D'un seul regard échangé
tu pourrais me demander
de tirer même à perte
des plans sur la comète.
Tu peux aussi m'inviter
sur les chemins buissonniers
comme des bandits en fuite
dans les cités interdites.
Et j'irai dresser la fusée
et fièrement te l'exhiber
viser la lune convoitée
et aller te la décrocher.
Et d'un simple mot susurré
en un long souffle enfiévré
je gravirai des monts galbés
me noyer dans des eaux troublées.
Je pourrais venir te manger
dans ta main longtemps embrassée
en un geste tu me cueilles
j'obéis au doigt et à l'œil.
Soldat docile si tu veux
ou même coquin scandaleux,
demande le et je serais
auprès de toi comme un jouet.
Et j'irai dresser la fusée
et fièrement te l'exhiber
viser la lune convoitée
et aller te la décrocher.
Et d'un simple mot susurré
en un long souffle enfiévré
je gravirai des monts galbés
me noyer dans des eaux troublées.
Quand la colère gronde
quand la colère sourde
en déferlantes ondes
toujours un peu plus lourdes
quand la douleur inonde
quand la douleur déverse
dans les plaies si profondes
son fiel qui me traverse
quand la fièvre me ronge
quand la fièvre me brûle
consumant tous mes songes
en cendres incrédules
et quand l'amour m'enferme
quand l'amour empoisonne
dans ces prisons qui cernent
et qui nous abandonnent
Dans ta toile je me prélasse
me délectant de tes morsures
qu'elle me happe et m'enlace
à me lover de tes griffures
Dans ta toile, là, comme une proie
pour une délicieuse douleur
docile dans ton piège de soie
comme le bonheur vire au malheur
Et si je détale de ta toile
mettant les voiles sous les étoiles
reprends tout mon amour qui dévale
le long de ton fil lentement fatal
me délectant de tes morsures
qu'elle me happe et m'enlace
à me lover de tes griffures
Dans ta toile, là, comme une proie
pour une délicieuse douleur
docile dans ton piège de soie
comme le bonheur vire au malheur
Et si je détale de ta toile
mettant les voiles sous les étoiles
reprends tout mon amour qui dévale
le long de ton fil lentement fatal
Cela fait 17 ans déjà... voici le souvenir, réel, d'une si belle rencontre. Seul le prénom, tellement reconnaissable, a été modifié dans ce texte post-adolescent.
Vaincre les flammes, brûler le froid,
me sentir puissant comme un roi,
quand elle me parle tout bas,
Yasmina.
M'endormir dans ses bras,
mourir pour ses voeux, ses lois,
elle fera de moi ce qu'elle voudra,
Yasmina.
Ma drogue, mon souffle, mon sang,
ma religion, ma foi.
Une foule et tant de gens
mais un visage, Yasmina.
Une richesse à en souffrir,
l'or, la fortune de sa présence.
Avoir envie de mourir,
quand traîne l'ombre de son absence.
Elle me ronge, elle me possède.
Au fond, c'est vrai, elle m'obsède.
Elle a tissé sa toile,
tout autour de moi.
Ma drogue, mon souffle, mon sang,
ma religion, ma foi.
Une foule et tant de gens
mais un visage, Yasmina.
Au coeur de cet été humide, profitons en pour jouer un peu... Voici donc un ancien texte, en attendant le retour du soleil.
Prends moi les bras
tiens les bien comme ça
en haut ou en bas
je suis tout à toi
ton petit soldat.
Me relâche pas
si je me débats
et glisse tes doigts
en foulard de soie
comme un doux boa.
Attache-moi
enlacé bandé
offert sur ton drap
noué menotté
attache-moi.
Tu me serres déjà
les mains bien en croix
tu viens et tu vas
et choisis l'endroit
où tu me violeras.
A ce jeu-là
tu dictes ta loi
veux-tu que je sois
esclave ou ton roi
pourquoi pas à trois ?
Attache-moi
enlacé bandé
offert sur ton drap
noué menotté
attache-moi.
Rendez-vous était pris depuis quelques semaines... L'attente fut longue, intense, et délicieusement torturée...
Mais le moment est enfin venu, celui où Toutdoucement entrouvrit la porte derrière laquelle l'attendait Prunelle54
dont le blog est ici : http://communaute.vo...runelle54-blog/
Mais le moment est enfin venu, celui où Toutdoucement entrouvrit la porte derrière laquelle l'attendait Prunelle54
dont le blog est ici : http://communaute.vo...runelle54-blog/
Du bout des lèvres quelques mots
pour t'accompagner cette nuit
le verbe doux, jamais trop haut
tendre et complice aussi.
Du plus profond, ces quelques mots
longtemps même après minuit
qu'ils te paraissent un peu sots
ce sont bien ceux que j'ai choisis.
Comme un billet doux, mot-à-mot
susurré, soufflé à l'envi
garde le près de toi au chaud
pour chaque matin qui jaillit.
Un peu plus forts ces quelques mots
qu'ils te parviennent loin d'ici
et tourbillonnant s'il le faut
tout autour de toi sans répit.
Entends-tu ces quelques mots
que je chante ou que je crie
et qu'ils te collent à la peau
brûlant de fièvre, soumis.
Je lance et jette ces mots
fou à lier, triste épris
ils me reviennent en écho
depuis que tu es partie.
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