a une petite sacoche en cuir à l’intérieur de la boite. Tu l’ouvres et y découvre un collier de cuir noir, d’environ 3 mm d’épaisseur pour une largeur d’environ 2.5 cm. Le collier est rattaché à une chaîne métallique à gros maillons. Aucun doute sur le message ici délivré. Tu mets donc le collier, la chaîne pendant dans ton dos. Te voici prête et soumise…

Tu te mets alors à genoux, dos à la porte, et tu attends.

Les minutes passent mais rien ne se produit. Tu entends les gens passer tout proche de la chambre et à chaque fois ton cœur s'emballe. Mais en vain. Et puis, au bout de ce que tu crois être une trentaine de minutes (le temps semble figer dans ces moments là), tu entends plusieurs voitures arriver à la maison. Pas toutes en même temps évidement, mais suffisamment régulièrement pour avoir l'impression d'un flot continu. Sans être une experte des voitures, tu reconnais au bruit que certaines doivent être de farouches sportives! Pour chaque arrivée de voiture, le cérémonial semble le même : Calista, dont tu finis par reconnaître le bruit des talons qui fouettent le sol, se dirige vers le véhicule. On entend distinctement des sons, sans pour autant être capable de reconnaître ne serait-ce que la langue, puis les voix s'éloignent et Calista revient vers la maison.

Ce petit manège dure bien une heure. Cela fait maintenant une heure et demie, selon tes estimations, que tu es là à attendre. Tu finis par te demander si on ne t'a pas oublié! Peut être est-ce l'intérêt du jeu qui t’anime mais tu n'as pas bougé de tout ce temps.

Plongée dans tes réflexions, tu n'as pas remarqué le claquement des pas dans le couloir qui mène à ta chambre. C'est donc avec surprise que tu entends la porte s'ouvrir dans ton dos. Calista te place un foulard sur les yeux. Elle le sert fermement et s'assure que tu ne vois rien en passant sa main devant tes yeux. Il est facile de s'en apercevoir par l'effluve que son parfum à base de musc dégage de ses mains à leur passage devant ton visage. C'est suffisamment inusité pour que tu relèves ce détail: un parfum pour femme à base de musc…

Puis, de façon parfaitement inattendue, elle enfonce son index dans ta bouche, un peu à la façon dont un poisson se ferait harponner par un hameçon! Un rictus de douleur te fait ouvrir la bouche et subrepticement, tu te retrouves avec une balle enfoncée profondément dans la bouche. Tu reconnais la nature de ce bâillon. Cela t'inquiète un peu d'ailleurs car ton cerveau commence à vouloir faire des liens entre des choses qui n'en n'ont peut être pas. Puis, d’un mouvement rapide, Calista te saisit les 2 bras et les place dans ton dos. Elle les menotte avec une dextérité déconcertante. Si un doute avait pu s’introduire dans ton esprit sur la nature de ce qui pourrait suivre, ces quelques instants auront vite fait de les effacer!

Calista saisit alors la laisse et te tire comme on le ferait pour du bétail. À aucun moment elle n’aura prononcé un mot, démontré la moindre attention particulière. Elle fait ça de façon machinale, automatique, sans aucune dimension humaine, autant que la situation puisse laisser le champ libre à de telles transgressions. D’un pas alerte, vous sortez de la chambre et prenez sur la droite. Évidement, tu es obligée de suivre le mouvement en espérant ne pas buter sur un obstacle qu’il te serait impossible d’éviter. Bonan-malan, tu réussis à éviter les obstacles mais quelques détails te laissent dubitative. Tu n’as absolument pas reconnu le trajet emprunté! Qui plus est, tu es persuadée ne pas avoir vu de porte à côté de ta chambre. Et puis cette descente dans l’escalier en spirale est un comble. Tu n’en n’as vu aucun! Certes, cela ne fait pas longtemps que tu es dans cette maison mais de la à ne pas repérer un tel escalier, c’est assez déroutant. Quoiqu’il en soit, tu pénètres dans une pièce qui te semble, à l’écho du bruits de vos pas, assez vaste mais sans ouverture : le son est assez ample mais paradoxalement très étouffé. Le sol ne semble pas non plus être fait de bois ou de carrelage. On aurait plutôt dit une moquette, mais relativement fine car vos pas ne s’enfoncent pas trop. Il s’agirait plutôt d’une moquette de grand passage, mais de qualité supérieure.

Finalement, après ce périple impromptu, Calista fini par s’arrêter et t’enlever ton foulard.

Tu entrevois une pièce au cachet médiéval relativement sobre. Elle est de grande taille comme tu l’avais présumé. Il s’agit probablement d’une ancienne pièce de réunion. En effet, une salle de banquet aurait eu des vitraux, ou du moins des ouvertures. Ici, ça n’est pas le cas : aucune source d’éclairage autre qu’artificiel. Des tissus recouvrent les murs. Pas de fresque ni tapisseries brodées. Tout simplement un tissu rouge sang sur toute la hauteur des murs. Au sol, une moquette noire de bonne facture. Quelque chose te gêne avec cette moquette mais tu n’arrives pas à mettre le doigt dessus. Une impression d’un manque mais pourtant impossible d’en trouver l’origine. Et tout à coup, cela devient clair comme de l’eau de roche! Malgré les déplacements, aucun bruit ne transparaît; la moquette absorbe tout.

Au centre de la pièce, une table en bois massif, de dimensions très impressionnantes. Peut être un mètre cinquante de large sur 3 mètres de long. Cette table est certainement d’origine! À ce détail près : sur le côté droit, à environ 50 cm de la fin de la table et à 20 cm de chaque côté se trouvent fixés par des rivets solides deux anneaux métalliques d’environ 5 centimètres de diamètres. C’est assez surprenant car ces anneaux ne semblent pas avoir été ajoutés à posteriori, mais semblent bien faire partie de la conception originale. On serait tenté de penser que ces anneaux pourraient servir d’attaches comme une table de torture mais on ne retrouve pas cette symétrie de l’autre côté de la table. En effet, à environ un mètre de ces anneaux, parfaitement alignés mais en direction inverse, se retrouvent deux jeux de sangles espacés dans la longueur de quelques centimètres. C’est surprenant, et alors que tu tournes sur toi-même pour observer la salle, tu t’aperçois que Calista semble prendre un malin plaisir à te laisser observer ce montage et imaginer sa fonction.

Un homme entre alors dans la pièce. Tu ne l’as jamais vu. Il est habillé de façon très sobre et très classe. Un complet noir, type cérémonial, avec une chemise blanche à col cassé, nœud papillon. Il fait véritablement maître de cérémonie. Il fait signe de la tête à Calista et tu déduis très simplement qu’il lui intime un ordre déjà planifié à l’avance. Calista s’adresse alors à toi d’un ton détaché et ferme, tout en te détachant les mains : « Monte sur la table, et vite. Places toi dans la longueur, tes poignets proches des anneaux, tes genoux proches des sangles. Allez, au trot! ».

Tu es un peu vexée par ce ton un peu hautain. Tu lui répondrais bien mais au moment d’ouvrir la bouche tu réalises que tu as encore le bâillon! D’une main, légèrement engourdie par tant de contention, tu t’apprêtes à retirer le bâillon lorsque Calista se retourne et te gifle violement. Surprise, d’une part, et gémissant d’autre part - car elle ne s’est absolument pas retenue-, tu te retrouves totalement dépourvue et ne sait que faire. Calista décide pour toi : elle te pousse contre la table, dont tu te rends compte en t’y cognant qu’elle est effectivement en bois massif! Durant un court instant tu te demandes où ce jeu va t’emmener. Tu trouves qu’il prend une drôle de tournure. Mais malgré cet évènement impromptu, tu te dis que la situation n’est après tout pas si désagréable que cela; c’est un peu comme un plaisir qu’on prend à une souffrance légère qui est instantanément atténuée pas le plaisir immédiat qu’on en retire. Ce que d’aucun appellerait le masochisme.

Ainsi, docilement, tu grimpes sur la table et te mets en position, à 4 pattes, à quelques centimètres du bord, poignets proches des anneaux, genoux proches des sangles. Calista commence alors son travail de mise en place. Elle semble assez coutumière du fait et en moins de temps qu’il ne le faut, te voici fermement attachée. Tes poignets sont ligotés individuellement à chaque anneau au moyen de lanières de cuirs tressées. Tes jambes, quant à elles, sont maintenues immobiles sur la table par un procédé original. Les chevilles sont attachées par des sangles de la même façon que les poignets le sont par les lanières, à cette différence que la sangle en cuir est en partie engoncée dans la table (une sorte de petite entaille dans la table par laquelle sort la sangle). De la même façon, les genoux sont fixés à la perpendiculaire à la table selon le même mécanisme. Te voici donc explosée comme une bête de foire… mais à qui?

La préparation ne semble pas s’arrêter là pour autant. Calista s’éloigne un instant et revient avec un petit flacon d’argent, un peu comme une flasque mais dont le bouchon ressemble plus à un poussoir. Elle dépose la fiole sur un coin de table, puis se met en vis-à-vis de ta poitrine. De sa main droite, elle saisit un téton, le presse entre ses doigts puis le relâche. La réaction est immédiate : il se gonfle, durcit et un courant électrique te traverse l’échine. Elle sourit. Puis de cette même main, elle défait la fermeture éclair autour de ta poitrine, libérant ainsi ton sein gauche à l’air libre. Retrouvant ainsi un peu d’espace, il s’extirpe de sa gaine et pointe fièrement vers la table. Calista prend alors la flasque et en appuyant sur le sommet de cette dernière, récupère une noisette d’un liquide blanchâtre semi translucide. Elle se frotte les mains qui deviennent instantanément luisantes. Puis elle approche sa main droite de ton sein et commence à le pétrir. Sa main est chaude et agréable. Ce pétrissage t’arrache un soupir coupable et tu sens que la combinaison te rentre de plus en plus dans l’entrejambe, signe indéniable d’une dilatation vaginale qui laisse tes lèvres supérieures s’écarter d’elles mêmes. Ton mamelon durcit de plus en plus. Calista fait preuve d’un doigté indéniable. Elle n’en n’est certainement pas à son coup d’essai.

Lorsque cette dernière juge que ton téton est assez ferme, elle libère le sein, qui en l’absence de contact, ressent une légère fraîcheur dans cet air ventilé. Calista se dirige alors vers ta croupe. Elle glisse une main entre tes jambes et glisse un doigt entre tes lèvres moulées par un vinyle Ô combien tendu à cet endroit. Son doigt semble glisser avec une facilité déconcertante. Il faut dire que la chaleur ambiante, doublée d’une excitation non négligeable, fait que la chaleur entre tes jambes doit certainement favoriser la lubrification de ta petite chatte. Après deux ou trois va et vient, Calista ouvre la fermeture éclair située tout du long de ta fente. À peine ouverte, un liquide tiède s’égoutte de la fermeture. Il faut croire que tu avais sous évalué ton excitation. La cyprine est partout, rendant a chatte luisante et légèrement odorante. Une légère odeur ocre et intime qui révèle un degré d’excitation bien prononcé. Au moyen d’une serviette, Calista éponge ce liquide de jouvence qui dégouline d’entre tes cuisses. Puis, comme précédemment, elle dépose une noix de ce gel et t’en enduit le con. Pas besoin de caresser bien longtemps pour que ce dernier brille : il est déjà mur à souhait! Puis la servante fait un pas de côté de telle sorte qu’elle se retrouve exactement derrière toi. Elle sort de sa poche un objet que tu ne peux distinguer. Elle semble en enduire l’extrémité avec le même produit et tout à coup tu comprends : elle vient d’introduire une petite sonde dans ton anus. Rien de bien massif mais suffisamment pour t’arracher un petit cri. Après quelques mouvements de va-et-vient que la chaleur du gel rend plus facile, Calista sort de sa deuxième poche une petite écuelle. Voilà qui est bien étrange dans les circonstances! Elle place le petit objet (une petite écuelle en argent poli, de la taille d’une sous tasse à café) sous ton vagin. Puis d’un coup sec, elle te rentre la sonde en intégralité Ce mouvement brusque provoque une contraction involontaire au niveau de tes abdominaux, qui se traduit immédiatement par la libération d’un petit jet d’urine qui va tout droit se loger dans l’écuelle. Tu réalises à ce moment précis que Calista est très loin d’être une simple servante…

Ce cérémonial accomplit. Calista se tourne vers le maître de cérémonie et lui indique que son travail est accompli. Il lui fait signe qu’elle peut disposer et voila qu’elle sort de la pièce. Prise par des sensations nouvelles et accaparantes, tu n’as pas remarqué que quelqu’un est venu disposer des chaises tout autour de la pièce. Tu ne le comprends que lorsque le maître de cérémonie fait signe d’entrer à quelqu’un par la commissure de la porte. Un défilé de personnes s’amorce alors et les gens, plus distingués les uns que les autres, s’assiéent au fur et à mesure sur les chaises nouvellement installées. Ces personnes n’ont rien à voir avec les amis de Roanne : pas le même style, pas la même allure. Il s’agit plutôt ici de personnes bien nanties. Signes extérieurs de richesse. Les personnes prennent place non sans avoir jeté un coup d’œil intéressé à ce qui se trouve au centre de la pièce : toi! Ils semblent jauger la marchandise, comme on viendrait regarder un étalon reproducteur en portant une attention particulière à son braquemart. Lorsque la salle est enfin remplie (environ une trentaine de participants multiethniques), la lumière s’éteint progressivement dans la pièce et un éclairage plus électrique au centre de la pièce s’intensifie : c’est très clair à cet instant que tu deviens le centre d’intérêt de la réunion, l’enjeu qui a fait que ces personnes se sont déplacées. Le maître de cérémonie annonce alors : « le lot de ce soir vous sera offert jusqu’au lever du soleil demain; les enchères se feront à vote caché; un seul vote. Comme à l’habitude, nous vous laisserons les 30 prochaines minutes pour observer le lot de plus près. Merci d’éviter de toucher le lot sans gant! La fin de la période d’observation sera indiquée par la lumière bleue. Bonne soirée et à dans 30 minutes. » Cette dernière phrase prononcée, l’éclairage tourne au rouge et les spectateurs se lèvent et se pressent autour de la table. Pour eux non plus, ça n’apparaît pas être leur première fois!

Les voici qui en file indienne, plus ou moins organisée, tournent autour de la table à observer la conformation et les attributs du menu de ce soir. Dans un premier temps, ils se contentent d’observer, de scruter. Une vue d’ensemble en somme. Les visages sont plus ou moins blasés, plus ou moins gênés aussi. Certains semblent être encore tout excités de participer à une telle soirée. Ils ont certainement été invités, parrainés. Il est clair que ça n’est pas le genre de soirée qu’on publie dans les journaux, même les plus privés.

Au bout de quelques minutes, certains habitués deviennent plus entreprenants, veulent cerner de façon plus dermique la personne qui leur est ainsi offerte. Un homme d’une cinquantaine d’années, bien habillé, manucuré, mais dont l’allure traduit instantanément la nature lubrique, approche son visage de ta fente pour la voir plus en détails. Elle brille forcément par le gel que Calista a ajouté. Mais pas seulement! Ton excitation a apporté sa contribution à l’humidité de cette petite caverne. Des gouttelettes de cyprine perlent sur les lèvres de ta chatte gonflée par le plaisir. L’homme s’approche de plus près et il renifle. Tel un chien, il renifle cet orifice légèrement dilaté pour en humer la luxure. Il la respire comme on respirerait un vin pour se délecter de son bouquet. Il passe un doigt entre tes lèvres, recueille un extrait de ce jus précieux et le passe sur sa langue. Il semble savourer cette légère acidité avec un plaisir déconcertant.

Un autre, plus jeune, passe volontairement plusieurs fois devant toi. Il semble vouloir voir ta réaction face à sa verge gonflée qui étire l’entrejambe de son pantalon. Il faut bien admettre que l’animal est bien monté. Suffisamment en tout cas pour élargir ta fente qui pourtant, à cet instant, est déjà bien engagée dans la dilatation. Ce petit coup de doigt impromptu n’ayant fait qu’accentuer cet écartement naturel…. Quoiqu’il en soit, ce jeune homme, d’une vingtaine d’années, te frôle et laisse derrière lui l’effluve d’un sexe odorant. Pas sale, simplement l’odeur d’un sexe bandé, qui sous l’emprise de l’excitation sécrète de mini éjaculations qui viennent maculer ses cuisses. Ces petites pertes odorantes sont automatiquement détectées par tes narines rendues sensibles à tous les changements qui se produisent dans cette pièce. Une pensée te saisit alors : tu dégraferais bien sa braguette, déboutonnerais son pantalon pour qu’il lui tombe sur les genoux et lécherait ce foutre qui fait reluire ses cuisses. Tu nettoierais bien ses couilles avec ta langue, les saisissant à pleine bouche pour en extraire la moindre parcelle de son jus. Ta langue essuierait son scrotum et finirait par récupérer ce qui pourrait être bêtement perdu. Alors tu t’enivrerais de cette odeur de bite, tu te délecterais de ce parfum de sexe en rut qui ne demande qu’à exploser dans ta bouche.

Prise, littéralement, dans tes pensées, tu n’as pas remarqué qu’un des participants s’est faufilé dans ton angle mort. Tout à coup, sans crier gare, ce dernier t’introduit son majeur au tréfonds de ton trou du cul. Il le rentre d’un coup, jusqu’à ce que son doigt soit arrêté par sa main. Le gel que Calista t’a étalé semble avoir plusieurs vertus, dont celle d’anesthésier les muscles! En effet, cette entrée brutale n’a pas été douloureuse. Au contraire, un certain plaisir t’a enflammé la croupe, un plaisir sourd, profond, puissant. Un plaisir qui t’inonde le cul, qui fait s’ouvrir ta chatte encore plus qu’elle ne l’est déjà. L’appel d’air que provoque le retrait de ce doigt introduit sans ton consentement t’arrache un petit piaillement de plaisir qui fait rire quelques membres de l’assistance.

Tout à coup, la lumière rouge s’éteint progressivement, remplacée par une lumière bleue tamisée. L’éclairage central autour de toi s’intensifie à nouveau et te voici au centre des attentions, comme c’était le cas 30 minutes plus tôt. Les enchères commencent alors. Bizarrement, il n’y a pas de montants. Les participants lèvent seulement une petite planche sur lequel semble indiquer un identifiant, rien d’autre. Il doit être convenu à l’avance le montant de chaque relance des enchères.

C’est finalement un noir, au complet rigoureux, petites lunettes en or finement montées, 1 mètre 70, qui remporte les enchères. L’homme en question, dont la peau très foncée indique qu’il vient d’un pays du centre de l’Afrique, ressemble plus à un businessman qu’à un homme qui vient de se payer une passe onéreuse. La traite des blanches peut être! Quoiqu’il en soit, l’homme se lève, s’approche du maître de cérémonie et lui remet sa petite planche sans plus de commentaires. La coutume doit certainement reposer sur une certaine confiance. Après tout, un mauvais payeur serait probablement exclu à vie de ces petites soirées et il parait logique que ses chances d’en intégrer de nouvelles seraient compromises!

Après avoir reçu la plaquette, le maître de cérémonie fait un signe à Calista qui est mystérieusement apparue dans le paysage. Cette dernière a changé de tenue. Elle est maintenant vêtue d’un tailleur noir et d’une chemise blanche. La jupe de l’ensemble est assez courte et laisse paraître des porte-jarretelles noirs reliés à des bas résilles. Le tout est sévère, sentiment renforcé par les cheveux blonds tirés en arrière et attachés par un ruban noir. Calista est un peu habillée comme pourrait l’être une femme qui se prépare pour un concours d’équitation. L’image te semble saugrenue mais elle ne l’est peut-être pas tant que ça te rétorque ton subconscient! Calista s’approche donc de toi, puis d’une main, t’essuie la chatte au moyen d’un linge humide. D’un doigt agile, elle essuie ensuite ton anus qui a subi plus tôt un assaut redoutable. Elle défait finalement les sangles, dénoue les liens qui te maintiennent aux anneaux sur la table, puis lestement, t’aide à descendre de cette dernière. Tes muscles sont un peu endoloris mais somme toute, tu te sens relativement en forme. Chose non négligeable, une dose d’adrénaline s’est diluée dans ton sang car tu sais bien que la soirée est loin d’être terminée. Te traînant par ta chaîne, Calista te fait passer par une porte capitonnée en cuir rouge sang, qui aboutit dans une pièce plus cosy que la précédente mais cependant plus impressionnante.

Fin de la première partie…


Manara

Commentaires

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lipif's 

07-01-2010 - 09:00
excelent

DockS 

07-01-2010 - 19:43
magnifique ! simplement, très bien relaté.
vivement la suite

coquillou 

15-01-2010 - 12:18
bravo... belle mise en bouche. SI j'ose dire!
nous aussi, nous aimons écrire nos textes. Un très bel érotisme que voila.
effectivement, l'écriture est bien le meilleur moyen de fantasmer nos délires...

cecsoc 

28-01-2010 - 01:22
J'ai enfin trouvé le temps de lire ce premier texte!

Un délice de lecture et d'immersion!

Et par chance, la suite m'attends déjà!

J'y retourne de suite! :heat:
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