Voissa: mystaire' Blog

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miroire

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Hier, j’ai rencontré le double de ma femme.
Je n’oserai pas dire, à l’instar de beaucoup de maris, qu’une seule comme elle en ce bas monde suffit am-ple-ment. Judith est, je l’avoue, cynique, cassante, versatile, tyrannique souvent, exigeante toujours, et sans concession. Mais elle est également charmante dans ses bons jours, adorable, câline, mignarde ; et de plus jolie comme un cœur. Elle porte la moindre tenue avec une grâce irrésistible. Aussi, à franchement parler, deux Judith ne m’auraient pas semblé un motif particulier de désespoir, pourvu que jamais ces jumelles ne partageassent la même humeur : ainsi la douceur de la première Judith compenserait les tempêtes de la seconde, ou bien je supporterais mieux la première, capricieuse, si je suis consolé par les attentions de la seconde.
Toujours est-il que j’ai frôlé ce rêve inaccessible. Nous étions vendredi soir et je sortais du collège, la sacoche saturée de copies d’élèves, quand j’avisais Judith qui gagnait le parking. Pour une fois, nous avions pu quitter la place en même temps ; nous résolûmes, plutôt que de passer la soirée en tête à tête avec les fautes d’orthographe, d’aller au cinéma. (Vous vous demandez quel est le rapport. Vous allez voir.)
Nous avons acheté les billets pour un film d’anticipation, une science-fiction d’il y a trente ans récompensée par de nombreux prix. Mais naturellement, peu avant d’entrer dans la salle, Judith se tourna vers moi pour prononcer la phrase rituelle.
- Je passe aux toilettes avant ; tu vas garder les places ?
Et voilà… Mais pour une fois, je décidais de rompre la coutume.
- Non, je te suis, j’ai besoin de me rafraîchir un peu…. On bout, ici…
- O.K. Dépêche-toi alors, moi, j’y vais…

Nous sommes descendus aux toilettes du cinéma. Personne, hors une femme qui ne tarda pas à partir, vite remplacée par une mère de famille et sa toute jeune fille, dont le babil si familier me semblait sortir d’un quotidien bien rassurant.
Judith entra dans une cabine et j’ouvris un robinet. A peine avais-je exécuté ce geste qu’une des portes s’ouvrit sur ma femme. Incrédule, je contemplais son reflet dans le miroir. Comment ? Mais… Elle vient juste d’entrer ! C’est impossible, pas déjà ! C’était pourtant elle : les cheveux blonds, la tenue, l’air affairé en fouillant son sac à main, le regard bleu si sûr de lui qui se posait sur moi. Mais… Ce n’est même pas dans cette cabine qu’elle est entrée… Qu’est-ce que ça veut dire ? J’allais la questionner lorsqu’une autre cabine s’ouvrit, celle-là même dans laquelle j’aurais juré voir Judith disparaître un instant auparavant.
Je crûs mourir de peur.
La même.
Mes poils frémirent sur mes bras et se hérissèrent, comme dotés d’une vie indépendante – comme s’ils avaient pris vie pour fuir ce phénomène. L’angoisse serra ma gorge à l’idée de la sinistre duplication, idée que ma raison refusait net – le conflit enfla d’ailleurs entre ces deux parties de mon être, celle qui voyait, craignait et détalait, celle qui, sceptique, cherchait une explication rationnelle.
Toutefois, l’air ahuri que pris Judith n°2 me rassura : je n’étais pas le seul à m’interroger. Elle regarda sa jumelle, leur double reflet dans le miroir, à nouveau sa jumelle, et porta machinalement la main à son propre corps. L’Autre ferma son sac à main sans se rendre compte de rien et repartit vers les escaliers.
Judith et moi restâmes seuls dans ces toilettes, à nous regarder, se demandant si nous avions bien assisté à cette scène étrange, si nos yeux avaient été témoins des mêmes faits.
Ce soir là, dans la salle de cinéma, Judith ne parla pas autant que d’habitude.
Ce n’est que ce matin, après notre lecture commune de William Wilson, de ce cher Edgar Poe (je le recommande à tous mes élèves et à ceux qui, accidentellement, me liront, que ce leur soit utile !) que nous revînmes sur cet événement. Ma femme me confia son sentiment à ce sujet, soupirant : « Si tu savais ! Pendant un moment, je ne savais plus où j’étais ni qui j’étais ! Il a fallu que je tâte mes membres, que je sente mon cœur battre dans ma poitrine pour me dire : « bon sang, oui, c’est celle-là qui est la bonne, c’est bien moi, pas elle… » Ce serait drôle que je la revoie… Imagine tout ce qui serait possible… On pourrait s’échanger les places… Ce doit être une expérience amusante. Et qui sait, peut-être sommes-nous parentes ? »
Je n’ai pas répondu. Je me souvenais encore de ma confusion. Les images défilaient devant mes yeux, quand soudain mon esprit connut l’illumination du spectateur qui saisit le trucage. « Mais bien sûr, quel idiot ! J’aurais dû comprendre de suite que ce n’était pas toi. Elle fouillait dans son sac de la main droite ; toi, tu es gauchère. C’est un détail qui ne trompe pas. » « Es-tu bête, ça n’a aucun rapport ! J’ai deux mains, que je sache ! Je les utilise toutes les deux, indifféremment, dans un cas pareil. » Mais elle ne put m’ôter de la tête l’idée que j’avais découvert le pot aux roses. Si son double décidait de prendre la place de Judith, je m’en apercevrai tout de suite. Satisfait, je tendis la main vers un croissant tout chaud. « Au fait, me dit-elle, il y a un autre livre que je voudrais te montrer. Les avatars du démon. Il ne vaut rien sur le plan littéraire, mais pour la symbolique, il devrait t’intéresser. » « Bah… Si tu y tiens… » « Nickel. Ne bouges pas, je te l’apporte. »
Une minute lui suffit ; elle redescendit de l’étage en me tendant un livre, sourire aux lèvres. Je le pris en la regardant distraitement. Soudain, je sursautais, et les brumes du sommeil se dissipèrent d’un coup.
Judith souriait toujours. Ses dents blanches brillaient d’un éclat inhabituel. Avait-elle toujours eu les lèvres aussi fines ? Et ses ongles, dont elle se plaignait toujours, avaient-ils toujours été si longs et sains ? Je frissonnai, et compris soudain quel détail m’avait plongé dans cette inquiétude ridicule. Quel benêt je faisais…

Elle me tendait le livre de la main droite.

FIN
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le chevalier a la princesse

2 Commentaire(s) :
Image attachée

Laisse moi être le soleil
Qui de mes rayons ou mes yeux
Avec douceur te réveille
Te donne un sourire radieux
Je te réchauffe, te caresse
Fait bronzer ton corps attirant
Tu te plaît au jeu, ma déesse
En t’exposant, te dévoilant.

Laisse moi être l’eau, la mer
Qui te caresse, te chatouille
Partout, sur ton corps exemplaire
Je t’explore, te touche, te fouille
Je t’apporte fraîcheur et bonheur
Et tu satisfais mon désir
En frottant sur ton corps, ton coeur
Moi, l’eau de la vie, du plaisir.

Laisse moi être un homme, enfin
Émerveillé par ta beauté
Qui me guide dans mes quatrains
Laisse moi rêver et t’aimer.

laisses-moi être celle que tu veux reine,
celle dont tu enlève les peines.
Laisses aller la douceur de tes baisers
à tes doux calins d'été...
laisses-moi être moi-même
et murmures à mon oreille combien tu m'aimes

belle princesse, laisse moi être simplement
Celui qui fera vibrer tous tes sentiments
Laisse moi être ton plus intime confident
Et partageons nos secrets passionnément.



le trabadour
- - - - -

la suite

1 Commentaire(s) :
Image attachée
La lune dans la nuit se glisse
Et le Marquis a pu étudier
La douzaine d'esquisses
A son choix laissées.

C'est celle d'Octavie
Qui a retenu sans conteste
Toute son attention.
Elle a tant de vie
Et comme faite d'un seul geste
Avec force et passion,
Que le Marquis semble sous le charme
De sa propre image et verse une larme
D'émotion !

Le croquis est si beau et même si sensuel
Qu'il paraît traversé d'un désir charnel,
Voilà qui est bien mystérieux
Se dit le Marquis soucieux...

Le peintre serait-il un migon
Qui aurait pour lui une passion,
De celle qu'on a pour le même sexe ?
"Il ne faudrait pas qu'il se vexe
Que je n'ai point du tout ce penchant"
S'interroge notre homme en se couchant.

Mais, même si la nuit
Lui apporte un autre conseil,
Notre beau Marquis,
Plongeant dans un profond sommeil,
Sait déjà qu'il mandera l'auteur dudit dessin
A se présenter au château dès le lendemain.

Ne serait-ce qu'afin de percer le mystère
De cette si troublante affaire,
Il est fermement décidé
A lui faire exécuter
Autant de toiles que nécessaire.....
- - - - -

la suite

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Image attachée
C'est ainsi que parée en damoiseau
Octavie s'en va au château,
Le subterfuge étant parfait
Elle y pénètre sans difficulté,
Evitant de trop parler
Aux gardes et valets.

Après une longue attente fébrile
C'est enfin son tour :
Plus question de faire demi-tour,
Elle s'avance d'un pied agile.

Le Marquis De Satin est là,
Assis sur une chaise
De profil,
Il ne la regarde même pas
Tout à son aise,
Tranquille.

A nouveau fébrile
Elle installe ses outils
et commence le portrait
Qu'elle exécute d'un seul trait.

Une sensation de chaleur étrange
Lui est montée au coeur
Et a guidé sa main.
Le Marquis lui a semblé un ange
Et l'amour vainqueur
A brûlé ses reins !
- - - - -

réponse à l 'annonce

1 Commentaire(s) :
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Octavie, fille de peintre et enlumineuse à ses heures aussi, a eu vent de l'annonce...

Il serait merveille
Père
de faire portrait
de notre gentil Marquis

Rêveuse mignonne
ne crains-tu point
de laisser découvrir
ton secret joli

Oh Père!
à la messe l'ai vu
me regardait bellement
a si avenante figure

Etre, ll te faudra,
vêtue en Damoiseau
et tes cheveux cacher
dessous un mantelet

Ainsi ferai mon père
en son château irai
et de lui si près
travaillerai heureuse

Ton souhait autorise
Petite O. ma fille
va faire honneur
à notre nom m'amie

- - - - -

nouvelle

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"Oyez Oyez !"
A ce cri en place publique
Accours un large public
"Oyez Oyez !"

"Le sieur Marquis de Satin
M'a fait mander ce matin
Pour annoncer ce bulletin :

Avis aux peintres de renom ou de loisir,
Sa seigneurie le Marquis désire
Qu'on fasse de lui son portrait.
Munis de vos pinceaux et chevalets
Présentez vous au château
Au plus vite, au plus tôt.

Un seul parmis les prétendants
Sera choisi sur une simple ébauche
Qu'il exécuera rapidement
Devant le Marquis, de profil gauche.

Oyez Oyez !
Faites circuler la nouvelle !
Si les peintures sont belles
Elles seront dûment rétribuées !"


Roulement de tambour
Et s'en va le troubadour...
- - - - -

suite et fin

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Hum... toutes ces caresses
M'ont rempli d'ivresse
tu as si bien su sur mon vit
Faire opérer la magie
Que lorsque tu me présentes
Tes sensuelles fesses
Une seule idée me tourmente
Tenir mes promesses...

C'est qu'avoir été si bien
Caressé, branlé, sucé...
Me rend vivement excité
La jouissance au bord du frein...

Je viens donc tout d'abord
Honorer de ma bouche et de mes mains
Les courbes douces et leurs abords
Que tu m'offres : dos, cuisses, reins...

Et j'applique enfin
Entre les dunes
De tes seins,
Puis, dans le creux de ta lune
Tout contre ta fente
Ma verge impatiente !

Le serpent dressé
De bois bandé
De tout son poids se presse
Alors entre tes fesses.

Un sang chaud diffuse son ardeur
A tes muqueuses affolées
Eructe !
Quand soudain une embardée
Provenant du coquin de chauffeur
Compagnon de rut !

Voyeur impénitent
Via son retroviseur
Me propulse si vivant !
En la mouelleuse chaleur
De ta chair acceuillante,
En la danse ensorcellante
De tes hanches rutilantes,
Vertigineux ascenseur !

C'est donc ainsi par mégarde
Que je t'empâle jusqu'à la garde
Dans le cris des pneus
Déchirant le bitume
Dans le vert de tes yeux
Où le plaisir s'allume !
- - - - -

la suite

2 Commentaire(s) :
Image attachée

D’un coup de baguette

Tel un lapin
Du chapeau d’un magicien
Vient de surgir
Une promesse de plaisirs.

Baguette magique
Fière et narquoise,
Prémices lubriques.
Baguette chinoise
Débridé pic,
Couleur framboise.

Me vient alors
Le chaud désir
De me servir
De ce trésor,
Pour orchestrer
Ce corps à corps
Avec volupté….
Et doigté.

Brouette,
Sucette,
Branlette,
Alors que j’hésite,
Ma main s’agite
Et gravite
En une courbette
Autour de tes noisettes
Et mon cou s’incline
Vers l’orpheline.

Cette longue houleuse
Danse sur ma langue
Une salsa langoureuse
Sur laquelle je tangue,
Jusqu’à me faire chavirer
Et ma croupe te présenter.
- - - - -

encore plus loin

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Ma langue souple et agile
Vient de passer ton nombril
Et franchissant ta brune toison
Conte à ta vulve une subtile oraison

D'abord virevolte sur la dentelle de tes lèvres
Puis plonge dardante en ton bijoux d'orfèvre
Que dis-je ! ton volcan baigné de fièvre !
Et enfin danse la gigue d'arlequin
Sur ton bouton clitoridien
Baisé païen !

Mais quelle chaleur ! Mais quelle étuve !
Entre tes cuisses entr'ouvertes !
C'est toute la lave du Vésuve
Qui coule sur ma langue alerte !

Il faut bien me rendre à la raison
Je dois reprendre ma respiration…
Je remonte et inspire à plein poumon
Entre les tiens, fiers mamelons !

Me voilà donc à nouveau qui suçote
La pointe rose de tes seins lunaires,
Bouffée de fraîcheur...
Tout en laissant dans ta chaleur
Sextraordinaire
Mes doigts qui pianotent
Toute une gamme de plaisir
Sur ta vulve saphir.

Tandis que ma paume ainsi constate
L'humide excitation entre tes cuisses,
J'ai laissé tes mains libres
Pour venir explorer mon chibre…
Elles glissent sur le tissu tendu et tâtent
cette érection qui vers toi se hisse.

D'une main agile, experte et curieuse
Tu fais tinter le métal de ma ceinture
Et ouvre le zip de ma braguette
En un éclair !
Jaillit alors toute gonflée, comme furieuse,
Ma verge énorme d'une belle droiture
Chaude et appétissante baguette
Dressée en l'air !
- - - - -

la suite

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Tes lèvres douces tracent
Un chemin de feu et d’eau
Rosée le long de ma peau
Que tu butines avec emphase

Tes cheveux noirs et soyeux
S’écoulent entre me doigts
Pelage brillant du grivois
Qui m’amène vers d’autres cieux

Pas de proie
Dans cette chasse au plaisir
Juste deux émois
Dans cette transe de désir

Ta main friponne se glisse
A l’intérieur de ma cuisse
Curieuse de mes abysses
Autant que de mon clitoris

Abandonnée à ma langueur
Offerte à ta langue moiteur
Qui descend avec ardeur
Rejoindre ta main qui effleure
Caresse et s'invite au creux
De ce bain si chaleureux
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