Voissa: Toute la vérité - Voissa

Aller au contenu

S'abonner à rueerotique        Flux RSS
***** 1 note(s)

Toute la vérité

14 Commentaire(s) :
L’autre jour je t’ai menti. Tu m’as demandé si après toutes ces années… Je t’ai répondu non. J’ai menti. On peut même affirmer que je t’ai menti pendant toutes ces années. Du moins celles qui nous séparent de ce que je vais te raconter maintenant.

C’était au lac de Bolsena. C’était l’été de notre première fois en Toscane. L’été où j’ai su que tu avais… Nous venions de visiter Orvieto avec J et L. Tu te souviens, ces trois jours ensemble dans le cœur de l’Italie. Tu te rappelles notre petit campement près du lac ? Nous avions trouvé un petit coin de paradis, juste pour nous quatre, pour une nuit, au bord de la petite plage de sable noir. Avec J, nous étions allés faire des courses. On avait rapporté des raviolis et du vin. C’était le « Est, est, est », ce délicieux petit vin blanc qui pousse le long des coteaux de ce lac volcanique. Nous avions monté la toile de tente rapidement, nous n’avions même pas mis le double toit. Nous n’avions monté que la nôtre, juste pour une nuit en camping sauvage, il n’était pas utile de mettre les deux. C’était plus discret, nous nous étions dits. Il faisait beau, et chaud, c’était le mois d’août. J’étais terriblement triste les jours précédents, tu sais pourquoi. Mais j’allais mieux ce jour-là. C’était bien cette escapade. Je me sortais de mes pensées lugubres, et je sentais que tu reprenais confiance en toi, en moi, en nous. Nous recommencions et j’en étais heureux.


Tu te souviens, nous avions fait un petit feu, à la tombée de la nuit, juste pour nous éclairer. Il y avait la petite brise légère qui arrivait du large, qui rafraichissait un peu l’atmosphère. Je crois qu’on avait bien bu ce soir-là. Vers minuit, alors que la lune éclairait parfaitement notre petit coin, nous nous étions jetés à l’eau. Nus. C’est toi qui avais enlevé ta culotte en premier. Je ne sais pas pourquoi je m’en rappelle si bien ? Sans doute, parce que tu m’avais surpris, toi qui es d’habitude si pudique. Il faut dire que nous n’avions pas emporté de maillots, et puisqu’on était entre nous… L t’a suivie. Nous nous sommes un peu regardé avec J, un peu gêné aux entournures tout de même. J’ai cette image de vos deux petits culs tout blancs à dix mètres de la rive. Elle m’est restée. Ça devait être la pénombre et la lumière de la lune, mais vos quatre fesses semblaient réfléchir la lumière. Comme des phares, oui, j’ose cette comparaison idiote. Avec J, nous nous sommes dessapés aussi. Nous sommes rentrés dans l’eau, qui était quand même un peu fraîche. Nous avons barbotés tous les quatre quelques minutes. Pas trop longtemps quand même. Nous n’étions pas loin du chemin, on aurait pu nous voir.
Après j’ai un petit trou noir. Je crois que nous sommes restés un peu à bavarder, autour du feu, sans doute à boire quelques verres, ou bien des bières qu’il devait nous rester dans la glacière. Puis, mes souvenirs me plongent dans la tente. La toile avait dû prendre le chaud en cette fin de journée, parce que je me souviens parfaitement que nous avons roulé les duvets en boule à nos pieds. Il faisait bien trop chaud pour nous allonger dedans. Va savoir pourquoi, je me suis retrouvé à côté de L. Peut-être que J était déjà allé se coucher, je ne sais plus. Mais rappelles-toi, il était tout au bout, L à ses côtés, puis moi, et toi près de la sortie. Avec la lune il faisait vraiment clair dans la tente. En plus, la lumière rentrait de ton côté et quand tu t’es allongée sur le ventre, j’avais une vue imprenable sur ton fessier. Je me suis tourné vers toi et je t’ai caressé le dos. Mais tu sais, je ne peux jamais m’arrêter là. Alors, j’ai glissé ma main sur tes reins, puis sur tes fesses. J’avais envie de toi. J’avais envie de te faire l’amour. Bien sûr, c’était impossible dans cette situation. A quatre là-dedans, c’était plus que serré. Mais, oui, je sais, tu n’aimes pas ça. Mais… voilà, j’ai commencé à te caresser avec plus de conviction. Je suis passé sous l’élastique de ta culotte. J’ai entrepris de te donner du plaisir avec mes doigts. Je bandais. L’excitation de la situation, mon désir pour toi, mes frustrations des derniers jours… tout ça mélangé sans doute, mais vraiment je bandais, douloureusement. Surtout que j’ai bien saisi de suite que tu n’allais pas te lâcher comme ça. Ce n’est pas le genre de chose qui te plaisait, et qui te plaît aujourd’hui d’ailleurs. Un nuage avait dû passer devant la lune, parce que je me souviens qu’en même temps que tu me faisais comprendre que rien n’allait se passer, ton cul a disparu dans un noir presque total. Je m’en souviens bien, parce que j’y avais vu un signe. Je sais bien que c’est ridicule, mais je ne peux pas m’en empêcher, c’est comme ça. J’interprète ce genre de conneries.


Alors je me suis remis sur le dos. Je sentais mon sexe un peu à l’étroit dans le caleçon. J’avais un peu honte et je ne voulais pas que L me voit ainsi. Ça aurait été vraiment gênant. J dormait déjà. J’ai commencé à me concentrer sur les bruits que j’entendais à l’extérieur. Les petites vaguelettes qui venaient mourir près de la tente, les coassements des grenouilles, les cigales aussi – preuve qu’il devait vraiment faire chaud pour qu’elles continuent leur chant à cette heure tardive – et des bruits dans les branches. Mais plus je me concentrais que ces bruits et plus je m’angoissais. Nous étions quand même en camping sauvage, pas très loin des routes et de surcroît au bord d’un lac balnéaire. Il devait y avoir du monde qui passait dans le coin. Mon épaule droite touchait celle de L. Nous étions vraiment à l’étroit là-dedans. Je me souviens de sa peau qui collait un peu à la mienne. Toi, tu avais déjà sombré. J’entendais ta respiration profonde et un peu saccadée. Je me suis un peu tourné pour trouver ma position, et j’ai senti la main de L se poser contre mon flanc. Juste comme le frôlement d’un petit insecte. J’ai tenté de regarder si elle dormait ou pas. Mais je n’entendais que vos respirations, à toi et J. J’avoue que j’étais tétanisé mais… oui, je suis désolé, mais j’étais aussi un peu excité. Sa main a un peu bougé, et un frisson m’a parcouru, j’ai senti mon sexe se dresser à nouveau. J’ai penché ma tête vers elle, toujours pour me faire une idée plus précise de ce qui était en train de se passer, et j’ai vu ses deux yeux se fixer dans les miens. Son regard m’a fait peur. Tout simplement parce que je l’ai compris. Je n’ai eu le temps de ne rien faire, et encore pire de dire. Sa main s’est posé sur moi, enfin, oui, tu comprends bien sur quoi. Elle l’a sortie et tout en me fixant s’est mise à… Je n’arrivais pas à saisir ce truc. Elle était en train de me masturber, avec J et toi à côtés. C’était dingue. J’aurais pu faire un geste, mais je n’ai rien fait. Il était trop tard.




La nuit était profonde désormais. On ne voyait plus grand-chose. Sa main a lâché mon sexe. J’ai pensé que c’était fini, qu’elle avait pris conscience de qu’on faisait. Mais j’ai vu sa silhouette se mouvoir au-dessus de moi et j’ai senti… sa bouche… me prendre en entier. Je ne savais plus où j’étais. Qui j’étais. J’ai toujours résisté à toutes sortes de tentations, avant, et après, cet épisode. Mais là, je n’ai pas pu, pas réussi, pas voulu sans doute aussi. Je suis navré. J’ai été cueilli par surprise, et je pense que L aussi s’est surprise elle-même.
Si tu veux savoir, je ne l’ai pas touchée. Du moins, pas son intimité, pas ses parties sexuelles pour être précis. Mais j’avais du plaisir, il montait terriblement pendant qu’elle me… bref, j’ai posé ma main sur sa tête, j’ai caressé ses cheveux, j’ai accompagné son rythme… et quand j’ai senti que ça venait, j’ai voulu lui retirer sa bouche, mais elle est restée sur moi.
Quand elle a repris sa place, elle m’a chuchoté « on n’allait pas en mettre partout, ça restera entre nous ».

Voilà, maintenant, si tu veux, tu peux me quitter mais tu sais tout.

Commentaires

Page 1 sur 1

3fifi3 

06-12-2011 - 18:54
Je comprends maintenant quand tu disais :

Voir le messageruérotique, le 06-12-2011 - 15:48, dit :

... on peut le dire, l’alcool c'est très dangereux, et les amis aussi, un peu ! ^_^


^_^

ruérotique 

06-12-2011 - 18:58
Ha oui, tiens j'avais même pas fait le lien !

Mais, cela dit, c'est un peu la réalité, un cocu doit d'abord chercher dans son entourage pour connaître le/la traitre. Ensuite dans le boulot de l'autre... bon, maintenant, faut dire, avec le net, ça étend le champ d'investigation, hein, ma poulette :largesmile:...

rondeetsensuelle

07-12-2011 - 00:32
J'ai lu avec délectation. :clindoeil:

knock 

07-12-2011 - 00:41
Ben oui , ça arrive .. pas si grave .......

ruérotique 

07-12-2011 - 11:14

rondeetsensuelle, le 07-12-2011 - 00:32, dit :

J'ai lu avec délectation. :clindoeil:


Et elle est bonne ? :largesmile:

ruérotique 

07-12-2011 - 11:15

knock, le 07-12-2011 - 00:41, dit :

Ben oui , ça arrive .. pas si grave .......


Y a pas mort d'homme, en effet ! ^_^

Imuhagh 

09-12-2011 - 16:08
c'est une première ? ça change quelque chose pour toi ?

ruérotique 

12-12-2011 - 10:37

Imuhagh, le 09-12-2011 - 16:08, dit :

c'est une première ? ça change quelque chose pour toi ?


C'est surtout un récit ... ^_^

carton 

12-12-2011 - 12:25

ruérotique, le 12-12-2011 - 10:37, dit :

C'est surtout un récit ... ^_^


à défaut d'être un récif :)

carton 

12-12-2011 - 12:26
au fait : plus de 3 semaines sans la moindre tu-sais-quoi !

ruérotique 

12-12-2011 - 14:15

carton, le 12-12-2011 - 12:26, dit :

au fait : plus de 3 semaines sans la moindre tu-sais-quoi !


et moi plus que trois semaines avant que j'arrête (pour la 8000eme fois ! :largesmile: )

carton 

12-12-2011 - 18:52
Dis-toi que le jour où ça marchera^, ca ne sera plus une résolution mais une révolution :)

Pergola 

16-12-2011 - 23:43
Hey les amis, j'ai les moyens de vous aider si vous voulez. :rolleyes:

carton 

21-12-2011 - 12:33
Pour l'instant je tiens bon ! :) Curieusement c'est facile cette fois. On verra !
Page 1 sur 1

Recherche modèle

Voilà un petit bloc note bien pratique pour mettre en exergue un désir de ma part. Je cherche des modèles. Alors... que vous soyez célibataire, en couple, en couple célibataire, en mode libertinage, en couple fusionnel, que vous cherchiez à faire cadeau de vos formes en image, à vous plaire, à vous déplaire, que vous soyez un, la moitié d'un, deux, trois ou plus, que vous ayez envie, peur, besoin, que vous soyez curieux, sûr de vous, timide, effacé, que vous vous imaginiez nu, dévêtu, un peu habillé, carrément couvert, en studio, en hôtel, dans la nature, dans la ville, que vous soyez expérimenté, débutant, que vous vous trouviez beau, laid, normal, banal, exceptionnel, que vous ayez envie de vous montrer en gros plan, en détail, en visage, en corps, en situation, en pause, si donc, vous vouliez partager un moment photographique avec moi, je serai très honorablement honoré et content de me mettre à votre disposition pour honorer comme il se doit votre image. Mais attention, je ne couche pas lors d'un premier shooting, ma femme me l'interdit. Vous pouvez donc, prendre contact avec moi, par le biais du sacré MP, afin que nous puissions, au moins, discuter de nos envies communes et pourquoi pas, collaboratrices. De toute façon, il faut garder cette phrase à l'esprit : la photographie est un mensonge !

1 utilisateur(s) actif(s)

1 invité(s)
0 membre(s)
0 membre(s) anonyme(s)

Derniers commentaires