Si je me suis tenu si éloigné des filles, c’est donc, en grande partie, à cause de ma timidité. Pourtant, je ne peux pas dire que je ne les aimais pas. Ca, non, je ne peux pas le dire. Jusqu’à l’entrée au collège, en fait, j’ai plus ou moins toujours eu une chérie. Vous savez bien, la chérie officielle. Celle dont on donne le prénom à la famille, quand on vous demande « tu as une chérie ? »
Je me souviens d’une Ghislaine, d’une Laurence et de ma cousine Céline, avec qui je voulais convoler en juste noce, plus tard. Je me posais beaucoup de question concernant la faisabilité de la chose. Il fallait faire une demande au pape, me disait les adultes. Et honnêtement, je voyais mal le pape me répondre. Mais tout ça ne portait pas à confusion. C’était encore le temps où on n’embrassait pas une chérie. C’est à partir du collège où une chérie, ne se disait plus ainsi, mais « ta gonzesse ». Mouais, même pas sûr. A vrai dire, je ne me rappelle plus. Ils disent quoi les mômes aujourd’hui ? « Ta meuf » ? Par contre, on disait bien « sortir » avec. Et comme je n’étais pas le dernier des abrutis, tout de même, je voyais bien que ceux qui sortaient ensemble s’embrassaient. Et dans les vestiaires, certains disaient même, déjà, qu’ils allaient plus loin qu’un simple affrontement de langues.
Ce qui est étrange, maintenant que j’essaie de faire le tri dans mes souvenirs, c’est que si embrasser une fille, je vois plutôt ça à partir du collège, il est certain que j’ai vu des livres de cul, bien avant ce sacro-saint collège. Je pense que les premières fois, c’était un pote de classe, qui avait dû les trouver chez lui et s’était empressé de nous les montrer…je fouille dans mon cerveau et je me dis, qu’avant même de voir des vraies photos de cul, j’avais vu des bd. En Italie. Dans mes familles ( je veux dire chez mes oncles et tantes ) il y avait toujours des « fumetti », des sortes de bandes dessinées au format manga ( le vrai nom français m’échappe ), très pratiques à lire aux toilettes. Il y avait le fameux Tex ( un cow-boy ami des indiens ), mais il y avait aussi, planqués au fond d’un panier, les mêmes formats avec un contenu très différent. J’ai vraiment de vagues images de tout ça. Mais, je crois pouvoir deviner dans les brumes de ma mémoire, des sexes d’hommes géants qui laissaient échapper un flot liquide de leur pénis, avec dans les bulles des mots qui frisaient l’espéranto comme : Hum ou Haaaaa !
Curieusement, j’ai encore moins de souvenirs des revues pornographiques. Il devait y avoir les mêmes mots pourtant. Je ne sais même pas si cela me choquait ou m’excitait. Je crois en fait, que ce que nous voyions là, n’était pour nous, pas bien plus réel que ce que nous pouvions voir dans un film de cinéma fantastique que nos parents nous autorisaient à voir exceptionnellement. Ce n’était pas pour faire ce genre de choses que nous nous sentions attirés par les queues de cheval. N’empêche, le contact avec la pornographie s’est fait assez tôt. Et depuis, je n’ai eu de cesse, d’abord avec les revues, ensuite avec les k7, de dénicher les planques de mon père.
Mais je n’étais encore qu’un petit môme sans véritable sexualité. Ce n’est que bien après que j’ai découvert la masturbation, et avec, l’intérêt que pouvait avoir la pornographie pour mes plaisirs solitaires.
Comme vous pouvez le deviner, je n’ai pas été élevé dans une famille très prude, voire stricte au niveau cul. Dans le sens où, personne ne reniait le fait que les adultes aient une sexualité. Et il n’était pas rare que je surprenne des discussions. Pas que les choses étaient décrites crûment, encore que, cela dépendait de la place de la dite discussion dans un repas. Plus on était proche du café, et plus les langues étaient déliées. En tout les cas, on ne parlait pas de sexe, ou des choses du sexe à voix basse. Un jour, j’entendis les adultes se tordre de rire, et ma tante, ( qui a toujours eu un sex-appeal au dessus de la moyenne ) dire que son mari, pouvait lui la mettre de partout, mais pas dans le cul. Il l’avait trop grosse et ça lui faisait trop mal. Et là-dessus, tout le monde de se marrer, car enfin, à part les trois orifices classiques, il ne restait guère plus que les oreilles et les narines. Ca ne paraît peur-être pas très drôle comme ça, il fallait être dans le contexte, avec quelques litres de vin sans doute, mais c’est bien le genre de conneries que je pourrais déblatérer avec des copains ( et les litres de vins ). Pour me marrer. Pour être léger en étant lourd. Si si…ça marche bien parfois. Tout dépend du contexte, et avec qui.
Il y a, comme ça, des trucs qui restent en tête. Une autre fois, mon oncle en parlant de notre voisine de l’époque, une très belle femme, dit à mon père « Un de ces jours, elle me la donne ! » « Quoi ? » répondit mon père. « Sa petite chatte »…( Je vous l’aurez bien fait en italien, mais vous n’alliez rien comprendre ) J’avais senti quand même un peu de gêne dans la réaction de mon père. Un petit sourire embarrassé. Parce que j’étais là avec eux ? Parce que c’était son beauf ? Je sais, je sais, c’était pas super malin de sa part. Mais si vous saviez ( je m’adresse aux filles ) comme les mecs peuvent être idiots parfois entre eux. Comme ils ont besoin de se faire mousser. Comme souvent leurs paroles dépassent leur pensée ( Au singulier, le pluriel dans les pensées de cul est de trop ). Ou bien, l’inverse. Comme leurs pensées dépassent leur silence. Car il y a bien un truc que j’ai appris sur moi-même et les hommes, nous sommes vraiment des animaux sexuels. Nos pulsions s’expriment parfois aussi bêtement que l’avait fait mon oncle ( que j’adorais comme un deuxième père ) ce jour là.
Je vais même vous avouer un truc, il y a des fois, quand je croise une belle fille. Non, en fait, ce n’est pas une question de beauté, mais de phéromones je crois, donc, quand je croise une fille qui dégage quelque chose d’irrésistiblement sexuel, je surprends une voix dans ma tête qui dit « j’lui mettrai bien un bon coup à celle là ! » Ca ne dure souvent qu’une ou deux secondes. Le temps pour mon esprit de se rappeler que je déteste ce genre de réflexion, ce genre d’hommes, ce genre tout court. Mais allez la contrôler, la petite voix sadique qui passe dans la tête.
Je me souviens d’une Ghislaine, d’une Laurence et de ma cousine Céline, avec qui je voulais convoler en juste noce, plus tard. Je me posais beaucoup de question concernant la faisabilité de la chose. Il fallait faire une demande au pape, me disait les adultes. Et honnêtement, je voyais mal le pape me répondre. Mais tout ça ne portait pas à confusion. C’était encore le temps où on n’embrassait pas une chérie. C’est à partir du collège où une chérie, ne se disait plus ainsi, mais « ta gonzesse ». Mouais, même pas sûr. A vrai dire, je ne me rappelle plus. Ils disent quoi les mômes aujourd’hui ? « Ta meuf » ? Par contre, on disait bien « sortir » avec. Et comme je n’étais pas le dernier des abrutis, tout de même, je voyais bien que ceux qui sortaient ensemble s’embrassaient. Et dans les vestiaires, certains disaient même, déjà, qu’ils allaient plus loin qu’un simple affrontement de langues.
Ce qui est étrange, maintenant que j’essaie de faire le tri dans mes souvenirs, c’est que si embrasser une fille, je vois plutôt ça à partir du collège, il est certain que j’ai vu des livres de cul, bien avant ce sacro-saint collège. Je pense que les premières fois, c’était un pote de classe, qui avait dû les trouver chez lui et s’était empressé de nous les montrer…je fouille dans mon cerveau et je me dis, qu’avant même de voir des vraies photos de cul, j’avais vu des bd. En Italie. Dans mes familles ( je veux dire chez mes oncles et tantes ) il y avait toujours des « fumetti », des sortes de bandes dessinées au format manga ( le vrai nom français m’échappe ), très pratiques à lire aux toilettes. Il y avait le fameux Tex ( un cow-boy ami des indiens ), mais il y avait aussi, planqués au fond d’un panier, les mêmes formats avec un contenu très différent. J’ai vraiment de vagues images de tout ça. Mais, je crois pouvoir deviner dans les brumes de ma mémoire, des sexes d’hommes géants qui laissaient échapper un flot liquide de leur pénis, avec dans les bulles des mots qui frisaient l’espéranto comme : Hum ou Haaaaa !
Curieusement, j’ai encore moins de souvenirs des revues pornographiques. Il devait y avoir les mêmes mots pourtant. Je ne sais même pas si cela me choquait ou m’excitait. Je crois en fait, que ce que nous voyions là, n’était pour nous, pas bien plus réel que ce que nous pouvions voir dans un film de cinéma fantastique que nos parents nous autorisaient à voir exceptionnellement. Ce n’était pas pour faire ce genre de choses que nous nous sentions attirés par les queues de cheval. N’empêche, le contact avec la pornographie s’est fait assez tôt. Et depuis, je n’ai eu de cesse, d’abord avec les revues, ensuite avec les k7, de dénicher les planques de mon père.
Mais je n’étais encore qu’un petit môme sans véritable sexualité. Ce n’est que bien après que j’ai découvert la masturbation, et avec, l’intérêt que pouvait avoir la pornographie pour mes plaisirs solitaires.
Comme vous pouvez le deviner, je n’ai pas été élevé dans une famille très prude, voire stricte au niveau cul. Dans le sens où, personne ne reniait le fait que les adultes aient une sexualité. Et il n’était pas rare que je surprenne des discussions. Pas que les choses étaient décrites crûment, encore que, cela dépendait de la place de la dite discussion dans un repas. Plus on était proche du café, et plus les langues étaient déliées. En tout les cas, on ne parlait pas de sexe, ou des choses du sexe à voix basse. Un jour, j’entendis les adultes se tordre de rire, et ma tante, ( qui a toujours eu un sex-appeal au dessus de la moyenne ) dire que son mari, pouvait lui la mettre de partout, mais pas dans le cul. Il l’avait trop grosse et ça lui faisait trop mal. Et là-dessus, tout le monde de se marrer, car enfin, à part les trois orifices classiques, il ne restait guère plus que les oreilles et les narines. Ca ne paraît peur-être pas très drôle comme ça, il fallait être dans le contexte, avec quelques litres de vin sans doute, mais c’est bien le genre de conneries que je pourrais déblatérer avec des copains ( et les litres de vins ). Pour me marrer. Pour être léger en étant lourd. Si si…ça marche bien parfois. Tout dépend du contexte, et avec qui.
Il y a, comme ça, des trucs qui restent en tête. Une autre fois, mon oncle en parlant de notre voisine de l’époque, une très belle femme, dit à mon père « Un de ces jours, elle me la donne ! » « Quoi ? » répondit mon père. « Sa petite chatte »…( Je vous l’aurez bien fait en italien, mais vous n’alliez rien comprendre ) J’avais senti quand même un peu de gêne dans la réaction de mon père. Un petit sourire embarrassé. Parce que j’étais là avec eux ? Parce que c’était son beauf ? Je sais, je sais, c’était pas super malin de sa part. Mais si vous saviez ( je m’adresse aux filles ) comme les mecs peuvent être idiots parfois entre eux. Comme ils ont besoin de se faire mousser. Comme souvent leurs paroles dépassent leur pensée ( Au singulier, le pluriel dans les pensées de cul est de trop ). Ou bien, l’inverse. Comme leurs pensées dépassent leur silence. Car il y a bien un truc que j’ai appris sur moi-même et les hommes, nous sommes vraiment des animaux sexuels. Nos pulsions s’expriment parfois aussi bêtement que l’avait fait mon oncle ( que j’adorais comme un deuxième père ) ce jour là.
Je vais même vous avouer un truc, il y a des fois, quand je croise une belle fille. Non, en fait, ce n’est pas une question de beauté, mais de phéromones je crois, donc, quand je croise une fille qui dégage quelque chose d’irrésistiblement sexuel, je surprends une voix dans ma tête qui dit « j’lui mettrai bien un bon coup à celle là ! » Ca ne dure souvent qu’une ou deux secondes. Le temps pour mon esprit de se rappeler que je déteste ce genre de réflexion, ce genre d’hommes, ce genre tout court. Mais allez la contrôler, la petite voix sadique qui passe dans la tête.
Commentaires
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Leajan
13-11-2008 - 22:11
IL y aurait beaucoup de choses à dire...
Par exemple le fait de sortir avec quelqu'un.
Je me souviens de cette demande : "tu veux sortir avec moi ?"
La première fois ça m'a paru tellement incongrue, tellement dénué de délicatesse, d'inventivité que j'ai répondu "non" !
et pourtant le gars me plaisait assez !
Il m'aurait dit "tu baises' ça m'aurait fait le même effet ! comme quoi je suis une romantique aussi ! non mais !
Mais finalement je vois surtout maintenant avec le recul toute la timidité, l'anxiété et le malaise qui se cachait derrière ces 5 mots.
Sinon j'ai aussi fait mon apprentissage grâce à des revues pornographique que mon voisin ( je pense que c'est lui même si il n'a jamais voulu l'avouer) m'avais gentiment glissé derrière les volets !
Et l'indécence de ces belles créatures en papier glacé m'a appris sur ma propre intimité. Parce que finalement je n'étais pas très curieuse de tout ça à l'époque ! Comme quoi...
Merci pour tous ces souvenirs qui trouvent, je pense, écho en chacun de nous !
Léa
Par exemple le fait de sortir avec quelqu'un.
Je me souviens de cette demande : "tu veux sortir avec moi ?"
La première fois ça m'a paru tellement incongrue, tellement dénué de délicatesse, d'inventivité que j'ai répondu "non" !
et pourtant le gars me plaisait assez !
Il m'aurait dit "tu baises' ça m'aurait fait le même effet ! comme quoi je suis une romantique aussi ! non mais !
Mais finalement je vois surtout maintenant avec le recul toute la timidité, l'anxiété et le malaise qui se cachait derrière ces 5 mots.
Sinon j'ai aussi fait mon apprentissage grâce à des revues pornographique que mon voisin ( je pense que c'est lui même si il n'a jamais voulu l'avouer) m'avais gentiment glissé derrière les volets !
Et l'indécence de ces belles créatures en papier glacé m'a appris sur ma propre intimité. Parce que finalement je n'étais pas très curieuse de tout ça à l'époque ! Comme quoi...
Merci pour tous ces souvenirs qui trouvent, je pense, écho en chacun de nous !
Léa
Laerte-Zina
30-11-2008 - 19:45
C'est vrai que cette idiote petite voix, je l'entends parfois aussi. J'ai été rassuré le jour où une fille m'a confié qu'elle en avait une aussi (de voix dans la tête).
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Recherche modèle
Voilà un petit bloc note bien pratique pour mettre en exergue un désir de ma part. Je cherche des modèles. Alors... que vous soyez célibataire, en couple, en couple célibataire, en mode libertinage, en couple fusionnel, que vous cherchiez à faire cadeau de vos formes en image, à vous plaire, à vous déplaire, que vous soyez un, la moitié d'un, deux, trois ou plus, que vous ayez envie, peur, besoin, que vous soyez curieux, sûr de vous, timide, effacé, que vous vous imaginiez nu, dévêtu, un peu habillé, carrément couvert, en studio, en hôtel, dans la nature, dans la ville, que vous soyez expérimenté, débutant, que vous vous trouviez beau, laid, normal, banal, exceptionnel, que vous ayez envie de vous montrer en gros plan, en détail, en visage, en corps, en situation, en pause, si donc, vous vouliez partager un moment photographique avec moi, je serai très honorablement honoré et content de me mettre à votre disposition pour honorer comme il se doit votre image. Mais attention, je ne couche pas lors d'un premier shooting, ma femme me l'interdit. Vous pouvez donc, prendre contact avec moi, par le biais du sacré MP, afin que nous puissions, au moins, discuter de nos envies communes et pourquoi pas, collaboratrices. De toute façon, il faut garder cette phrase à l'esprit : la photographie est un mensonge !
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