Ils croisèrent leurs jambes au même instant. Il laissait glisser son regard sur ses genoux au jean usé, il tombait sur ses baskets de montagne, le faisait remonter sur des escarpins pointus en daim, se faufilait le long des chevilles, des mollets et des cuisses, qui se dévoilaient sous les bas, il s’arrêtait à l’ourlet de la robe, frontière infranchissable consentement, parcourait le ventre tout en rondeur, s’agrippait le long des seins généreux, plongeait dans le décolleté que la veste ôtée lui dégageait, sans allait scruter un visage juvénile, lisse, intact, où aucun signe de vieillesse prématurée ne partait du coin de ses yeux noirs. Etait-elle belle seulement, se disait-il, pendant qu’il tentait de la déchiffrer. Non, assurément non. Elle n’était pas laide non plus. Elle était juste une jeune fille, dans la fleur de l’âge, un rien enveloppée, mais aux formes nettes, aux contours doux, et à la chair ferme.
Elle sortit de son sac « Le Monde » et se mit à en parcourir les lignes. Elle hochait la tête, en signe de désapprobation. Lisait-elle un article sur la réforme des retraites, elle qui n’avait sans doute pas encore débuté une longue carrière ? Pensait-elle, peut-être, à ses futures années perdues pour cause de maternité ? Il se demandait dans quel domaine elle étudiait, ou travaillait. Il se posait ce genre de questions idiotes, tout en la dévisageant, tout en palpant sa silhouette d’un regard qui se faisait de plus en plus impudique. Il la cherchait. Mais elle ne répondait aucunement à ses appels. Elle frisait même l’indifférence. Pouvait-elle réellement l’ignorer à ce point, ne pas sentir ce regard porté, son imagination la caresser ?
Soudain, ses genoux se décollèrent l’un de l’autre, elle entrouvrit ses cuisses, se radossa au fauteuil, et renoua le contact entre ses genoux, dans l’autre sens. Il n’en perdit pas une miette, même si l’instant fut aussi éphémère qu’un déclic d’appareil photo. Il n’avait rien vu, pas même l’ombre d’une culotte, il l’avait seulement imaginé, même pas deviné. Il avait juste aperçu un trou noir, comme un puits sans fond, où on sait qu’il y a de l’eau – on le vérifie en y jetant un caillou dans l’attente d’un splash révélateur – mais impossible de la voir. Dans le mouvement, sa jupe se releva imperceptiblement sur sa lourde cuisse, il apercevait maintenant l’élastique du bas. Il n’en fallait pas plus pour lui, c’est comme si elle avait joué le rôle du metteur en scène qui crie : « moteur…tournez ! » Ces méninges commencèrent alors le ballet du fantasme. Il se laissa guider par ses instincts, par sa concupiscence assumée, se narra dans le rôle de l’amant, décrivit ses mains posées sur ses seins, ses mains qui s’immiscent entre les cuisses, ses mains qui dessinent le contour de ses lèvres fines. Il voyait ce corps à sa merci, ce corps offert, ce corps dans l’abandon total de ses caresses. IL ne souhaitait que la toucher, faire durer le plus longtemps possible ce moment : la paume rugueuse de ses mains sur cette chair de velours. Il insistait tant du regard, il transformait si bien sa rêverie en quelque chose de réel, qu’il sentit son sexe se dégourdir. Non pas qu’il en fût à un stade érectile, mais il comprit que la suggestion que lui proposait sa fantaisie l’entraînait cette fois-ci sur une pente troublante. Si elle avait relevé la tête, et croisé son application à la déshabiller ainsi, il aurait sans doute rougi, comme un enfant pris les doigts dans la confiture. Mais elle restait concentrée sur sa lecture. Il tenta de s’échapper vainement en fouillant son sac, sans savoir ce qu’il allait y trouver, ni ce qu’il y cherchait. Et de fait, il le referma sans rien prendre. Il se croyait pris au piège de son propre jeu, il voulait se détacher d’elle, et de sa passivité, mais son corps était un aimant. Il était une boussole, et elle était le pôle magnétique.
Elle n’est pourtant pas si belle, se convainquait-il. Mais il savait très bien, se connaissant sur le bout des sentiments, que la beauté n’était affaire que d’hommes à femmes belles. Il n’était pas un homme à femmes, mais pour toutes les femmes il pouvait être leur homme. Il n’avait jamais trompé la sienne, mais il pouvait la tromper sans cesse avec n’importe laquelle. Les femmes étaient son obsession. Il les étudiait dans leur grandes largeurs, les scrutait dans leur moindre recoin, les faisait sienne en étant des leurs. Ce n’était en aucun cas une question stratégique, il ne se privait pas de dire son attirance irrépressible pour elles, mais il ne servait pas de ses connaissances pour les connaître intimement – de manière charnelle. Il aimait juste les observer, parler avec elles, qu’elles se confient à lui, se confier à elles. Il aimait leur compagnie, il aimait leur proximité même si elles étaient loin de le connaître. Il s’arrangeait toujours, ainsi, pour trouver une place non loin d’elles dans les transports en commun. Comme ce fut le cas avec elle. Il avait besoin de leur entourage comme un poisson a besoin de l’eau pour vivre. Sans elles, une journée ne valait rien. Il se plaisait à croire qu’il ne les « matait » pas, mais qu’il les contemplait, comme un paysage. Il lui suffisait de se poser un peu, de regarder, pour voir. Si, à priori, celle sur qui il avait jeté son dévolu, n’avait rien, et même parfois rien de rien, de ce que les hommes en général attendent d’une fille belle, il savait faire surgir d’elle une beauté insoupçonnée, un charme désarmant. Il ne s’agissait en aucun cas d’en faire des objets ou objectifs sexuels, auquel cas, en effet, chaque femme serait parfaite dans ce rôle, mais d’en faire naître toute l’objectivité sexuelle, d’en faire un tableau, une sculpture, une chanson, un roman, une photographie - que savait-il encore ? Une œuvre d’art donc – complétement unique, singulière, entièrement indépendante de tous critères acceptés de beauté. D’ailleurs, à bien y repenser, il savait que les femmes à la beauté « classique », celles qui n’ont pas – ou très peu – de défauts, le laissaient assez indifférent. Il aimait les regarder, bien sûr, mais il ne trouvait pas cette originalité du « créateur ». Elles lui faisaient l’effet de cartes postales, de photos trop retouchées pour être réelles. Des mannequins en vitrine, aux joues comme aux cœurs, de plastique. Il se voulait expert en beauté caché, ou comme le disait Gainsbourg, en beauté caché des laids. Il parvenait à isoler un trait, une attitude, une naissance de poitrine, une fesse, un sourcil, une lèvre – un détail donc – qui pouvait l’émouvoir au point de penser, pendant ce court moment-là, que cette femme face à lui, était la femme au plus beau détail du monde. De même, un assemblage de soi-disant défauts - un ventre mou, une fesse trop ronde, une poitrine inexistante, une moustache ingrate, un port voûté, etc… - pouvait lui paraître totalement harmonieux. Il affectionnait cette sensation de la beauté qui prenait corps dans son regard. Il chérissait le fait de faire de chaque femme qu’il croisait, un être doté de sex-appeal, de sensualité, et finalement d’envoûtement. Oui, il se plaisait à se laisser happer par l’ensorcellement, la magie blanche, la fantasmagorie que dégageait La Femme. Il était subjugué par ce genre…comme s’il croisait un miracle chaque fois qu’il croisait une silhouette ou un visage féminin. Il pouvait s’abandonner entièrement à ce rôle, d’autant plus qu’il ne ressentait aucun, ou alors très faible, sentiment de culpabilité. Quel mal pouvait-il y avoir à « contempler » ? Il n’était que spectateur, et jamais, il n’avait été « spect-acteur ».
Si elles étaient là, et si, si souvent elles donnaient à voir – qui par une jupe, qui par un décolleté, qui par une œillade dérobée – c’est aussi qu’elles avaient envie, et plaisir, à être vue. A quoi bon résister ? Et puis, pensait-il, il en serait presque inconvenant. Au moins, que quelques-uns remarquent leurs efforts. Car il l’avait bien compris, si certaines se terrent dans la transparence, elles n’en ont pas moins envie que les autres d’en sortir. Les femmes dans les trains, lui avait souvent confirmé son intuition. Et il n’y a pas plus belle qu’une femme transparente qui sort à la lumière.
Elle sortit de son sac « Le Monde » et se mit à en parcourir les lignes. Elle hochait la tête, en signe de désapprobation. Lisait-elle un article sur la réforme des retraites, elle qui n’avait sans doute pas encore débuté une longue carrière ? Pensait-elle, peut-être, à ses futures années perdues pour cause de maternité ? Il se demandait dans quel domaine elle étudiait, ou travaillait. Il se posait ce genre de questions idiotes, tout en la dévisageant, tout en palpant sa silhouette d’un regard qui se faisait de plus en plus impudique. Il la cherchait. Mais elle ne répondait aucunement à ses appels. Elle frisait même l’indifférence. Pouvait-elle réellement l’ignorer à ce point, ne pas sentir ce regard porté, son imagination la caresser ?
Soudain, ses genoux se décollèrent l’un de l’autre, elle entrouvrit ses cuisses, se radossa au fauteuil, et renoua le contact entre ses genoux, dans l’autre sens. Il n’en perdit pas une miette, même si l’instant fut aussi éphémère qu’un déclic d’appareil photo. Il n’avait rien vu, pas même l’ombre d’une culotte, il l’avait seulement imaginé, même pas deviné. Il avait juste aperçu un trou noir, comme un puits sans fond, où on sait qu’il y a de l’eau – on le vérifie en y jetant un caillou dans l’attente d’un splash révélateur – mais impossible de la voir. Dans le mouvement, sa jupe se releva imperceptiblement sur sa lourde cuisse, il apercevait maintenant l’élastique du bas. Il n’en fallait pas plus pour lui, c’est comme si elle avait joué le rôle du metteur en scène qui crie : « moteur…tournez ! » Ces méninges commencèrent alors le ballet du fantasme. Il se laissa guider par ses instincts, par sa concupiscence assumée, se narra dans le rôle de l’amant, décrivit ses mains posées sur ses seins, ses mains qui s’immiscent entre les cuisses, ses mains qui dessinent le contour de ses lèvres fines. Il voyait ce corps à sa merci, ce corps offert, ce corps dans l’abandon total de ses caresses. IL ne souhaitait que la toucher, faire durer le plus longtemps possible ce moment : la paume rugueuse de ses mains sur cette chair de velours. Il insistait tant du regard, il transformait si bien sa rêverie en quelque chose de réel, qu’il sentit son sexe se dégourdir. Non pas qu’il en fût à un stade érectile, mais il comprit que la suggestion que lui proposait sa fantaisie l’entraînait cette fois-ci sur une pente troublante. Si elle avait relevé la tête, et croisé son application à la déshabiller ainsi, il aurait sans doute rougi, comme un enfant pris les doigts dans la confiture. Mais elle restait concentrée sur sa lecture. Il tenta de s’échapper vainement en fouillant son sac, sans savoir ce qu’il allait y trouver, ni ce qu’il y cherchait. Et de fait, il le referma sans rien prendre. Il se croyait pris au piège de son propre jeu, il voulait se détacher d’elle, et de sa passivité, mais son corps était un aimant. Il était une boussole, et elle était le pôle magnétique.
Elle n’est pourtant pas si belle, se convainquait-il. Mais il savait très bien, se connaissant sur le bout des sentiments, que la beauté n’était affaire que d’hommes à femmes belles. Il n’était pas un homme à femmes, mais pour toutes les femmes il pouvait être leur homme. Il n’avait jamais trompé la sienne, mais il pouvait la tromper sans cesse avec n’importe laquelle. Les femmes étaient son obsession. Il les étudiait dans leur grandes largeurs, les scrutait dans leur moindre recoin, les faisait sienne en étant des leurs. Ce n’était en aucun cas une question stratégique, il ne se privait pas de dire son attirance irrépressible pour elles, mais il ne servait pas de ses connaissances pour les connaître intimement – de manière charnelle. Il aimait juste les observer, parler avec elles, qu’elles se confient à lui, se confier à elles. Il aimait leur compagnie, il aimait leur proximité même si elles étaient loin de le connaître. Il s’arrangeait toujours, ainsi, pour trouver une place non loin d’elles dans les transports en commun. Comme ce fut le cas avec elle. Il avait besoin de leur entourage comme un poisson a besoin de l’eau pour vivre. Sans elles, une journée ne valait rien. Il se plaisait à croire qu’il ne les « matait » pas, mais qu’il les contemplait, comme un paysage. Il lui suffisait de se poser un peu, de regarder, pour voir. Si, à priori, celle sur qui il avait jeté son dévolu, n’avait rien, et même parfois rien de rien, de ce que les hommes en général attendent d’une fille belle, il savait faire surgir d’elle une beauté insoupçonnée, un charme désarmant. Il ne s’agissait en aucun cas d’en faire des objets ou objectifs sexuels, auquel cas, en effet, chaque femme serait parfaite dans ce rôle, mais d’en faire naître toute l’objectivité sexuelle, d’en faire un tableau, une sculpture, une chanson, un roman, une photographie - que savait-il encore ? Une œuvre d’art donc – complétement unique, singulière, entièrement indépendante de tous critères acceptés de beauté. D’ailleurs, à bien y repenser, il savait que les femmes à la beauté « classique », celles qui n’ont pas – ou très peu – de défauts, le laissaient assez indifférent. Il aimait les regarder, bien sûr, mais il ne trouvait pas cette originalité du « créateur ». Elles lui faisaient l’effet de cartes postales, de photos trop retouchées pour être réelles. Des mannequins en vitrine, aux joues comme aux cœurs, de plastique. Il se voulait expert en beauté caché, ou comme le disait Gainsbourg, en beauté caché des laids. Il parvenait à isoler un trait, une attitude, une naissance de poitrine, une fesse, un sourcil, une lèvre – un détail donc – qui pouvait l’émouvoir au point de penser, pendant ce court moment-là, que cette femme face à lui, était la femme au plus beau détail du monde. De même, un assemblage de soi-disant défauts - un ventre mou, une fesse trop ronde, une poitrine inexistante, une moustache ingrate, un port voûté, etc… - pouvait lui paraître totalement harmonieux. Il affectionnait cette sensation de la beauté qui prenait corps dans son regard. Il chérissait le fait de faire de chaque femme qu’il croisait, un être doté de sex-appeal, de sensualité, et finalement d’envoûtement. Oui, il se plaisait à se laisser happer par l’ensorcellement, la magie blanche, la fantasmagorie que dégageait La Femme. Il était subjugué par ce genre…comme s’il croisait un miracle chaque fois qu’il croisait une silhouette ou un visage féminin. Il pouvait s’abandonner entièrement à ce rôle, d’autant plus qu’il ne ressentait aucun, ou alors très faible, sentiment de culpabilité. Quel mal pouvait-il y avoir à « contempler » ? Il n’était que spectateur, et jamais, il n’avait été « spect-acteur ».
Si elles étaient là, et si, si souvent elles donnaient à voir – qui par une jupe, qui par un décolleté, qui par une œillade dérobée – c’est aussi qu’elles avaient envie, et plaisir, à être vue. A quoi bon résister ? Et puis, pensait-il, il en serait presque inconvenant. Au moins, que quelques-uns remarquent leurs efforts. Car il l’avait bien compris, si certaines se terrent dans la transparence, elles n’en ont pas moins envie que les autres d’en sortir. Les femmes dans les trains, lui avait souvent confirmé son intuition. Et il n’y a pas plus belle qu’une femme transparente qui sort à la lumière.
Commentaires
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*Wonderful Time*
07-10-2010 - 20:15
ruérotique, le 07-10-2010 - 11:42, dit :
Tu en doutais ??? 
Non, mais j'ai tellement honte qu'on puisse dire de nous :"tous les mêmes..."
OlivX
11-10-2010 - 19:37
J'ai adoré ce récit, et je m'y suis reconnu
J'ai eu l'impression que tu avais lu mes pensées secrètes que tu as su merveilleusement transcrire.
Merci
J'ai eu l'impression que tu avais lu mes pensées secrètes que tu as su merveilleusement transcrire.
Merci
Fugace
15-04-2012 - 16:33
"Si elles étaient là, et si, si souvent elles donnaient à voir – qui par une jupe, qui par un décolleté, qui par une œillade dérobée – c’est aussi qu’elles avaient envie, et plaisir, à être vue."
Tout est dit là... Et l'explication est simple, qui ne veut pas exister ? Dixit Houellebecq : "La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre." Peu importe que ce regard soit éphémère, dans un bus, une file à la caisse ou ailleurs, c'est même le mieux : il m'a regardée, comme quelqu'un de désirable, mais je n'ai aucune obligation envers lui... un acte gratuit, d'un côté et de l'autre...
Elle est pas belle la vie ???
Tout est dit là... Et l'explication est simple, qui ne veut pas exister ? Dixit Houellebecq : "La possibilité de vivre commence dans le regard de l'autre." Peu importe que ce regard soit éphémère, dans un bus, une file à la caisse ou ailleurs, c'est même le mieux : il m'a regardée, comme quelqu'un de désirable, mais je n'ai aucune obligation envers lui... un acte gratuit, d'un côté et de l'autre...
Elle est pas belle la vie ???
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Recherche modèle
Voilà un petit bloc note bien pratique pour mettre en exergue un désir de ma part. Je cherche des modèles. Alors... que vous soyez célibataire, en couple, en couple célibataire, en mode libertinage, en couple fusionnel, que vous cherchiez à faire cadeau de vos formes en image, à vous plaire, à vous déplaire, que vous soyez un, la moitié d'un, deux, trois ou plus, que vous ayez envie, peur, besoin, que vous soyez curieux, sûr de vous, timide, effacé, que vous vous imaginiez nu, dévêtu, un peu habillé, carrément couvert, en studio, en hôtel, dans la nature, dans la ville, que vous soyez expérimenté, débutant, que vous vous trouviez beau, laid, normal, banal, exceptionnel, que vous ayez envie de vous montrer en gros plan, en détail, en visage, en corps, en situation, en pause, si donc, vous vouliez partager un moment photographique avec moi, je serai très honorablement honoré et content de me mettre à votre disposition pour honorer comme il se doit votre image. Mais attention, je ne couche pas lors d'un premier shooting, ma femme me l'interdit. Vous pouvez donc, prendre contact avec moi, par le biais du sacré MP, afin que nous puissions, au moins, discuter de nos envies communes et pourquoi pas, collaboratrices. De toute façon, il faut garder cette phrase à l'esprit : la photographie est un mensonge !
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