Voissa: Nathalie 5 - Voissa
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Chapitre V Vendredi 20 juillet
Nathalie s’éveilla à onze heure du matin. Elle n’avait pas dormi d’un sommeil aussi pur depuis des années et se sentait fraîche comme la rose. Elle s’assit dans le lit et s’étira avec délectation. A sa droite Jacques et Marie-Claire dormaient encore, collés l’un à l’autre. Leur nudité parut naturelle à Nathalie qui, depuis la veille, concevait tout à fait que l’on puisse vivre sans porter de vêtements. Elle les trouvait tellement mignons qu’elle s’attarda au lit pour les contempler. Cathy n’était plus là. Elle était certainement allée courir à la fraîche et rentrerait avec les croissants.
Nathalie se leva discrètement et rejoignit sa chambre pour prendre une douche. Après les folies de la nuit, personne n’en avait eu le courage et elle se sentait légèrement sale… L’eau tiède lui fit beaucoup de bien et la réveilla totalement. Elle était gaie et se sentait heureuse comme jamais. Elle passa une petite robe mauve sans se préoccuper d’enfiler des sous-vêtements, puis descendit à la cuisine. Pas trace de Cathy. Nathalie sorti le jus d’orange du frigo et s’en servit un grand verre avant d’aller s’étendre sur une chaise longue au bord de la piscine. Le soleil était déjà haut et les cigales s’en donnaient à cœur joie. En portant la paille à ses lèvres, Nathalie songea que la vie devrait toujours ressembler à ça. Elle eut un bref coup au cœur en songeant que dans moins de deux semaines elle devrait retourner à Dijon, seule. Mais cette sombre pensée s’évanouit bien vite et Nathalie se laissa bercer par la quiétude du lieu à la lisière de l’assoupissement.
Une demi-heure plus tard une porte claqua dans la maison et Cathy fit son apparition sur la terrasse. Elle portait un short et un bustier de sport et ruisselait de sueur. Nathalie se redressa légèrement et lui sourit. Elle la trouvait magnifique, tellement pleine de vie ! Cathy s’approcha et posa spontanément un baiser sur ses lèvres.
- Bien dormi poulette ? demanda-t-elle. - Comme un bébé… en fait je crois que je n’ai jamais aussi bien dormi ! - C’est normal, dit Cathy avec un clin d’œil explicite. - T’es allée courir ? - Oui, j’ai fait la plage aller et retour. Mais c’était limite trop tard, il fait chaud là. En plus la plage est déjà bondée, je ne te dis pas les lourds que j’ai eu sur le dos, entre la bande de beaufs qui me félicitent et les joggers qui me doublent avec un clin d’œil macho… - T’aurais dû en ramener un ! - Hé mais dis donc, tu es super gourmande depuis hier toi ! Je ne te reconnais pas, cousine ! - Une fois qu’on y a goûté… - Je suis trop contente que tu le prennes comme ça. Et tu veux que je te dise ? - Oui… - Tu te débrouilles très très bien !
Nathalie rougit et Cathy lui claqua un bisou sonore sur la joue avant de disparaître dans la maison.
Jacques et Marie-Claire arrivèrent ensemble quelques minutes plus tard en se tenant amoureusement enlacés par la taille. Ils saluèrent Nathalie en l’embrassant tour à tour sur la bouche. Marie-Claire lui fit même une petite caresse sur la joue assortie d’un sourire complice.
Ils apportèrent sur la terrasse le jus d’orange, le café et les croissants que Cathy avait rapportés. Celle-ci les rejoignit après s’être douchée. Elle avait enfilé un short très court et un petit haut à bretelles qui laissait son ventre nu. On voyait nettement la pointe de ses seins soulever le tissu et cela amusa beaucoup les autres. Marie-Claire ne tarda pas à reprendre ses babillages mais, malgré la nonchalance du moment, les regards échangés en disaient long sur le ressenti de chacun. Derrière les papotages anodins se glissait un autre discours où la tendresse, la complicité et la reconnaissance tenaient le devant de la scène.
- Quel est le programme ? demanda Cathy entre deux gorgées de café.
Jacques s’étira.
- On pourrait heu… dormir ? dit-il en réprimant un bâillement. - Hé bien l’homme, on ne tient pas le choc ? rit Cathy en lui tapotant la cuisse. - L’homme a besoin de recharger ses accus, les femmes sont un peu trop gourmandes ! répondit-il. - On a qu’à aller se caler dans une crique, dit Marie-Claire. Ca nous fera marcher un peu et ensuite l’homme pourra roupiller ! - Alors on se trouve une crique culs nus, dit Cathy. On a tous besoin de se dorer un peu le derrière ! - Ok, dit Jacques. On pose la voiture à l’Escalet et on se trouve un coin du côté de la Bastide Blanche. Par contre on ne part pas avant seize heures, pas envie de rôtir comme une merguez ! - Une merguez ? s’exclama Marie-Claire, tu te sous-estimes mon amour !
Ils éclatèrent de rire et convinrent d’une sieste au bord de la piscine avant de remettre en mouvement.
La sieste fut réelle et personne ne songea à la perturber par une quelconque approche érotique. Les ronflements de Jacques éclipsaient presque les cigales. Même Cathy, dont ce n’était pas le tempérament, s’endormit rapidement et profondément.
Ils garèrent la voiture à l’Escalet vers dix-sept heures. Evitant la plage, ils rejoignirent le sentier des douaniers qui faisait tout le tour de la presqu’île de Saint-Tropez, jusqu’à la Croix-Valmer. Nathalie et Marie-Claire, peu sportives, peinaient un peu tandis que Cathy et Jacques caracolaient en tête. Au bout d’une grosse demi-heure de marche, ils parvinrent au plus beau site que Nathalie ait jamais vu : le Cap Tayat. Une île rocheuse s’étirait vers le large, reliée à la côte par un isthme de sable blond. Une fois sur la plage, on avait la mer de deux côtés. Du côté sud, la mer était houleuse et de beaux rouleaux écumeux venaient se briser sur le sable dans un grondement de ressac envoûtant. Au nord, à l’abri du vent, la mer était d’huile. Au loin, après un nouveau tronçon de sentier, on apercevait une autre plage à l’arrière de laquelle une petite maison de vigneron d’une blancheur éclatante brillait au soleil. En raison de la difficulté d’accès, les plages étaient peu peuplées. La plupart des gens qui les fréquentaient venaient en fait en bateau. Un rapide coup d’œil permit à Nathalie de se faire une idée sur l’esprit de tolérance du lieu. Quelques familles avec enfants partageaient l’espace avec des jeunes couples ou des groupes de marcheurs. Côté textile, la mixité était de mise : il y avait à peu près autant de maillots de que de fesses nues, et tout cela en bonne entente.
- On s’arrête ici ? demanda Jacques.
En voyant le visage rouge et suant de son épouse, il connut la réponse avant même de terminer la question. Ils installèrent donc serviettes et rabanes à quelques mètres de l’eau, bonne distance des voisins. Nathalie fut la première à retirer sa robe sous laquelle elle ne portait rien, à la grande surprise de Cathy qui, décidément, ne revenait pas de l’audace toute neuve de sa cousine. Les autres l’imitèrent aussitôt et Marie-Claire trottina vers la mer en dodelinant de son accorte postérieur, bientôt rejointe par Nathalie.
Elles posèrent leurs fesses dans l’eau et laissèrent les vagues rafraîchir leur peau surchauffée par la marche et le soleil.
- J’en peux plus, dit Marie-Claire en riant. Décidément le sport et moi ça fait deux ! - Pas mieux… je crois que ça doit faire dix ans que je ne me suis pas remuée comme ça. - Tant qu’on est dans l’activité physique, on va nager ? - Ok, je te suis…
Elles entrèrent dans l’eau et s’éloignèrent du rivage à la brasse. De la plage, Jacques et Cathy entendaient le babillage de Marie-Claire parmi le bruissement des vagues. Rapidement essoufflée, cette dernière demanda à faire demi-tour après quelques dizaines de mètres et rejoignit les autres sur le sable. Nathalie, qui se sentait royalement bien dans l’eau, se laissait bercer par les vagues en plongeant de temps en temps pour échapper à la morsure encore vive du soleil. Entre deux plongées elle aperçut Jacques qui entrait dans l’eau et ressentit le vif désir qu’il la rejoigne. Il nageait un crawl parfait et fut à ses côtés en quelques secondes.
- Bonjour belle sirène, dit-il en embrassant rapidement ses lèvres salées. - Bonjour bel homme, répondit Nathalie en l’embrassant à son tour.
Jacques plongea et disparut une dizaine de secondes sous la surface tandis que Nathalie le cherchait des yeux. Lorsqu’il réapparut, il arborait un grand sourire.
- On voit des choses merveilleuses sous l’eau ! dit-il. - Ah oui ? Quoi donc ? - On constate que les sirènes ont des jambes, et fort jolies en plus ! - Hum et c’est tout ? - Elles ont aussi un derrière qui ressemble à la pleine lune et un petit abricot fendu fort mignon ! - Ah voyez-vous ça… - D’ailleurs je retourne voir…
Et Jacques plongea à nouveau. Nathalie poussa un cri quand il lui saisit les pieds et fit remonter ses mains le long de ses jambes avant de refaire surface. Elle riait aux éclats et leurs lèvres se rencontrèrent tendrement. Puis Nathalie se déroba et plongea à son tour.
- T’as raison, on voit de ces trucs sous l’eau ! dit-elle une fois revenue à l’air libre. - Ah ? Quoi donc ? - Une épave ! - Une épave ?? - Oui, avec le mât encore dressé !
Sur ces mots, elle referma sa main sur le sexe de Jacques qui avait retrouvé une vigueur toute neuve. Ils s’embrassèrent à nouveau, puis Nathalie replongea. Elle vida ses poumons de moitié afin de se maintenir sous l’eau et prit brièvement la verge de l’homme dans sa bouche, juste le temps de la sentir durcir contre sa langue. Lorsqu’elle remonta, l’homme l’enserra dans ses bras et fit descendre ses mains sur ses fesses. Ils eurent alors toutes les peines du monde à se maintenir hors de l’eau. Nathalie découvrait les jeux aquatiques et ne s’en lassait pas.
- Viens par là, dit Jacques en indiquant un éperon rocheux.
Ils contournèrent l’éperon, ce qui les mit hors de vue de la plage. Le fond remontait et Jacques sentit qu’il avait pied. Il saisit alors Nathalie sous les fesses et la souleva tandis qu’elle enroulait ses bras autour de son cou. Leurs sexes entrèrent rapidement en contact et leurs baisers se firent plus gourmands. Nathalie tentait de faire entrer la verge de Jacques en elle mais, à sa grande déconvenue, n’y parvenait pas. Elle poussa un peu plus fort et en ressentit une vive douleur qui la fit crier.
- Désolée, ça rentre pas, dit-elle d’un air piteux. - C’est l’eau salée... normal… mais dommage ! - Attends…
Nathalie passa une main entre ses cuisses et caressa son clitoris, faisant monter le plaisir rapidement.
- On réessaie, dit-elle après une minute.
Jacques la souleva à nouveau et elle écrasa son sexe sur le sien. Cette fois il entra en elle, mais elle ne put retenir un autre cri.
- Ca va ? demanda Jacques. - Oh non… tu m’as déchirée là… - Je suis désolé ma belle. - Non c’est moi, j’ai qu’à pas être si pressée… en tout cas ça calme… - Je te ferai un petit massage ce soir… - Hum… ok.
Ils s’embrassèrent une nouvelle fois tendrement avant de reprendre leur nage en direction de la plage et de rejoindre leurs deux compagnes. Marie-Claire, qui avait l’œil entraîné, sourit d’un air narquois en voyant que le sexe de son homme avait un volume inhabituel.
- Vous avez la santé, dit-elle. Moi je suis KO.
Cathy ne disait rien. Allongée sur le ventre, elle dormait à poings fermés. Nathalie et Jacques s’étendirent sur leurs serviettes et entamèrent enfin leur séance de bronzage…
La nuit tombait presque quand ils rejoignirent la voiture. Marie-Claire était exténuée par la marche du retour, mais ravie d’avoir fait un peu d’exercice. Arrivés à la maison, ils préparèrent un repas rapide et frais qu’ils arrosèrent d’une bonne bouteille de Côte de Provence. Puis ils s’installèrent dans les chaises longues et profitèrent de la fraîcheur du soir en papotant. Nathalie trouva l’ambiance bien calme par rapport à la veille à la même heure… Vers minuit, Jacques et Marie-Claire se levèrent.
- Bon les filles, dit Jacques, ce soir on va se reposer un peu, ok ? Marie a besoin de dormir et on vous a prévu un petit quelque chose pour demain, alors il faut reprendre des forces !
Ils saluèrent Nathalie et Cathy, puis disparurent dans la maison.
- On dort ensemble, poulette ? demanda Cathy. - Ok.
Elles montèrent à leur tour. Nathalie passa dans sa chambre prendre une douche et changer sa robe contre une nuisette d’été légère, puis rejoignit sa cousine. Celle-ci était déjà sur le lit en train de parcourir un magazine. Nathalie se glissa sous le drap, ravie de sentir le corps tiède de Cathy à côté d’elle.
- C’est incroyable, ces vacances, dit-elle. - J’étais sûre que ça te ferait du bien… en tout cas tu t’y fais vite ! - Oui je trouve aussi, et c’est ça qui m’étonne le plus. Je me sens tellement bien avec vous que je trouve tout très naturel. - Jacques et Marie sont super pour ça. Ils sont simples, joyeux, ne se prennent jamais la tête... Moi j’ai été en confiance tout de suite. - T’avais jamais baisé avec eux à Paris ? - Non. En fait on avait passé plusieurs soirées ensemble qui se terminaient un peu chaudement, genre strip poker ou autre. Mais pas de sexe. - Et avec d’autres, tu l’avais déjà fait à plusieurs ? - Non. - T’as pas beaucoup d’avance sur moi alors ! - Juste deux nuits ! - Et avec une femme, tu avais déjà essayé ? - Oui. Plusieurs fois. J’aime bien mais seulement de temps en temps. Je ne peux pas me passer des hommes. - Jacques… c’est trop bon avec lui… - Toi aussi il te fait craquer ! Oui, c’est un super coup cet homme là. Marie a tiré le gros lot, pas de doute.
Elles se turent, chacune se perdant dans ses rêveries. Puis Cathy éteignit la lumière et prit Nathalie dans ses bras.
- Je suis vraiment contente que tu sois venue, cousine. - Moi aussi…
Elles se donnèrent un baiser sur les lèvres, puis un second.
- T’as envie ? demanda Nathalie. - Oui…
Elles se caressèrent tendrement en collant leurs corps l’un à l’autre. Leurs bras se croisèrent et chacune glissa sa main dans l’entrecuisse de l’autre. Elles se masturbèrent mutuellement en se faisant de petits baisers très doux pendant plus de dix minutes. Cathy jouit la première, enfonçant son visage dans le cou de sa cousine pour étouffer ses soupirs. Puis elle accentua ses caresses autour du clitoris de Nathalie, qui jouit à son tour. Il n’y avait rien à voir avec l’euphorie de la veille, mais elles trouvèrent toutes deux beaucoup de charme à ce petit moment intime et s’endormirent dans les bras l’une de l’autre.
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