Voissa: Les Sorcières de Salem... - Voissa

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Les Sorcières de Salem...

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Dans ma jeunesse, j'avais 19ans, j'ai joué les sorcières de Salem avec l'option "théâtre" du lycée dans lequel j'étais surveillant.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, tirée d'évènements réels, la scène se passe au Etats-Unis, dans le Massachussetts, fin du XVIe siècle, un petit groupe de filles est surpris dans la forêt, toutes nues dansant autour d'un feu. Pour se défendre, elles évoquent toutes la possibilités d'avoir été ensorcelées par des gens du village. Elles seront crues assez facilement, d'autant plus que l'une des filles est la rejeton du pasteur. Puisque l'on ne fait rien à moitié aux Etats-Unis, on exécute 19 personnes pour sorcellerie. Remarquez, ces 19 victimes ont eut un procès... Ce qui prouve que déjà à l'époque la peine de mort pour les suspects est un principe qui devait choquer... Bien sûr ces petits commentaires n'ont rien à voir avec des évènements récents au Pakistan.

Bref, cette histoire a été écrite en pièce de théâtre par Arthur Miller, ex-compagnon de Maryline Monroe, couple que certains appelaient "La Belle et la bête", Miller étant très laid. D'ailleurs une anecdote (après je vous jure je reviens à mon histoire très très chaude) à propos de ce couple: il parait que Maryline aurait dit à Arthur que cela aurait été formidable d'avoir un enfant avec la beauté maternelle et l'intelligence paternelle. Ce à quoi Arthur aurait répondu d'un lapidaire "pourvu que ce ne soit pas l'inverse"!

Donc revenons à notre lycée, et à notre pièce. L'une des idées délirantes du prof de théâtre-metteur en scène, après celle de simuler une scène de viol entre le pasteur (que je jouais) et sa femme sur un billard, fut de reproduire la scène des filles nues autour d'un feu. Pour cela l'idée fut simple: un projecteur au sol, un grand drap blanc et des filles dansant entre le projo et le drap. Bien sûr, dans la réalité, les filles derrière le drap étaient vêtues, mais de façon très légère ce qui excitait les rares garçons du cours. Et je dois avouer que même-moi je n'étais pas totalement insensible aux charmes de ces jeunes filles de 16 à 18 ans. Surtout que c'était moi qui découvrait la scène, ainsi j'arrivais sur l'un des côtés du drap et éteignais le feu (le projo).

Nous devions jouer 2 soirs de suite, finalement, nous l'avons joué quasiment pendant 3 mois dans d'autres établissements scolaires et nous avons gagné un prix académique.

Je fus très agréablement surpris quand le soir de la deuxième représentation, en arrivant derrière le rideau, je me suis retrouvé face à 3 filles totalement nues! Elles n'étaient pas des mannequins, quoique l'une d'entre elles avait de superbes formes, une autre avait des yeux à tomber et la troisième avait une attitude ultra-provocante. J'ai mis un temps fou à donner le signal à l'ingénieur lumière d'éteindre le projo. J'ai rarement jouer aussi bien la surprise, j'en suis même tombé.

Au fur et à mesure, des représentation, elle changeaient les surprises. Une fois, elles avaient écrit en gros mes initiales sur les ventres; une autre fois, elles se sont dessinées des marteau des faucilles sur les fesses mis en valeur par leurs strings...

Bon, ce qui devait arrivé est arrivé: le metteur en scène a appris le truc, il m'a choppé. Contrairement à ce que je m'attendais, il ne m'a pas engueulé. Et pour cause, il a choisit le théâtre dans l'espoir d'embrasser plein de filles et d'en voir plein de nues, car sa première pièce de théâtre qu'il a vu à 10 ans il y avait plein de filles nues qui s'embrassaient et embrassaient des garçons... C'était en 68! Mais nous avons dû nous calmer, car si lui le savait ça pouvait très bien arriver aux oreilles du proviseurs ou des parents.

Mon plaisir de chaque représentation s'est donc fini. Par contre, les choses ont fait que je peux affirmer que les trois filles sont passées par mon lit, à quelques années d'écart, durant les dix ans qui ont suivi cette pièce!


Je me dis qu'un jour il faudrait que je vous raconte les histoires que j'ai pu connaitre grâce au théâtre... En attendant, quand j'ai découvert cette photo je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette histoire.


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